Broglie (Eure)
| Broglie | |
La mairie. | |
Blason |
|
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Eure |
| Arrondissement | Bernay |
| Intercommunalité | CC Intercom Bernay Terres de Normandie |
| Maire Mandat |
Amaury Latham 2025-2026 |
| Code postal | 27270 |
| Code commune | 27117 |
| Démographie | |
| Gentilé | Broglien (anc. broglion) |
| Population municipale |
1 056 hab. (2023 |
| Densité | 133 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 00′ 34″ nord, 0° 31′ 49″ est |
| Altitude | Min. 132 m Max. 197 m |
| Superficie | 7,96 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Bernay (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Breteuil (Eure) |
| Législatives | 3e circonscription de l'Eure |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | https://broglie-27.fr/ |
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Broglie [bʁɔgli] est une commune française située dans le département de l’Eure, en région Normandie.
La localité portait jusqu'en 1742 le nom de Chambrais, année où la terre est érigée par Louis XV en duché-pairie au bénéfice du maréchal de Broglie.
Géographie
[modifier | modifier le code]Localisation
[modifier | modifier le code]La commune de Broglie se situe dans la vallée de la Charentonne. Broglie se situe à une dizaine de kilomètres de Bernay et une cinquantaine d'Évreux.
Elle se trouve dans l'aire d'attraction de Bernay, ainsi que dans sa zone d'emploi et dans son bassin de vie[I 1].
Communes limitrophes
[modifier | modifier le code]Les communes limitrophes sont Chamblac, La Chapelle-Gauthier, Ferrières-Saint-Hilaire, Grand-Camp et Saint-Aubin-du-Thenney.
Géologie et relief
[modifier | modifier le code]La superficie de la commune est de 7,96 km2 ; son altitude varie de 132 à 197 mètres[2].
Elle se trouve à la limite naturelle entre le pays d'Ouche à l’est et le plateau du Lieuvin à l’ouest.
Hydrographie
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La commune est située dans le bassin Seine-Normandie.
Elle est drainée par la Charentonne et un autre petit cours d'eau[3],[Carte 1].
La Charentonne, d'une longueur de 63 km, prend sa source dans la commune de Saint-Evroult-Notre-Dame-du-Bois et se jette dans la Risle à Nassandres sur Risle, après avoir traversé 16 communes[4].Les caractéristiques hydrologiques de la Charentonne sont données par la station hydrologique située sur la commune de La Trinité-de-Réville. Le débit moyen mensuel est de 1,9 m3/s[Note 3]. Le débit moyen journalier maximum est de 24,5 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 67,7 m3/s, atteint le [5].
Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : la Lande Pitard (2 ha)[Carte 1],[6].
Plusieurs moulins à eau étaient installés sur la Charentonne, dont le Moulin de la « Grande tour » alimenté par un bief creusé par les moines bénédictins au XIIe siècle[7].
Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[8]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[9]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[10] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[11]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[12],[13].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 830 mm, avec 12,7 jours de précipitations en janvier et 8,1 jours en juillet[8]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Bernay à 10 km à vol d'oiseau[14], est de 10,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 666,9 mm[15],[16]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,2 °C, atteinte le ; la température minimale est de −14,9 °C, atteinte le [Note 4].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[17], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Milieux naturels et biodiversité
[modifier | modifier le code]La présence de castors d'Europe, une espèce protégée, a été identifiée au bord de la Charentonne[18].
Natura 2000
[modifier | modifier le code]- Site Natura 2000 « Risle, Guiel, Charentonne »[19].
ZNIEFF de type 2
[modifier | modifier le code]- ZNIEFF 230009189 – La moyenne vallée de la Charentonne, le bois de Broglie[20].
Urbanisme
[modifier | modifier le code]- Paysage urbain
-
Maison à colombages sur la place devant l'église.
Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Broglie est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[21].
Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bernay, dont elle est une commune de la couronne[Note 5],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 36 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[22],[23].
Occupation des sols
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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (58 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (58,9 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (32 %), terres arables (30,1 %), prairies (27,9 %), zones urbanisées (10,1 %)[24].
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].
