Meyer Habib

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Meyer Habib
Image illustrative de l'article Meyer Habib
Fonctions
Député de la 8e circonscription des Français établis hors de France
En fonction depuis le 10 juin 2013
Élection 9 juin 2013
Législature XIVe
Prédécesseur Daphna Poznanski-Benhamou
Biographie
Date de naissance 28 avril 1961 (53 ans)
Lieu de naissance Paris (Seine)
Nationalité Drapeau de la France Française
Drapeau d’Israël Israélienne
Parti politique UDI

Meyer Habib, né le 28 avril 1961 à Paris (Seine), est un homme d'affaires, responsable associatif et homme politique franco-israélien. Il est, depuis le 9 juin 2013, député de la 8e circonscription des Français de l'étranger.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d’une famille italo-tunisienne, il est un ancien élève des écoles Lucien De Hirsch et Yabné, et a milité dès son enfance dans le mouvement de jeunesse sioniste radical le Betar[1]. Il a suivi des études d’ingénieur au Technion de Haïfa en génie industriel .

Meyer Habib est binational franco-israélien. Marié et père de quatre enfants, sa famille vit en Israël. Son frère est pilote d'avion dans l'armée israélienne. Son père fut l'un des premier à importer du vin casher en France[réf. nécessaire].

En 1988, il fut impliqué dans l’attaque par l’« Organisation juive de combat » de la fête de commémoration de Jeanne d’Arc le 8 mai 1988 – ayant blessé 8 personnes, dont deux fonctionnaires de police[2].

En 2013, à la suite de l'annulation de l'élection de Daphna Poznanski-Benhamou en tant que députée, il se présente à l'élection législative partielle dans la 8e circonscription des Français établis hors de France, sous l'étiquette de l'UDI. Il bénéficie du soutien officiel de Benyamin Netanyahou, le Premier ministre israélien, pour qui il fut un temps conseiller[3]. et de celui de l'ancien patron du renseignement du Mossad, Uzi Arad (en), qui est sorti de sa réserve de manière inhabituelle pour soutenir sa candidature[réf. nécessaire]. Il finit à la deuxième place du premier tour avec 15,37 %, derrière la candidate UMP, Valérie Hoffenberg (21,85 %), et devant la candidate PS Marie-Rose Koro (14,61 %). Le 9 juin 2013, après avoir reçu le soutien de Jonathan Simon-Sellem, proche du Likoud, qui se désiste en sa faveur[4], il est élu député au second tour face à Valérie Hoffenberg, avec 53,36 % des suffrages exprimés[5], dans un contexte de forte abstention[6].

Son engagement associatif (il était le vice-président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), où il était responsable de la commission Israël), l'a amené à tisser des relations avec de nombreuses personnalités politiques françaises, dont l'ex-président Nicolas Sarkozy, et son successeur, François Hollande[réf. nécessaire].

Positions politiques[modifier | modifier le code]

Meyer Habib est un partisan de la double nationalité[7]. Il se dit favorable à l’élargissement de la couverture médicale aux Français de l’étranger à l’égal des Français de France ainsi qu'à l’autorisation de cumuler toutes les années travaillées à l’étranger pour les retraités. Il défend la mise en place d’un minimum vieillesse pour les Français de l’étranger. Il se dit opposé à tout projet de loi favorable à la double imposition.

Il est à l’origine des 12 heures de l’amitié France Israël, qui a réuni près de 60000 personnes et plus de 100 parlementaires.

Le 29 janvier 2014, à la suite de l'affaire Dieudonné et du geste de la quenelle, il dépose une proposition de loi visant à requalifier les infractions d’incitation à la haine raciale en délit, afin de « rendre la sanction plus dissuasive ». Elle vise également à « pénaliser les gestes ou comportements portant atteinte à l’honneur ou à la considération de la victime ou d’un groupe de personnes dont fait partie la victime à raison de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée ». Ainsi que l'interdiction « de porter ou d’exhiber en public un uniforme, un insigne ou un emblème rappelant les uniformes, les insignes ou les emblèmes qui ont été portés ou exhibés soit par les membres d’une organisation déclarée criminelle » sauf pour les besoins d’un film, d’un spectacle ou d’une exposition[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]