Pierre Méhaignerie

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Pierre Méhaignerie
Pierre Méhaignerie, le 15 mai 2011.
Pierre Méhaignerie, le 15 mai 2011.
Fonctions
Maire de Vitré
En fonction depuis le 20 mars 1977
Prédécesseur René Crinon
Député de la 5e circonscription d'Ille-et-Vilaine
19 juin 199519 juin 2012
Prédécesseur Danielle Dufeu
Successeur Isabelle Le Callennec
6 juin 19881er mai 1993
Successeur Danielle Dufeu
Secrétaire général de l'UMP
28 novembre 200425 septembre 2007
Prédécesseur Philippe Douste-Blazy
Successeur Patrick Devedjian
Président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale
27 juin 200219 juin 2007
Législature XIIe législature
Prédécesseur Henri Emmanuelli
Successeur Didier Migaud
21 juin 199521 avril 1997
Législature Xe législature
Prédécesseur Jacques Barrot
Successeur Henri Emmanuelli
Ministre d'État, Garde des Sceaux, ministre de la Justice
19e ministre de la justice de la Ve République
30 mars 199311 mai 1995
Président François Mitterrand
Gouvernement Édouard Balladur
Prédécesseur Michel Vauzelle
Successeur Jacques Toubon
Ministre de l'Équipement, du Logement, de l'Aménagement du territoire et des Transports
20 mars 198610 mai 1988
Président François Mitterrand
Gouvernement Jacques Chirac II
Prédécesseur Jean Auroux
Successeur Louis Mermaz
Président du Centre des démocrates sociaux
19821994
Prédécesseur Jean Lecanuet
Successeur François Bayrou
Ministre de l'Agriculture
29 mars 197713 mai 1981
Président Valéry Giscard d'Estaing
Gouvernement Raymond Barre II
Raymond Barre III
Prédécesseur Christian Bonnet
Successeur Édith Cresson
Député de la 3e circonscription d'Ille-et-Vilaine
2 juillet 19811er avril 1986
Prédécesseur Maurice Drouet
2 avril 197313 février 1976
Prédécesseur Henri Lassourd
Successeur Maurice Drouet
Président du Conseil général d'Ille-et-Vilaine
22 mars 198218 mars 2001
Prédécesseur François Le Douarec
Successeur Marie-Joseph Bissonnier
Biographie
Date de naissance 4 mai 1939 (75 ans)
Lieu de naissance Balazé (Ille-et-Vilaine)
Nationalité Française
Parti politique CDS (1968-1995)
FD (1995-1998)
UDF (1998-2002)
UMP (2002-2012)
UDI (depuis 2012)
Profession Ingénieur du génie rural, des eaux et des forêts

Pierre Méhaignerie, né le 4 mai 1939 à Balazé (Ille-et-Vilaine), est un homme politique français. ministre d'État, garde des Sceaux, ministre de la Justice de 1993 à 1995, il est maire de Vitré et président de Vitré Communauté.

Biographie[modifier | modifier le code]

Pierre Méhaignerie est le septième des huit enfants d'Alexis Méhaignerie, député MRP d'Ille-et-Vilaine de 1945 à 1968 et maire de Balazé de 1945 à 1976[1], et de Pauline Boursier. Son grand-père paternel, Alexis Méhaignerie était conseiller général du canton de Vitré-Est et maire de Balazé[2].

Marié en 1965 à Julie Harding, américaine, il a deux enfants : Laurence et Daniel.

C'est le cousin de Georges Garot, député européen PS. Il est donc l'oncle à la mode de Bretagne de Guillaume Garot, député-maire PS de Laval puis ministre délégué à l'Agroalimentaire[3].

Ancien élève de l'École nationale supérieure agronomique de Rennes, il est ingénieur agronome et ingénieur du génie rural, des eaux et des forêts.

Carrière politique nationale[modifier | modifier le code]

Candidat dès 1968, aux élections législatives dans la circonscription de Vitré, l'ancienne circonscription de son père, Pierre Méhaignerie est battu dans le contexte de la vague gaulliste qui suit les évènements de mai 1968. À nouveau candidat en 1973, il bat le sortant UDR. Il sera, à compter de cette date réélu député de la circonscription de Vitré en 1978, 1981, 1986, 1988, 1993, 1995, 1997, 2002 et 2007 et chaque fois au premier tour.

En janvier 1976, il entre dans le gouvernement de Jacques Chirac en même temps que Raymond Barre, dont il sera désormais un soutien fidèle. Il est secrétaire d'État puis ministre de l'Agriculture dans le gouvernement Barre II jusqu'à l'élection présidentielle de mai 1981.

