Pierrelatte

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Pierrelatte
Église Saint-Jean-Baptiste.
Église Saint-Jean-Baptiste.
Blason de Pierrelatte
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Nyons
Canton Pierrelatte (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Drôme Sud Provence
Maire
Mandat
Marie-Pierre Mouton (UDI)
2014-2020
Code postal 26700
Code commune 26235
Démographie
Population
municipale
12 953 hab. (2011)
Densité 261 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 22′ 42″ N 4° 41′ 47″ E / 44.3783333333, 4.6963888888944° 22′ 42″ Nord 4° 41′ 47″ Est / 44.3783333333, 4.69638888889  
Altitude Min. 46 m – Max. 61 m
Superficie 49,56 km2
Localisation

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Pierrelatte est une commune française située dans le département de la Drôme en région Rhône-Alpes. Ses habitants sont appelés les Pierrelattins.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Pierrelatte est situé à l’extrême sud-ouest de la Drôme (Drôme provençale), dans la vallée du Rhône à respectivement 70 km et 25 km au sud de Valence et de Montélimar, ainsi qu'à 60 km au nord d'Avignon. Pierrelatte est limitrophe des départements de l'Ardèche à l'ouest et du Vaucluse au sud. Pierrelatte est une Ville Fleurie trois fleurs.

Communes limitrophes de Pierrelatte
Saint-Montan (Ardèche) Donzère Les Granges-Gontardes
Bourg-Saint-Andéol (Ardèche) Pierrelatte La Garde-Adhémar, Saint-Paul-Trois-Châteaux
Saint-Marcel-d'Ardèche (Ardèche) Lapalud (Vaucluse) Saint-Paul-Trois-Châteaux

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La ville est arrosée par le canal Donzère-Mondragon et le Rhône, ainsi que par la Berre.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Pierrelatte est de type méditerranéen dégradé avec des influences continentales et méditerranéennes. Le mistral, vent sec et violent de nord est fréquent.

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Réseau ferroviaire[modifier | modifier le code]

Pierrelatte dispose d'une gare SNCF desservie par de nombreux trains TER avec des dessertes cadencées dont des trains directs Avignon - Lyon donnant correspondance en gare de Valence-Ville avec des trains Valence - Annecy ou Valence - Genève desservant tous les deux gares de Grenoble, Grenoble et Grenoble-Universités-Gières, cette dernière donnant un accès direct aux Universités pour les étudiants de la région de Pierrelatte.

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Pierrelatte est située sur la route nationale 7 (Lyon-Valence / Avignon-Aix) et par l'autoroute A7. La commune est également desservie par des autocars départementaux.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La ligne de bus no 42 (Avignon-Montélimar) dessert quotidiennement la commune, avec plusieurs aller-retours[1].

Aérodrome et aéroport[modifier | modifier le code]

L'aérodrome de Pierrelatte est situé au nord-est de la commune. Il est ouvert aux avions, planeurs et ULM. Les aéroports les plus proches sont ceux de Lyon et Avignon.

Vue panoramique de Pierrelatte.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Pèiralata en provençal classique et Pèiro-Lato dans la norme mistralienne qui veut dire "pierre toute seule" en référence au rocher de Pierrelatte.

Histoire[modifier | modifier le code]

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Question book-4.svg  Histoire de la Drôme Entourée de palissades montagneuses, recouvertes d'immenses forêts verdoyantes et giboyeuses, la plaine tricastine débouche au sud du Robinet. À l'ouest, c'est une vaste étendue marécageuse, arrosée largement par le Rhône.

Là est née PetraLatta, Pierrelatte, pierre retirée de la chaussure de Gargantua, comme le dit si joliment la légende. Ligures, Celtes, apportent avec l'Empire romain la civilisation. Il faut attendre le Moyen Âge pour qu'enfin s'installe un régime féodal, avec seigneurs, coseigneurs et plus tard consuls. Une forteresse est construite sur le Rocher. Au début du XIVe siècle, les Templiers développent et rénovent l'agriculture. Au-delà des remparts, une deuxième muraille de protection permet de lutter contre les brigands et les pillards. La « charte d'affranchissement » permet aux habitants de désigner leurs représentants, aux pouvoirs limités toutefois : la commune est née.

Dès le début du XVe siècle, le Dauphin, futur Louis XI, réunit la seigneurie de Pierrelatte au Dauphiné puis au domaine royal.

François Ier doit d'abord louer Pierrelatte à de Reymond, puis la vendre au baron de La Garde. Les Guerres de religion ensanglantent toute la plaine. L'insuffisance des ressources pour nourrir les soldats en garnison se fait sentir. En 1562, la ville est prise et pillée par le baron des Adrets, et ses défenseurs massacrés[2]. Les guerres de religion enrichissaient les nobles et appauvrissaient le peuple, ce qui provoque une guerre des paysans. Un des premiers coups d'éclat du mouvement se produit à Pierrelatte : alors que le capitaine de La Cloche, qui occupe Roussas, envoie un émissaire prélever un ravitaillement en blé et avoine pour ses troupes, celui-ci est chassé à coups de bâtons, et l'imposition forcée refusée. Les paysans s'arment dans tout le Valentinois et expulsent cette troupe de soudards du château de Roussas en 1579, avant que la répression nobiliaire et royale n'écrase le mouvement dans le sang l'année suivante[3].

