Roche-la-Molière

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Roche-la-Molière
Vue de Roche la Molière depuis St-Genest Lerpt.
Vue de Roche la Molière depuis St-Genest Lerpt.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Loire
Arrondissement Arrondissement de Saint-Étienne
Canton Saint-Étienne-Nord-Ouest-2
Intercommunalité Communauté d'agglomération Saint-Étienne Métropole
Maire
Mandat
Éric Berlivet
2014-2020
Code postal 42230
Code commune 42189
Démographie
Gentilé Rouchonnes, Rouchons
Population
municipale
10 316 hab. (2011)
Densité 592 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 26′ 05″ N 4° 19′ 28″ E / 45.4347222222, 4.3244444444445° 26′ 05″ Nord 4° 19′ 28″ Est / 45.4347222222, 4.32444444444  
Altitude Min. 469 m – Max. 700 m
Superficie 17,44 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.roche-la-moliere.fr

Roche-la-Molière est une commune française située dans le département de la Loire en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Liant les deux parties de Saint-Étienne[1], Roche est constituée de plusieurs quartiers parmi lesquels la Cité de Beaulieu, Côte Durieux, L'Écho, Le Pontin, La Varenne, Grangeneuve

La ville est traversée par deux cours d'eau, l'Égotay et le Lizeron qui rejoint la Loire par la retenue de Grangent.

Histoire[modifier | modifier le code]

Puits du Sagnat.

Roche a un passé de cité ouvrière bâtie sur la mine et le ruban. En lien avec ces activités, une forte population étrangère s'est installée au début du XXe siècle.

La permutation de 1173 entre le comte de Forez et l'Église de Lyon indique que quiconque aura le château de Roche devra hommage lige et fidélité au comte [2].

Le nom apparaît pour la première fois dans une charte du XIIIe siècle. Un document de 1252 fait par exemple mention de Guillelmus de Rocha Moeyr.

Molière se rapporte au terme meule. Certains historiens pensent qu'il fut ajouté à Roche à cause d'un lieu d'extraction de meules situé sur le territoire de cette commune. Pour autant, le qualificatif de "molière" se rapporterait plutôt à la qualification de l'éperon rocheux sur lequel le château de Roche-la-Molière a été construit : un éperon rocheux en forme de meule. (Cf. Jean-Claude Saby, A cor et à cri, 2000, 182 pp.) Il pourrait aussi dériver d'un qualificatif de la pierre extraite, un grès houiller, assez meuble. C'est pourtant la houille qui procurera le plus de richesse aux lieux.

Un acte de 1321 reconnaît au seigneur, le droit de lever un cens sur toutes les carrières.

Le charbon est extrait dès le XIIe siècle. Chaque propriétaire exploitait en compte propre[réf. souhaitée]. L'expédition se faisait à dos de mulet en direction du fleuve, où il était acheminé vers la Bretagne via les rambertes. La Compagnie des Mines de Roche-Firminy puis les Houillères de la Loire, prirent le relais.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Roche-la-Molière (Loire).svg

Les armoiries de Roche-la-Molière se blasonnent ainsi :

D’or à la bande engrêlée de sable.
Blason des Lavieu de Roche la Molière.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1977 1989 Jean Limousin    
1989 2003 Jean Hugon PS  
2003 2014 Marie-Hélène Sauzéa PS  
2014 en cours Eric Berlivet UDI  

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Les personnalités exerçant une fonction élective dont le mandat est en cours et en lien direct avec le territoire de la commune de Roche-la-Molière sont les suivantes :

Élection Territoire Titre Nom Début 1er mandat Fin mandat en cours
Municipales Roche-la-Molière Maire Marie-Hélène Sauzéa 2008 2014
Cantonales Saint-Étienne-Nord-Ouest-2 Conseillère générale Arlette Bernard 16 mars 2008 2015
Législatives 1re circonscription Député Régis Juanico 10 juin 2012 juin 2017
Régionales Rhône-Alpes Président du conseil régional Jean-Jack Queyranne 2 avril 2004 2015
Présidentielle France Président de la République François Hollande 6 mai 2012 mai 2017
Autres résultats : Élections à Roche-la-Molière

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 10 316 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 362 1 031 1 247 1 435 1 289 1 486 1 640 1 749 1 805
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 547 2 353 3 070 3 288 3 843 3 939 3 875 4 386 4 789
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 517 5 803 6 113 7 393 9 570 9 658 8 836 9 916 11 035
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
11 086 10 614 9 893 9 211 10 103 10 083 10 365 10 316 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château de Roche la Molière - Cour.jpg
  • Le château, complet et admirablement préservé, est entièrement restauré. Il est nommé dans l'acte de partage Forez-Lyonnais de 1173. Les Lavieu en sont les premiers propriétaires connus.

En 1772, le négociant Jacques Neyron acquiert le domaine, et y fait réaliser d'importants travaux (surtout intérieurs : salons).

La ville le récupère en 1951 pour en faire, sur une période très brève, un collège, avant de passer dans le giron de la société d'histoire locale. L'ensemble, aujourd'hui espace culturel (expositions), est constitué d'un vaste parc jalonné de sentiers de promenade, jeux pour enfants et, au fond dans la partie nord : les voûtes, témoins du passé.

Monument aux morts - Face
  • ZA Buisson/Galinay/Puits Grüner, au nord vers la rocade.
  • ZI Puits Charles, en direction opposée, face à la cité de Beaulieu, route d'Unieux-Firminy.
  • Monument aux morts, situé à côté de l'église.

Culture[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Difool, animateur radio a grandi dans la commune
  • Hérita Ilunga, footballeur professionnel, a vécu à Roche-la-Molière.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ville à l'est, écart de St-Victor et Gorges de la Loire à l'ouest.
  2. "Mais quiconque aura le château de Saint-Priest, ou de Rochetaillée, ou le Château-Roche, ou de Fougerolles, ou de Grangent, doit hommage lige & fidélité au Comte". Bulle du Pape Alexandre III confirmant la permutation de 1173-1174. http://museedudiocesedelyon.com/MUSEEduDIOCESEdeLYONlettrepapepermutation1174.htm
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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