Ministre de l'Équipement, du Logement et de l'Aménagement du territoire dans le second gouvernement de Jacques Chirac entre 1986 et 1988, il est nommé ministre d'État, garde des sceaux, ministre de la Justice dans le Gouvernement Édouard Balladur (1993-1995). Il instaure notamment durant son ministère un exemple de perpétuité réelle pour les pires cas de meurtre d'enfant.

Il est réélu député pour la septième fois le 16 juin 2002, pour la XIIe législature (2002-2007), dans la 5e circonscription d'Ille-et-Vilaine. Il rejoint alors le groupe Union pour un mouvement populaire et préside la commission des finances de l'Assemblée nationale de 2002 à 2007, après avoir déjà exercé cette fonction de 1995 à 1997. Il est réélu député le 10 juin 2007 dès le premier tour, avec 52,68 % des voix. Le 7 mars 2012, il annonce qu'il ne se représente pas lors des élections législatives de 2012[4].

Ancien président du Centre des démocrates sociaux de 1982 à 1994, il devient vice-président de l'UMP après en avoir été le secrétaire général. Lors de la crise qui survient au moment de l'élection contestée du président de l'UMP entre François Fillon et Jean-François Copé, il quitte l'UMP et démissionne de ses fonctions politiques le 20 novembre 2012, et annonce qu'il s'engage à l'UDI[5],[6].

Carrière politique locale[modifier | modifier le code]

En parallèle de cette carrière politique nationale, il participe également fortement à la vie politique locale.

Lors des élections cantonales de 1976, il est élu conseiller général du canton de Vitré-Est et succède ainsi à son père. Réélu lors des cantonales de 1982, il est élu président de l'assemblée départementale. Il occupera cette fonction jusqu'en 2001. À cette date, il décide en effet de ne pas se représenter et laisse sa place à Joseph Prodhomme, élu sous l'étiquette de l'UDF. C'est le conseiller général DVD de Plélan-le-Grand, Marie-Joseph Bissonnier qui lui succède à la présidence du Conseil général.

À la suite de son entrée au conseil général, il devient un an plus tard maire de Vitré lors des élections municipales de 1977. Il est facilement réélu en 1983, 1989, 1995, 2001 et 2008. Son action politique a permis d'accompagner le développement économique et démographique de la ville[7], notamment en faisant pression pour bénéficier d'un arrêt quotidien du TGV lors de sa mise en service en 1989. Tout d'abord président de la communauté de communes du Bocage Vitréen (CCBV), il est à l'initiative de la création de la communauté d'agglomération Vitré Communauté en ayant favorisé la fusion de la CCBV et de la communauté de communes de Châteaubourg[8]. C'est donc logiquement qu'il a été élu président de la communauté d'agglomération lors de sa création le 3 janvier 2002.

Il est élu conseiller régional de Bretagne lors des régionales de 1986. Il quitte son siège au Conseil régional en 1988 suite à son retour à l'Assemblée nationale.

En 2013, il se déclare candidat à la mairie de Vitré en vue des élections municipales de 2014[9],[10]. Il est réélu dès le premier tour avec 76,23 % des voix.

Détail des fonctions et des mandats[modifier | modifier le code]

Mandats locaux
Mandats parlementaires
Fonctions ministérielles
Autres fonctions

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Méhaignerie, Aux Français qui ne veulent plus être gouvernés de haut, Plon, 1995
  • Pierre Méhaignerie, Bretagne, désir d'avenir, 1998
  • Alain-François Lesacher, Samuel Moulin, "Pierre Méhaignerie 40 ans au carrefour des centres", Éditions Ouest-France, 2009

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Source : La biographie d'Alexis Méhaignerie sur le site de l'Assemblée nationale
  2. voir "Contribution des Archives à l'histoire d'ille-et-Vilaine de 1789 à 1980" - Archives d'Ille-et-Vilaine, nouvelle édition 1981.
  3. Guillaume Garot à l'Agroalimentaire, Le Figaro, 21 juin 2012.
  4. Pierre Méhaignerie (UMP) met fin à sa carrière parlementaire, Ouest-France, 7 mars 2012.
  5. Méhaignerie quitte l'UMP pour l'UDI, Le Figaro, 20 novembre 2012.
  6. Pierre Méhaignerie quitte l'UMP pour l'UDI de Jean-Louis Borloo, Le Monde, 20 novembre 2012.
  7. Voir l'analyse dans l'article sur l'économie de la ville
  8. La nouvelle structure a ainsi atteint le seuil des 50 000 habitants nécessaires pour accéder au statut de communauté d'agglomération, conformément à la loi 99-586 du 12 juillet 1999 relative au renforcement et à la simplification de l'intercommunalité.
  9. Municipales 2014. À Vitré (35), Pierre Méhaignerie briguera un 7e mandat, Ouest-France, 18 septembre 2013.
  10. À Vitré, Méhaignerie tient à son fauteuil de maire, Le Figaro, 1er novembre 2013.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]