Fère-en-Tardenois
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| Fère-en-Tardenois | ||
Vue des ruines du château de Fère. |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Picardie | |
| Département | Aisne | |
| Arrondissement | Château-Thierry | |
| Canton | Fère-en-Tardenois (chef-lieu) | |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Tardenois | |
| Maire Mandat |
Jean-Paul Roseleux 2008-2014 |
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| Code postal | 02130 | |
| Code commune | 02305 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
3 270 hab. (2010) | |
| Densité | 160 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 106 m – Max. 225 m | |
| Superficie | 20,4 km2 | |
| Localisation | ||
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Fère-en-Tardenois est une commune du département de l'Aisne, chef-lieu de canton dans la région Picardie, en France. Marine Le Pen y fait presque 30% des voix au premier tour de la Présidentielle de 2012.
Sommaire |
Géographie[modifier]
Fère-en-Tardenois se situe entre Paris (100 km) et Reims (50 km) et est desservie par l'autoroute de l'Est. La commune est à 22 km de Château-Thierry et 25 km de Soissons.
Elle est également desservie par la ligne SNCF Paris-Reims depuis la gare de l'Est.
L'Ourcq, dont la source se situe à seulement quelques kilomètres de Fère-en-Tardenois, traverse la ville.
Administration[modifier]
Démographie[modifier]
En 2010, la commune comptait 3 270 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Monuments[modifier]
L'église Sainte-Macre[modifier]
Elle fut rebâtie au XVIe siècle et classée monument historique en 1920.
On peut y voir :
- – des vitraux modernes ;
- – une châsse contenant les reliques de sainte Macre, vierge martyrisée au IVe siècle ;
- – un orgue reconstruit en 1990 qui sert à des enregistrements et des concerts.
Les halles[modifier]
Les anciennes halles au blé, classées monument historique en 1921, furent construites en 1540.
La chapelle de Villemoyenne[modifier]
Chapelle classée en 1928.
Le Château de Fère-en-Tardenois[modifier]
Histoire[modifier]
Le château de Fère-en-Tardenois fut construit de 1206 à 1260 par Robert de Dreux, petit-fils de Louis VI le Gros, roi de France. Il appartint à la première maison Valois-Orléans, Valois-Angoulême. En 1528, La mère de François Ier l'offrit au connétable Anne de Montmorency pour son mariage. Celui-ci le fit transformer, il fit construire en particulier son grand pont couvert, attribué à l'architecte Jean Bullant. La Couronne le confisque après le supplice de Henri II de Montmorency. Il est rendu peu après à Charlotte de Montmorency, épouse du Prince de Condé. Il passe donc à la branche cadette des Condé, les princes de Conti, et par la suite au duc d'Orléans, père de Philippe Égalité. Ce dernier le démolit en partie en 1779 pour faire de la popularité et en vend les matériaux et les meubles. Ses créanciers s'emparent du reste et le vendent aux enchères, à Paris en 1793. Les combats durant la guerre de 14-18 n'ont guère épargnés la commune. Les combats des 25 et 26 juillet 1918 [réf. nécessaire] furent particulièrement violents. Ceux-ci permirent un net recul du front allemand, de près de 15 kilomètres, dans les alentours de Château-Thierry.
A l'est de Fère-en-Tardenois, on trouve le cimetière américain de Seringes-et-Nesles, témoin des batailles de la première guerre mondiale.
Généralités[modifier]
Le château de Fère-en-Tardenois, classé monument historique, se caractérise principalement par la présence d'un pont monumental enjambant les douves (qui sont aujourd'hui à sec). Ce pont, qui, toutes proportions gardées, rappelle fortement le château de Chenonceau, comportait autrefois deux étages : le premier servait de passage tandis que l'étage supérieur était une salle consacrée au jeu et à la vie mondaine. Une large porte entourée de deux tourelles ouvre sur la cour, un heptagone irrégulier flanqué de sept tours circulaires aujourd'hui en ruines.
Le domaine de chasse de près de 250 hectares appartenant autrefois au château est aujourd'hui propriété de l'état et constitue l'actuelle forêt de Fère-en-Tardenois.
Le dernier propriétaire du château, Raymond de la Tramerie, enterré à proximité des ruines, en fit don au conseil général de l'Aisne.
Le charme de ces ruines ainsi que la beauté des lieux font qu'un hôtel de luxe est installé dans des bâtiments d'époque à proximité du château.
Capitale mondiale de la poésie à 2 mi-mots[modifier]
Fère-en-Tardenois a été consacrée capitale mondiale de la poésie à 2 mi-mots le samedi 17 novembre 2001.
"La poésie à 2 mi-mots est un procédé d'une simplicité désarmante : il consiste simplement à couper les mots d'un trait horizontal. Chacune des deux moitiés de mots obtenues est contenue dans un autre mot, ou plusieurs autres mots"[4],.
Cette consécration a eu lieu le 17 novembre 2001, en présence de monsieur Bacquaert, sous-préfet de l'Aisne, monsieur Renaud Dutreil, député de l'Aisne, monsieur Jacques Krabal, vice-président du conseil général de l'Aisne, monsieur Jean-Jacques Hurmane, vice-président du conseil général de l'Aisne, et monsieur Parmentier, maire de Fère-en-Tardenois.
