Marielle Gallo

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Marielle Gallo, née Boullier le 19 mai 1949 à Lons-le-Saunier, est une juriste, femme politique et écrivain française, membre de La Gauche moderne, parti présidé par Jean-Marie Bockel, ayant soutenu la majorité présidentielle UMP[1] de 2007 et adhérent de l'UDI. Elle est députée européenne depuis 2009 et siège au sein du groupe du PPE (droite).

Sommaire

Biographie [modifier]

Marielle Boullier-Gallo a fait des études de droit à Paris, qu’elle finance en étant mannequin[2]. Elle exercera la profession d'avocat au barreau de Paris à partir de 1978. Au début des années 80, elle crée son cabinet d'avocat.

Marielle Gallo est mère de 3 fils, de trois maris différents[2]. Elle est l'épouse de l'historien et académicien Max Gallo.

Marielle Gallo est également écrivain sous le nom de Marielle Gallet.

Bibliographie [modifier]

Parcours politique [modifier]

Marielle Gallo est candidate aux élections législatives de 1993 à Paris, sous l'étiquette du Mouvement des citoyens.

En 2007, elle rejoint La Gauche moderne, parti politique créé par Jean-Marie Bockel. Elle devient membre du bureau national en 2008 et porte parole en 2009[5].

Lors des élections européennes de juin 2009, elle est candidate en 4e position sur la liste « Majorité présidentielle » conduite par Michel Barnier de la circonscription Île-de-France[6]. Elle est élue députée européenne le 7 juin 2009 et devient membre du bureau du Groupe du Parti populaire européen.

Au Parlement européen [modifier]

Au sein du Parlement, Marielle Gallo est membre de la Commission des affaires juridiques (JURI). Elle est vice-coordinatrice de son groupe politique au sein de cette commission, c'est-à-dire qu'elle est, à côté du coordinateur, porte-parole du PPE. Elle est aussi présidente d'un groupe de travail sur les droits d'auteur, créé sous la précédente mandature par la commission JURI sur proposition de Jacques Toubon, dont l'objectif est de développer une réflexion sur le droit d'auteur dans le cadre législatif de l'Union européenne.

En 2009, Marielle Gallo est chargée de rédiger un rapport d'initiative sur l'application des droits de propriété intellectuelle dans l'Union européenne[7]. Le rapport, sans valeur législative, est adopté par le Parlement européen le 22 septembre 2010 par 328 votes pour, 245 contre et 81 abstentions[8].

Ce rapport suscite une vive controverse. Selon Marielle Gallo, il vise à « lutter de manière efficace contre les phénomènes de la contrefaçon et du piratage y compris le piratage en ligne ». Il est soutenu notamment par le Groupe du Parti populaire européen. Ses opposants au Parlement dénoncent « un discours orienté sur l’industrie de la culture, [qui] n’est pas là pour protéger le consommateur ». La tonalité très répressive du rapport est également critiquée par l'opposition au sein du Parlement et par des associations, car il est favorable à des dispositifs de sanction qui contournent les autorités judiciaires[9]. Selon le site d'actualité sur l'informatique Numerama, il est « tellement caricatural qu'il en devient risible »[10]. Pour Reporters sans frontières, il présente « de forts risques d’entraves des libertés individuelles, notamment de la liberté d’expression »[11].

Quelques jours avant le vote du rapport l'Association de producteurs de cinéma et de télévision transmet aux députés européens une pétition signée par une centaine de réalisateurs de films, appelant à soutenir le rapport Gallo. Des associations de défense des internautes et le Parti pirate, qui dispose d'un élu au Parlement, relèvent que la pétition est fausse : nombre des signataires sont inactifs, décédés ou ont démenti avoir signé la pétition[12].

En février 2012, elle devient membre du « Comité national pour une France moderne et plus juste avec Nicolas Sarkozy », comité de soutien de la candidature de Nicolas Sarkozy. En juillet 2012, elle fait partie des 21 députés Français à avoir voté pour ACTA. Dans une interview pour pcinpact elle déclare : «Nous sommes censés représenter les citoyens, mais comme ils sont occupés à autre chose, nous sommes censés réfléchir à leur place !» [13]

Notes et références [modifier]

Voir aussi [modifier]

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]