Menneval

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Claude François Menneval et Menneval (Nouveau-Brunswick).
Menneval
L'église.
L'église.
Blason de Menneval
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Eure
Arrondissement Arrondissement de Bernay
Canton Bernay
Intercommunalité Communauté de communes de Bernay et ses environs
Maire
Mandat
Françoise Canu
2014-2020
Code postal 27300
Code commune 27398
Démographie
Population
municipale
1 414 hab. (2012)
Densité 213 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 05′ 53″ N 0° 37′ 29″ E / 49.0981, 0.624749° 05′ 53″ Nord 0° 37′ 29″ Est / 49.0981, 0.6247  
Altitude Min. 90 m – Max. 164 m
Superficie 6,63 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Menneval

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Menneval

Menneval est une commune française située dans le département de l'Eure en région Haute-Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Menneval est située à la limite entre la région naturelle du Lieuvin et le Pays d'Ouche.

Elle occupe l'extrémité d'un vaste plateau entaillé par la vallée de la Charentonne.

Le centre originel groupé autour de l'église est situé à la limite de la forêt. Il contribue à créer avec la vallée un site de grande qualité.

Menneval est traversée par deux axes de communication majeurs : la RN 2138 et la RD 133.

Géographiquement, Menneval fait partie de l'unité urbaine de Bernay ; administrativement, elle est incluse dans le canton de Bernay-Est [1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté en tant que Manneval vers l'an 1000 (Fauroux 11)[2], forme en usage jusqu'au XVIIIe siècle[réf. nécessaire].

Il s'agit d'une formation médiévale en -val, précédé de l'ancien adjectif main(e) « grand(e) »[3], terme issu du gallo-roman MAGNU (lui-même du latin magnus « grand »), d'où le sens global de « grande vallée » ou de « grand vallon ». En Normandie, la forme prise par MAGNU en toponymie est le plus souvent Manne- (cf. les Manneville et la Manneporte à Étretat), dans le sud de l'Eure, une mutation ultérieure a affecté cet élément, d'où les Mandeville. On note que l'adjectif roman maine est utilisé au féminin, en effet, -val pouvait être féminin en ancien français, comme en témoignent Laval, Bonneval ou Parfondeval (val profond)[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Sous le règne de Richard II, premier des chefs de la Normandie à s'intituler duc, un document qui se rapporte à un don par Judith de Bretagne (982-1017) à Notre-Dame de Bernay mentionne "Manneval". Sous le règne de Louis IX, le commerce et l'industrie se développèrent beaucoup à Menneval où furent créées des fabriques d'étoffes et de laine. Menneval était un centre drapier réputé dans toute la France.

Au XIVe siècle, après la mort de Mathieu de Varennes, la famille de Bréauté accède à la possession du village par mariage[4]. Roger III de Bréauté, seigneur de Néville et de Menneval, châtelain de Bernay, était chambellan de Charles VI (1368-1422) et de Charles VII (1403-1461). Le siège de Harfleur le mit en difficulté financière, puisqu'il dut payer une rançon aux Anglais. Aussi dut-il vendre Menneval en 1413, ses possessions à Bernay et dans d'autres villes de la région, au comte Jean VII d'Harcourt. Il se réserva cependant le droit de rachat. Deux ans plus tard, le roi clama la terre sur la vente: Menneval faisait partie du domaine royal. Henry V (1387-1422) s'appropria Menneval par son invasion de la Normandie.

En 1548 Adrien de Bréauté vendit son droit de rachat au sieur de Mainteterne, dont la famille conserval Menneval au XVIIIe siècle. Henri II (1519-1559) racheta Menneval.

En 1648, Claude d'Erneville était seigneur de Menneval. Le propriétaire suivant, Louis-Jacques Grossin de Bouville (1759-1838), vécut dans son château de Rouen et donna Menneval à sa sœur, qui avait épousé en 1781 Pierre-Alexandre Dauger. Dauger était à l'époque de la Restauration président du Conseil général de l'Eure [4].

Avant la Révolution française Menneval était le siège d'une cour seigneuriale, qui avait le droit de haute justice et pouvait décréter la peine de mort. En 1793 Menneval reçu dans le sillage de la Révolution française le statut de municipalité, et en 1801 le droit à l'autonomie locale.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001   Françoise Canu SE  
1947   Albert Monjour    
1930? 1940? J.V. Schneider    
1889? 1921? le comte Dauger    
1862 1880? François Bernays    
1854 1862 M. Isabelle    
1853 1853 Pierre Victorien Lottin de Laval    
1848 1852 François Bernays    
1833 1848 M. Isabelle    
1831 1832 F. Grimoult    
1813 1830 Alexandre Louis Frédéric Dauger    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 1 414 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
367 509 616 521 609 579 599 675 671
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
801 790 852 831 815 706 689 870 840
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
841 769 838 801 729 714 724 796 864
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2012
963 1 073 1 135 1 325 1 338 1 322 1 413 1 433 1 414
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cinq châteaux furent édifiés à Menneval.

L'église Saint-Pierre fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis 1927[7].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Menneval (Eure).svg

Les armoiries de Menneval se blasonnent ainsi :

Écartelé au 1) de gueules aux trois roses au naturel tigées et feuillées d’une pièce à dextre d'or, au 2) d'or à l'église du lieu soudée d'argent essorée ouverte et ajourée de sable, au 3) d'or à la roue de moulin à eau dans des ondes alésées, le tout d'azur, au 4) de gueules aux trois trèfles d'or mal ordonnés.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Fiche de la commune sur le site de la communauté ce communes de Bernay
  2. François de Beaurepaire, Les noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, éditions Picard 1981. p. 143.
  3. a et b François de Beaurepaire, Op. cit.
  4. a et b Franck Beaumont, Philippe Seydoux, Gentilhommières des pays de l’Eure, Paris, Editions de la Morande, 1999, 284 p.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2012.
  7. « Notice no PA00099483 », base Mérimée, ministère français de la Culture


Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :