Saint-Maurice (Val-de-Marne)

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Saint-Maurice
Rue du Maréchal-Leclerc à Saint-Maurice
Rue du Maréchal-Leclerc à Saint-Maurice
Blason de Saint-Maurice
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-de-Marne
Arrondissement Créteil
Canton Charenton-le-Pont
Intercommunalité Communauté de communes de Charenton-le-Pont Saint-Maurice
Maire
Mandat
Christian Cambon
2008-2014
Code postal 94410
Code commune 94069
Démographie
Gentilé Mauritiens
Population
municipale
14 586 hab. (2011)
Densité 10 200 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 48′ 56″ N 2° 27′ 33″ E / 48.815556, 2.459167 ()48° 48′ 56″ Nord 2° 27′ 33″ Est / 48.815556, 2.459167 ()  
Altitude Min. 27 m – Max. 67 m
Superficie 1,43 km2
Localisation

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Saint-Maurice
Liens
Site web ville-saint-maurice.com

Saint-Maurice est une commune française située dans le département du Val-de-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Mauritiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Localisation de Saint-Maurice dans le Val-de-Marne

Saint-Maurice est une commune occupant 1,43 km² du grand Bassin parisien, sur un versant de la Marne en amont de son confluent avec la Seine.

Elle est voisine des villes de Charenton-le-Pont à l'ouest, de Joinville-le-Pont à l'est, de Maisons-Alfort au sud, et de Paris au nord dont elle est séparée par le Bois de Vincennes.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

  • Routes :
    • Autoroute A 4 en provenance / à destination de Paris (boulevard périphérique à 2,5 km), mais pas depuis / vers la province (sortir à Joinville-le-Pont).
    • Autoroute A 86 : elle traverse la ville, mais bien que sa jonction avec l’A 4 empiète largement sur le territoire de Saint-Maurice, elle n’est pas reliée à la commune.
    • Route départementale D 4 (ancienne nationale N 4).

Pistes cyclables[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La ville est divisée en quartiers :

  • Plateau
  • Centre
  • Val Dosne
  • Ancienne gendarmerie
  • Gravelle
  • Écluse

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

L'existence de Charenton-Saint-Maurice est attestée dès le XIe siècle.

En 1606, Henri IV permet aux protestants d'y construire un temple, que les catholiques brûlent en 1621. En 1623, il est rétabli (d'après le dessin de Jacques de Brosse, il pouvait contenir 15 000 personnes).

Le cardinal de Noailles fait venir des religieuses bénédictines du Val d'Osne, qu'il établit sur l'emplacement du temple détruit, et une petite église y est bâtie.

Le , Sébastien Leblanc, conseiller et contrôleur des guerres de Louis XIII, fait donation aux Frères de Saint-Jean de Dieu de maisons et de terres sur la paroisse de Charenton, afin d'accueillir des malades et des aliénés à la « Maison royale de Charenton » (aujourd'hui appelée hôpital Esquirol).

Au mois d'août 1685, les catholiques essaient à nouveau d'y mettre le feu. Louis XIV ayant révoqué l'édit de Nantes le 18 octobre 1685, le 23 octobre le temple est alors démoli en cinq jours.

À l'époque de la Révolution et plus tard, l'hôpital est considérablement augmenté et convenablement doté.

Au cours de la Révolution française, la commune - alors nommée Charenton-Saint-Maurice - porte provisoirement les noms de Charenton-Républicain et de Montgravier[1]. En 1843, la commune abandonne la référence à Charenton, pour s'appeler simplement Saint-Maurice[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1800 1811 Louis Buran    
1811 1847 Pierre Finot    
1847 1856 Laurent Rondot    
1856 1856 Joseph Hubert Jacquet    
1859 1860 Achille Jean-Baptiste Domergue    
1861 1876 César Desvignes    
1876 1877 Émile Dubois    
1877 1886 Pierre Jules Decorse    
1886 1886 Laurent Marie René Pean    
1886 1902 François Gauthier    
1902 1926 Émile Baptiste Anatole Bertrand    
1926 1929 Léon Marlot    
1929 1944 Désire Louis Léon Ternois    
1944 1947 Henri Paul Camille Lemoine    
1947 1948 Maurice Guyon    
1948 1967 Marius Albert Joseph Théodore    
1967 1989 Louis François Manchon    
1989 en cours Christian Cambon    

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2008, Saint-Maurice est la 36e commune la plus peuplée du Val-de-Marne (sur 47) et la 631e au niveau national.


En 2011, la commune comptait 14 586 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
659 434 860 428 1 447 1 571 1 805 2 532 2 551
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 160 4 217 4 931 4 340 4 577 5 576 6 506 6 653 6 927
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
7 325 8 320 8 958 9 509 10 497 11 445 11 324 10 133 11 134
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
10 344 10 477 9 221 9 420 11 157 12 748 14 547 14 586 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2])
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

École de Gravelle
  • École du Plateau
  • École du Centre
  • École de Gravelle
  • École Delacroix
  • Annexe Roger-Revet
  • Collège Edmond-Nocard
  • CFA SUP 2000
  • CFA ANDRIEUX
  • École nationale de kinésithérapie et rééducation (ENKRE)
  • IFSI J.B. Pussin

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Les Hôpitaux de saint-Maurice issus du regroupement de l’Hôpital National de Saint-Maurice et de l’EPS Esquirol depuis le 1er janvier 2011 sont spécialisés :

  • en soins de suite et réadaptation de l’enfant et de l’adulte,
  • en psychiatrie (40 structures extrahospitalières dans les secteurs parisiens et val-de-marnais et une douzaine d’unités d’hospitalisation complète)
  • et disposent également d’un centre de traitement de l’insuffisance rénale chronique
  • et d’une maternité de type IIA.

