Guillaume de Volpiano

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Guillaume de Volpiano
Image illustrative de l'article Guillaume de Volpiano
Statue de Guillaume de Volpiano sur son mausolée dans l'abbatiale de la Trinité de Fécamp.
Biographie
Naissance 962
Volpiano, Novare ou Orta San Giulio
Décès
Fécamp
Évêque de l’Église catholique
Abbé de la Trinité de Fécamp
10211029
Précédent création Jean Ier d’Allie Suivant
Abbé de Gorze
10081031
Précédent Immon Sigefroy Suivant
Abbé de Saint-Bénigne de Dijon
Depuis le 990
Précédent création
Autres fonctions
Fonction religieuse
Oblat de Lucedio
Diacre
Prieur de Pont-Saint-Esprit
Prêtre

Guillaume de Volpiano ou Guillaume de Cluny (Willelmus[1]), Guglielmo da Volpiano en italien, est un religieux et réformateur liturgique piémontais. En tant que réformateur, son action concerne de très nombreux monastères, notamment en Normandie comme à Fécamp, à Jumièges, à Bernay ou encore, Troarn. Puis, par contrecoup, cela concerne par la suite les monastères de l'Angleterre anglo-saxo-danoise, comme à l'abbaye Hailes à Winchcombe et à Gloucester. Il fit de ces monastères des asiles de sainteté et de savoir.

C'est un saint chrétien fêté le 1er janvier [2].

Famille[modifier | modifier le code]

Guillaume naît en juin ou juillet 962[1], selon les hypothèses à Volpiano, à Novare[3] ou à Orta San Giulio[1],[4], fils de Robert, comte de Volpiano[5], au service du roi Bérenger II d'Italie et de Périnza, de haute noblesse appartenant à la maison d'Ivrée, parente du roi Béranger II[1]. Il reçoit son nom de son parrain, l'empereur Otton Ier, et de sa femme l'impératrice Adélaïde, fille de Rodolphe II, roi de Bourgogne[1],[6].

Biographie[modifier | modifier le code]

Oblat de Lucedio, il devient ensuite diacre. Il suit des cours de grammaire à Pavie. Guillaume devient moine dans l'ordre de Cluny à l'âge de 25 ans[7], quand Mayeul de Cluny rentre en 987, en Bourgogne, il est accompagné de Guillaume[8]. Il est ensuite chargé du prieuré Saint-Saturnin de Pont-Saint-Esprit[1].

Le , il arrive à l'Abbaye Saint-Bénigne de Dijon. Le , il devient prêtre et abbé de Saint-Bénigne[1].

Il est chargé peu après par Brunon de Roucy, évêque de Langres, des monastères de Bèze, de Moutiers-Saint-Jean, de Tonnerre et Molesme. Le duc de Bourgogne Henri le Grand le fait abbé de Vergy. En 996, l'évêque de Metz Adalbéron II l'appelle pour réformer Saint-Arnoul de Metz, puis Saint-Evre de Toul. En 1000/1001, il fonde l'abbaye de Fruttuaria[1].

En 1001, il part pour le duché de Normandie, à l'appel du jeune duc Richard l'Irascible dans le but, entre autres, de faire restaurer l'abbaye de Fécamp[1].

En 1012, Thierry II, évêque de Metz lui confie l'abbaye de Gorze[1]. Il devient en 1015 abbé de Jumièges[9].

Abbatiale Notre-Dame de Bernay, dont Guillaume aurait lancé la construction.

Le , le pape Benoît VIII accorde le privilège d'exemption à l'abbaye de Fécamp[1]. En 1025, le duc Richard le fait abbé de Bernay, qu'il rattache à Fécamp[10]. Selon Joseph Decaëns, Guillaume aurait lancé la construction de l'abbatiale[10].

Il réforme en 1026 les abbayes Saint-Mansui et Moyenmoutier, ainsi que Saint-Germain-des-Prés[1].

Il apporte avec lui l'architecture lombarde d'Italie du Nord.

Il résigne en 1028 l'abbaye de Fécamp et nomme son successeur Jean d’Allie. Il meurt à Fécamp le et est inhumé devant l'autel Saint-Taurin ou au milieu de l'église[1]. Son œuvre de réformateur est immense puisqu'à son décès ce ne sont pas moins d'une quarantaine d'abbayes, en Bourgogne, Lorraine et Normandie qu'il a réformées

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

Iconographie[modifier | modifier le code]

  • Sculpture de l'abbé Volpiano représenté en pied sur l'ambon de la basilique San Giulio (XIIe siècle) sur l'Île d'Orta, Italie[11]
  • Statue de Guillaume de Volpiano sur son mausolée dans l'abbatiale de la Trinité de Fécamp.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m Gazeau 2007, p. 101-105
  2. Nominis : Saint Guillaume de Cluny
  3. Marcel Pacaut, Les ordres religieux au Moyen Âge, Nathan, 1970, p. 74
  4. Claude Gauvard, Alain de Libera, Michel Zink (dir.), Dictionnaire du Moyen Âge, Paris, Presses Universitaires de France, 2002, p. 643
  5. Fils de Vibo, noble souabe.
  6. Monique Jannet-Vallat, conservatrice du musée archéologique de Dijon, L'ancienne abbaye Saint-Bénigne dans Archéologia n°316, octobre 1995, p.39 article: Guillaume de Volpiano, un moine italien à Dijon dans
  7. Véronique Gazot, « Guillaume de Volpiano », Histoire antique & médiévale, no HS n°28,‎ août 2011
  8. Monique Jannet-Vallat, op.cit.
  9. Gazeau 2007, p. 147
  10. a et b Gazeau 2007, p. 29-30
  11. Madame Chiovenda pense que ce personnage représente l'abbé, cité par Monique Jannet-Vallat, Abbaye Saint-Bénigne de Dijon dans Archéologia n°316, octobre 1995, p.39