Guillaume Peltier

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Guillaume Peltier
Guillaume Peltier, le 1er novembre 2007.
Guillaume Peltier, le 1er novembre 2007.
Fonctions
Maire de Neung-sur-Beuvron
En fonction depuis le 30 mars 2014
Prédécesseur Michel Legourd
Vice-président de l'UMP
3 février 201315 juin 2014
Président Jean-François Copé
Secrétaire national de l'UMP
chargé des études d'opinion et des sondages
11 janvier 20123 février 2013
Secrétaire général et porte-parole du MPF
20032008
Président Philippe de Villiers
Biographie
Date de naissance 27 août 1976 (38 ans)
Lieu de naissance Paris
Nationalité Française
Parti politique FN (1996-1998)
MNR (1998-2000)
MPF (2001-2008)
UMP (depuis 2009)
Diplômé de Université Paris-Sorbonne
Profession Professeur d'histoire

Guillaume Peltier, né le 27 août 1976 à Paris, est un chef d'entreprise et homme politique français. De février 2013 à juin 2014, il est vice-président de l’UMP.

Jeunesse et situation familiale[modifier | modifier le code]

Guillaume Peltier grandit en banlieue parisienne dans une HLM de la porte de Vanves, au sein d'une famille de classe moyenne et de sensibilité de gauche[1] ; son père est artisan plombier et sa mère laborantine[2]. Il est étudiant en hypokhâgne au lycée Blomet (École normale catholique), puis en khâgne au lycée Lakanal à Sceaux (1995 et 1996), puis à la Sorbonne (licence d'histoire en 1997 et maîtrise en 1998), avant de devenir professeur d'histoire-géographie en septembre 1999. Il milite à l'UNI. Il est marié et est père de quatre enfants.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

1996-2000 : Front national de la jeunesse et extrême droite[modifier | modifier le code]

Guillaume Peltier adhère en 1996 au Front national de la jeunesse (FNJ), mouvement de jeunesse du Front national[1]. Sous la direction de Samuel Maréchal, il est chargé de capter les jeunes catholiques traditionalistes courtisés par Bernard Antony. En 1997, il fonde avec Nicolas Bay, l'association Jeunesse Action Chrétienté, un mouvement proche de l'organisation Ichtus[1] et qui se mobilise contre le PACS et l'euthanasie.

Guillaume Peltier quitte le Front national en août 1998, déclarant ne pas vouloir se rendre « complice » de la croisade antimégrétiste[3].

Après la scission entre Jean-Marie Le Pen et Bruno Mégret, Guillaume Peltier prend parti pour le second et assiste au congrès fondateur du MNR à Marignane[1],[4],[5]. Il rentre dans la direction du MNJ, l'organisation de la jeunesse du parti mégrétiste, en compagnie de Philippe Schleiter[6]. Il est également, pendant quelques mois en 2000, secrétaire général de l'Alliance avec les chrétiens en politique (ACEP), une association politique de laïcs chrétiens, d'esprit œcuménique, dont il a été exclu[7].

2001-2008 : Mouvement pour la France[modifier | modifier le code]

Guillaume Peltier à un meeting du MPF le 22 mai 2005, à Paris.

En mai 2000, il se présente à Épernay, sur la liste divers droite conduite par Franck Leroy. Après avoir approché Charles Millon, il rencontre en 2000, Philippe de Villiers[1]. Ce dernier le nomme responsable des jeunes du MPF en 2001[1].

Il se met alors en congé de l'Éducation nationale et devient permanent du MPF[1]. Il est également nommé assistant parlementaire du député européen Thierry de La Perrière.

En 2002, après avoir obtenu 2,89 % des suffrages exprimés aux élections législatives dans la sixième circonscription de la Marne, il est condamné à un an d'inéligibilité par le Conseil constitutionnel qui avait été saisi par la Commission nationale des comptes de campagne[8].

En 2003, il devient secrétaire général du MPF[1] et conduit la liste MPF dans la circonscription Massif central-Centre lors des élections européennes de 2004. Il recueille 6,62 % des voix et n'obtient aucun élu. Lors du référendum du 29 mai 2005, il est directeur de campagne du MPF et l'un des organisateurs du meeting du 21 mai qui réunit environ 5 000 personnes au Palais des sports de Paris.

En octobre 2005, Guillaume Peltier est nommé porte-parole de la campagne présidentielle de Philippe de Villiers.

En 2006, le trésorier du MPF, Bruno Georges, décide également de démissionner. Guillaume Peltier est très critique à l'égard de la politique de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, qu'il qualifie à cette époque d'imposteur[1]. Se déclarant républicain, laïc et anticlérical, il affirme se battre « contre toutes les formes de communautarisme » et se sentir « plus proche des déclarations d'un Manuel Valls que des projets d'un Nicolas Sarkozy en la matière »[1].

Il est candidat aux élections législatives de 2007 dans la 1re circonscription d'Indre-et-Loire et obtient 5,92 % des voix. Selon Libération, Guillaume Peltier participe aux négociations avec Brice Hortefeux pour les accords UMP/MPF[9].

