Saint-Avertin

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Saint-Avertin
La mairie
La mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Tours
Canton Saint-Avertin
Intercommunalité Tours Plus
Maire
Mandat
Jean-Gérard Paumier
2014-2020
Code postal 37550
Code commune 37208
Démographie
Gentilé Saint-Avertinois
Population
municipale
14 461 hab. (2011)
Densité 1 091 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 22′ 03″ N 0° 43′ 40″ E / 47.3675, 0.727777777778 ()47° 22′ 03″ Nord 0° 43′ 40″ Est / 47.3675, 0.727777777778 ()  
Altitude Min. 46 m – Max. 98 m
Superficie 13,25 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ville-saint-avertin.fr

Saint-Avertin est une commune française, située dans le département d'Indre-et-Loire en région Centre.

Ses habitants sont appelés les Saint-Avertinois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Au ixe siècle, le territoire de l'actuelle commune de Saint-Avertin appartenait à la collégiale Saint-Martin. Deux foyers de peuplement existaient : un village à l'emplacement du centre-ville actuel, et Bourg-Cocu, situé à l'ouest, vers la Rue de Grand-Cour[1].

Le village au bord du Cher était un point de passage sur la route de Loches à Tours. Henri II Plantagenêt y aurait fait construire un pont en 1162. Durant, la guerre de Cent Ans, en , lors de la chevauchée du Prince noir le pont est coupé et le village brûlé sur ordre du maréchal Jean de Clermont-Nesle afin de retarder les Anglo-Gascons.

La seconde moitié du xxe siècle a vu un triplement de la population, à la suite de la construction d'habitats pavillonnaires sur un territoire largement dévolu à l'agriculture. Au xxie siècle, l'agriculture a pratiquement disparu.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Avertin

Les armes de Saint-Avertin se blasonnent ainsi :

D'argent au pairle de gueules accompagné de trois feuilles de plantin de sinople[2].

Étymologie et origines[modifier | modifier le code]

Le premier nom attesté de la localité est Venciacum, selon la charte de Hugues, abbé de Saint-Martin, en 930. Le nom évolua ensuite en Vençay (autres formes : Venzay, Vinçay, Vançay), dénomination donnée en 1276[3]

La commune prend le nom de Saint-Avertin au XIVe siècle. Selon la légende, Avertin serait né au XIIe siècle en Grande-Bretagne, de parents nobles et très religieux. Il aurait été le compagnon de Thomas Becket durant son exil en France puis serait devenu curé de Vencay où il serait mort et enterré. Aucun texte n'atteste ces faits mais la popularité du culte à saint Avertin se développe du XVe au XVIIIe siècle dans tout l'Ouest de la France[4].

Saint Avertin, connu aussi sous le nom de saint Iverzin est honoré surtout dans le Finistère, à l'église Saint-Mathieu de Morlaix (la statue est désormais au musée départemental breton de Quimper), à Plouezoc'h (dans une chapelle disparue), à Plestin-les-Grèves, à Kergloff où il est connu localement sous le nom de saint Libertin), mais aussi dans les Côtes-d'Armor, à Trédaniel et à Coëtmieux par exemple. Le saint était souvent invoqué pour les maux de tête, mais parfois aussi contre la dysenterie[5].

Au cours de la Révolution française, la commune reprit provisoirement le nom de Vençay[6].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1906 1911 Paul, comte de Pourtalès    
1911 1919 Alexandre André    
1919 1928 Silvain Fleuriau    
1928 1941 Léon Brulon    
1941 1944 Alphonse Nadaud    
1944 1945 Maurice Grosjean    
1945 1947 Marcel Boulme    
1947 1959 Henri Adam    
1959 1959 Henri Boulme   Remplaçant Adam
1959 1965 Jean-Marie Boivin    
1965 1971 Maurice Pigeaud    
1971 1983 Daniel Huard    
1983 2001 Robert Pouzioux DVD  
2001 en cours Jean-Gérard Paumier DVD Conseiller général
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 14 461 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 180 1 272 1 267 1 167 1 296 1 300 1 307 1 322 1 359
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 333 1 457 1 541 1 604 1 700 1 731 1 824 1 706 1 723
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 739 1 752 1 905 2 137 2 608 2 870 3 009 4 005 3 907
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
5 146 7 415 8 795 10 115 12 187 14 092 13 931 14 461 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Source : EHESS[9]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église

Le château de Cangé[modifier | modifier le code]

Ce château est le lieu dans lequel est installée la médiathèque de la ville de Saint-Avertin

D'après le site de Saint-Avertin[10]

Le château de Cangé a été édifié au XIIIe siècle pour une famille tourangelle, les d'Andigné. Il se situe au sein d'un parc de quinze hectares sur le coteau à l'est de la ville, dominant ainsi la vallée du Cher.