Habitat et logement
[modifier | modifier le code]En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 655, alors qu'il était de 664 en 2016 et de 595 en 2011[I 2].
Parmi ces logements, 78,7 % étaient des résidences principales, 9 % des résidences secondaires et 12,3 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 78,3 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 21,6 % des appartements[I 3].
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Broglie en 2022 en comparaison avec celle de l'Eure et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (9 %) supérieure à celle du département (6,2 %) mais inférieure à celle de la France entière (9,7 %).
| Typologie | Broglie[I 3] | Eure[I 4] | France entière[I 5] |
|---|---|---|---|
| Résidences principales (en %) | 78,7 | 86,1 | 82,3 |
| Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) | 9 | 6,2 | 9,7 |
| Logements vacants (en %) | 12,3 | 7,6 | 8 |
Voies de communication et transports
[modifier | modifier le code]Broblie est desservi par la RD 438 qui le relie à Bernay, à Gacé et à Sées et qui évite le centre du bourg, structuré par son tracé initial (RD 6138).
L'autoroute A28 est accessible à proximité.
Toponymie
[modifier | modifier le code]Le nom primitif de la localité est attesté sous les formes Cambrinse vers l'an 1000[25] ; Chambrescum en 1155 - 1158[26] ; Cambray en 1199 (lettre de Jean sans Terre) ; Cambretium en 1238 (charte de Jean, abbé de Lyre) ; Chambreys en 1320 (assiette du comté de Beaumont) ; Champbrais en 1413[25] ; Chambrois entre 1417 et 1449 (chronique de Normandie) ; Chanbrois en 1421 (registre des dons) ; Chambroix en 1429[25] ; Chambroys en 1469[25] ; Chambrasium castrum, gallice Chambray en 1557[25] ; Chambrays, Chambrois vers 1610 (aveu de Charlotte des Ursins) ; Chambrois ou Broglie en 1808[25].
Le radical cambar, combar / camar se retrouve dans de nombreux toponymes en France : Cambrai, Cambayrac, Camalès, Combrée, etc.[27]. Il est cependant probable que le type toponymique *Cam(b)ar(i)acum qui explique Cambrai, Cambeyrac, Chambray, etc. soit basé sur le nom de personne gaulois Cambarius dérivé [?] de Cambo « Courbé, Tordu »[26],[28], suivi du suffixe celtique de localisation et de propriété -acum[26].
« La dénomination actuelle de Broglie s’est substituée en 1742 à celle de Chambrais à l'occasion de l’érection de cette terre, par Louis XV en duché-pairie[29] en l'honneur du maréchal de Broglie, dont la famille était d’origine italienne »[26].
Broglie est la francisation de Broglia ou Broglio (italien [broʎˈʎa, broʎˈʎo] ), nom de personne tiré d'un toponyme Broglia, dont il existe quelques exemples dans le Nord de l'Italie et en Suisse[30]. Il est issu du même étymon gaulois brogilos « petit bois » que les toponymes du type le Breuil, Breil, Brieul, Bruel, etc.[31].
Au cours de la Révolution française, la commune porte temporairement le nom de Chambrois[2].
Histoire
[modifier | modifier le code]Antiquité
[modifier | modifier le code]Broglie est une fondation d'origine celtique (gauloise) qui se situait à la croisée de voies romaines des routes du sel et du fer. On y trouve d'ailleurs de nombreux fours à fondre le minerai ainsi que des châteaux et églises qui furent pillés et brûlés à de nombreuses reprises.
C'est probablement une fondation gauloise ancienne qui doit sûrement son développement au fait qu'il était situé à la croisée de routes, mais ce lieu ne doit cependant pas être confondu avec Chambray, autre commune de l'Eure, dont l'étymologie est peut-être la même.
Moyen Âge
[modifier | modifier le code]Le bourg figure dans la dot de Judith de Bretagne et devient au Xe siècle partie intégrante du domaine du duc Richard II.
Au XIe siècle, Chambrais devient propriété de Henri Ier de Ferrières.
Temps modernes
[modifier | modifier le code]La seigneurie passe à la famille Lecomte de Nonan en 1653. Puis, en 1682, Simon Arnauld de Pomponne, qui vient d'être disgracié de sa charge de secrétaire d'état des affaires étrangères, achète la baronnie de Chambrais, Ferrières et autres lieux.
