Guillaume Peltier

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Guillaume Peltier.

Guillaume Peltier, né le 27 août 1976 à Paris, est un chef d'entreprise et homme politique français.

Sommaire

[modifier] Jeunesse et situation familiale

Guillaume Peltier grandit dans une HLM de la porte de Vanves, au sein d'une famille de classe moyenne et de sensibilité de gauche[1]. Il est élève en hypokhâgne au lycée Blomet (École normale catholique) et en khâgne au lycée Lakanal à Sceaux (1995 et 1996), puis à la Sorbonne (licence d'histoire en 1997 et maîtrise en 1998), avant de devenir professeur d'histoire-géographie en septembre 1999. Il milite à l'UNI. Il est marié et est père de quatre enfants.

[modifier] Carrière politique

[modifier] 1996-2000 : Front national de la jeunesse et divers droite

En 1996, il fonde avec Nicolas Bay, l'association Jeunesse Action Chrétienté, un mouvement proche de l'organisation Ichtus[1] et qui se mobilise contre le PACS et l'euthanasie.

D'abord tenté par l'extrême-gauche, Guillaume Peltier adhère en 1996 au Front national de la jeunesse (FNJ), mouvement de jeunesse du Front national[1]. On lui demande, entre autres, de capter les jeunes catholiques traditionalistes courtisés par Bernard Antony. Adjoint de Samuel Maréchal, Guillaume Peltier quitte le Front national en août 1998, déclarant ne pas vouloir se rendre « complice » de la croisade antimégrétiste[2].

Après la scission entre Jean-Marie Le Pen et Bruno Mégret, Guillaume Peltier prend parti pour le second et assiste au congrès fondateur du MNR à Marignane[1],[3],[4]. Il rentre dans la direction du MNJ, l'organisation de la jeunesse du parti mégrétiste, en compagnie de Philippe Schleiter[5]. Il est également, pendant quelques mois en 2000, secrétaire général de l'Alliance avec les chrétiens en politique (ACEP), une association politique de laïcs chrétiens, d'esprit œcuménique, dont il a été exclu[6].

En mai 2000, il se présente à Épernay, sur la liste divers droite conduite par Franck Leroy.

[modifier] 2001-2008 : Mouvement pour la France

Guillaume Peltier à un meeting du MPF le 22 mai 2005, à Paris.

Après avoir approché Charles Millon, il rencontre en 2000, Philippe de Villiers[1]. Ce dernier le nomme responsable des jeunes du MPF en 2001[1].

Il se met alors en congé de l'Éducation nationale et devient permanent du MPF[1]. Il est également nommé assistant parlementaire du député européen Thierry de la Perrière.

En 2002, après avoir obtenu 2,89 % des suffrages exprimés aux élections législatives dans la sixième circonscription de la Marne, il est condamné à un an d'inéligibilité par le Conseil constitutionnel qui avait été saisi par la Commission nationale des comptes de campagne[7].

En 2003, il devient secrétaire générale du MPF[1] et conduit la liste MPF dans la circonscription Massif central-Centre lors des élections européennes de 2004. Il recueille 6,62 % des voix et n'obtient aucun élu. Lors du référendum du 29 mai 2005, il est directeur de campagne du MPF et l'un des organisateurs du meeting du 21 mai qui réunit environ 5 000 personnes au Palais des Sports de Paris.

En octobre 2005, Guillaume Peltier est nommé porte-parole de la campagne présidentielle de Philippe de Villiers. Il est considéré comme l'artisan du tournant à droite du MPF (campagne contre l'islamisation, abrogation des 35 heures, refus du mariage homosexuel, baisse des charges sur les PME, suppression des allocations aux étrangers en situation irrégulière). Selon une étude de l'Ifop, l'électorat de Villiers s'en trouve modifié, puisque 40 % des nouveaux adhérents sont des anciens du FN et du MNR. Ce tournant, et lui-même, ne font cependant pas l'unanimité au MPF[8]. Guillaume Peltier est très critique à l'égard de la politique de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, qu'il qualifie à cette époque d'imposteur[1]. Se déclarant républicain, laïc et anticlérical, il affirme se battre « contre toutes les formes de communautarisme » et se sentir « plus proche des déclarations d'un Manuel Valls que des projets d'un Nicolas Sarkozy en la matière »[1].

Il est candidat aux élections législatives de 2007 dans la 1re circonscription d'Indre-et-Loire et obtient 5,92 % des voix. Selon Libération, Guillaume Peltier participe aux négociations avec Brice Hortefeux pour les accords UMP/MPF[9].

Lors de l'élection municipale de 2008 de Tours, il conduit une liste, qui s'oppose notamment à celles du maire sortant PS Jean Germain et de l'ancien ministre de la Culture Renaud Donnedieu de Vabres. Il recueille un score de 8,44 % des suffrages, ce qui l'empêche de se maintenir au second tour.

Il quitte en mai 2008 son poste de secrétaire général du MPF, et en juin son poste de porte-parole. Le 10 juillet 2008, La Nouvelle République du Centre-Ouest publie un article[10] où Guillaume Peltier annonce que l'« histoire avec le MPF » est « finie ».

