Nassimah Dindar

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Nassimah Dindar en mai 2008.

Nassimah Mangrolia-Dindar, née le 20 janvier 1960 à Saint-Louis (La Réunion), est une femme politique française. Présidente du conseil général de La Réunion depuis 2004, elle est en « congé » de l'UMP depuis sa réélection en 2011 par des voix de gauche.

Pour l'élection présidentielle de 2012, elle annonce son soutien à François Bayrou.[1]

Sommaire

[modifier] Biographie

Nassimah Mangrolia naît en 1960 dans une famille nombreuse de condition modeste dont elle est le sixième enfant et qui en comptera finalement un total de douze[2]. Elle grandit entre une mère très affectueuse et discrète et un père professeur coranique qui lui dispense une éducation religieuse stricte[3] marquée par son appartenance à la communauté zarabe : Français d'origine indienne musulmane venant de l'État du Gujerat et qui ont immigré vers La Réunion, dès l'abolition de l'esclavage comme travailleurs engagés[4].

Son baccalauréat littéraire en poche, la jeune femme obtient une maîtrise de Lettres sur Paul et Virginie à Aix-en-Provence[3], où elle est confrontée pour la première fois aux préjugés à l'entrée d'un restaurant[4]. Convaincue que c'est l'école française qui lui a permis de se construire, elle devient enseignante et exerce comme professeur de français et d'histoire dans un lycée professionnel au Butor à Saint-Denis [3].

À la fin des années 1980, elle commence à militer pour la condition féminine au sein de l'Association Femmes Actuelles de la Réunion, une association dont elle devient présidente en 1996.

[modifier] Carrière

Nassimah Dindar est d'abord élue conseillère régionale en 1998 sur la liste de Margie Sudre. Elle devient ensuite secrétaire départementale adjointe du Rassemblement pour la République - RPR - puis troisième adjointe à la mairie de Saint-Denis sur la liste d'union menée par René-Paul Victoria aux côtés de Gino Ponibalom, Ibrahim David Dindar et Jean-Jacques Morel, et vice-présidente du conseil général de La Réunion en se faisant élire dans le premier canton de Saint-Denis en 2002, canton n'ayant jamais été à gauche depuis son existence.

En 2004, elle succède à Jean-Luc Poudroux à la tête de cette institution devenant la première femme présidente du conseil général de La Réunion[5] et la première femme musulmane élue présidente d'un département en France. Elle est par ailleurs membre du bureau de l'Assemblée des départements de France en qualité de vice-présidente.

Elle est nommée déléguée générale à la diversité au sein du bureau national de l'UMP, où elle participe au rayonnement des départements d'outre-mer et à la promotion des Savoir Vivre ensemble ultramarins et réunionnais. En 2005 la Réunionnaise est pressentie comme secrétaire d'État à l'Intégration lors de la constitution du gouvernement de Dominique de Villepin[6]. Ses actions citoyennes et la politique d'aide aux personnes qu'elle a impulsées lui valent d'être décorée, en 2006, chevalier de l'Ordre national du Mérite.

Au cours de la campagne pour la Présidentielle de 2007, elle interpelle la candidate socialiste Ségolène Royal, en lui faisant remarquer son manque d'assiduité aux réunions organisées sur le thème des violences faites aux femmes, dans un communiqué coécrit avec Valérie Pécresse et Bérengère Poletti. À cette occasion, elle déclare à la presse réunionnaise que « les violences n'ont pas de couleur politique et l'encourage à rendre espoir aux victimes par les actes ».

Candidate de la majorité présidentielle, elle se présente aux élections législatives de juin 2007 sur la première circonscription de La Réunion face au chiracquien sortant candidat investi par l'UMP[7].

Avec seulement 14 % des voix elle subit un échec cinglant et réalise le plus mauvais score de tous les présidents de conseil général de France candidats aux législatives. Malgré une absence de consigne de vote, le député sortant UMP René Paul VICTORIA est réélu .

En juillet 2007, Nassimah Dindar est nommée conseiller politique chargé de la diversité auprès de Nicolas Sarkozy[8].

Janvier 2008, elle est réinvestit par l'UMP comme candidate sur le premier canton de [[Saint-Denis (La Réunion)|Saint-Denis, Nassimah Dindar préside le comité opérationnel outre-mer du Grenelle de l'environnement. L'outre-mer français "représente 97 % de la superficie des eaux maritimes françaises, soit la deuxième plus grande surface océanique du monde après les États-Unis" et constitue "la première richesse de biodiversité française terrestre ou marine". Sept thématiques ont été retenues, selon Mme Dindar, parmi lesquelles l'énergie et le traitement des déchets. Le comité fera rapidement des propositions concrètes et les ateliers se réuniront deux fois par mois. Deux chefs de projet ont été désignés : Philippe Leyssène, pour le secrétariat à l'Outre-mer, et Colin Niel, pour le ministère de l'Écologie. Le comité comprend trois députés d'outre-mer et les présidents des conseils généraux de Guadeloupe et Guyane[9].

Après de nombreuses tractations, les élus de droite, sous la houlette du président de l'UMP René-Paul Victoria, décident de proposer la candidature de Jean-Louis Lagourgue à la tête de la collectivité.

Prête à toutes les compromissions pour conserver la présidence du conseil général, Mme Dindar prend la tête d'une coalition socialo communiste agrémentée de quelques centrises en déshérence. Le dimanche 23 mars, Nassimah Dindar est réélue présidente du conseil général avec une majorité de droite sociale : UMP, MoDem, Alliance (PCR : Parti Communiste Réunionnais et Free Dom) et PS provoquant le courroux du président de l'UMP René-Paul Victoria qui dans la foulée organise l'opposition en prenant ses distances avec l'UMP tout en participant à la création, avec Didier Robert et 20 autres élus de droite, d'Objectif Réunion parti concurrent de l'UMP.

[modifier] Notes et références

  1. [1]
  2. (fr) « Maman fusionnelle », Télé Mag Réunion, juin 2004.
  3. a, b et c (fr) « Le Coran et le canton », L'Express, 12 avril 2004.
  4. a et b (fr) « La diversité valorisée », Les Blogs de la France d'après, 12 décembre 2006.
  5. [2]
  6. [3]
  7. [4]
  8. [5]
  9. [6]

[modifier] Voir aussi

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