Brains

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Brains
L'église Notre-Dame de Brains
L'église Notre-Dame de Brains
Blason de Brains
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Nantes
Canton Rezé-1
Intercommunalité Nantes Métropole
Maire
Mandat
Laure Beslier
2014-2020
Code postal 44830
Code commune 44024
Démographie
Gentilé Brennois
Brainnois
Population
municipale
2 587 hab. (2012)
Densité 169 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 10′ 12″ N 1° 43′ 14″ O / 47.17, -1.7205555555647° 10′ 12″ Nord 1° 43′ 14″ Ouest / 47.17, -1.72055555556  
Altitude Min. 0 m – Max. 34 m
Superficie 15,31 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie-brains.fr

Brains est une commune de l'Ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique (région Pays de la Loire). La commune fait partie de la Bretagne historique, dans le pays traditionnel du pays de Retz et dans le pays historique du Pays nantais.

Ses habitants s'appellent les Brennois et les Brennoises, ou les Brainnois et les Brainnoises.

Brains comptait 2 587 habitants au recensement de 2012.

Jules Verne fit de nombreux séjours à Brains, chez son oncle à La Guerche, et chez des amis au Plessis[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Brains dans le département de la Loire-Atlantique

Situation[modifier | modifier le code]

Brains est situé entre la Loire et le lac de Grand-Lieu, à 18 km au sud-ouest de Nantes et 4 km au nord-ouest de Bouaye. Les communes limitrophes sont Le Pellerin, Cheix-en-Retz, Port-Saint-Père, Saint-Léger-des-Vignes, Bouaye, Bouguenais, La Montagne et Saint-Jean-de-Boiseau.

Selon le classement établi par l'Insee en 1999, Brains est une commune rurale monopolarisée qui fait partie de l'aire urbaine de Nantes et de l'espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique)

La commune est bordée dans sa partie sud ouest par l'Acheneau.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le radical gaulois Nemus Brenno (forêt de Brenno) est établi par un document du chartrier de Buzay dès 1179.

Histoire[modifier | modifier le code]

La plus grande partie du territoire communal, couvert par une vaste forêt, appartient, sous l'Ancien Régime, aux ducs de Bretagne. Des démembrements successifs donneront naissance à des seigneuries plus ou moins puissantes : Jasson, Le Plessis, Le Pesle, Lorière, La Sauvagerie, La Pilaudière et la Guerche. La seigneurie du Pesle, la plus importante, était à l'origine une juveignerie de Briord. Devenue aujourd'hui une demeure privée, elle domine l'Acheneau à la Cour du Pesle.

Le château du Plessis fut la propriété de Pierre-Suzanne Lucas de La Championnière, lieutenant de CHARETTE pendant les guerres de Vendée 1793-1796.

Le château de la Guerche dépendait du Pesle jusqu'au XVIe siècle. Jules Verne y était accueilli par son oncle Prudent Allotte de la Fuye, propriétaire de 1828 à 1837, pendant les vacances d'été. Il s'y exerçait à des vers impromptus.

L'église fut construite vers 1875 sur l'emplacement de l'ancienne qui datait de 1676. Le clocher, haut de 50 mètres, date de 1901.

Le presbytère vendu comme bien national sous la Révolution abrite aujourd'hui « l'espace des Clos Mâts », lieu culturel avec la bibliothèque et la Musique.

À la fin du XIXe siècle on dénombrait six moulins à vent. Seuls subsistent les moulins des Charbonnières, du Breuil, de la Fouelle et de la Roche du Gré.

Le cadastre napoléonien révèle un territoire rural ponctué de villages encore parfaitement lisibles aujourd'hui.

