Serquigny

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Serquigny
L'église Notre-Dame  Classé MH (1862).
L'église Notre-Dame Logo monument historique Classé MH (1862).
Blason de Serquigny
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Bernay
Canton Bernay
Intercommunalité Communauté de communes Bernay Terres de Normandie
Maire
Mandat
Lionel Prévost (PS)
2014-2020
Code postal 27470
Code commune 27622
Démographie
Gentilé Serquignaçais
Population
municipale
2 018 hab. (2014)
Densité 177 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 06′ 38″ nord, 0° 42′ 48″ est
Altitude Min. 66 m – Max. 155 m
Superficie 11,4 km2
Localisation

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Serquigny est une commune française située dans le département de l'Eure en région Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Serquigny est un nœud ferroviaire, au cœur d'un triangle dont les trois branches se dirigent vers Rouen via Oissel, Caen via Bernay et Lisieux, et enfin Paris via Évreux et Mantes-la-Jolie.

Communes limitrophes de Serquigny[1]
Nassandres-sur-Risle (comm. dél. de Carsix) Nassandres-sur-Risle (comm. dél. de Carsix et de Fontaine-la-Soret)
Saint-Léger-de-Rôtes Serquigny[1] Nassandres-sur-Risle (comm. dél. de Nassandres)
Launay
Fontaine-l'Abbé Beaumont-le-Roger

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le point de confluence de la Risle[2] et de la Charentonne se situe sur le territoire de la commune.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La plus ancienne mention qui soit conservée de Serquigny remonte au Xe siècle sous la forme latinisée Sarchinneium, puis Sarchinneio avant 1131, Sarquigny en 1206. Ensuite, on trouve Cerquigny, jusqu'à sa graphie actuelle attestée pour la première fois en 1785.

Il s'agit d'une formation de basse latinité du type *SARCHINIACU, composé du nom de personne germanique Sarchinus suivi du suffixe -i--ACU ou Sar(a)cho[3] suivi du suffixe allongé -INIACU.

Ce genre de formation gallo-romane ou mérovingienne en -ACU composée avec un nom de personne germanique est fréquente, notamment le type Glatigny, le plus représenté en Normandie avec le nom de personne germanique Glatto / Glattinus

Le passage de /ar/ à /er/ est commun (cf. la forme normande d'« argent » : ergent).

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Serquigny

Ces armes peuvent se blasonner ainsi aujourd’hui : écartelé, au premier et au quatrième de gueules aux deux léopards d'or passant l'un sur l'autre, au deuxième d'or à deux fasces de gueules, au troisième d'or à trois chevrons de gueules

Industrie chimique[modifier | modifier le code]

Serquigny abrite un site de production et de recherche (Cerdato : Centre de Recherche, Développement, Applications et Technique de l'Ouest) de la société Arkema. C'est dans cette petite ville que fut mis au point le polyamide 11 qui porte le nom commercial de Rilsan, nom inspiré par celui de la rivière traversant cette commune : la Risle. L'usine Arkema est la plus importante usine de polymérisation produisant le PA 11 au monde.

Une ancienne usine chimique ayant traité de la monazite stocke 2 000 mètres cubes de remblais contenant de l'uranium[4].

Des déchets radioactifs sont aussi entreposés sur le site d'une ancienne usine de production de nitrate de thorium[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1900   Paul Rolier   ingénieur
1965 1983 Jean Herry    
mars 1989 en cours Lionel Prévost PS Retraité
Ancien vice-président du Conseil général de l'Eure
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 018 habitants, en diminution de -4 % par rapport à 2009 (Eure : 2,59 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
824 882 866 846 809 785 723 838 884
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
971 1 010 1 384 1 320 1 335 1 261 1 198 1 053 1 198
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 215 1 205 1 189 1 441 1 233 1 188 1 364 1 227 1 454
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
1 635 1 794 2 112 2 236 2 197 2 053 2 146 2 051 2 018
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Natura 2000[modifier | modifier le code]

  • Risle, Guiel, Charentonne[11].

ZNIEFF de type 1[modifier | modifier le code]

  • Les prairies et les étangs de Launay[12] ;
  • Les prairies et les étangs du moulin Saint-Victor[13]

ZNIEFF de type 2[modifier | modifier le code]

  • La vallée de la Risle de la Ferrière-sur-Risle à Brionne, la forêt de Beaumont, la basse vallée de la Charentonne[14].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Cet ingénieur des Arts et Métiers est nommé capitaine à 26 ans dans Paris assiégé par les Allemands, en 1870. Porteur d’un courrier urgent pour l’armée de la Loire, il s’envole de la gare du Nord et atterrit en Norvège. Cet exploit inspirera Jules Verne pour son roman, L'Île mystérieuse. Il crée par la suite une fabrique de papier à Serquigny et devient maire de cette commune avant de s’éteindre à Paris en 1918.

Source bibliographique : C Laroze auteur de Valéry Paul Rolier, un Curtinien au destin exceptionnel aux éditions de l'écluse, Chatillon Coligny - Loiret.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Communes 2016 » activée ».
  2. Sandre, « Fiche cours d'eau - La Risle (H6--0200) ».
  3. François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard, , 221 p. (ISBN 2-7084-0067-3, OCLC 9675154), p. 193
  4. « Alerte à la pollution nucléaire », revue Capital, octobre 2008
  5. Mary Byrd Davis, « La France nucléaire : matières et sites », Wise, 2001, 338 p.
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  10. « Menhir du Croc », notice no PA00099639, base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « Risle, Guiel, Charentonne », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 19 janvier 2015).
  12. « Les prairies et les étangs de Launay », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 19 janvier 2016).
  13. « Les prairies et les étangs du moulin Saint-Victor », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 19 janvier 2016).
  14. « La vallée de la Risle de la Ferrière-sur-Risle à Brionne, la forêt de Beaumont, la basse vallée de la Charentonne », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 19 janvier 2016).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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