Lors de l'élection municipale de 2008 de Tours, il conduit une liste, qui s'oppose notamment à celles du maire sortant PS Jean Germain et de l'ancien ministre de la Culture Renaud Donnedieu de Vabres ; il recueille un score de 8,44 % des suffrages. Donnedieu de Vabres refusant une fusion de sa liste avec la sienne, il décide par mesure de rétorsion de ne pas appeler à voter pour Donnedieu de Vabres au deuxième tour ; en réaction, alors qu'il avait été investi candidat officiel UMP aux élections cantonales sur le canton de Tours-Val-du-Cher, l'UMP décide de présenter un autre candidat et il ne recueille que 21,87 % des voix, contre 54,68 % pour Gérard Gernot le candidat PS et 10,84 % pour Nourdine Tarkany, candidat officiel UMP-Nouveau Centre[10].

Il quitte en mai 2008 son poste de secrétaire général du MPF, et en juin son poste de porte-parole. Le 10 juillet 2008, La Nouvelle République du Centre-Ouest publie un article[11] où Guillaume Peltier annonce que l'« histoire avec le MPF » est « finie ».

Depuis 2009 : Union pour un mouvement populaire[modifier | modifier le code]

Le 25 juin 2009, est annoncée son adhésion à l'UMP[réf. nécessaire]. Cette adhésion ne fait pas l'unanimité au sein du parti présidentiel en Indre-et-Loire[12].

En juin 2010, il est nommé responsable de la communication de la fédération UMP d'Indre-et-Loire[réf. nécessaire].

Guillaume Peltier, investi candidat de l'UMP aux élections cantonales de 2011 dans le canton de Tours-Sud, est battu de justesse par le socialiste sortant, Claude-Pierre Chauveau, qui le devance de 55 voix (50,71 % contre 49,29%)[13].

À partir de septembre 2011, il fait partie de la cellule Ripostes réunie autour de Brice Hortefeux pour défendre le bilan de Nicolas Sarkozy dans les médias dans la perspective de l'élection présidentielle de 2012[14].

Le 11 janvier 2012, Guillaume Peltier est nommé secrétaire national de l'UMP chargé des études d'opinion et des sondages[4],[15].

Le 28 janvier 2012, il est investi pour les élections législatives candidat UMP sur la première circonscription d'Indre-et-Loire[16] et intègre quelque semaines plus tard l'équipe de portes-paroles du candidat UMP à la présidentielle, Nicolas Sarkozy[17]. Ainsi, il rejoint Emmanuelle Mignon, conseillère stratégique de la campagne présidentielle, Guillaume Lambert, directeur de campagne, le conseiller Patrick Buisson, l'ex-sondeur Pierre Giacometti, Jean-Michel Goudard (ancien publicitaire d'Euro RSCG), mais aussi Henri Guaino et Franck Louvrier[18],[19].

À la suite de l'officialisation de la candidature de Nicolas Sarkozy, le 15 février 2012, le président sortant mobilise une équipe de portes-paroles autour de Nathalie Kosciusko-Morizet, que Guillaume Peltier intègre. Les médias le considèrent alors comme faisant partie de ceux qui comptent dans l'équipe de campagne de Nicolas Sarkozy[20]. Très présent dans les médias il défend la stratégie et la ligne de campagne choisie par Nicolas Sarkozy, qui n'est « pas une stratégie droitière, mais une stratégie populaire » selon lui[21].

Il est battu aux législatives de 2012 par le candidat socialiste Jean-Patrick Gille à 58,20 % contre 41,80 %.

En juillet 2012, il lance le mouvement « La Droite forte » avec le conseiller régional d'Île-de-France Geoffroy Didier et dépose la marque « La Droite forte » en vue du congrès de l'UMP[22],[23]. La motion arrive en tête avec 28 % des suffrages exprimés le 18 novembre 2012[24].

En février 2013, dans le cadre de la direction « partagée » entre Jean-François Copé et François Fillon, il devient vice-président de l’UMP au titre des mouvements, lors de la seconde vague de nomination après celle de janvier, en plus du vice-président délégué Luc Chatel, en poste depuis novembre 2012.

Le 23 mars 2014, il est dès le premier tour élu maire de Neung-sur-Beuvron (1 200 habitants) avec 61,85 % des voix[25].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

En juillet 1999, il est lauréat du CAPES. Il quitte ses engagements associatifs et politiques et est nommé professeur d’histoire-géographie au lycée public Philippe Lebon à Joinville, en Haute-Marne. En septembre 2000, il est nommé professeur à Épernay.

En octobre 2008, il crée sa propre EURL de communication politique, institutionnelle et d'entreprise[26] baptisée Com1+ et dont les bureaux sont situés avenue de Grammont, à Tours[27]. Cette société publie La Lettre de l'opinion, un magazine numérique bimensuel de décryptage des enquêtes d’opinion[28].

