Ribemont

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Ribemont
Rue du Général St Hilaire à Ribemont
Rue du Général St Hilaire à Ribemont
Blason de Ribemont
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Aisne
Arrondissement Saint-Quentin
Canton Ribemont (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée de l'Oise
Maire
Mandat
Michel Potelet
2014-2020
Code postal 02240
Code commune 02648
Démographie
Population
municipale
1 961 hab. (2011)
Densité 73 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 47′ 47″ N 3° 27′ 33″ E / 49.7963888889, 3.45916666667 ()49° 47′ 47″ Nord 3° 27′ 33″ Est / 49.7963888889, 3.45916666667 ()  
Altitude Min. 62 m – Max. 141 m
Superficie 26,91 km2
Localisation

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Ribemont est une commune française, située dans le département de l'Aisne en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Plusieurs hypothèses sont avancées sur l'origine du nom de la commune. Parmi lesquels :

  • Ribemont était au VIIe sièclee, le centre de la région des Ribuaires regione Ribuariorium(peuple franc d'outre-Rhin).
  • la géographie de la commune, située sur une montagne qui surplombe la rivière d'Oise, d'où le nom Ripemons qui signifie montagne au bord d'une rive[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

En 880, les rois carolingiens Louis le Jeune, Louis III et Carloman II y signèrent un traité. Un second traité y sera signé en 1178 entre les fils du duc Mathieu Ier de Lorraine pour le partage de l'héritage.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En 685, Constantin est le premier châtelain de Ribemont[2]. Ce seigneur avec son épouse Francigène donne naissance à saint Rigobert qui deviendra l'archevêque de Reims.

Les reliques de saint Germain[modifier | modifier le code]

Les reliques de saint Germain furent abritées dans un premier temps dans l'église du château en 882 lors de la grande invasion normande. Plus tard, la chapelle Saint-Germain fut édifiée pour accueillir les reliques.

Lignée capétienne[modifier | modifier le code]

(Eilbert est connu sous le nom d’Ybert et sa femme Hérésinde sous le nom d’Hersent, d'une charte de Louis IV).

  • 970 Bernier, son fils adultérin, abdique à son tour pour se retirer à Homblières. Il est cité dans la très célèbre « Chanson de Geste de Raoul de Cambrai… »
  • 982 Lambert Ier de Ribemont, son fils, chevalier de Ribemont, châtelain dit de Saint-Quentin.
  • 1020 Godefroy de Ribemont, seigneur de Saint-Quentin
  • 1070 Anselme I de Ribemont
  • 1083-1170 Anselme II de Ribemont aura Godefroy II de Ribemont par lequel la généalogie des véritables seigneurs de Ribemont se termine, continuée néanmoins par les comtes d'Ostrevent.


Les seigneurs de Ribemont sont les seigneurs fieffés du comte de Vermendois et en temps de guerre sont chargés de défendre ses châteaux. On y trouve donc [3]  :

  • 1015 Lambert II de Ribemont, comte dudit lieu, châtelain et signifier de Saint-Quentin, Lambert II prend l’habit monastique à Homblières en 1035.
  • 1036 Raoul de Ribemont, comte de Ribemont, châtelain de Saint-Quentin.
  • 1043 Lambert III de Ribemont, chevalier, châtelain de Saint-Quentin, est Comte et seigneur de Ribemont, et surtout reconnu comme le plus puissant seigneur de la cour des Comtes de Vermandois sous Herbert IV, étant toujours considéré comme descendant d’Herbert II, Comte de Vermandois.
Il est enfin le porte-guidon et le porte-étendard de Saint-Quentin, charge honorifique particulièrement importante du Comté de Vermandois. Il est décédé en 1064.

Eilbert ou Ybert, fils de Pépin II d’Italie, 1er duc de Vermandois (tandis qu'une très ancienne chronique le disait fils d’Ébroïn, comte de Narbonne ?) s'installe au château de Ribemont. En 948, Eilbert fait remplacer les religieuses d’Homblières par des moines et vers la même période, fonde avec sa femme Hérésinde, l’abbaye de Bucilly (d'après Milleville), qu’il dote de grands biens. Vers la même période, il donne naissance à un fils, nommé Lambert. Toutefois, Eibert donnera son domaine à Bernier ( fils adultérin qu’il a eu d’une abbesse d’Origny)

C'était un homme prudent et de grande noblesse, « vir nobilis et prudens » dit une charte de l’an 950[4].