Enfin, en 1716, François Marie, comte de Broglie, achète la baronnie au fils de Simon Arnauld de Pomponne, qui est érigée en duché héréditaire en 1742 par Louis XV, sous le nom de Broglie pour récompenser la famille de Broglie des éminents services rendus au royaume, notamment lors des guerres de Succession d'Espagne, de Pologne et d'Autriche.
Les constructions militaires de l’ancienne forteresse ont été remplacées par un vaste château moderne entouré d’un beau parc qui domine la vallée de la Charentonne.
Époque contemporaine
[modifier | modifier le code]La commune, instituée par la Révolution française, absorbe en 1845 celle de Saint-Vincent-la-Rivière[2].
En 1881 est créée la gare de Broglie sur la ligne d'Échauffour à Bernay assurant la liaison entre Sainte-Gauburge et Bernay par la compagnie des chemins de fer de l'Ouest. Cette liaison ferroviaire facilitait les déplacements des personnes et le transport des marchandises, mais, concurrencée par le développement de la locomotion automobile, elle ferme au service voyageurs en 1938. Le service fret perdure jusqu'aux années 1990.
Politique et administration
[modifier | modifier le code]Rattachements administratifs et électoraux
[modifier | modifier le code]Rattachements administratifs
[modifier | modifier le code]La commune se trouve dans l'arrondissement de Bernay du département de l'Eure[I 1].
Elle était depuis 1793 le chef-lieu du canton de Broglie[2]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Rattachements électoraux
[modifier | modifier le code]Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Breteuil[I 1].
Pour l'élection des députés, elle fait partie de la troisième circonscription de l'Eure.
Intercommunalité
[modifier | modifier le code]Broglie était le siège de la petite communauté de communes du canton de Broglie, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 1996 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.
Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, cette intercommunalité a fusionné avec ses voisines pour former, le , la communauté de communes dénommée Intercom Bernay Terres de Normandie dont est désormais membre la commune[I 1].
Liste des maires
[modifier | modifier le code]Équipements et services publics
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Eau et déchets
[modifier | modifier le code]L'intercommunalité a réalisé en 2024 une nouvelle station d'épuration d'un coût de 2 276 millions d’euros HT, remplaçant une installations des années 1980, qui a été subventionnée par l’Agence de l’eau et le Département et qui tient compte des contraintes de la zone Natura 2000 qui la jouxte. Cet équipement d’une capacité équivalant à 1 476 habitants traite les eaux usées de la commune et assure la rétention des eaux pluviales, avant de les rejeter dans la Charentonne[46],[47].
Espaces publics
[modifier | modifier le code]Broglie a été labellisé « une fleur » au concours des villes et villages fleuris en 2024[48].
L'aire de camping-cars, remise à neuf en 2022, située près de la place Philippe Cordier et de la voie verte, a valu au bourg d'obtenir en 2023 le prix de l’accueil touristique[49].
Enseignement
[modifier | modifier le code]Les écoles maternelles et primaire de Broglie ont fusionné en 2023 pour former une école unique de sept classes, qui porte le nom de Jean-François Mérimée [50],[51], et est dotée d'une cantine dont les aliments sont préparés par la cuisine du collège[52].
En effet, les élèves poursuivent habituellement leurs études au collège de Broglie, reconstruit en 2023[53] et qui a reçu trois labellisations en : le label éducation au développement durable niveau 3, le label égalité fille/garçon niveau 1 et le label Euroscol, et qui est le plus petit établissement du département[54].
Le terrain de l'ancien collège est acquis par le département afin d'y aménager un centre d’exploitation routier en remplacement du site vétuste et non fonctionnel situé à Saint-Aubin-du-Thenney[55].
Postes et télécommunications
[modifier | modifier le code]Le bureau de poste est ouvert les matins de semaine[56]. Sa fermeture à terme est crainte par les élus locaux[57].
Santé et solidarité
[modifier | modifier le code]Une maison d'assistantes maternelles a été aménagée en 2024 dans l'ancien centre de tri de La Poste pouvant accueillir 8 poupons[58].