Plusieurs dynasties de renom occupèrent successivement le château :

Gilbert Imbert de Chastres, maire de Tours, occupa le château, ainsi que quatre maires de Saint-Avertin : Viot Prudhomme (?- 1832), le baron Paul de Richemont (1832-?), Maurice Cottier (1870-?) et le comte Paul de Pourtalès.

Durant de la Seconde guerre mondiale, le château de Cangé fut réquisitionné pendant cinq jours par le président Albert Lebrun, ainsi que par les services de la présidence de la République. Deux conseils des ministres s'y déroulèrent les 12 et 13 juin 1940. Après la guerre, son propriétaire le laissa à l'abandon. Un incendie le ravagea dans la nuit du 20 au 21 juin 1978. La propriété fut finalement rachetée par la commune de Saint-Avertin en 1980.

Après deux ans de rénovations, le château a été réhabilité en une médiathèque moderne tout en respectant l'architecture. Elle a ouvert ses portes le 28 décembre 2012 et est accessible à tous et toutes. Vous retrouvez plus d'informations sur la médiathèque de Saint-Avertin en cliquant sur le lien[11].

Les dépendances ainsi que le vaste parc du château accueillent régulièrement le centre de loisirs de la ville, l'école municipale de musique ainsi que de nombreuses associations. Plusieurs événements y sont régulièrement organisés tout au long de l'année grâce à un grand nombre d'installations : circuit de bicross, jeux, etc.

Effigies royales.

On cite près de Saint-Avertin, dans le salon du château de La Sogerie (?)"une série de 68 toiles anonymes du XVIIIème siècle représentant "les portraits de rois de France, le dernier étant Louis XV (mort en 1774); ces tableaux de 63 x 53 cm étaient groupés par six ou neuf". (Gérard Bardon et autres, L'Almanach de la Touraine 2010, édit. C.P.E. p.99)

Cet ensemble décoratif (disparu ?) est à rapprocher de quatre autres séries iconographiques, certaines de la région :

- celle de la galerie des 327 portraits (55 x 45 cm en moyenne) du château de Beauregard (41) répartis sur trois niveaux en douze panneaux, initiée par le contrôleur général des des Guerres et chancelier de l'Epargne Paul Ardier en 1617 et continuée par ses successeurs pendant 60 ans;

- celle des 44 portraits encadrés "représentant la cour de France et les cours étrangères" qui dans le lambris de hauteur du vestibule central de la maison de campagne construite aux portes du Mans en 1678 par l'architecte Siméon Garangeau (1647-1741) pour l'abbé Michel le Vayer, grand doyen du chapitre de la cathédrale de cette ville (Damien Castel, Demeures sarthoises de Garangeau ds V.M..F n°252, novembre 2013, p. 54);

- au XIXème siècle, les marquis de Biencourt constituèrent une collection de 300 portraits historiques (certains dus à des maîtres) dans leur château d'Azay-le-Rideau (37), qui était montrée aux visiteurs, mais qui fut dispersée avec le mobilier lors d'une vente en 1898 (des éléments sont conservés au musée Condé - château de Chantilly).

- enfin le mur Sud de la sacristie de l'église de Beaulieu-Les-Loches (41), "recouvert de panneaux de 90 x 60 cm sur lesquels sont peints les bustes de personnages ou de saints (dont Saint François de Sales) sur fond noir" (même réf. que pour la Sogerie).

Autres[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

ancienne halte du tramway

Autrefois, un tramway desservait Saint-Avertin. Actuellement, la ville de Saint-Avertin est desservie par le réseau de bus Fil Bleu avec notamment les lignes 3, 10 et 13. Elle est aussi desservie par le réseau Touraine Fil Vert avec la ligne D et le réseau Fil Blanc (dépendant du SITCAT).

Associations[modifier | modifier le code]

Association tourangelle des chiens de sauvetage aquatique ATCSA

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Albert Lebrun, le dernier Président de la IIIe République, Ed. Belin.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire des communes de Touraine, page 691, éditions CLD, 1987
  2. Le blason de la commune sur Gaso. Consultation : mars 2009.
  3. Dictionnaire des communes de Touraine, page 690, éditions CLD, 1987
  4. Guy-Marie Oury, Les Saints de Touraine, C.L.D., 1985, p. 154-155.
  5. Bulletin diocésain d'histoire et d'archéologie, diocèse de Quimper, année 1924, [lire en ligne]
  6. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Cass.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  9. Graphique d'évolution de la population, 1794-1999
  10. Site de la ville de Saint-Avertin
  11. http://www.dailymotion.com/video/xwb4mh_saint-avertin-inauguration-de-la-mediatheque_creation#.UR4RzKWvHVV