Artemps

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Artemps
La Rue du Canal autrefois
La Rue du Canal autrefois
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Aisne
Arrondissement Saint-Quentin
Canton Saint-Simon
Intercommunalité Communauté de communes du Canton de Saint-Simon
Maire
Mandat
Jean-Claude Dusanter
2014-2020
Code postal 02480
Code commune 02025
Démographie
Gentilé Artempois
Population
municipale
360 hab. (2011)
Densité 57 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 45′ 57″ N 3° 11′ 26″ E / 49.7658333333, 3.19055555556 ()49° 45′ 57″ Nord 3° 11′ 26″ Est / 49.7658333333, 3.19055555556 ()  
Altitude 77 m (min. : 62 m) (max. : 93 m)
Superficie 6,31 km2
Localisation

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Artemps est une commune française, située dans le département de l'Aisne en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune d'Artemps est localisée à une dizaine de kilomètres au sud de Saint-Quentin et à trois kilomètres de son chef-lieu de canton Saint-Simon. Le canal de Saint-Quentin et la rivière "la Somme" traverse le village d'Artemps. Village de l'ancien Novonnais, situé sur la rive gauche de la Somme, au Nord-Ouest de Laon et au sud de St-Quentin, autrefois de la généralité de Soissons, du bailliage de St-Quentin, élection et diocèse de Noyon.

Histoire[1][modifier | modifier le code]

Artemps, Arten en 1049 et en 1090 Artemium. 

Artemps est un village très ancien ; il en est question dès le IXe siècle. Baudoin , évèque de Noyon, en donna l'autel à l'abbaye de St-Eloi, en 1049, et en 1090, Ermentrude de Ham en donna le terroir à l'abbaye du Mont-St-Quentin.

Jean d'Artemps, abbé de St-Eloi de Noyon en 1420, était né à Artemps ; il avait été nommé abbé d'Alchiacum en 1407, par l'anti-pape Pierre de Luna, et s'en démit 3 ou 4 ans après. Ce village est encore le lieu de naissance de Nicolas Desjardins, célèbre professeur du XVIIIe siècle, principal du collège de St-Quentin.

Des anciens seigneurs d'Artemps un seul nous est connu; il vivait en 1248, se nommait Jean d'Artemps, et avait pour femme Agnès. En dernier lieu la seigneurie de ce village était dans les mains du comte de Laval-Montmorency

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Jean-Claude Dusanter[2] DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 360 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
325 338 359 377 453 471 478 497 522
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
526 570 525 534 540 541 509 489 422
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
416 445 384 258 278 248 253 255 288
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
264 289 292 297 347 338 354 356 360
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Martin.

Cette église est l'une des rares en France à posséder un clocher surmonté de deux coqs. L'église a subi de nombreuses transformations au cours des années mais n'a pas été totalement détruite lors des deux guerres mondiales. La plupart des vitraux ont pu être conservés, sur l'un de ceux-ci, le maître-verrier a représenté l'église. L’église Saint-Martin d’Artemps est composée d’une tour massive en grès construite au XIVe siècle dans le style roman et d’un chœur bâti autour de la tour au XVIe siècle dans le style gothique simple. Les murs de la nef ont été reconstruits à différentes périodes, l’un des murs latéraux est en grès et l’autre en brique. Le maître-autel est de style gothique et les fenêtres ornées de vitraux dont l’un du maître-verrier Mr Talon.

Dans sa longueur la nef mesure pour de large et le clocher culmine également à 29 m. Une inscription ancienne, est placée en face, sur le mur, du côté gauche du chœur. Vous pourrez y lire:

« LOUIS HORDRET, né à Artemps en 1714, avocat aux conseils du Roi; a fondé dans cette église en 1783, suivant les désirs de NICOLAS et FRANCOIS DESJARDINS, ses oncles, chanoine et principal du collège de SAINT-QUENTIN, nés au même lieu, morts, l'un en 'autre en 1773, une messe, etc,.. "A fait don de six cents livres de rente pour être employés chaque année, le moitié à soulager six vieux hommes ou six vieilles femmes les plus pauvres, et l’autre moitié à secourir les femmes en couche, les blessés et les malades de cette commune, le tout à perpétuité ».

Quelques statues dans l'église, celle de Saint-Pierre, un vieillard qui tient les clefs du Paradis, et dont la figure étrusque annonce la vigueur et l'énergie. La statue semble avoir été copiée sur l'une de celles que l'on voit à la cathédrale de Reims aux trumeaux des portes du transept croisillon septentrional.
Deux autels se trouvent de chaque côté du transept, à l'extrémité des bas-côtés, Ils sont en bois marbré et d'un style Renaissance d’un bel effet ; près de l'autel de gauche, on voit un petit tableau d'une bonne composition, et représentant le patron du village, Saint-Martin, monté sur un cheval et coupant son manteau pour en donner la moitié à un pauvre presque nu, étendu sur le sol.

De belles petites colonnes avec filets dorés et chapiteaux genre ionien encadrent cet autel. Celui de droite est orné de belles colonnes torses, avec des rinceaux et des feuillages dorés. Dans le bas, on remarque un pélican, donnant la pâtée à ses petits, à moins que ce ne soit un des cygnes qu'on voyait autrefois en assez grand nombre sur la Somme, et que le seigneur de Viécourt avait seul le droit de chasser.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Habitants d'Artemps décorés de la légion d'honneur 
  • Louis Alexandre Duplaquet (12/08/1796)
  • Albert Alfred Galopin (02/04/1879)
  • Heracleonas Urbain Lobbe (25/10/1802)
Né à Artemps 
  • Nicolas Desjardins (1682-1738) et François Desjardins (697-1773), chanoines de l'église royale et principaux du collège de Saint-Quentin, oncles de Louis Hordret
  • Louis Hordret (1714-1789) (neveu des précédents), avocat au conseil du roi, auteur de l'Histoire des droits anciens et des prérogatives et franchises de la ville de Saint-Quentin.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Source : dictionnaire historique de l'Aisne de Melleville (tome1)
  2. Préfecture de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]