Catherine Morin-Desailly

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Catherine Morin-Desailly
Fonctions
Sénatrice de la Seine-Maritime
En fonction depuis le 1er octobre 2004
Élection 26 septembre 2004
Réélection 28 septembre 2014
Groupe politique UDI-UC
Présidente de la Commission de la Culture, de l'Education et de la Communication du Sénat
En fonction depuis le 9 octobre 2014
Biographie
Date de naissance 6 juillet 1960 (54 ans)
Lieu de naissance Le Petit-Quevilly (Seine-Maritime)
Parti politique Nouveau Centre

Membre fondateur UDI

Profession Professeur d'anglais

Catherine Morin-Desailly est une femme politique française, née le 6 juillet 1960 au Petit-Quevilly (Seine-Maritime), membre fondatrice de l'Union des démocrates et indépendants (UDI).

Élue sénatrice de la Seine-Maritime le 26 septembre 2004[1], elle est réélue le 28 septembre 2014[2]. Elle rejoint le groupe Union centriste (aujourd'hui groupe UDI-UC).

Membre de la commission de la Culture, de l'Éducation et de la Communication depuis 2004, elle en est élue présidente le 9 octobre 2014.

Études et carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Après deux années de classes préparatoires littéraires (hypokhâgne et khâgne), Catherine Morin-Desailly poursuit des études d'anglais à l'université de Rouen qui l'amenent à enseigner plusieurs années dans le secondaire en classes préparatoires aux Hautes études commerciales à l'École supérieure de commerce de Rouen ainsi qu'au Greta. En parallèle, elle poursuit des études d'histoire.

En juin 2007, elle est diplômée de l'Institut des hautes études de l'entreprise.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Elle est élue sénatrice de la Seine-Maritime le 26 septembre 2004.

Le 17 novembre 2008, elle quitte le Mouvement démocrate, dont elle est membre du bureau exécutif depuis avril 2008, pour rejoindre le Nouveau Centre[3]. Le 22 juillet 2009, elle est nommée secrétaire nationale chargée de la culture et des médias du Nouveau Centre[4].

En 2010, élue conseillère régionale de Haute-Normandie, elle démissionne du conseil municipal de Rouen.

En mai 2011, elle est nommée à la commission scientifique nationale des collections pour y assurer la représentation du Sénat.

Depuis 2012, elle est vice-présidente du conseil d'administration du Mouvement européen-France.

Le 7 septembre 2013, elle annonce qu'elle ne sera pas candidate à la tête de liste pour l'élection municipale de Rouen en 2014 pour raisons de santé[5].

En juin 2014, elle dépose avec la sénatrice Chantal Jouanno une proposition de résolution visant à accorder l'asile à Edward Snowden[6],[7],[8]. Elles déclarent que « les révélations d'Edward Snowden ont montré que les collectes massives d'informations par la NSA, concernant des citoyens du monde entier, dépassaient le cadre de la lutte nécessaire contre le terrorisme ou contre les autres risques géopolitiques »[7]. Elles souhaitent également que Edward Snowden soit fait citoyen d'honneur, en se fondant sur l'article 14 de la Déclaration universelle des droits de l'homme sur le droit d'asile et « du caractère éthique de la démarche de Snowden »[7].

Elle est nommée 4e vice-présidente de l'UDI, chargée de la Culture et Nouvelles technologies, après l'élection de Jean-Christophe Lagarde au poste de président, le 13 novembre 2014[9].

Autres mandats[modifier | modifier le code]

Anciens mandats[modifier | modifier le code]

Rappel historique de la restitution de la tête maori[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Affaire des têtes maoris.

En 2006, le maire de Rouen, Pierre Albertini (2001-2008), et Catherine Morin-Desailly, adjointe à la culture, travaillent à la réouverture du muséum d'histoire naturelle de Rouen, le deuxième en termes de richesse et de diversité des collections[réf. nécessaire] après celui de Paris. L'idée naît de restituer à la Nouvelle-Zélande, qui la réclame depuis de nombreuses années, la tête humaine tatouée et momifiée, dite « tête maorie », conservée au muséum depuis 1875.

Le 19 octobre 2007, le conseil municipal vote une délibération à l’unanimité et procède à une cérémonie de restitution en présence de l’ambassadrice de Nouvelle-Zélande, Sarah Dennis, ainsi que de l’ancien président de la commission culture de l'UNESCO, le Maori Tumu Te Heuheu.

Cette décision est contredite par la ministre de la Culture Christine Albanel qui estime que ce reste humain, « objet de collection », est frappé d'inaliénabilité. Elle conteste la délibération devant le tribunal administratif.

Pour mettre un terme aux épisodes juridiques qui suivent, liées principalement à la question non résolue du statut des restes humains, Catherine Morin-Desailly rédige et dépose au nom du groupe Union centriste une proposition de loi qui concerne les têtes maories.

Soutenue par plus de soixante sénateurs issus de différents groupes politiques, la loi est débattue et votée à l’unanimité au Sénat le 29 juin 2009 avec le soutien du ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand. La loi déposée et défendue par le groupe Nouveau Centre à l’Assemblée nationale est à son tour votée « conforme » par les députés le 4 mai 2010.

C’est donc l’ensemble des têtes maories (quinze en France à Paris au musée du quai Branly, à Lille, Marseille, Lyon, Nantes, La Rochelle…) qui se trouvent « déclassées » et vont pouvoir retourner dans leur terre d'origine.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Résultats des élections sénatoriales 2004 », sur Ministère de l'Intérieur,‎ 26 septembre 2004
  2. « Résultats des élections sénatoriales 2014 », sur Ministère de l'Interieur,‎ 28 septembre 2014
  3. Site officiel du Nouveau Centre, communiqué du 17 novembre 2008, consulté le 17 novembre 2008.
  4. « Morin-Desailly secrétaire nationale du Nouveau Centre », Paris Normandie, 24 juillet 2009.
  5. « Catherine Morin-Desailly renonce à être candidate aux municipales à Rouen », Paris Normandie, 7 septembre 2013
  6. « Yves Jego et Chantal Jouanno soutiennent le manifeste de Snowden », L'Expansion,‎ 4 juin 2014 (lire en ligne)
  7. a, b et c « Deux sénatrices veulent accorder l'asile à Snowden », Le Monde,‎ 6 juin 2014 (lire en ligne)
  8. Martin Untersinger, « « Pourquoi la France doit accueillir Snowden » », Le Monde,‎ 13 juin 2014 (lire en ligne)
  9. « UDI, direction nationale »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]