Brains

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Brains
Brains
L'église Notre-Dame-de-l'Assomption de Brains
Blason de Brains
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Nantes
Canton Rezé-1
Intercommunalité Nantes Métropole
Maire
Mandat
Laure Beslier
2014-2020
Code postal 44830
Code commune 44024
Démographie
Gentilé Brennois
Brainnois
Population
municipale
2 741 hab. (2015 en augmentation de 6,08 % par rapport à 2010)
Densité 179 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 10′ 12″ nord, 1° 43′ 14″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 34 m
Superficie 15,31 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie-brains.fr

Brains est une commune de l'Ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire. La commune fait partie de la Bretagne historique, dans le pays traditionnel du pays de Retz et dans le pays historique du Pays nantais.

Ses habitants s'appellent les Brennois et les Brennoises, ou les Brainnois et les Brainnoises.

Brains comptait 2 691 habitants au recensement de 2014.

Jules Verne fit de nombreux séjours à Brains, chez son oncle à La Guerche, et chez des amis au Plessis[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Brains dans le département de la Loire-Atlantique

Situation[modifier | modifier le code]

Brains est situé entre la Loire et le lac de Grand-Lieu, à 18 km au sud-ouest de Nantes et 4 km au nord-ouest de Bouaye. Les communes limitrophes sont Le Pellerin, Cheix-en-Retz, Port-Saint-Père, Saint-Léger-des-Vignes, Bouaye, Bouguenais, La Montagne et Saint-Jean-de-Boiseau.

La commune est bordée dans sa partie sud ouest par l'Acheneau.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes de Brenno en 1179, Bren au XIIe siècle, Brent en 1287[2].

Brenn en breton[2].

Brains possède un nom en gallo, la langue d'oïl locale, écrit Brâin et Brein selon l'écriture MOGA. En gallo, le nom de la commune se prononce [brœ̃ː] ou [brɛ̃ː][3].

Histoire[modifier | modifier le code]

La plus grande partie du territoire communal, couvert par une vaste forêt, appartient, sous l'Ancien Régime, aux ducs de Bretagne. Des démembrements successifs donneront naissance à des seigneuries plus ou moins puissantes : Jasson, Le Plessis, Le Pesle, Lorière, La Sauvagerie, La Pilaudière et la Guerche. La seigneurie du Pesle, la plus importante, était à l'origine une juveignerie de Briord. Devenue aujourd'hui une demeure privée, elle domine l'Acheneau à la Cour du Pesle.

Le château du Plessis fut la propriété de Pierre-Suzanne Lucas de La Championnière, lieutenant de Charette pendant les guerres de Vendée 1793-1796.

Le château de la Guerche dépendait du Pesle jusqu'au XVIe siècle. Jules Verne y était accueilli par son oncle Prudent Allotte de la Fuÿe, propriétaire de 1828 à 1837, pendant les vacances d'été. Il s'y exerçait à des vers impromptus.

L'église fut construite vers 1875 sur l'emplacement de l'ancienne qui datait de 1676. Le clocher, haut de 50 mètres, date de 1901.

Le presbytère vendu comme bien national sous la Révolution abrite aujourd'hui « l'espace des Clos Mâts », lieu culturel avec la bibliothèque et la Musique.

À la fin du XIXe siècle on dénombrait six moulins à vent. Seuls subsistent les moulins des Charbonnières, du Breuil, de la Fouelle et de la Roche du Gré.

Le cadastre napoléonien révèle un territoire rural ponctué de villages encore parfaitement lisibles aujourd'hui.

Le Port Hamoneau, témoin du rôle économique de l'Acheneau jusqu'en 1914 pour l'acheminement du vin et du sable rouge vers Nantes, accueille aujourd'hui les promeneurs et les pêcheurs venus goûter le calme et la quiétude des marais environnants, à l'ombre des peupliers[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790   Charles Charpentier    
1792   Mathurin Garnier    
1796   Honoré Séguineau   agent municipal (municipalité de canton)
1797   Mathurin Debec   agent municipal (municipalité de canton)
1798   Pierre Prin   agent municipal (municipalité de canton)
1798 1800 Charles Forget   agent municipal (municipalité de canton)
1800   Julien Prin   maire provisoire
1800 1803 Jean Trouillard    
1803 1828 Pierre-Suzanne Lucas de La Championnière    
1828 1837 Prudent Allotte de la Fuÿe    
1837 1848 Alexandre Porteau    
1848 1849 Félix Lafont    
1849 1851 Julien Rialland    
1851 1863 Félix Lafont    
1863 1870 François Delétang    
1870 1892 Jean Bertreux    
1892 1899 Pierre Prin    
1899 1902 Julien Prin    
1902 1904 Jean Hervé    
1904 1925 Jean Berthomé    
1925 1929 Julien Hérêt    
1929 1947 François Bouquet    
1947 1968 Yves Boquien    
1968 mars 1977 François Charpentier    
mars 1977 mars 1983 Joseph Albert    
mars 1983 mars 2014 Jean-Pierre Legendre    
mars 2014 en cours Laure Beslier DVG chargée bancaire
Les données manquantes sont à compléter.

