Marle

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Marle
La mairie
La mairie
Blason de Marle
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Aisne
Arrondissement Laon
Canton Marle
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de la Serre
Maire
Mandat
Jacques Sevrain
2014-2020
Code postal 02250
Code commune 02468
Démographie
Population
municipale
2 375 hab. (2011)
Densité 172 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 44′ 24″ N 3° 46′ 17″ E / 49.74, 3.7713888888949° 44′ 24″ Nord 3° 46′ 17″ Est / 49.74, 3.77138888889  
Altitude Min. 75 m – Max. 140 m
Superficie 13,79 km2
Localisation

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Marle est une ville de France, située dans le département de l'Aisne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Marle, petite ville du grand Laonnois à 25 km au nord-est du centre de Laon, porte de la Thiérache, est établie sur un haut plateau surplombant la vallée traversée par deux rivières : la Serre et le Vilpion. Le sol du marlois est composé par de la craie blanche (marne) sur lequel s'étend une couche de limon jaune (diluvium) formant un sol arable de première qualité.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Marle est desservie par la voie ferrée Laon-Hirson avec neufs trains par jour.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Marle, autrefois nommé Malain ou Male avec une forte accentuation de la première et longue syllabe ma, était autrefois une bonne ville c'est-à-dire une ville fortifiée ceinte de remparts, défendant le pays. Marle a été rattachée au domaine royal français en 1607. Il ne faut pas oublier, comme le montrent ses armoiries récentes, que Marle est le nom d'un ancien comté qui appartient successivement aux maisons de Coucy, Bar, Saint-Pol, de Luxembourg, de Bourbon et de Mazarin. La haute ville en était le centre politique et religieux de la région. La rivière Serre dont le comté contrôlait les pontenages et les gués était ainsi nommée la rivière de Marle.

Composée de trois quartiers, la haute ville, le grand faubourg (la Neuville sous Marle) et le faubourg de Laon, la ville est chef-lieu de canton de l'Aisne dans l'arrondissement de Laon après la Révolution. Plusieurs hameaux et fermes sont rattachés à Marle : Haudreville, ancien prieuré et domaine agricole important de l'abbaye de Fesmy, Behaine connue déjà en 1137, la Tombelle, maison seigneuriale importante.

Dépassant haut la main 1800 habitants dans les années 1860, la ville accueillait des tanneries et des fabriques de toile actives. Ses foires et marchés était renommés pour le commerce de laine et de grains.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 en cours
(au 3 avril 2014)
Jacques Sevrain PS analyste financier (retraité)
Réélu pour le mandat 2014-2020[1]
1983 2001 Yves Daudigny PS professeur (retraité), président du conseil général, sénateur
1977 1983 Pierre Touron PSU  
1965 1977 Paul Brucelle DVD  
1953 1965 Paul Rousselle DVG  
1947 1953 Cyrille Liébert DVG  
1945 1947 Gaétan Sarrazin Parti communiste français  
1940 1945 Alexandre Servain -  
1925 1940 Ernest Faucheux -  
1920 1925 Gabriel Martin -  
1919 1920 Eugéne Nettelet -  
1908 1919 Charles Cointe -  
1892 1908 Léon Wateau-Lamarez -  
1892 1892 Arthur Parmentier -  
1876 1892 Louis Coffignon -  
1858 1876 Jean-Louis Odent-Quey -  
1854 1858 Albert Debrotonne - conseiller général, député
1831 1854 Antoine Desains -  
1826 1831 François Lehault -  
1824 1826 Jean-Baptiste Debrotonne -  
1816 1824 François Tilorier -  
1813 1816 Nicolas Fouant de la Tombelle -  
1799 1813 François-Ferdinand Delamer -  
1795 1799 Etienne Dhiver -  
1793 1795 François-Jérôme Lehault -  
1791 1793 César-Antoine Delamer -  
1790 1791 Laurent-Antoine Fouant de La Tombelle -  
1790 1790 Louis Leroy de Torcy -  
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 375 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 212 1 328 1 455 1 444 1 433 1 686 1 843 2 051 1 977
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 945 1 900 1 956 2 078 2 357 2 404 2 482 2 509 2 506
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 513 2 584 2 672 2 467 2 511 2 397 2 346 2 508 2 729
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
2 912 2 848 2 926 2 727 2 669 2 529 2 468 2 432 2 351
2011 - - - - - - - -
2 375 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Sports[modifier | modifier le code]

Marle est célèbre pour son cyclo-cross, il est le support d'un cyclo-cross internationale de classe C2.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le Monument aux Morts se dresse à côté de l'église.
Le musée est situé dans une zone de moulins datant du Moyen Âge. Il est ouvert les après-midi pendant la période des beaux jours. Il se situe dans un parc archéologique où ont été reconstitués une ferme mérovingienne et un village franc. La ferme ainsi que la nécropole sont reconstituées à partir de fouilles effectuées pendant 25 ans sur le site de Goudelancourt-lès-Pierrepont. La reconstitution du village franc a été réalisée à partir de fouilles menées à Juvincourt-et-Damary. L'équipe du musée applique les principes de l'archéologie expérimentale. Ces travaux de reconstitution ont été réalisés sous le contrôle d'un comité scientifique présidé par Patrick Périn, Conservateur en chef du Musée d'archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye. Le musée organise plusieurs manifestations : Journées Mérovingiennes (reconstitution de différentes activités de paysans à l'époque mérovingienne) et un Festival d'Histoire Vivante en juin qui regroupe des troupes de reconstituteurs de différentes époques.