Équipements culturels
[modifier | modifier le code]L'ancienne gare ferroviaire, parfaitement conservée, est utilisée comme bibliothèque municipale, nouvelle bibliothèque Frédéric-Dard, qui préserve le souvenir de l’activité industrielle de la vallée de la Charentonne.
Justice, sécurité, secours et défense
[modifier | modifier le code]La commune se dote en 2024 d'un système de vidéosurveillance de l'espace public[59].
La protection de la population est assurée par un centre d'incendie et de secours (CIS) de sapeurs-pompiers, dont la caserne est reconstruite en 2025[60].
Population et société
[modifier | modifier le code]Démographie
[modifier | modifier le code]Les habitants sont appelés les Brogliens et (anciennement et encore parfois Broglions).
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[61]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[62].
En 2023, la commune comptait 1 056 habitants[Note 7], en évolution de −0,09 % par rapport à 2017 (Eure : +0,14 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Manifestations culturelles et festivités
[modifier | modifier le code]- La Fête des bons plants, organisée dans le potager du château de Broglie sous les auspices du duc Philippe-Maurice de Broglie, et dont la 4e édition a eu lieu fin avec une quarantaine d'exposants[64].
Sports et loisirs
[modifier | modifier le code]Plusieurs clubs sportifs sont implantés à Broglie. On peut signaler :
- le Fusion Charentonne Saint-Aubin pour le football, issu de la fusion de deux clubs : celui de Charentonne (lui-même né de la fusion du club de Broglie et de Montreuil-l'Argillé) et celui de Saint-Aubin-le-Vertueux, qui compte en 2024 environ 140 licenciés[65].
- le Tennis club de Broglie[66].
Cultes
[modifier | modifier le code]Pour le culte catholique, les fidèles sont rattachés à la paroisse Lieuvin Sud et Pays d’Ouche, qui regroupe quarante églises [67].
Économie
[modifier | modifier le code]La commune compte des commerces de proximité[68],[69], ainsi qu'un supermarché reconstruit et agrandi en 2025/2026[70].
Culture locale et patrimoine
[modifier | modifier le code]Lieux et monuments
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- Église Saint-Martin
Classé MH (1862)[71] : l'église actuelle est édifiée au cours de la deuxième partie du XIe siècle par Henri II de Ferrières. Six colonnes romanes supportent des arcatures entrecroisées ; au-dessus, une ogive abrite la statue du saint patron et les piliers nord de la nef sont de style roman. Le collatéral sud a été construit au XVe siècle par Jean IV de Ferrières. La pierre de grison est particulièrement présente en façade et dominante à l'intérieur de l'édifice. À noter, un joli vitrail représentant saint Martin qui coupe son manteau pour en donner la moitié à un pauvre (en tant que membre de l'armée romaine, il ne possédait « en propre » que la moitié de cet équipement militaire)[72].
- Broglie se trouve sur l'un des anciens chemins de pèlerinage du Mont-Saint-Michel, celui provenant d'Amiens. L’association Les chemins du Mont Saint-Michel l'a matérialisé en plaçant un repère sur le parvis de l'église[73].
- Château de Broglie
Inscrit MH (1974)[74] : « Le prototype des châteaux « sérieux » est celui des ducs de Broglie[75]…»; acquis en 1716 par le fils du comte de Broglie, fondateur de la souche française de la famille, le domaine ne prend ce nom qu'en 1742 avec l'érection de la terre en duché pour François-Marie de Broglie, second maréchal de Broglie.
Il est décrit ainsi après la Révolution de 1789 par Victor de Broglie, 3e duc : « Le château, dont les meubles avaient été vendus, était inhabitable, sans croisées (fenêtres), avec tout au plus des volets; j'allai loger chez le notaire » ; l'intendant Léonor Mérimée ayant dû livrer les archives contenant les titres féodaux aux révolutionnaires. L'immense demeure familiale dévastée est restaurée grâce à la dot et aux héritages familiaux reçus par Albertine de Stael-Holstein, épouse du 3e duc depuis 1816.
