Gargenville

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Gargenville
Hôtel de ville
Hôtel de ville
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Mantes-la-Jolie
Canton Limay
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Mantes-en-Yvelines
Maire
Mandat
Jean Lemaire
2014-2020
Code postal 78440
Code commune 78267
Démographie
Gentilé Gargenvillois
Population
municipale
6 811 hab. (2011)
Densité 786 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 59′ 34″ N 1° 48′ 39″ E / 48.9927777778, 1.81083333333 ()48° 59′ 34″ Nord 1° 48′ 39″ Est / 48.9927777778, 1.81083333333 ()  
Altitude Min. 17 m – Max. 191 m
Superficie 8,67 km2
Localisation

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Gargenville est une commune du département des Yvelines et de la région Île-de-France. C'est une petite ville située le long de la Seine, à 45 km à l'ouest de Paris. Avec la commune voisine d'Issou, elle forme une agglomération de 10 000 habitants environ.

L'origine de son nom se rattacherait à la racine gauloise garg, l'eau.

Ses habitants sont appelés les Gargenvillois.

La commune fait partie du Parc naturel régional du Vexin français.

L'un des ponts de Rangiport (sur le bras d'Épône)

Géographie[modifier | modifier le code]

Position de Gargenville dans les Yvelines
Locator Dot.png

Ce territoire est limité à l'est par la commune de Juziers, au sud-est par la commune d'Aubergenville-Élisabethville, au sud par la commune d'Épône, au sud-est par la commune de Mézières-sur-Seine, à l'ouest par la commune d'Issou, au nord-ouest par la commune de Guitrancourt et au nord par la commune de Brueil-en-Vexin. Il englobe l'île de Rangiport.

La commune est au croisement des routes départementales D190, orientée est-ouest reliant Poissy et Limay, et D130, orientée nord-sud, qui vient de Brueil-en-Vexin et rejoint Épône et l'autoroute A13 par les ponts de Rangiport. Elle est desservie également par une gare de la ligne ferroviaire Paris-Saint-Lazare-Mantes-la-Jolie par Conflans-Sainte-Honorine et Meulan.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Gargenville

Les armes de Gargenville se blasonnent ainsi :
d'azur à un four à chaux d'argent au foyer de gueules, au chef aussi de gueules chargé de trois lionceaux d'or, soutenu d'une burèle ondée d'argent

Le blason de Gargenville date de 1966. Les lionceaux d'or du chef sont repris des armes de la famille de Giffard qui a possédé la seigneurie d’Hanneucourt du XIVe au XVIIe siècle, la burèle ondée symbolise la Seine, le four à chaux évoque la cimenterie, principale industrie de la commune, toujours en activité[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Girgenville en 1265[2] .

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant la révolution, Gargenville était constituée de deux fiefs, le domaine d'Hanneucourt et celui de Moufle de la Tuilerie. En 1790, ils sont réunis et forment la nouvelle municipalité, qui compte alors 990 habitants.

Au début du XIXe siècle un coche d'eau, la Galiote, relait Rolleboise à Poissy. Elle transportait indifféremment voyageurs et marchandises et était très utilisée. Elle contenait 89 place dont 40 dans son salon. Elle était attelée à 4 chevaux qui étaient changé au relais établi à Rangiport un hameau de Gargenville. Un arrêté préfectoral en date du 13 mai 1809 « Départ de Rolleboise à 8 heures du soir arrivée à Poissy le lendemain à 5 heures du matin ». Pour l'aller 9 heures étaient nécessaires pour accomplir le trajet mais 5 heures suffisaient pour le retour. Cette différence était due au courant qu'il fallait remonter, à l'obscurité de la nuit et au mauvais entretien du chemin de halage[3].

  • 1921 : mise en service de la cimenterie de Gargenville (à l'origine, exploitation de la craie de la carrière de Juziers).
  • 1965 : construction de la liaison souterraine entre la cimenterie et la carrière de Guitrancourt, mise en service le 31 juillet 1966.
  • 1967 : construction de la raffinerie de Gargenville (mise en service en juillet 1968 sous le nom de raffinerie du Vexin).
La gare SNCF. On aperçoit dans le fond les cheminées de la centrale thermique de Porcheville.
  • 1983 : arrêt des activités de raffinage de brut à la raffinerie Elf qui devient un dépôt d'hydrocarbures.
  • 2004 : à la suite du décès, le 10 septembre 2004, d'André Samitier, Maire de Gargenville depuis 33 ans et député de la circonscription, un nouveau maire a été élu par les membres conseil municipal en la personne de Nicole Delpeuch, son assistante parlementaire.
Église Saint-Martin

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 6 811 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
993 953 928 940 938 854 806 806 771
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
692 658 654 611 611 590 614 624 649
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
697 696 699 891 1 214 1 701 1 803 1 806 2 280
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
3 134 4 904 4 663 5 532 6 202 6 611 6 725 6 811 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (18,5 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est égale à la population féminine.

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,7 %, 15 à 29 ans = 18,1 %, 30 à 44 ans = 20,9 %, 45 à 59 ans = 25,4 %, plus de 60 ans = 15,9 %) ;
  • 50 % de femmes (0 à 14 ans = 17,6 %, 15 à 29 ans = 16,9 %, 30 à 44 ans = 20,2 %, 45 à 59 ans = 24,2 %, plus de 60 ans = 21,1 %).
Pyramide des âges à Gargenville en 2007 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,4 
4,7 
75 à 89 ans
8,0 
10,8 
60 à 74 ans
11,7 
25,4 
45 à 59 ans
24,2 
20,9 
30 à 44 ans
20,2 
18,1 
15 à 29 ans
16,9 
19,7 
0 à 14 ans
17,6 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1939 1944 Julien Willemez    
1944 1947 Georges Chérel    
1947 1953 Fernand Monnet    
1953 1958 Victor Beaufils    
1958 1960 Jean-Pierre Ancelin    
1960 1971 Charles-Henri Jorre    
1971 2001 André Samitier    
mars 2001 2004 André Samitier[8] apparenté UMP  
septembre 2004 2008 Nicole Delpeuch[9] UMP  
mars 2008 2010 Pierre Marie Darnaut[10] divers gauche  
juin 2010 2014 Nicole Delpeuch[10] UMP  
avril 2014 2020 Jean Lemaire[10] UDI  
Les données manquantes sont à compléter.