Transport[modifier | modifier le code]

Brains est desservie par le bus 88 de la TAN, reliant la ville au terminus de la ligne 3 du tramway nantais : Neustrie.

Une navette affrétée par la TAN relie également Brains à la gare de Bouaye.

Brains est également sur l'itinéraire de la ligne 1 du réseau Lila relient Nantes / Paimbœuf / Saint-Brévin et Nantes / Saint-Père en Retz.

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon le classement établi par l'Insee, Brains fait partie de l'aire urbaine, de la zone d'emploi et du bassin de vie de Nantes. Elle n'est intégrée dans aucune unité urbaine[5]. Toujours selon l'Insee, en 2010, la répartition de la population sur le territoire de la commune était considérée comme « peu dense » : 98 % des habitants résidaient dans des zones « peu denses » et 2 % dans des zones « très peu denses »[6].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[8].

En 2015, la commune comptait 2 741 habitants[Note 1], en augmentation de 6,08 % par rapport à 2010 (Loire-Atlantique : +6,49 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0966499098931 0191 0281 0601 1161 124
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0841 1701 1501 1241 1791 1381 1771 1591 165
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1501 2191 1461 1031 1111 0471 0351 0411 078
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
9991 0211 1741 5781 8892 1722 4792 5232 587
2015 - - - - - - - -
2 741--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Les données suivantes concernent l'année 2013. La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (16,2 %) est en effet inférieur au taux national (22,6 %) et au taux départemental (22,5 %)[11],[12],[13]. Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est égale à la population féminine[11],[12],[13].

Pyramide des âges à Brains en 2013 en pourcentage[11]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90 ans ou +
0,2 
3,3 
75 à 89 ans
4,8 
11,6 
60 à 74 ans
12,3 
24,1 
45 à 59 ans
23,0 
21,2 
30 à 44 ans
22,5 
16,3 
15 à 29 ans
13,9 
23,5 
0 à 14 ans
23,3 
Pyramide des âges de la Loire-Atlantique en 2013 en pourcentage[12]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90 ans ou +
1,3 
5,8 
75 à 89 ans
9,1 
13,5 
60 à 74 ans
14,6 
19,6 
45 à 59 ans
19,2 
20,8 
30 à 44 ans
19,6 
19,4 
15 à 29 ans
17,7 
20,5 
0 à 14 ans
18,5 

Patrimoine et culture[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Notre-Dame-de-l'Assomption fut construite en 1875 afin de remplacer un ancien sanctuaire fondée en 1676 grâce aux dons d'une châtelaine, Madame du Plessis des Presles. Seul le clocher haut de 50 mètres, ne fut rajouté que quelques décennies plus tard en 1901, faute d'argent[14].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'or à l'aigle essorante de sable, la tête senestrée, soutenue d'une divise ondée d'azur en pointe.
Commentaires : Le sceau communal en usage depuis 1863 (second Empire) ne fut pas restitué à l'État et servit pour officialiser de faux documents durant l'Occupation, imprimés par la Résistance pour imiter des documents allemands. C'est pour cela que l'aigle doit être dessiné tel quel. La divise ondée évoque la rivière l'Acheneau. Les couleurs or et sable évoquent aussi le blasonnement du pays de Retz : d'or à la croix de sable, rappelant l'appartenance de Brains au pays de Retz. Blason conçu par l'héraldiste Michel Pressensé (délibération municipale du ), enregistré le .

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jules Verne passa des vacances à « La Guerche », la propriété de son oncle Prudent Allotte de la Fuÿe. Ce dernier, un ancien armateur célibataire ayant fait le tour du monde, était revenu s'installer au pays natal en 1827/1828. Il fut élu maire de Brains de 1828 à 1837. Le jeune garçon aime à faire d'interminables parties de jeu de l'oie avec le vieux bourlingueur[15].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Voir Cécile Compère, Les vacances, in Revue Jules Verne 4, p. 35-36.
  2. a et b Office Public de la Langue Bretonne, « Kerofis »
  3. « ChubEndret — Motier d non d'endret », Chubri (consulté en 9 décember 2016)
  4. Source Y. Lostanlen.
  5. « Commune de Brains (44024) », Insee (consulté le 29 août 2017).
  6. « La grille communale de densité », Insee (consulté le 29 août 2017), données récupérées dans un fichier téléchargeable sous format Excel.
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  11. a b et c « Chiffres clés Évolution et structure de la population - Brains - POP T0-T3 - Population par sexe et âge en 2013 », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  12. a b et c « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T0-T3 - Population par grandes tranches d'âges », sur insee.fr, Insee.
  13. a et b « Résultats du recensement de la population française - POP T0-T3 - Population par grandes tranches d'âges », sur insee.fr, Insee.
  14. « Le site des clochers de la France :: Brains (44830) », sur lafrancedesclochers.clicforum.com (consulté le 8 septembre 2017)
  15. Cécile Compère, « Les vacances », dans Revue Jules Verne, 4 (1997), p. 35.