- Pauline de Broglie, plus tard comtesse de Pange, petite-fille du 3e duc Victor décrit ainsi le château vers 1900 : « La grande maison, fermée depuis de longs mois, (était) mal nettoyée. L'immense salle à manger était sombre, les portraits d'ancêtres à peine éclairés par les grosses lampes à pétrole suspendues aux plafonds et qui se balançaient au bruit des chaînes de cuivre (…) ». Elle est séduite par la première bibliothèque, sorte de chef-d'œuvre du genre (12 mètres sur 10), aménagée par Cornélia Eucharis Greffulhe, comtesse de Castellane, "qui fit plaquer sur les boiseries Louis XV une bibliothèque en sapin dans le goût anglais, parcourue d'une galerie circulaire, accessible par un escalier néo-gothique soutenu de lamelles d'acier", qui contient en 40 000 volumes le fonds familial : « Les rayons de livres qui, sur les quatre murs, vont du plancher au plafond, sont entièrement en pitchpin. Un petit escalier à vis monte jusqu'à une galerie légère qui fait le tour des rayons sans qu'on puisse comprendre sur quoi elle prend son appui (…). Le plafond en bois est formé de caissons ornés de rosaces en pâte plastique ton sur ton.

- "Sur les travées du haut se trouvent tous les livres qui ont appartenu à Mme de Staël et sont venus de Coppet après la mort de son fils Auguste en 1827 (…) ». Les in-folio rangés à plat dans les meubles du centre, les fauteuils couverts d'andrinople rouge, « un superbe bureau Empire qui venait, disait-on, de la Malmaison » - achats du duc Victor - une lourde statue de Moïse en bronze, le maître à penser d'une digne bibliothèque de « doctrinaire »[76] : il s'agit là de la seconde bibliothèque du château, qui abrite elle une partie des fonds de Stael.
- Le portrait par le baron Gérard de Mme de Staël en Corinne, coiffée d'un turban blanc barré par un tortil de couleur noués « à la Créole » qui surmonte la cheminée de la seconde bibliothèque serait une réplique de celui conservé au château de Coppet, selon Léandre Vaillat (Le château de Coppet - "L'Art et les Artistes", 1913, p. 171 - arch. pers.) ; une autre copie est au château de Versailles. Selon une expression populaire (non vérifiée), il est dit que le château compte « autant de fenêtres qu'il y a de jours dans l'année »[77].
- Situé en surplomb, entouré d'un vaste parc et d'une dense hêtraie, le château est très peu visible et peu accessible aux visites. Le potager du château a été aménagé sur deux hectares[78].
- L'hôtel-dieu, situé juste à l'arrière de l'église[79]. Il s'agit de l'hôtel-dieu dont dépendaient les maladreries Saint-Nicholas-de-Chambrais (à partir de 1696) et Saint-Symphorien-de-Chambrais. Son emplacement en centre bourg nous indique qu'il servait à soigner les malades non contagieux et accueillir les plus démunis. Créé à la fin du XVe siècle par la baronnie de Ferrières (dont Chambrais/Broglie était le chef-lieu), il est rattaché à l'hôpital de Bernay en 1708. Ses sculptures d'engoulants en façade ont été réalisées probablement au même moment que celles, identiques, que l'on peut trouver dans la charpente au-dessus des voutes en pierre de l'église de Broglie (charpente datable des années 1450-1460)
- La maison natale de l'ingénieur et physicien Augustin Fresnel, située à l'angle de la rue Jean François Mérimée et de la rue Augustin Fresnel.
- Le jardin aquatique, créé dans les années 1990 par le paysagiste Denis Comont[80] et qui rassemble 12 000 espèces végétales sur un hectare[81], et le moulin de Fresnay, dont le vannage doit être restauré dans la seconde moitié des années 2020[82].
- Le Moulin de Prey, édifié au XIIIe siècle sur la Charentonne, qui comprend, outre le moulin, un moulin, une laiterie et une confiturerie[83].
- Ancien moulin à tan, construit vers 1820 et utilisé jusqu'en 1954 et le moulin Picard, qui animait une scierie depuis les années 1860, alimentés par un bras aménagé sur le lit de la Charentonne. Le moulin Picard fournit depuis 2017 de l'électricité[84].