Mais en 1599, Pierrelatte rachetée par les habitants est de nouveau donnée au roi. Le cardinal de Richelieu fait détruire la forteresse. Par besoin financier, Louis XIII impose la communauté sous la forme de « rachat » et une fois encore les habitants de Pierrelatte interviennent et offrent la seigneurie au Prince de Conti, neveu de Mazarin. En 1789 les sociétés populaires sont créées. Les terres sont vendues aux citoyens. La première mairie est mise en place.

En 1814, la seigneurie est redonnée au futur Louis XVIII et en 1852 la voie ferrée marque le début de la prospérité. Dans le courant des années 1920, le Rocher est racheté par la municipalité et, après la Libération, la renommée de Pierrelatte est étroitement liée à la construction du canal de DonzèreMondragon et à l'installation du site nucléaire du Tricastin.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1971 septembre 2002 Jean Mouton UDF Vétérinaire
Conseiller général (1973-2004)
Député (1986-1988)
Président du conseil général (1992-2004)
septembre 2002 Mars 2014 Yves Le Bellec UMP Directeur d'école
Mars 2014 en cours Marie-Pierre Mouton UDI Pharmacienne
Conseillère générale du canton de Pierrelatte depuis 2004
Conseillère régionale (2004-2014)

Fiscalité locale[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Pierrelatte en 2010[4]
Taxe Part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 13,44 % 0,00 % 7,80 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 14,14 % 0,00 % 11,57 % 2,12 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 70,33 % 0,00 % 42,44 % 5,28 %
Cotisation foncière des entreprises (ex-TP) 20,57 %* 0,00 % 0,00 % 0,00 %

Jumelages[modifier | modifier le code]

Localisation des villes jumelées avec Villiers-le-Bâcle.
Localisation de la ville
Pierrelatte

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Aire urbaine de Pierrelatte.


En 2011, la commune comptait 12 953 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 789 2 536 2 462 2 867 3 447 3 409 3 430 3 537 3 483
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 453 3 512 3 539 3 577 3 579 3 291 3 223 3 184 3 218
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 121 3 319 3 246 3 170 3 252 3 307 3 176 3 237 3 448
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
4 251 9 757 9 816 11 596 11 770 11 943 12 315 12 953 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Les élèves de Pierrelatte débutent leurs études dans la commune, qui dispose de quatre écoles maternelles et six écoles primaires[8]. Ils poursuivent dans l'un des trois collèges, puis l'un des deux lycées de la commune[9].

Cultes[modifier | modifier le code]

La paroisse catholique de Pierrelatte, fait partie du diocèse de Valence, doyenné de Pierrelatte[10]. Le temple protestant le plus proche se situe à Saint-Paul-Trois-Châteaux[11].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Les lieux culturels sont nombreux à Pierrelatte, qui dispose de trois espaces culturels, en plus de la salle des fêtes, d'un cinéma, et d'un théâtre de verdure[12].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Le revenu fiscal moyen de la commune est de 19 535 €, en 2009. 48,7 % des foyers fiscaux de la commune sont imposables[13].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, 8 158 habitants de Pierrelatte ont un emploi, dont 93,2 % un emploi salarié. Le nombre d'emplois sur la zone est de 10 737 postes. La situation limitrophe départementale de la commune permet à certains salariés du Vaucluse ou de l'Ardèche de travailler à Pierrelatte. Le taux de chômage est de 11,4 %[14].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Le marché hebdomadaire se tient tous les vendredis matins[15]. De nombreux commerçants sont implantés à Pierrelatte, tant dans le secteur de l'alimentation, que des services[16]. L'association des commerçants propose des manifestions au cours de l'année, comme des braderies, et salons[17].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Éolienne pour pompage et irrigation.
Grange (nom local d'un mas) près de Pierrelatte.

Industrie[modifier | modifier le code]

Deux périodes ont marqué l'évolution industrielle de Pierrelatte :

Tourisme[modifier | modifier le code]

Pour une meilleure connaissance de l'histoire locale, un musée a été installé dans l'ancienne prison de la ville[18].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le rocher. Un village se forma vers le IXe siècle à l’abri du rocher appelé Pétra-Lata, dont provient le nom actuel de la ville. Le rocher protégeait la cité contre le mistral mais on eut la fâcheuse idée de le transformer en carrière. On se rendit compte que si le rocher disparaissait, le village serait exposé à toutes les violences du mistral. Une délibération du conseil municipal du 2 mars 1918 donna satisfaction à la population. L’achat du rocher fut décidé et celui-ci devint propriété de la ville. Il fut classé comme site de caractère artistique par arrêté du 15 octobre 1918 et est désormais protégé du vandalisme.

En 1475, le roi Louis XI avait fait édifier sur le rocher de Pierrelatte, un château fort avec une église dédiée à saint Michel. Celle-ci disparut lors des guerres de religion. La forteresse fut rasée par le baron de Gordes, gouverneur du Dauphiné à partir de 1562.

  • Restes des deux enceintes de la ville avec tours.
  • Les Blaches : quartier de Pierrelatte situé au sud-est.

Espaces verts/fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de Pierrelatte bénéficie du label « ville fleurie » avec « 3 fleurs » attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[19].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armorial des communes de la Drôme.
Blason de Donzère

Les armes peuvent se blasonner ainsi : D’azur à l'arbalète d'or posée en pal, accostée des lettres capitales P et L du même.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]