Marielle Gallo

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Marielle Gallo
Fonctions
Députée européenne
En fonction depuis le
Élection 7 juin 2009
Législature VIIe Parlement européen
Biographie
Date de naissance (64 ans)
Lieu de naissance Lons-le-Saunier
Nationalité Française
Parti politique La Gauche moderne

Marielle Gallo, née Boullier le à Lons-le-Saunier, est une juriste, femme politique et écrivain française, ancien membre de La Gauche moderne, parti présidé par Jean-Marie Bockel, ayant soutenu la majorité présidentielle UMP[1] de 2007 et membre fondateur[2] de l'UDI . Elle est députée européenne depuis 2009 et siège au sein du groupe du PPE (droite et centre droit).

Biographie[modifier | modifier le code]

Marielle Boullier-Gallo est titulaire d'un DEA de droit privé général Panthéon-Sorbonne, qu’elle finance en étant mannequin[3]. Elle exercera la profession d'avocat au barreau de Paris à partir de 1978. Au début des années 80, elle crée son cabinet d'avocat.

Marielle Gallo est mère de 3 fils. Elle est l'épouse de l'historien et académicien Max Gallo.

Marielle Gallo est également écrivain sous le nom de Marielle Gallet.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Marielle Gallo est candidate aux élections législatives de 1993 à Paris, sous l'étiquette du Mouvement des citoyens.

En 2007, elle rejoint La Gauche moderne, parti politique créé par Jean-Marie Bockel. Elle devient membre du bureau national en 2008 et porte parole en 2009[6].

Lors des élections européennes de juin 2009, elle est candidate en 4e position sur la liste « Majorité présidentielle » conduite par Michel Barnier de la circonscription Île-de-France[7]. Elle est élue députée européenne le et devient membre du bureau du Groupe du Parti populaire européen.

En 2012, elle devient membre fondateur de l'Union de Démocrates et Indépendants, le parti créé par Jean-Louis Borloo.

En février 2012, elle devient membre du « Comité national pour une France moderne et plus juste avec Nicolas Sarkozy », comité de soutien de la candidature de Nicolas Sarkozy. Ce comité a été créé par Jean-Marie Bockel, sénateur de La Gauche moderne et avait pour but de rassembler des personnes de centre gauche [8].

Au Parlement européen[modifier | modifier le code]

Au sein du Parlement, Marielle Gallo est membre de la Commission des affaires juridiques (JURI). Elle est vice-coordinatrice de son groupe politique au sein de cette commission, c'est-à-dire qu'elle est, à côté du coordinateur, porte-parole du PPE. Elle est aussi présidente d'un groupe de travail sur les droits d'auteur qui a pris fin en juin 2011, créé sous la précédente mandature par la commission JURI sur proposition de Jacques Toubon, dont l'objectif était de développer une réflexion sur le droit d'auteur dans le cadre législatif de l'Union européenne.

En novembre 2011, Marielle Gallo lance le IP Forum[9] en novembre 2011. L’objectif de l’IP forum est de créer le débat entre les parties prenantes, les experts et les responsables politiques dans le domaine du droit d'auteur, de la propriété industrielle et de l'économie numérique.

Marielle Gallo est également membre de la commission parlementaire du marché intérieur et de la protection du consommateur.

En 2009, Marielle Gallo est chargée de rédiger un rapport d'initiative sur l'application des droits de propriété intellectuelle dans l'Union européenne[10]. Le rapport, sans valeur législative, est adopté par le Parlement européen le par 328 votes pour, 245 contre et 81 abstentions[11].

Ce rapport suscite une vive controverse. Selon Marielle Gallo, il vise à « lutter de manière efficace contre les phénomènes de la contrefaçon et du piratage y compris le piratage en ligne ». Il est soutenu notamment par le Groupe du Parti populaire européen. Ses opposants au Parlement dénoncent « un discours orienté sur l’industrie de la culture, [qui] n’est pas là pour protéger le consommateur ». La tonalité très répressive du rapport est également critiquée par l'opposition au sein du Parlement et par des associations, car il est favorable à des dispositifs de sanction qui contournent les autorités judiciaires[12]. Selon le site d'actualité sur l'informatique Numerama, il est « tellement caricatural qu'il en devient risible »[13]. Pour Reporters sans frontières, il présente « de forts risques d’entraves des libertés individuelles, notamment de la liberté d’expression »[14].

Quelques jours avant le vote du rapport l'Association de producteurs de cinéma et de télévision transmet aux députés européens une pétition signée par une centaine de réalisateurs de films, appelant à soutenir le rapport Gallo. Des associations de défense des internautes et le Parti pirate, qui dispose d'un élu au Parlement, relèvent que la pétition est fausse : nombre des signataires sont inactifs, décédés ou ont démenti avoir signé la pétition[15]. Marielle Gallo dénonce pour sa part ces accusations.

Les autres avancées majeures du mandat de la députée européen sont l'adoption à la quasi-unanimité de la directive relative à a gestion collective des droits d'auteur et des droits voisins et la concession de licences multi-territoriales de droits portant sur des œuvres musicales en vue de leur utilisation en ligne dans le marché intérieur[16], ainsi que le soutien à l'introduction d'une clause "anti surveillance du net " (afin de protéger les citoyens européens contre le cyber-espionnage)  dans la proposition de règlement général sur la protection des données personnelles, intitulé "droit à être oublié" par le Parlement européen, adopté le 18 mars 2013[17].

En juillet 2012, elle fait partie des 21 députés Français à avoir voté pour ACTA [18],[19].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Gauche moderne : Gallo porte-parole » sur le site du Figaro, 12 juin 2009
  2. [1]
  3. http://mariellegallet.com/marielle_gallo-boullier_biographie/
  4. http://www.renaud-bray.com/Livres_Produit.aspx?id=636391&def=Votre+esclave%2C+Madame%2CGALLET%2C+MARIELLE%2C9782268054025
  5. librement téléchargeable à l'adresse http://mariellegallet.com/marielle_gallo-boullier_bibliographie/2009-homo-erectus/
  6. Fiche de Marielle Gallo sur le site du Parlement européen
  7. « Européennes : Marielle Gallo favorite en Ile-de-France », Le Figaro, 15 avril 2009.
  8. [ http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2012/02/28/jean-marie-bockel-lance-un-comite-de-soutien-a-nicolas-sarkozy_1649485_1471069.html]
  9. www.ipforum.eu
  10. Rapport sur l'application des droits de propriété intellectuelle sur le marché intérieur, Parlement européen, 3 juin 2010.
  11. Résolution du Parlement européen du 22 septembre 2010 sur l'application des droits de propriété intellectuelle sur le marché intérieur, Parlement européen, 22 septembre 2010
  12. « Le Parlement approuve un rapport contesté sur la propriété intellectuelle », euractiv, 23 septembre 2010.
  13. « L'étrange rapport Gallo sur le renforcement de la propriété intellectuelle en Europe », Numerama, 29 janvier 2010.
  14. « Première approbation du rapport Gallo », Reporters sans frontières, 1er juin 2010.
  15. « Rapport Gallo : la pétition des réalisateurs est bidonnée », Numerama, 21 septembre 2010.
  16. Directive 2012/0180 (COD) Gestion collective des droits d'auteur et des droits voisins et la concession de licences multiterritoriales de droits portant sur des œuvres musicales en vue de leur utilisation en ligne dans le marché intérieur
  17. Communiqué de presse, Parlement européen, 21 mars 2013
  18. [2]
  19. [3]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]