Instances administratives et judiciaires[modifier | modifier le code]

La commune de Gargenville appartient au canton de Limay et n'est rattachée à aucune communauté de communes.

Sur le plan électoral, la commune est rattachée à la huitième circonscription des Yvelines, circonscription mi-rurale, mi-urbaine du nord-ouest des Yvelines centrée autour de la ville de Mantes-la-Jolie, dont le député est Cécile Dumoulin (UMP).

Au plan judiciaire, Gargenville fait partie de la juridiction d’instance de Mantes-la-Jolie et, comme toutes les communes des Yvelines, dépend du tribunal de grande instance ainsi que de tribunal de commerce sis à Versailles[11],[12].

Hameaux[modifier | modifier le code]

  • Hanneucourt

Économie[modifier | modifier le code]

Gargenville est une petite ville industrielle, avec notamment une cimenterie et un établissement pétrolier en bord de Seine (ancienne raffinerie de pétrole).

La cimenterie, qui appartient au groupe Calcia (filiale de la multinationale italienne Italcementi)[13], est la plus importante de France (2 millions de tonnes par an). Elle est approvisionnée en calcaire par la carrière de Guitrancourt au moyen d'un transporteur à bande installé dans une galerie souterraine de 2 410 m qui passe sous la ville et sous la voie ferrée. Le débit de cette installation est de 4 000 tonnes/jour. Les expéditions de ciment en vrac se font soit par camions, soit par la voie fluviale, l'usine étant en bord de Seine. Cette usine fait partie des sites autorisés en 2003 à brûler des farines animales (15 000 tonnes par an).

Le dépôt d'hydrocarbures liquides (site classé « Seveso II ») dispose de 24 réservoirs pour une capacité totale de 700 000 m3 et stocke du pétrole brut et divers produits raffinés. Outre le stockage, le site assure la production de carburéacteur pour les aéroports parisiens, à partir du kérosène. Ce site est également chargé d'assurer l'exploitation de l'oléoduc qui relie les raffineries du Havre et de Grandpuits (Seine-et-Marne).

Les sociétés Elf-Antar France, Totalgaz, Butagaz et Mobil exploitaient conjointement un stockage de gaz appelé Géovexin. C'est une installation souterraine, creusée dans la craie à 140 m de profondeur, d'une capacité de 130 000 m3. Son exploitation est arrêtée depuis 2010.

Culture[modifier | modifier le code]

  • Les Maisonnettes : le 21 septembre 2008 l'ancienne demeure de Lili et Nadia Boulanger, rachetée par la commune en 1998 a été ouverte au public après avoir fait l’objet d’une réhabilitation. Ecomusée du Parc naturel régional du Vexin français, les Maisonnettes sont appelées à devenir une étape culturelle, à l’instar d’autres demeures des Yvelines où vécurent des célébrités des arts et des lettres.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Martin : bâtiment récent en style néo-roman, construit en 1875 et fortement restauré en 1983.
  • Château de Rangiport : le château a été édifié au XVIIIe siècle et a été depuis entièrement restauré. Une académie internationale de musique y est installée depuis 1996.
  • Château d'Hanneucourt : construit du XVIIIe siècle à la première partie du XIXe siècle et restauré au XIXe siècle et XXe siècle. Des dessins du château ont été faits avant 1770 par Jacques Denis Antoine, architecte de l'hôtel des Monnaies de Paris et la construction par Cyr Jean Vivenel, entrepreneur à Mantes[14].

Les lavoirs[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le blason de Gargenville sur le site municipal
  2. Victor R. Belot, Coutumes et folklores en Yvelines, Préface de Paul-Louis Tenaillon, président du Conseil général des Yvelines de 1977 à 1994, membre émérite de l'Académie des Sciences morales, des Lettres et des Arts de Versailles, Librairie Guénégaud, 1977 (FRBNF 34588328), Page 239
  3. Monographie de Rolleboise aux AD
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  6. « Évolution et structure de la population à Gargenville en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 21 avril 2011)
  7. « Résultats du recensement de la population des Yvelines en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 21 avril 2011)
  8. « La liste des maires - "Troisième tour" des municipales », Le Courrier de Mantes,‎ 29 mars 2001.
  9. « Un an de mandat pour Nicole Delpeuch », Le Courrier de Mantes,‎ 21 septembre 2005.
  10. a, b et c « Election municipale de Gargenville (Yvelines) », Politiquemania (consulté le 19 avril 2011).
  11. « Tribunal d'instance de Mantes la Jolie - Liste des communes et cantons », Cour d'appel de Versailles (consulté le 18 avril 2011).
  12. « Tribunal de grande instance de Versailles - », Cour d'appel de Versailles (consulté le 18 avril 2011).
  13. (en) Italcimenti
  14. L'architecte J. D. Antoine et son élève Vivenel [Cyr-Jean-Marie] par Victor-Eugène [E.] Grave, Réunion des Sociétés des Beaux-Arts des départements, 1902, XXVI, 540-557 (499)