- La Pierre Lormée, mégalithe dans le bois de Broglie.
- La Voie verte de la vallée de la Charentonne a été aménagée sur l'emprise de l'l'ancienne voie ferrée Bernay-Sainte-Gauburge en direction de Bernay.
-
Hôtel-Dieu, pans de bois et tuileaux des XVe et XVIe siècles.
-
Détail bois sculpté de l'Hôtel-Dieu.
-
La pierre Lormée.
-
Le jardin aquatique.
-
Le monument aux morts.
Breuil dans les arts et la culture
[modifier | modifier le code]Dans l'œuvre de Frédéric Dard, le célèbre inspecteur principal Bérurier, adjoint fidèle du commissaire San-Antonio, est originaire de Saint-Locdu-Le-Vieux. Selon plusieurs experts, cette commune serait Broglie[85]. L'assemblée générale des Amis de San Antonio s'est tenue à Broglie en et a été l'occasion d'y inaugurer la nouvelle bibliothèque Frédéric-Dard.
Personnalités liées à la commune
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- Simon Arnauld de Pomponne (1618-1699), ministre de Louis XIV, baron de Chambrais de 1682 à 1699, a commencé à reconstruire le château ;
- Augustin Fresnel (1788-1827), physicien, auteur de la théorie ondulatoire de la lumière et inventeur de la lentille de Fresnel, y est né[86]. Une rue de Broglie porte son nom.
- Jean-François Mérimée, dit Léonor Mérimée (1757-1836), peintre et chimiste français, père de Prosper Mérimée, qui, lors de la Révolution française, aurait évité le pillage du château en livrant ses archives aux émeutiers et dont le nom a été donné à un pavillon de la demeure. L'école du bourg porte son nom depuis 2023[51] ;
- Louis de Broglie (1892-1987), prince, puis septième duc de Broglie, prix Nobel de physique, dont les travaux se rapprochent très directement des découvertes de Fresnel, a séjourné à Broglie.
Héraldique
[modifier | modifier le code]| Blason | D'or au sautoir ancré d'azur. |
|
|---|---|---|
| Détails | Le statut officiel du blason reste à déterminer. |
Pour approfondir
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- « Dossier complet : Commune de Broglie (27117) », Recensement de la population de 2022, INSEE, (consulté le ).
- Données administratives de la commune sur le site de l'Insee[Note 8]
- Broglie sur le site BANATIC du Ministère de l'intérieur (DGCL).
- « Broglie » sur Géoportail.
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 29/07/2024 à 02:05 TU à partir des 272 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/09/2001 au 01/06/2024.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Une rue de la commune porte le nom de ce maire.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
- ↑ Ce dossier de l’Insee reprend, pour la commune, le Code Officiel Géographique, le découpage territorial, l'intercommunalité, les zonages d’études, le dossier complet de la commune, un comparateur de territoires, les données statistiques et les définitions des termes géographiques (zonages administratifs, d’étude, etc.).
Cartes
[modifier | modifier le code]- « Réseau hydrographique de Broglie » sur Géoportail (consulté le 14 avril 2025).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
[modifier | modifier le code]Site de l'Insee
[modifier | modifier le code]- Insee, « Métadonnées de la commune ».
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Autres sources
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- ↑ Coralie Maux-Renard, « Broglie. Roger Bonneville ne se présentera pas pour un nouveau mandat en 2026 », L'Éveil normand, (lire en ligne, consulté le ) « J’ai commencé avec notre ami Jean Quatravaux », se souvient Roger Bonneville, au sein de la mairie du village depuis 2001. « Il cherchait quelqu’un pour les sports, comme je m’occupais du foot, Jean Quatravaux m’a proposé [le poste] », retrace Roger Bonneville. Après la démission de deux adjoints dans le conseil, l’ancien fraiseur dans les usines de Broglie devient adjoint en charge des travaux. Il a continué d’être adjoint sous le mandat de Bruno Leclercq entre 2008 et 2014. « Ensuite, Bruno Leclercq m’avait demandé de conduire la liste municipale, chose que j’ai faite et j’ai été élu maire de Broglie » ».
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