Pascal Brunner

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Pascal Brunner
Nom de naissance Pascal François
Date de naissance 18 octobre 1963
Lieu de naissance Sarcelles, Val-d'Oise
Date de décès 26 février 2015 (à 51 ans)
Lieu de décès Nice
Nationalité Drapeau : France Français
Émissions Fa si la chanter
Radio France Inter
Europe 1
RTL
Chaîne France 3
TF1

Pascal Brunner, né Pascal François le 18 octobre 1963 à Sarcelles dans le Val-d'Oise, et mort le 26 février 2015 à Nice, est un imitateur, un animateur de télévision et de radio et un comédien français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance, formation et débuts[modifier | modifier le code]

Pascal François est élevé par son beau-père (qui l'adoptera en 2007), son père biologique ayant disparu. Plus tard, il apprend que celui-ci a été incarcéré pour braquage de banques, et c'est seulement en 2006 qu'il le rencontre pour une unique fois, à sa sortie de prison[1].

Il passe son enfance à Sarcelles ou il gagne son premier radio-crochet à sept ans[2]. Il arrive ensuite dans l'Aisne à 14 ans et passe son adolescence à Saint-Quentin, ses parents tenant un bazar rue de Paris[2]. Il étudie au collège Jean-Moulin et au « LHM », le lycée Henri-Martin de Saint-Quentin[2].

En octobre 1970, il reçoit son premier disque de Thierry Le Luron, en spectacle à L'Olympia, qui devient pour lui son mentor[2] : « C'est celui qui a donné ses lettres de noblesse à l'imitation »[2]. En juin 1983, il remporte le concours régional d'imitation, ce qui lui permet de faire ses premiers pas dans une émission de radio[2].

Il commence sa carrière artistique au café-théâtre sous son nom de naissance Pascal François. Il animera tous les soirs le restaurant spectacle Le nostalgie rue des Ternes à Paris, dans lequel une multitude d'artistes des années 1960 viendront faire leur come-back, ainsi que des débutants comme Dany Brillant sous l'égide de Willy Lewis (co-producteur de El bimbo[Quoi ?]).

Entre 1985 et 1987, il est animateur au Club Med en tant que GO. Découvert par Guy Lux, il l'incite à participer en 1989[2] à l'émission La Classe présentée par Fabrice[3]. Il choisit le pseudonyme de Pascal Brunner, en hommage à Yul Brynner, par référence au fait qu'il n'avait pas de cheveux quand il était petit[réf. souhaitée].

Carrière[modifier | modifier le code]

À la radio[modifier | modifier le code]

En 1991, Pascal Brunner devient chroniqueur radio notamment dans Rien à cirer sur France Inter avec Laurent Ruquier. De 1995 à 1996, il anime Brunner à vif sur Europe 1. En 1995, et depuis le 20 novembre 2012, il est l'un des sociétaires de l'émission Les Grosses Têtes sur RTL (à titre honorifique).

À la télévision[modifier | modifier le code]

En 1993, Pascal Brunner est animateur de l'émission de divertissement Yakapa sur France 3 à 20 h 10 le week-end. D'octobre 1994 à juin 1998, il anime sur la même chaine le jeu Fa si la chanter, en remplacement de La Classe, en quotidienne avec une moyenne de 5 millions de téléspectateurs ; il anime également des prime-times spéciaux de cette émission.

En 1998, arrivé sur TF1, il anime le jeu Une famille en or pendant six mois et également une émission en prime-time intitulée Chéri-chéri, qui est un échec d'audience. Après dix mois sur la première chaine, il retourne sur France 3[4].

Revenant sur France 3 en 1999, il présente une nouvelle version de Fa si la chanter[5]. L'émission s'arrête en mai 2000, avant la nouvelle version de Cyril Hanouna en 2010 qui s'arrêtera au bout de quelques semaines : « On avait arrêté l'émission d'un commun accord avec France 3, pour ne pas faire l'année de trop. J'avais reçu le 7 d'or du public du meilleur animateur. On s'est bien quitté, sans regret. La télé n'était pas un aboutissement. Je viens de la scène, j'y suis retourné »[4].

Sur scène[modifier | modifier le code]

Dans les années 1980, Pascal Brunner crée la société Choc Production, afin de monter le spectacle Et maintenant et prépare sa tournée.

En 2004, il interprète durant 200 représentations le lieutenant Columbo dans Une Femme de trop. En 2006, il joue pendant 115 représentations Alain, un photographe play-boy, dans Rien ne va plus de Francis Joffo.

En 2008, le don Camilo devient le Cabaret Chez Pascal Brunner, au 79 rue La Boétie dans le 8e arrondissement de Paris. Pascal Brunner donnera leurs chances aux jeunes talents. Montage du spectacle Un pour Tous, avec l'équipe de Fa si la chanter.

En 2009, fin du partenariat avec le cabaret Don Camilo, Pascal Brunner se consacrant à ses deux spectacles, Et maintenant, un hommage à Gilbert Bécaud, et Un pour Tous, sur chansons françaises de 1960 à 2000.

Il travaille ensuite à l'écriture et à la mise en scène de L'Affaire Brunner, un spectacle musical au théâtre[2]. En 2013 et 2014, il devait jouer le rôle de Georges Audefey dans la pièce Ma femme s'appelle Maurice, en tournée dans toute la France, ce qu'il ne peut faire, à la suite de ses problèmes de santé.

Vie privée et décès[modifier | modifier le code]

En 2010[6], Pascal Brunner apprend qu'il souffre d'un cancer de la gorge[7]. Opéré du palais, sa voix change, mais les cordes vocales ne sont pas touchées[6], il peut donc encore chanter, imiter et se fait aider par un orthophoniste dans ce but[6]. En 2012, il explique les causes de sa maladie : la cigarette et l'alcool. « J'ai toujours aimé faire la fête. Les tournées ont décuplé cette avidité. Le tabac et l'alcool en font partie. Sans cela, je n'aurais jamais eu de cancer. Quand on fait trop le con, on le paie »[4].

Le 31 octobre 2012, il publie un livre où il parle de sa descente aux enfers et sa bataille contre le cancer, entre autres : Gloire, galère, cancer, je paye la note aux éditions Pygmalion. Il est aussi soutenu dans sa maladie par l'association La roue tourne qui vient en aide aux artistes handicapés ou qui ont de longues maladies.

Après trois années de soins, Pascal Brunner travaillait avec des anciens membres de l'équipe de Fa si la chanter en vue de faire une tournée en France pendant l'été 2015[6].

Il meurt le 26 février 2015 à l'hôpital l'Archet de Nice (Alpes-Maritimes) des suites de ce cancer, selon une information de Julien Lepers, relayée par France Télévisions[8],[4] : « On a démarré ensemble à France 3 (...) Pascal savait tout faire : la radio, la télé, la chanson, le théâtre... Il était très élégant sur scène »[9].

Discographie[modifier | modifier le code]

Publication[modifier | modifier le code]

  • Gloire, galère, cancer : Je paye la note (avec Isabelle Gaudon), Éditions Pygmalion, 2012, 307 p. (ISBN 978-2756408095)

Récompense[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]