Sequehart

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Sequehart
Image illustrative de l'article Sequehart
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Aisne
Arrondissement Saint-Quentin
Canton Catelet
Intercommunalité Communauté de communes du Pays du Vermandois
Maire
Mandat
Philippe Rémy
2014-2020
Code postal 02420
Code commune 02708
Démographie
Population
municipale
226 hab. (2011)
Densité 35 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 55′ 48″ N 3° 20′ 01″ E / 49.93, 3.33361111111 ()49° 55′ 48″ Nord 3° 20′ 01″ Est / 49.93, 3.33361111111 ()  
Altitude Min. 95 m – Max. 151 m
Superficie 6,38 km2
Localisation

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Sequehart est une commune française, située dans le département de l'Aisne en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située à 12 km à l'est du Catelet, avec une superficie de 638 hectares et une altitude de 115 m, Sequehart se plaît dans la plaine ondulée du Vermandois. L'ancien hameau du Chardon Vert a désormais rejoint le village avec de nouvelles constructions.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune viendrait de siccus " sec " et "hart" de la forêt qui entourait jadis le village.On trouve Sequehart en 1148 dans le cartulaire de l'Abbaye de Vicogne. Ses habitants l'appellent familièrement " scar ".

Histoire[modifier | modifier le code]

Les fossonniers[modifier | modifier le code]

Célèbres pour leur contrebande de sel au XVIIIe siècle, huit d'entre eux se font prendre au village par les gardes du Roi et sont condamnés à mort.

Propriétaire du village[modifier | modifier le code]

Charles Guillaume de Priel, principal propriétaire à Sequehart, décède le 26 avril 1825 à l'âge de 78 ans. Ses fonctions et grades étaient nombreux, ex-négociant et secrétaire du Roi, receveur général des fermes et consignations, maire président du canton, membre du conseil d'arrondissement du bureau de bienfaisance.

La Guerre en toute innocence[modifier | modifier le code]

Village de culture, de marchands, on dénombrait en 1900 plus de 20 métiers pour 550 habitants. Mais les guerres et la modernisation ont petit à petit réduit l'activité. Le village a d'abord vécu avec les dragons français en cantonnement pendant deux mois en 1939, puis un régiment de zouaves et des tirailleurs africains. Mais le 16 mai 1940, l'ordre est donné de partir au plus vite.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Anne-Marie Macarez    
mars 2008 ... Philippe Rémy[1]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 226 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
423 439 448 477 514 590 622 602 608
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
610 586 576 536 558 509 505 461 420
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
413 441 386 258 255 240 225 192 240
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
232 218 189 235 233 217 227 228 222
2011 - - - - - - - -
226 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Aujourd'hui, la population compte 220 habitants. Ils étaient 235 en 1985 contre 558 en 1882 et 439 en 1800. Quatre-vingts maisons sont bâties et les jeunes n'hésitent pas à s'y installer avec leurs enfants : 36 personnes de plus de 60 ans ont été comptabilisé, signe de rajeunissement.

Économie[modifier | modifier le code]

Une fabrique de parpaings, une chaudronnerie, une entreprise de bâtiment et des artisans sont toujours présents au village. Le bureau de Poste a fermé ses portes en 1960, l'école en 2000. Les écoliers se tournent alors vers Levergies, Lesdins ou Saint-Quentin.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts se trouve au sein de la rue de la Poste en face de la place du village.

Le phare servait pour guider les avions, Sequehart, étant le point central entre Paris et Bruxelles ( 150 km) et situé en hauteur. On le voyait depuis Holnon. Une personne s'occupait d'avertir ou de guider les avions. Il fut détruit volontairement après la guerre de 1944, les avions étant devenus plus performants.

Église et cimetières : trois cimetières entoure l'église Saint-Quentin, rebâtie à l'envers après sa destruction. Deux cimetières britanniques rendent hommages aux morts pour la France et sur le monument aux morts sont gravés les sept noms des victimes du village.

Le château date du XIIe siècle. Il est construit sur la butte des Jacobins, d'origine gauloise. En 1477, il subit l'assaut des mauvais garnements de Louis XI. Son allée d'arbres majestueux fait sa légende et sa beauté. Le château servait de demeure au seigneur de Priel. Le château de Sequehart est mis en vente par licitation le 1er août 1832, avec ses bâtiments, ses cours, son jardin et ses dépendances. Ce château se trouve entre le chemin qui mène au Cateau et le vieux bois. L'ensemble sur 1 hectare 34 ares et 32 centiares. Il se compose: -D'un bâtiment construit en pierres et briques, avec charpente en chêne couverte en ardoises. Ce bâtiment est placé entre la terrasse du jardin et la cour d'honneur. Une partie de cette cour est pavée jusque la grille et le surplus est en gazon. Il mesure 31 44 m de long sur 5 9 m de large. Il est traversé par un corridor donnant communication de la cour au jardin. Voici la distribution des pièces:

  • Rez-de-chaussée : au levant une chambre à coucher avec cheminée en marbre surmontée d'une glace. Carrelée en carreaux ordinaires, plafonnée, lambrissée de chêne aux pourtour, y compris trois armoires. Elle est éclairée par deux croisées sur le jardin et son entrée par le porche qui donne sur le corridor du bâtiment faisant partie de la cuisine.

À droite du porche se trouve la salle à manger prenant entrée sous le porche, par une porte à deux battants et éclairée par quatre croisées. Elle est carrelée, plafonnée et lambrissé de toute sa hauteur. La cheminée est de marbre avec une glace encadrée dans les lambris. Il existe aussi une glace éclairée par deux croisées. Il s'y trouve l'entrée d'une cave voûtée en pierres. Le corridor est fermée par des portes à deux battants. On trouve aussi une grande pièce et qui parait avoir servi de serre.

  • Au premier étage : on y accède par un escalier à rampe de fer. À droite sur le palier, on trouve un petit fruitier. À gauche se trouve une chambre de domestique, carrelée et plafonnée. Au bout du porche, se trouve une chambre de maître, tendue de papier peint. Elle prend vue par trois croisées, revêtues de tablettes de marbre. À droite est un corridor au bout duquel se trouve une grande salle plafonnée et parquetée; avec cabinet attenant éclairée par une croisée. Le grenier est carrelé.

Un autre corps de bâtiment est appuyé au midi du principal bâtiment. Il est construit en briques et en pierres avec une couverture en ardoise. Sa cuisine donne sur la cour d'honneur, éclairée par deux fenêtres. Au même étage, une chambre de domestique qui s'ouvre sur un corridor, qui a aussi une porte menant à la cave et un escalier donnant sur l'étage. La cuisine comprend un fournil est une cheminée ancienne avec crémaillère et tourne-broche. L'évier est de pierre bleue. Elle est carrelée en carreaux ordinaires. Contre le vieux bois, se trouve un autre bâtiment servant de magasin et de remise.

Avec le temps, le château s'est transformé en ferme agricole où dans les années 1900, d'importants rendez-vous de chasse étaient organisés et où les dames venaient accompagner leurs maris dans des toilettes remarquables.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Préfecture de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.