Châtillon-sur-Oise

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Châtillon-sur-Oise
Image illustrative de l'article Châtillon-sur-Oise
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Aisne
Arrondissement Saint-Quentin
Canton Moÿ-de-l'Aisne
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée de l'Oise
Maire
Mandat
Gabriel Niay
2014-2020
Code postal 02240
Code commune 02170
Démographie
Population
municipale
126 hab. (2011)
Densité 48 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 47′ 33″ N 3° 25′ 15″ E / 49.7925, 3.42083333333 ()49° 47′ 33″ Nord 3° 25′ 15″ Est / 49.7925, 3.42083333333 ()  
Altitude Min. 61 m – Max. 119 m
Superficie 2,62 km2
Localisation

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Châtillon-sur-Oise

Châtillon-sur-Oise est une commune française, située dans le département de l'Aisne en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Châtillon se situe à 15 kilomètres au sud-est de la sous-préfecture de l'Aisne (en Picardie), Saint-Quentin, et à 40 kilomètres de Laon, la préfecture. Le village dépend du canton de Moÿ-de-l'Aisne et se trouve à mi-chemin entre cette dernière ville et celle de Ribemont.

Histoire[modifier | modifier le code]

Châtillon-sur-Oise est un petit village situé sur la rive droite de l’Oise entre Sissy auquel il est presque contigu, et Mézières-sur-Oise dont il n’est séparé que d'1,8 km. Il faisait partie autrefois de l’ancienne Thiérache. La superficie de son territoire est de 262 hectares et son altitude est de 110 mètres.

Châtillon-sur-Oise est mentionné au XIIe siècle, dans le cartulaire de l’abbaye d’Homblières. En 1224, on l’appelait Castelliacum-super-Issaram-flumen. Châtillon a été uni à la subdélégation de Laon en 1779. La seigneurie était vassale de l’abbaye d’Homblières. Le village aurait également possédé anciennement un prieuré d’hommes qui aurait appartenu d’abord à l’abbaye de Saint-Hubert qui l’aurait ensuite cédé à l’abbaye d’Homblières.

On[Qui ?] assure que Châtillon-sur-Oise doit son nom à une forteresse gallo-romaine qui était située sur le mont qui s’élève au nord-ouest du village, c’est-à-dire entre le village et la vieille chaussée que l'on voit encore de nos jours et qui se situe vers le bois de Lorival, chemin parallèle à la départementale reliant aujourd'hui Sissy à Mesnil-Saint-Laurent.

On[Qui ?] a trouvé en cet endroit de nombreux débris d’une haute antiquité : il y a là du côté du chemin de Sissy, le lieu-dit l’Homme de Grès, dans lequel certains[Qui ?] ont cru reconnaître les restes d’un dolmen gaulois pareil à celui de Rouvoy, et d’autres les fondements d’un ancien château fort. L’Homme de Grès était l’endroit où les criminels du voisinage étaient mis à mort.

Dans le pays on[Qui ?] croit qu’il y avait autrefois un camp romain, et que le village se trouvait anciennement sur la colline, vers la vieille chaussée gallo-romaine. Il y a quelques années, des cultivateurs de Châtillon y ont trouvé des travaux de construction, des dallages en marbre, des boulets et autres débris anciens.

L’emplacement de l’ancien château fort de Châtillon était stratégique : celui-ci commandait en effet toute la vallée depuis Thenelles jusqu’à Moÿ et en même temps les chemins et routes des environs, depuis la route de Guise jusqu’à la route de la Fère dans la direction d’Itancourt et de Mézières.

La chaussée gallo-romaine est aujourd’hui un chemin vicinal de Châtillon jusqu'à la départementale citée ci-dessus. Sa longueur est d’environ deux kilomètres et son tracé va dans la direction du bois de Lorival. Elle est aujourd'hui utilisée comme chemin agricole.

Châtillon est bâti en sorte d'amphithéâtre sur la colline qui prend naissance au bord de l’Oise. La rue principale, celle dans laquelle se trouvaient l’église, le cimetière et l’école, aboutit d’un côté sur la vieille chaussée gauloise, et de l’autre sur la route qui conduit à Sissy, en passant près d’un bloc de pierre qui fait, aux passants, l’effet d’un calvaire.

On ne connaît d’autre seigneur du village que Francois de Châtillon, seigneur de Sissy et Châtillon qui vivait au début du XVIIe siècle, mort le 10 novembre 1654. François de Châtillon descendait de l’ancienne et illustre maison de Châtillon-sur-Marne, qui a donné, d’après l’historien André Duchesne, des saints, un pape, des évêques, des amiraux...

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Gabriel Niay[1] app. UMP  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 126 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
280 308 303 302 291 290 287 278 266
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
275 285 258 244 224 212 213 214 222
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
225 220 213 131 186 154 146 123 157
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
178 181 119 121 139 128 138 135 129
2011 - - - - - - - -
126 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

- "Les sept ponts" : la rivière Oise, qui relie Chimay (Belgique) à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) pour se jeter dans la Seine au niveau de cette ville, passe à Châtillon sous le canal de la Sambre à l'Oise. Ainsi, sept voûtes permettent à la rivière de passer sous le canal, lequel déverse à l'occasion de son eau dans la rivière grâce à une chute d'eau.

- "La cascade et l'étang"

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Préfecture de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]

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