Saint-Michel (Aisne)

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Saint-Michel
L’abbaye de Saint-Michel
L’abbaye de Saint-Michel
Blason de Saint-Michel
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Aisne
Arrondissement Vervins
Canton Hirson
Intercommunalité Communauté de communes du Pays des Trois Rivières
Maire
Mandat
Thierry Verdavaine
2014-2020
Code postal 02830
Code commune 02684
Démographie
Gentilé Saint-Michelois
Population
municipale
3 548 hab. (2011)
Densité 84 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 55′ 07″ N 4° 08′ 01″ E / 49.9186111111, 4.13361111111 ()49° 55′ 07″ Nord 4° 08′ 01″ Est / 49.9186111111, 4.13361111111 ()  
Altitude Min. 172 m – Max. 278 m
Superficie 42,2 km2
Localisation

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Saint-Michel

Saint-Michel est une commune française, située dans la région naturelle de la Thiérache, au nord-est du département de l'Aisne en région Picardie. Ses habitants sont appelés les Saint-Michelois(es).

La commune est également appelée, sans que ce nom soit officiel, Saint-Michel-en-Thiérache.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Michel est limitrophe de 5 communes : Martigny, Bucilly, Hirson, Momignies (Belgique) et Watigny[1].

Rose des vents Hirson Momignies (B) Momignies (B) Rose des vents
Hirson N Watigny
O    Saint-Michel    E
S
Bucilly Martigny Watigny

Histoire[modifier | modifier le code]

Autrefois[modifier | modifier le code]

Voie romaine. Camp romain de Macquenoise.

Au début du Xe siècle, à l'emplacement de la ville n'existait qu'un oratoire dédié à saint Michel-Archange. Depuis le VIIe siècle, il donnait lieu à un pèlerinage. En 945, quelques missionnaires irlandais ou écossais vinrent s'établir près de cet oracle et y fondèrent une abbaye dont les dispositions ont été étudiées pour répondre aux exigences de la règle de saint Benoît. Plus tard, des habitations se formèrent autour, le Chamiteau d'abord puis Nantuel, l'actuelle Bovette, et ainsi naquit le village de Saint-Michel-Rochefort-en-Thiérache que l'on désignera de la sorte jusqu'au début du XXe siècle (en 1794 la ville s'appelle Michel Rochefort sur les actes d'état-civil.)

Forges et fonderies (Sougland bâtie en 1543 par Thomas de Canone), laminoirs. Pendant la guerre de la Ligue d'Augsbourg en 1689-1697, ces forges fournissaient beaucoup de munitions d’artillerie. Dans l’ancienne abbaye de Saint-Michel, une verrerie avait été installée sous la Révolution française et, sous l’Empire, une filature de coton, puis à la fin du XIXe siècle, une fabrique de chaussures, où travaillaient des orphelines dirigées par des sœurs.

Quatre foires franches annuelles à la Saint-Joseph, Saint-Michel, Saint-Jean-Baptiste et Sainte-Anne.
Carrière de Micorda.
Voie ferrée d'Hirson à Mézières.

Ernst Jünger y est cantonné avec l'armée d'occupation allemande en mars 1941[2].

Aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Musée de la vie rurale et forestière dans les dépendances de l'abbaye.
Industries : bois, produits béton, moules métalliques, produits en fonte et tôles fines, fabrication d'accessoires automobiles.
Festival annuel de musiques baroques dans le site de l'abbaye, sons et lumières, concerts d'orgue

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Saint-Michel

Les armes de Saint-Michel se blasonnent ainsi : De sable au vol d’argent, au chef du même chargé d’une aigle issante du champ.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1791 1791 Courteville[3]    
1908 1914 (1919) Albert Dormoy   Directeur des Forges et Fonderies de Sougland
1965 1991 Maurice Brugnon PS Député et conseiller général d'Hirson
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Paul Cherdon    
mars 2008[4] en cours
(au 12 mai 2014)
Thierry Verdavaine   Réélu pour le mandat 2014-2020[5]

Démographie[modifier | modifier le code]

À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Pour Saint-Michel, cela correspond à 2004, 2009, etc[6]. Les autres dates de « recensements » (2008, etc.) sont des estimations. En 2011, la commune comptait 3 548 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 315 2 455 2 567 2 759 3 162 3 197 3 201 3 272 3 334
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 262 3 277 3 190 3 637 3 963 4 251 4 403 4 522 4 874
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 003 5 140 5 114 4 727 5 430 5 249 5 119 4 334 4 632
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
4 502 4 342 4 155 4 044 3 783 3 656 3 540 3 520 3 522
2011 - - - - - - - -
3 548 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Abbaye de Saint-Michel.
Article détaillé : Mausolée Savart.
  • Forêt domaniale
  • Forges de Sougland. Ces forges dateraient de 1540 environ. D'après Alfred Desmasures, auteur de l'histoire de Saint-Michel-en-Thiérache, « la forge de Sougland a pour possesseur M. de Tonnay, qui, dans un bail de 1591, est indemnisé par l'abbaye de Saint-Michel pour les désastres que lui ont causés les guerres civiles et pour la sous-location qu'il fait à Jean Petré »[9]. Les forges de Sougland auraient fabriqué des armes commandées par Louis XIII et Henri IV.

Ville fleurie : une fleur attribuée en 2007 par le Conseil des Villes et Villages Fleuris de France au Concours des villes et villages fleuris[10].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Nicolas Lelong (1715-1793), dit dom Lelong, bénédictin de l'Abbaye Saint-Pierre d'Hautvillers, historien, né à Saint-Michel. Il est l'auteur de Histoire ecclésiastique et civile du diocèse de Laon, 1783, un vol. in-4°[11].
  • César Savart (1824-1907), industriel, chevalier de la Légion d'honneur.
  • Edmond Dormoy (1838-1904), maître de forges, directeur des forges et fonderies de Sougland.
  • Roger Vasseur, pilote-aviateur, Royal Air Force Bomber Command, 1943-1945.
  • Maurice Brugnon (1909-1997), député.

Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte de Saint-Michel sur Géoportail. Consulté le 05 janvier 2012.
  2. Premier journal parisien, Le Livre de Poche p. 9 à 12
  3. Histoire de la ville d'Hirson par Alfred Desmasures
  4. Préfecture de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
  5. Benoît Taquet, « Vendredi 18 avril, les élus de la majorité et de l’opposition ont constitué les commissions et voté les délégations. Seule pierre d’achoppement : les indemnités », Le Courrier La Gazette, no 2342,‎ 24 avril 2014, p. 15
  6. « Calendrier de recensement », sur Insee (consulté le 4 janvier 2012)
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  9. Tome II - Page 98 - Histoire de Saint-Michel
  10. « Le palmarès des villes et villages fleuris », Le Courrier picard édition de l'Oise,‎ 5 juillet 2008
  11. Maximilien Melleville, Dictionnaire historique du département de l'Aisne, volume 2, 1865, page 34
  • Histoire de Saint-Michel en Thiérache par Alfred Desmasures - rééditions-1984 éditions du Chertemps-Marcel Carnoy -Hirson de l'œuvre originale datée de 1883

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]