Saint-André (La Réunion)

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Saint-André
Vue de la commune sur l'Île de la Réunion
Vue de la commune sur l'Île de la Réunion
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région La Réunion
Département La Réunion
Arrondissement Saint-Benoît
Canton Chef-lieu de 3 cantons
Intercommunalité CIREST
Maire
Mandat
Jean-Paul Virapoullé
2014-2020
Code postal 97440
Code commune 97409
Démographie
Gentilé Saint-Andréens
Population
municipale
55 090 hab. (2011)
Densité 1 038 hab./km2
Géographie
Coordonnées 20° 57′ 38″ S 55° 39′ 02″ E / -20.9606, 55.6506 ()20° 57′ 38″ Sud 55° 39′ 02″ Est / -20.9606, 55.6506 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 920 m
Superficie 53,07 km2
Localisation

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Saint-André

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Saint-André

Saint-André est une commune française d'outre-mer, située dans le département en région de La Réunion.

Ses habitants sont appelés les Saint-Andréens.

Sa devise est : « Multis Gentibus Cor Unum  ». La commune doit son nom à André Héguerty, gouverneur de l'île Bourbon de 1739 à 1743.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est délimité par la Rivière Saint-Jean au nord-ouest, l'océan Indien à l'est et par la Rivière du Mât au sud. Lui sont limitrophes ceux de Bras-Panon, Sainte-Suzanne et Salazie.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Cet espace compris entre la rivière Saint-Jean et la rivière du Mât est peuplé dès 1670. En 1704, quatre familles sont signalées mais le nombre d’habitants stagne autour d’une trentaine de Blancs et d’esclaves[1]. À partir de 1718, la croissance démographique est amorcée. De nombreuses cultures se développent : thé, café, manioc, tabac, maïs, girofle, riz, vanille et blé. Ces terres fertiles donnent à la région l’appellation de « Beau Pays ». Saint-André est un des quartiers avec Sainte-Suzanne du canton Nord-Est. Ces cantons allant de Saint-Denis à Sainte-Rose forme le district du Vent.
  • Le quartier est érigé en paroisse en 1766. Elle célèbre dans l’enthousiasme révolutionnaire l’élection de sa première municipalité le 3 août 1790[2]. Paradoxalement, la commune de Saint-André est, pendant cette même période, l’un des bastions contre-révolutionnaires et le lieu de la contestation des arrêtés de l’Assemblée Coloniale de Saint-Denis. Les historiens parlent de « chaos » pour désigner cette « crise saint-andréenne ». Elle atteint son paroxysme avec la disparition de la commune dont le territoire est partagé entre Sainte-Suzanne et Saint-Benoît.
  • L’église, construite en 1751 est rasée en 1795 sur ordre de l'Assemblée Coloniale. Un an plus tard, cette même assemblée autorise la reconstitution de la paroisse par arrêtés des 21 et 22 juin 1796. La reconstitution est effective dès 1797 ; elle demeure cependant sans église et sans curé jusqu’en 1817, date de l’arrivée du Père Minot qui lance la construction d’une nouvelle église (bénie en novembre 1821, consacrée par Mgr Desprez en 1852).
  • Dans la première moitié du XIXe siècle, la région se couvre de champs, d’usine sucrières et de grandes habitations comptant parmi les plus riches de la colonie. La culture de la vanille se développe également rapidement dans la deuxième moitié du XIXe siècle. Cette région de production attire, après l’abolition de l’esclavage, de nombreux travailleurs engagés en provenance du sud de l’Inde, les Malbars. Au début du XXe siècle, la ville compte 10 111 habitants et s’étend sur 5600 hectares.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2014 2020 Jean-Paul Virapoullé UMP  
2008   Eric Fruteau PCR Conseiller général depuis 2004
1972 2008 Jean-Paul Virapoullé UMP  
1969 1972 Edelbert Nativel    
1967 1969 Sully Dubard    
1963 1967 Jean Ramasamy    
1962 1963 Henri Morange    
1961 1962 Charles Armand Barau    
1957 1961 Henri Morange    
1948 1957 Raymond Vergès    
1945 1948 Hervé Grondein    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 55 090 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1961. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1961 1967 1974 1982 1990 1999 2006 2011
19 255 22 094 25 231 30 075 35 049 43 174 51 817 55 090
(Sources : Insee : Population sans doubles comptes à partir de 1961[3] puis population municipale à partir de 2006[4])
Histogramme de l'évolution démographique


Saint-André est la 5e plus grande ville du département.

Infrastructures[modifier | modifier le code]

L'entrée du collège Joseph Bédier.

On trouve sur le territoire communal six collèges :

  • Le collège public Joseph Bédier.
  • Le collège public de Cambuston.
  • Le collège public de Mille Roches, qui comptait 1 400 élèves à la rentrée 2005 et qui est considéré comme le plus gros collège de France.
  • Le collège privé Sainte-Geneviève.
  • Le collège public Terrain Fayard, qui comptait 951 élèves à la rentrée 2005.
  • Le collège public chemin Morin.

On y trouve par ailleurs trois lycées publics :

  • Le lycée professionnel Jean Perrin, qui comptait 1 085 élèves à la rentrée 2005.
  • Le lycée d'enseignement général et technologique Sarda Garriga, qui comptait 1 561 élèves à la rentrée 2005.
  • Le lycée d'enseignement général et technologique Saint-André III devenu Lycée Mahatma Gandhi en 2007.

EDF teste à Bras des Chevrettes une batterie géante d'une capacité de 1 mégawatt. La batterie, construite par le japonais NGK mesure 15 m de long, pour 2,5 de large et 5 de haut[5]. Le but est de pouvoir stocker l'électricité produite par l'énergie éolienne et solaire sur l'île et la redistribuer lors de pics de consommation.

Monuments et tourisme[modifier | modifier le code]

Un petit pont dans le parc du Colosse.

La commune compte depuis quelques années un parc de loisirs en plein air appelé Parc du Colosse. Aménagé sur d'anciens terrains dévolus à la culture de la canne à sucre, il attire des familles de tout l'Est de La Réunion.

Sports[modifier | modifier le code]

FERERE JESSI championne du monde force athletique PERITA Jean-Bernard champion du monde en 95 et 99 de savate boxe française

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le Patrimoine des Communes de La Réunion, Saint-André par Corine Masson, éditions FLOHIC, 2000, 509 pages, ISBN 2-84234-085-X
  2. Histoire d'une révolution, La Réunion (1789-1803), par Claude Wanquet, 3 tomes, Éditions Jeanne Laffitte, 1984
  3. Historique de la population des communes de 1961 à 2008
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  5. "La Réunion : EDF teste une batterie géante" de Bernard Grollier, Les Échos, page 14, 12 juillet 2010.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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