Sports[modifier | modifier le code]

  • Rugby CMASM
  • Saint-Maurice Tennis de Table
  • CAP de Charenton (Football)
  • Badminton Club de Saint-Maurice
  • SMOC : Saint-Maurice Omnisports Club
  • Amicale bouliste de Charenton / Saint-Maurice (ABCSM)
  • Attitude Charenton GRS
  • Saint Charles Charenton-Saint-Maurice Section Basket
  • Association Aïkido Riu
  • Attitude Charenton Danse
  • Foyer socio-éducatif du collège Edmond-Nocard
  • Randos des Jumelages
  • Staps’up
  • Association sportive du collège Edmond-Nocard

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

La commune, mitoyenne de Paris, a hébergé des studios cinématographiques dès le début du cinéma.

Article détaillé : Studios de Saint-Maurice.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-André, située sur l'avenue de Verdun, en face de l'entrée de l'HNSM

Monuments civils[modifier | modifier le code]

Le Monument à Delacroix de Jules Dalou, qui avait été érigé en 1898[3] devant l'hôtel de ville, a été détruit par la municipalité. Le buste du peintre a été déplacé devant sa maison natale. La stèle, privée de ses ornements en bronze, a été « recyclée » en monument aux morts de Saint-Maurice en 1998.

La maison natale d'Eugène Delacroix était située à proximité d'un canal à l'époque. Le canal est devenu l'autoroute de l'Est, mais la maison existe toujours. Dans cette même maison a vécu et est mort le savant Edmond Nocard. Le peintre d'origine chilienne Eudaldo y est relogé de 1977 à 1985. À la fin des années 1980, la maison a été restaurée par la ville et aménagée en médiathèque.

L'ancien « asile d’aliénés » hébergea, entre autres, le célèbre prisonnier Latude, puis le marquis de Sade en 1789 et de 1803 à sa mort en 1814. Le peintre et graveur Charles Meryon finit sa vie à l'asile en 1868. Paul Verlaine y fit aussi plusieurs séjours en 1887 et 1890. Le colonel Toussaint-Jean Trefcon, rentré dans cet asile en 1836 y finit ses jours en 1854. Il est enterré à Saint-Maurice. Cet établissement est maintenant devenu l’hôpital Esquirol, mais reste spécialisé dans la médecine psychiatrique. Son médecin-chef Henri Baruk est mort en 1999 à Saint-Maurice.

Hôtel de Ville[modifier | modifier le code]

En 1910, le peintre Henri Marret, décore les murs de l'escalier d'honneur de quatre toiles marouflées et l'année suivante le plafond, d'une fresque allégorique.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Maison natale de Delacroix
  • Saint Maurice d'Agaune (IIIe siècle), martyr du Valais.
  • Eugène Delacroix (1798-1863), peintre, né à Saint-Maurice.
  • Marthe Chenal (1881-1947), chanteuse lyrique, née dans cette commune où une rue porte son nom.
  • Horace Hornung (1907-1996), violoniste à l'Orchestre Pasdeloup, Professeur de violon au Conservatoire de Charenton et Maître de Chapelle à l'Oratoire du Louvre, vécut la plus grande partie de sa vie dans cette commune où il est inhumé.
  • Maurice Chevit (1923-2012), acteur et dramaturge, mort à Saint-Maurice.
  • Jacques Sereys (1928), acteur, né à Saint-Maurice.
  • Gérard Courant (1951), cinéaste, écrivain, acteur, poète et producteur, vécut au 103 avenue de Gravellede 1985 à 2000 et y tourna plusieurs de ses films dont Inventaire filmé des rues de Saint-Maurice.
  • Laurent Fignon (1960-2010), cycliste, vécut rue du Maréchal-Leclerc.
  • Vincent Bachet (1978), hockeyeur sur glace, né à Saint-Maurice.
  • Émilie Fer (1983), sportive française pratiquant le kayak slalom, née à Saint-Maurice.
  • Hassan Yebda (1984), footballeur algérien, né à Saint-Maurice.
  • Evan Fournier (1992) basketballeur professionnel évoluant en NBA, né à Saint-Maurice.

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Maurice

Les armes du Saint-Maurice se blasonnent ainsi :

De gueules au saint Maurice (cavalier romain) monté sur un cheval et tenant une banderole chargée d'une croix de gueules, le tout d'argent, et passant sur une terrasse de sinople soutenue d'une rivière aussi d'argent, mouvant de la pointe.

La devise de la ville est : « Gloria Sancto Mauritio », ce qui signifie « Gloire à saint Maurice »[4]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]