Hôtel de ville de Saint-Quentin

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Hôtel de ville de Saint-Quentin
Saint-Quentin, façade de l'hôtel de ville
Saint-Quentin, façade de l'hôtel de ville
Présentation
Propriétaire Commune
Protection Logo monument historique Classé MH (1984)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Aisne
Localité Saint-Quentin
Localisation
Coordonnées 49° 50′ 49″ N 3° 17′ 13″ E / 49.847043, 3.28704149° 50′ 49″ Nord 3° 17′ 13″ Est / 49.847043, 3.287041  

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Hôtel de ville de Saint-Quentin

L'hôtel de ville de Saint-Quentin, est l'un des plus bels exemples d'architecture civile du Moyen Age de la Picardie. Symbole des libertés communales, sont architecture révèle une certaine influence flamande.

Localisation[modifier | modifier le code]

L'hôtel est situé sur la Grand-Place de la commune de Saint-Quentin, dans le département de l'Aisne, en France[1].

Historique[modifier | modifier le code]

La construction de l'hôtel de ville de Saint-Quentin a débuté en 1331 et fut terminée en 1509. Le monument fut remanié pendant le troisième quart du XIXe siècle et très largement restauré en 1926 après la destruction de la ville pendant la Grande Guerre, dans le style Art déco par l'architecte Louis Guindez.

Le monument est classé au titre des monuments historiques par arrêté du 29 août 1984[1].

Description sommaire[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville de Saint-Quentin constitue un des plus beau témoin de l'architecture civile du Bas Moyen Age. Il serait l’œuvre de Colard Noël, architecte originaire de Valenciennes[2].

Extérieur[modifier | modifier le code]

La façade, de style gothique flamboyant, imprégnée de l'influence flamande s'élève sur trois niveaux. Au rez-de-chaussée, un portique précède l'entrée du bâtiment. Au premier étage, neuf fenêtres à meneau éclairent une galerie; elles sont surmontées de décorations sculptées identiques à celles du portique. Une balustrade surmontant le premier étage a été construite au début du XXe siècle. Au dessus, le troisième étage est formé de trois pignons triangulaires décorés chacun d'un occulus. De chaque côté des écussons représentent les emblèmes des familles nobles de Moÿ, de La Fons, de la ville de Saint-Quentin, du Vermandois, de la famille d'Y et de la famille Dorigny. L'ensemble de la façade est orné d'un décor végétal feuilles de chêne, de vigne et de chou frisé.

En 1759, un campanile octogonale abrite un carillon de 37 cloches datant de 1924.

La façade arrière a été très remaniée. Viollet-le-Duc serait l'auteur de la grande baie vitrée éclairant l'ancienne chapelle. Une tourelle néogothique date de 1865[2].

Intérieur[modifier | modifier le code]

La salle des délibérations de style art déco est l’œuvre de l'architecte Guindez, les sculptures sont de Fiévet et les peintures de Gabriel Girodon. La salle des mariages a été plusieurs fois restaurée. Le plafond est composé d'une double voûte en bois prenant appui sur une poutre transversale. Une cheminée avec une galerie renaissance est ornée d'un décor gothique. A l'opposé, une porte à deux vantaux date de 1719[2].

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Charles Capronnier, Christian Corvisier, Bertrand Fournier, Anne-Françoise Le Guilliez, Dany Sandron, Picardie gothique, Tournai, Casterman, 1995 (ISBN 2 - 203 - 62 004 - 8)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Hôtel de Ville », base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. a, b et c Adélaïde Barbey (sous la direction de), Guide bleu Picardie, Aisne, Oise, Somme, Paris, Hachette Livre, 1993