Le Port Hamoneau, témoin du rôle économique de l'Acheneau jusqu'en 1914 pour l'acheminement du vin et du sable rouge vers Nantes, accueille aujourd'hui les promeneurs et les pêcheurs venus goûter le calme et la quiétude des marais environnants, à l'ombre des peupliers[2].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'or à l'aigle essorante de sable, la tête senestrée, soutenue d'une divise ondée d'azur en pointe.
Commentaires : Le sceau communal en usage depuis 1863 (second Empire) ne fut pas restitué à l'État et servit pour officialiser de faux documents durant l'Occupation, imprimés par la Résistance pour imiter des documents allemands. C'est pour cela que l'aigle doit être dessiné tel quel. La divise ondée évoque la rivière l'Acheneau. Les couleurs or et sable évoquent aussi le blasonnement du pays de Retz : d'or à la croix de sable, rappelant l'appartenance de Brains au pays de Retz. Blason conçu par l'héraldiste Michel Pressensé (délibération municipale du ), enregistré le .

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790   Charles Charpentier    
1792   Mathurin Garnier    
1796   Honoré Séguineau   agent municipal (municipalité de canton)
1797   Mathurin Debec   agent municipal (municipalité de canton)
1798   Pierre Prin   agent municipal (municipalité de canton)
1798 1800 Charles Forget   agent municipal (municipalité de canton)
1800   Julien Prin   maire provisoire
1800 1803 Jean Trouillard    
1803 1828 Pierre-Suzanne Lucas-Championnière    
1828 1837 Prudent Allotte de la Fuye    
1837 1848 Alexandre Porteau    
1848 1849 Félix Lafont    
1849 1851 Julien Rialland    
1851 1863 Félix Lafont    
1863 1870 François Delétang    
1870 1892 Jean Bertreux    
1892 1899 Pierre Prin    
1899 1902 Julien Prin    
1902 1904 Jean Hervé    
1904 1925 Jean Berthomé    
1925 1929 Julien Hérêt    
1929 1947 François Bouquet    
1947 1968 Yves Boquien    
1968 mars 1977 François Charpentier    
mars 1977 mars 1983 Joseph Albert    
mars 1983 mars 2014 Jean-Pierre Legendre    
mars 2014 en cours Laure Beslier sans étiquette chargée bancaire
Les données manquantes sont à compléter.

Transport[modifier | modifier le code]

Brains est desservie par le bus 88 de la TAN, reliant la ville au terminus de la ligne 3 du tramway nantais : Neustrie. Une navette affrétée par la TAN relie Brains à la gare SNCF de Bouaye.

Brains est également sur l'itinéraire de la ligne LILA 01 : Nantes / Paimbœuf / Saint-Brévin et Nantes / Saint-Père en Retz.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 2 587 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 096 649 909 893 1 019 1 028 1 060 1 116 1 124
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 084 1 170 1 150 1 124 1 179 1 138 1 177 1 159 1 165
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 150 1 219 1 146 1 103 1 111 1 047 1 035 1 041 1 078
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
999 1 021 1 174 1 578 1 889 2 172 2 479 2 523 2 587
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4]. Pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[5])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (12 %) est en effet inférieur au taux national (22,7 %) et au taux départemental (20,8 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,4 % contre 48,7 % au niveau national et 48,5 % au niveau départemental).

Pyramide des âges à Brains en 2009 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
0,2 
3,3 
75 à 89 ans
4,7 
8,1 
60 à 74 ans
7,7 
22,0 
45 à 59 ans
22,0 
24,7 
30 à 44 ans
28,0 
14,9 
15 à 29 ans
13,2 
27,0 
0 à 14 ans
24,2 
Pyramide des âges la Loire-Atlantique en 2009 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,4 
20,1 
45 à 59 ans
19,7 
21,3 
30 à 44 ans
20,1 
20,1 
15 à 29 ans
18,5 
20,5 
0 à 14 ans
18,3 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Voir Cécile Compère, Les vacances, in Revue Jules Verne 4, p. 35-36.
  2. Source Y. Lostanlen.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2012.
  5. « Brains 1836 », sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique (consulté le 9 janvier 2013).
  6. « Résultats du recensement de la population - Brains - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).
  7. « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).