[modifier] Depuis 2009 : Union pour un mouvement populaire

Le 25 juin 2009, est annoncée son adhésion à l'UMP[réf. nécessaire]. Cette adhésion ne fait pas l'unanimité au sein du parti présidentiel en Indre-et-Loire[11].

En juin 2010, il est nommé responsable de la communication de la fédération UMP d'Indre-et-Loire[réf. nécessaire].

Guillaume Peltier, investi à l’unanimité candidat de l'UMP aux élections cantonales de 2011 dans le canton de Tours-Sud, est battu de justesse par le socialiste sortant, Claude-Pierre Chauveau, qui le devance de 55 voix (50,71 % contre 49.29 %)[12].

A partir de septembre 2011, il fait partie de la cellule Ripostes réunie autour de Brice Hortefeux pour défendre le bilan de Nicolas Sarkozy dans les médias dans la perspective de l'élection présidentielle 2012[13].

Le 11 janvier 2012, Guillaume Peltier est nommé secrétaire national de l'UMP chargé des études d'opinion et des sondages[3],[14].

[modifier] Carrière professionnelle

En juillet 1999, il est lauréat du CAPES. Il quitte ses engagements associatifs et politiques et est nommé professeur d’histoire-géographie au lycée public Philippe Le Bon à Joinville, en Haute-Marne. En septembre 2000, il est nommé professeur à Épernay.

Il devient chef d'entreprise en octobre 2008, créant sa propre PME de communication politique, institutionnelle et d'entreprise[15].

Il crée en 2008 La Lettre de l'opinion, un magazine numérique bimensuel de décryptage des enquêtes d’opinion[16].

À partir d'avril 2011, Guillaume Peltier devient enseignant à l'université d'Orléans en master 2 pour un cours intitulé « Communication politique et opinion publique »[réf. nécessaire].

Chroniqueur politique aux cotés de Ruth Elkrief sur BFM TV et Olivier Galzi sur i>Télé depuis décembre 2011, Guillaume Peltier débat chaque semaine face à ses homologues du Parti Socialiste. Chaque samedi, il affronte ainsi François Kalfon, spécialiste opinion du PS dans le cadre de l'émission le Match de l'opinion[réf. souhaitée].

[modifier] Notes et références

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Christophe Forcari, « Popu mais content », dans Libération, 5 juillet 2006 [texte intégral (page consultée le 15 février 2012)] 
  2. Renaud Dely, « Jeunes, musclés et mégrétistes », dans Libération, 13 mars 1999 [texte intégral (page consultée le 16 février 2012)] 
  3. a et b Anne-Laëtitia Béraud, « L'ex-frontiste Guillaume Peltier nommé secrétaire national de l'UMP », dans 20 minutes, 11 janvier 2012 [texte intégral (page consultée le 16 février 2012)] 
  4. Donnedieu: "droitisation de l'UMP" sur lefigaro.fr du 29 janvier 2012
  5. Magali Boumaza, Le Front national et la formation des jeunes : l’échec d’une tentative d’homogénéisation de cultures politiques, 2002
  6. Guillaume Peltier ou le parcours politique d’une girouette…. Sur le site Nations Presse Info, 8 juillet 2008.]
  7. Condamnation de Guillaume Peltier par le Conseil constitutionnel Sur le site conseil-constitutionnel.fr
  8. Nicole Thomas-Mauro, députée européenne, décide de rejoindre l'UMP, tandis qu'Isabelle Muller, la directrice de la communication du MPF, ainsi qu'un conseiller régional de Champagne-Ardenne, quittent le parti. En 2006, le trésorier du MPF, Bruno Georges, décide également de démissionner.
  9. Libération, édition du 19 septembre 2007
  10. Guillaume Peltier l’UMP à l’horizon article de la NR sur le site tours.maville.com consulté le 18 août 2008
  11. Ainsi, l'ancien ministre Renaud Donnedieu de Vabres s'y oppose, de même que le comité de la première circonscription d'Indre-et-Loire qui se déclare « favorable à l'adhésion de M.Peltier à l'UMP mais pas en Indre-et-Loire » : cf. « UMP Guillaume Peltier indésirable à Tours ? », La Nouvelle République du Centre-Ouest, 9 juillet 2009
  12. Ministère de l’intérieur « Les résultats des élections. Indre et Loire (37). Tours-Sud »
  13. Solenn de Royer, « L'UMP crée une «cellule riposte» pour contrer le PS », dans Le Figaro, 21 septembre 2011 [texte intégral (page consultée le 15 février 2012)] 
  14. Le Monde, L'ancien FN Guillaume Peltier nommé secrétaire national de l'UMP, 11 janvier 2012.
  15. Portrait Nouvelle République, 29 octobre 2008
  16. Saïd Mahrane, « Peltier, la nouvelle boîte à idées de l'UMP », dans Le Point, 28 juillet 2011 [texte intégral (page consultée le 15 février 2012)] 

[modifier] Liens externes

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