L'histoire a bien souvent confondu les seigneurs de Ribemont et les seigneurs de Valenciennes, hors les seigneurs de Valenciennes étant des seigneurs d'Ostrevent, l'alliance des deux familles ne fut pas initiée avant le XIe siècle[5].

Lignée d'Ostrevent[modifier | modifier le code]

  • Anselme I d'Ostrevant, dit Anselme II de Ribemont.

Le premier connu est Hugues I d'Ostrevant, seigneur de Valenciennes fils d'Arnoul de Cambrai et Berthe de Bétuwe (I de Ribemont). Il épouse une fille du comte de Ribemont et transmet son titre à son fils, Anselme I d'Ostrevant (II de Ribemont), né avant 1050. Ce dernier épouse Berthe de Bouchain avec qui il aura Agnés de Ribemont, la future épouse de Godefroy de Saint-Aubert. Dès 1070, Anselme I d'Ostrevant (II de Ribemont) devient Comte d’Ostrevent, châtelain héréditaire de Valenciennes et seigneur des plus puissantes places fortes du comté de Vermandois, à savoir : Ribemont, Bouchain, Grigny (maintenant Origny-Sainte-Benoite). Chef des armées de Richilde de Hainaut, il est tué à Cassel le 22 février 1070 lors d'une bataille contre Robert le Frison.

  • Anselme II d'Ostrevant (III de Ribemont), son fils et successeur, dit Barbatus, est dit aussi "de Vermandois" car il agit dans le comté de Vermandois pour le compte d'un de ses parents, Hugues 1° le Grand dit le Maisné, comte de Vermandois et frère du roi de France, Philippe I. Anselme II est le fondateur de l'Abbaye Saint-Nicolas-des-Prés, devenu le beau petit château actuel.
Époux d'Agnès de Roucy, Anselme II, a au moins deux fils :
- Son fisGodefroid II comte d'Ostrevent'" et Marie son épouse, sont châtelains de Valenciennes, sgr de Bouchain, ils ont :

- Marie d'Ostrevent qui épouse Gilles de Trazegnies, - Godefroy II d'Ostrevent qui épouse Yolende de Gueldre, de Montigny, - Sa fille Berthe de Bouchain, du titre de son père, épouse Gilles de Saint-Aubert, son fils Gérard de Saint-Aubert épouse Mélissende surement de Montléry, c'est lui qui contestera l'héritage de sa mère vendu par Godefroy III son frère sans postérité à Baudouin IV de Flandre. Sans postérité lui-même, il passera son héritage à Yolente sa sœur l'épouse de Rénier de Beaumont.

Anselme II d'Ostrevant (III de Ribemont)

Le 27/1/1095, à l'appel d'Urbain II, Anselme II se décide de se croiser et rejoint Hugues de Vermandois; le départ pour la 1re croisade a lieu le 15/8/1096, Anselme y est le bras droit de Godefroy de Bouillon et porte-étendard du Vermandois.
Le tournoi d'Anchin de 1096 d'Anselme II est cependant un véritable faux très habile du XVII°s. (vraie charte "manipulée" par le généalogiste Jean Carpentier, comme l'a été aussi celle d'Alaon un peu plus tard) tout comme le faux "Ordre de la Licorne" inventé entre le XVII & XVIIIe s. Ce sera définitivement prouvé par E.A. Escallier en 1852. Même le très célèbre Poplimont si est laissé prendre[6].
Une fois les croisés en Anatolie, Alexis Comnène, empereur grec, ayant joué double jeu avec les Turcs, Anselme II lui est envoyé comme ambassadeur, preuve de haute estime et de confiance de Godefroid de Bouillon.
Il écrit ensuite deux lettres à l'évêque Manassé de Reims pour l'informer de l'avancée franque et des pertes alliées, la première de Nicée, la seconde d'Antioche. Encerclé par les Turcs dans cette dernière cité, il y fera le premier une sortie mémorable d'une audace rare qui libérera un instant les Francs, leur permettant de se déployer et de battre l'ennemi.
Il est tué le 26 février 1099 au siège d'Archas (Tell Arqa).
  • Le fils de Godefroid II d'Ostrevent, Godefroid III de Ribemont, perdant son fils trop tôt, revend une part de ses terres à son demi-frère Bauduin IV dit d'Edirne, comte de Hainaut.
Quant à son frère cadet, Hugues II d'Ostrevent, il est dit d'abord de Valenciennes puis, suite à la vente ci-dessus, sera dit de Denain (selon Ferdinand-Ignace Malotau de Villerode).
Il aura deux fils : le premier, Jean, meurt en 1202 (inhumé à Denain, église des Dames Chanoinesses), le second sera Étienne de Denain et aura, en épousant Rose de Mons, une postérité qui reprendra la seigneurie de Hainin, petit village près de Mons. Celle-ci fera souche en prenant le nom de Haynin, toujours représentée au XXIe siècle (sous les orthographes de Haynin en France et de Hennin en Belgique : actuellement la branche aînée est celle de Hennin de Boussu Walcourt et les deux cadettes de Haynin de Bry et de Haynin d'Aire)[7],[8].

