Fossoy

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Fossoy
L'église Saint-Georges.
L'église Saint-Georges.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Aisne
Arrondissement Château-Thierry
Canton Château-Thierry
Intercommunalité Communauté de communes de la Région de Château-Thierry
Maire
Mandat
Patrick Deshayes
2014-2020
Code postal 02650
Code commune 02328
Démographie
Population
municipale
571 hab. (2011)
Densité 80 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 02′ 57″ N 3° 29′ 00″ E / 49.0491666667, 3.4833333333349° 02′ 57″ Nord 3° 29′ 00″ Est / 49.0491666667, 3.48333333333  
Altitude Min. 61 m – Max. 234 m
Superficie 7,18 km2
Localisation

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Fossoy est une commune française, située dans le département de l'Aisne en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située sur les coteaux sud de la allée de la Marne, Fossoy est une commune très étalée avec des maisons typiques de l'architecture traditionnelle locale. De nombreuses fontaines et des lavoirs sont également visibles. La commune compte dix viticulteurs et d'autres exploitations agricoles. C'est aussi le siège du pays de l'Omois qui réunit près de 80 communes.

Le pays de l'Omois a son siège à la ferme du Ru Chailly, où venait peindre Léon Lhermitte, peintre du monde paysan dont l'une des toiles célèbres "la paye du moissonneur" est visible au Musée d'Orsay.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans les rues de Fossoy, il se raconte une légende : au temps du Roi Henri III, il se consommait beaucoup de cerises à la cour. Ces cerises provenaient de Fossoy et d'une autre commune proche Reuilly-Sauvigny. Les producteurs étaient en concurrence acharnée et chacun tentait de trouver le meilleur produit pour la cour. Pendant des années, les producteurs de Reuilly-Sauvigny avaient obtenu les meilleurs fruits au détriment des producteurs de Fossoy. Puis, la sécheresse s'est abattue sur la région. Les récoltes dans les champs de la vallée, le bétail et les populations souffrirent plusieurs années de suite de cette sécheresse. La famine frappait la région et les populations s'en remirent à Dieu pour que la pluie vienne. Mais elle ne vint pas. On parlait de malédictions. Les habitants de Reuilly-Sauvigny se révoltèrent, tuèrent le prêtre, arrachèrent la statue du Saint Patron de la commune, Saint George de son retable et allèrent le jeter dans la rivière.

La statue descendit le cours de la rivière jusqu'à Fossoy et fut trouvé par les paysans du village. Tous se demandaient par quel miracle saint George avait-il pu arriver jusque-là. On fit une fête mémorable dans le village avec prière et procession. Ces fêtes religieuses durèrent plusieurs jours. Et, alors qu'il était décidé de rebaptiser la paroisse du nom de son saint patron, un orage se mit à gronder et la pluie tomba en abondance, mettant ainsi un terme à des mois de sécheresse. On dit aussi que cet orage ne passa pas par Reuilly-Sauvigny, mettant fin définitivement à la culture des cerises pour la table des rois de France.

Saint Georges avait une nouvelle fois terrassé le dragon de la sécheresse.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[1]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1977 1999 Marcel Mercier   Décédé en fonction
mars 1999 mars 2001 Georges Ruch    
mars 2001 octobre 2005 Patrick Lachaussée   Cadre au ministère des affaires étrangères
Démissionnaire
octobre 2005 en cours
(au 12 mai 2014)
Patrick Deshayes   Réélu pour le mandat 2014-2020[2], [3]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 571 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
306 350 339 328 294 323 341 343 333
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
313 299 292 290 272 268 263 270 254
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
236 225 222 262 254 240 244 223 251
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
293 370 463 517 621 620 595 588 571
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église du XIIIe siècle, est classée monument historique depuis 1903 ainsi qu'une croix de chemin du XIVe siècle, depuis 1931.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Maxime Boulmé, Fossoy : Les secrets d'un village champenois, Publibook,‎ 2011, 132 p. (ISBN 978-2-7483-6911-3, lire en ligne), p. 70-75.
  2. Préfecture de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
  3. « Liste des maires de l'Aisne » [xls], Préfecture de l'Aisne,‎ 12 mai 2014 (consulté le 26 juillet 2014)
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011