À partir d'avril 2011, Guillaume Peltier devient intervenant à l'université d'Orléans en master 2 pour un cours intitulé « Conseil politique et communication »[29].

Il est invité permanent de la chroniqueur politique de Ruth Elkrief sur BFM TV et d'Olivier Galzi sur i>Télé depuis décembre 2011, Guillaume Peltier débat chaque semaine face à ses homologues du Parti socialiste. Chaque samedi, il affronte ainsi François Kalfon, spécialiste opinion du PS dans le cadre de l'émission le Match de l'opinion[30].

Le 3 juin 2014, une perquisition a lieu à son domicile de Neung-sur-Beuvron dans le cadre d'une enquête pour délit de favoritisme et prise illégale d'intérêts présumés et de soupçons de non-respect par la Ville de Menton des règles d'attribution des marchés, dossier dans lequel Bygmalion (surfacturations envers l'UMP) serait également impliquée[31].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Christophe Forcari, « Popu mais content », Libération,‎ 5 juillet 2006 (lire en ligne)
  2. Élisabeth Chavelet et Ludovic Vigogne, « Guillaume Peltier - Geoffroy Didier, le jeune duo qui bouscule l’UMP », Paris Match, semaine du 3 au 9 janvier 2013, pages 86-89.
  3. Renaud Dely, « Jeunes, musclés et mégrétistes », Libération,‎ 13 mars 1999 (lire en ligne)
  4. a et b Anne-Laëtitia Béraud, « L'ex-frontiste Guillaume Peltier nommé secrétaire national de l'UMP », 20 minutes,‎ 11 janvier 2012 (lire en ligne)
  5. Donnedieu: "droitisation de l'UMP" sur lefigaro.fr du 29 janvier 2012
  6. Magali Boumaza, Le Front national et la formation des jeunes : l’échec d’une tentative d’homogénéisation de cultures politiques, 2002
  7. Guillaume Peltier ou le parcours politique d’une girouette…. Sur le site Nations Presse Info, 8 juillet 2008.
  8. Condamnation de Guillaume Peltier par le Conseil constitutionnel Sur le site conseil-constitutionnel.fr
  9. Libération, édition du 19 septembre 2007
  10. ACCUEIL INDRE ET LOIRE Résultats par canton, sur le site interieur.gouv.fr
  11. Guillaume Peltier l’UMP à l’horizon article de la NR sur le site tours.maville.com consulté le 18 août 2008
  12. Ainsi, l'ancien ministre Renaud Donnedieu de Vabres s'y oppose, de même que le comité de la première circonscription d'Indre-et-Loire qui se déclare « favorable à l'adhésion de M. Peltier à l'UMP mais pas en Indre-et-Loire » : cf. « UMP Guillaume Peltier indésirable à Tours ? », La Nouvelle République du Centre-Ouest, 9 juillet 2009
  13. Ministère de l’intérieur « Les résultats des élections. Indre et Loire (37). Tours-Sud »
  14. Solenn de Royer, « L'UMP crée une « cellule riposte » pour contrer le PS », Le Figaro,‎ 21 septembre 2011 (lire en ligne)
  15. L'ancien FN Guillaume Peltier nommé secrétaire national de l'UMP Le Monde du 11 janvier 2012
  16. Candidats investis ou soutenus par le Conseil national de l’UMP du 28 janvier 2012 Sur le site u-m-p.org
  17. Guillaume Peltier porte-parole adjoint Sur le site lanouvellerepublique.fr
  18. Présidentielle: l'équipe de Nicolas Sarkozy se dessine Sur le site .20minutes.fr
  19. EN IMAGES. Sarkozy : l’équipe de choc du président Sur le site leparisien.fr
  20. Guillaume Peltier la passion extrême des sondages Sur le site liberation.fr
  21. " La stratégie n'est pas droitière, elle est populaire " Sur le site lanouvellerepublique.fr
  22. Deux jeunes sarkozystes lancent "la Droite forte", Le Point, 23 juillet 2012.
  23. Geoffroy Didier : "Sans une droite forte, le FN nous battra en 2017", Le Point, 23 juillet 2012.
  24. « La droite forte, grande gagnante des motions de l'UMP », dans l'édition du Monde du 20 novembre 2012.
  25. http://www.liberation.fr/politiques/2014/03/27/comment-peltier-s-est-fabrique-un-fief-dans-le-loir-et-cher_990656
  26. Portrait Nouvelle République, 29 octobre 2008
  27. « Guillaume Peltier est jeune, beau et vient du FN : le choix de l’UMP pour Tours », Rue89, 6 juin 2012.
  28. Saïd Mahrane, « Peltier, la nouvelle boîte à idées de l'UMP », Le Point,‎ 28 juillet 2011 (lire en ligne)
  29. biographie succincte sur le site http://www.ladroiteforte.fr/, site consulté le 14/12/2012
  30. Site consulté le 14/12/2012, sur son site officiel
  31. http://www.bfmtv.com/politique/ump-perquisition-domicile-guillaume-peltier-786359.html

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

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Lien externe[modifier | modifier le code]