Ribemont est alors perdu par la famille, passant par mariage dans celle de Moy.

Découvertes archéologiques[modifier | modifier le code]

La situation géographique stratégique de la ville tend à supposer que la ville dut être un oppidum gaulois. Aux XIXe-XXe siècles, des vestiges ont pu retracer une partie de l'histoire de Ribemont [9]:

  • Des haches celtiques dont une en silex blanc attestent le séjour des Celtes [10]
  • des sépultures franques trouvées à la ferme de la grande Cense.
  • L'époque gallo-romaine : des pièces de monnaies gauloises. Les cinquante ans d'occupation romaine sont certifiés par la découverte d'un vase de verre blanc (conservé au Musée de Picardie) et un mur en petit appareil au niveau de l'ancien château de Ribemont.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Ribemont Blason De gueules, à la montagne d'argent, surmontée d'un soleil d'or et accostée de deux gerbes de blé du même ; au chef cousu d'azur, chargé de trois fleurs de lis d'or.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.
Alias
Alias du blason de Ribemont
Echiqueté d’or et d’azur.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs [11]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
av. 1818 1821 Louis Quentin Violette    
1821 1824 Cesar Auguste Niay    
1824 1831 Charles Nicolas Segard   notaire royal
1832 1835 Jean Louis Carlier    
1835 1842 Louis Antoine Joseph    
1842   Louis Artus Tiefaine    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours
(au 12 mai 2014)
Michel Potelet PS conseiller général
Réélu pour le mandat 2014-2020[12], [13]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 961 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 500 2 330 2 316 2 547 2 726 2 716 2 791 3 098 3 098
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 028 3 132 3 126 3 124 3 096 3 195 3 129 2 935 2 847
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 769 2 627 2 584 2 142 2 186 2 020 1 976 1 813 1 967
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
2 187 2 152 2 014 2 105 2 227 2 096 2 059 2 059 1 984
2011 - - - - - - - -
1 961 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2004[15].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture[modifier | modifier le code]

  • Lemusée Condorcet appartient au Réseau des Maisons d'écrivains et des Patrimoines littéraires.
  • L'école municipale de musique
  • La Bibliothèque municipale

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Maison natale de Condorcet
  • Le moulin de Lucy

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Blasonnement[modifier | modifier le code]

De Gueules à une montagne d'argent, surmontée d'un soleil d'or et accostée de deux gerbes de même, à un chef cousu d'azur, chargé de trois fleurs de lys d'or

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

La municipalité de Ribemont a conclu jumelage avec :

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Divers[modifier | modifier le code]

Le Tour de France 2007 est passé dans la commune, de l'étape Waregem-Compiègne le mardi 10 juillet 2007.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Charles Gomart, Histoire de Ribemont, ed.Res Universalis, 240p.
  2. Dom Lelong, Histoire du diocèse de Laon, p.95
  3. Maximilien Melleville. Dictionnaire Historique du Département de l’Aisne
  4. Maximilien Melleville. L'histoire ecclésiastique et civile du diocèse de Cambrai
  5. Maximilien Melleville. les annales de la province et comtes du Hainaut où l'on voit la suite des comtes
  6. [1]
  7. [2] 30 pages sur Anselme II, plus pour les ascendants et 400 pages de descendants
  8. [3] « Dictionnaire Historique du Département de l’Aisne » de M Melleville
  9. Charles Gomart. Histoire de Ribemont'ed.Res Universalis. 240 p.
  10. Musée de Picardie, pièce n°698, catalogue de 1848
  11. maires de 1818 à 1842: actes d'état-civil conservés aux archives départementales
  12. Préfecture de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
  13. « Liste des maires de l'Aisne » [xls], Préfecture de l'Aisne,‎ 12 mai 2014 (consulté le 12 août 2014)
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]

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