Une plaque commémorative a été posée sur le portail d'entrée de l'hôtel de ville de Fère-en-Tardenois, plaque matérialisant un poème à 2 mi-mots : lettres / écrites (dans lettres, il y a la moitié de écrites).
Cette plaque commémorative est visible, et manipulable par quiconque le souhaite.
Événements[modifier]
- La ville fut prise par le prince de Condé le 29 novembre 1579 et assiégée par les troupes royales françaises en septembre 1580.
- Durant la Grande Guerre, la ville, et en particulier la gare, fut disputée lors de la seconde bataille de la Marne.
Héraldique[modifier]
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De sinople au fer à cheval d'or couronné du même |
Personnalités liées à la commune[modifier]
- Camille Claudel, sœur aînée de Paul Claudel, fut sculpteur, élève et maîtresse de Rodin, y naquit le 8 décembre 1864.
- Honoré Lantenois, ingénieur du Corps des Mines[5], il dirigea le Service géologique de l'Indochine (SGI). Il apparaît sous le pseudonyme de Tardenois dans le roman de Jacques Deprat, Herbert Wild de son nom de plume, roman autobiographique « à clefs » qui retrace l'affaire éponyme du point de vue de l'auteur [6]
- Désiré-Jules Lesguillier (homme politique) y mourut le 26 septembre 1889
- Eugène Roques-Salvaza fut propriétaire du château, y mourut le 3 décembre 1875
- le groupe ALIS (Association Lieux Images et Sons) ([1]) est implanté au moulin Canard depuis 1990. Fondé par Pierre Fourny en 1982, rejoint par Dominique Soria en 1984, ALIS est une compagnie de spectacles. Pierre Fourny est l'inventeur de la poésie à 2 mi-mots.
- Étienne Moreau Nélaton (1859-1927) peintre, collectionneur et historien d'art français. Il consacra une partie de sa vie à Fère-en-Tardenois dont il fut un grand bienfaiteur. Il fit divers dons à l’église du même lieu. Il écrit l’histoire de cette bourgade en 3 tomes ainsi que celle "des Eglises de chez nous". Une rue porte son nom.
- Jules Charbonniez, sorti de l'École polytechnique comme ingénieur[réf. souhaitée], s'engagea en 1870 pour la durée de la guerre, quoique marié et père de famille ; sa belle conduite lui valut la croix de la Légion d'honneur.
Il arriva à Fère en 1873 pour reprendre la fabrique du Moulin à Tan et c'est lui qui créa l'usine qui occupait avant la guerre de 1914, 500 ouvriers et ouvrières, et où il institua, en faveur de son personnel, différentes œuvres sociales telles que gratuités médicales et pharmaceutiques pour les ouvriers malades ou accidentés, indemnités journalières, secours aux femmes en couches, indemnités pour frais d'enterrement, création de maisons ouvrières. Plusieurs fois maire de Fère, on lui doit les services des eaux et du gaz, les fourneaux économiques (disparus depuis 1918) , l'école des garçons, les abattoirs et la suppression de l'octroi ; avec M. Lesguillier, député, il fit toutes les démarches pour l'établissement de la gare où elle se trouve actuellement. C'est en revenant d'une réunion du conseil municipal qu'un grave accident devait le priver d'un œil et, sur ses dernières années, le rendre complètement aveugle. Une rue de Fère-en-Tardenois porte son nom.
- Marcel Cheval né le 20 janvier 1913 à Fère-en-Tardenois. Il entra à la SNCF comme apprenti, avant d'y exercer la fonction d'ajusteur, puis de sous-chef de brigade pendant la 2e guerre mondiale.
Membre de Turma Vengeance (corps francs SNCF)[réf. nécessaire], il a participé à des sabotages sur des locomotives remorquant des trains militaires allemands. Arrêté par la Gestapo le 17 décembre 1943 à Troyes où il était venu préparer de nouveaux sabotages, il a été incarcéré à la prison de Châlons-sur-Marne le 18, transféré à Reims le 19 pour y être interrogé, puis ramené à la prison de Châlons-sur-Marne, le 30 mai. Le 6 juin 1944, il a été condamné à mort par un tribunal militaire allemand et fusillé. Marié, il était père d'une petite fille née en 1940.[réf. souhaitée]
Notes et références[modifier]
Notes[modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références[modifier]
- Conseil général de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- La Langue coupée en deux, Pierre Fourny, coédition ALIS et La Sterne Voyageuse éditeur, 2003, texte intégral du spectacle La Langue coupée en deux (voir également La Poésie à 2 mi-mots, Pierre Fourny, ALIS, 2000)
- Résultats des concours sur annales.org
- "Les chiens aboient ..." (1926)
Voir aussi[modifier]
Bibliographie[modifier]
- Jean-Yves Montagu, L'Aisne, éd. La Martinière, 1993 (ISBN 2-73-242025-5)
- Jean Mesqui, Île-de-France Gothique 2 : Les demeures seigneuriales, Paris, Picard, 1988, 404 p. (ISBN 2-7084-0374-5), p. 197-203