Édifices[modifier | modifier le code]

Marle en 1648.
  • la maison de ville

Ancienne mairie située près de l'église jusqu'en 1921, elle fut déplacée sur la place de la motte pour dégager l'église et créer la place du monument aux morts de la guerre 1914-1918. Bâtie en 1628, l'immeuble avait un certain caractère architectural, on y admirait un beau fronton de style Louis XIII. Ce fut Jean Pierre Faucheux qui donna cette maison à la ville. Une inscription rappelait ce don « monsieur Jean Pierre Faucheux, échevin, demeurant au grenier à sel a fait construire le dit hôtel de ville en 1739 ». Il faut prendre ici le terme de construire dans le sens d'agrandir ou de réparer puisque l'immeuble existait depuis longtemps. Cette belle maison fut démolie, seule une partie de sa façade fut replacée, place de la motte, sur le bâtiment des pompes du corps de sapeurs pompiers.

  • l'hôtel de ville

Ancienne salle de justice de paix fut construite en 1851. Le maire de l'époque, M. Desains fit prendre le 6 septembre 1850 par le conseil municipal une délibération pour la construction d'un prétoire pour la justice de paix à édifier sur l'emplacement du grenier à sel, par suite du déplacement de la maison de ville après la 1re guerre mondiale. La partie basse de cet immeuble fut utilisée par la suite pour la mairie actuelle (salle des mariages et du conseil plus des bureaux attenants). La partie haute servit longtemps de salle des fêtes. Cet endroit s'appelait auparavant place du Grenier-à-sel, place du Marché-aux-chevaux ensuite et enfin place François- Mitterrand. On peut également supposer que l'ancienne halle médiévale brûlée par les Espagnols au XVIIe siècle se trouvait à cet endroit. Lors des derniers travaux de rénovation de la place, un puits imposant fut découvert.

  • l'Hospice ou hôtel-dieu

Au Moyen Âge les lépreux étaient isolés à la « maladrye » ou « maladrerie » à l'extrémité du faubourg Saint-Martin (après le nouveau cimetière paysager). Cet établissement fut fondé vers 1250 par Enguerrand IV de Coucy. Par lettres patentes de Louis XIV en février 1697, cette léproserie fut jointe à l'hôtel-Dieu tenu par les « filles dévotes de Saint-Benoîte » rue du château en 1702. Le conseil municipal prit le 13 juillet 1846 sur l'initiative de M. Desains, maire et médecin de l'hôtel Dieu, une délibération donnant un avis favorable pour la construction d'urgence d'un nouvel établissement sur l'emplacement de terrains à acquérir en dehors de l'ancienne ville. C'est la maison de retraite actuelle, agrandie et humanisée, plus tard, sous les mandats de Paul Brucelle et Pierre Touron.

  • le centre de loisirs Jean Mermoz appelé communément salle polyvalente

Construction décidée en 1969, rue René-Toffin, l'ensemble Jean-Mermoz est composée au rez-de-chaussée d'un bâtiment abritant la caserne de sapeurs pompiers, de la salle du club de judo, d'une salle de réunion appelée Pierre-Brasseur et de plusieurs pièces réservées au service de la protection maternelle et infantile. À l'étage, se trouve la grande salle des fêtes de la commune appelée salle Simone-Signoret et ses dépendances ( cuisine, vestiaires ...) ainsi qu'une petite salle de réunion dénommée salle Louis-Jouvet. Elle fut inaugurée le 8 février 1975 par Paul Brucelle, maire de Marle et son conseil municipal en présence du député de la circonscription Robert Aumont et du conseiller général du canton de Marle, Henry Loncq. (voir photographie de l'inauguration)

  • le moulin de la plaine

Le Moulin de la plaine était initialement une meunerie. Il a été bâti en 1797 par Armand Vinchon, ancien meunier à Cilly. À la fin du XVIIIe siècle, il comportait 2 roues, une de chaque côté de la rivière. En 1838, une demande d'autorisation a été déposée pour le transformer en une seule roue. C'est alors qu'un règlement d'eau a été instauré. Il s'est ensuite développé jusqu'en 1914. Placé en faillite vers les années 1920, racheté en 1925 aux enchères publiques, il a été revendu un an après à la SA "les grands moulins de MARLE" et est devenu le plus important moulin de l'Aisne avec une production de plus de 400 000 quintaux. Fin 1946, une turbine Kaplan a été installée grâce aux financements offerts par le plan Marshall (plan américain d'aide économique à l'Europe). En 1966, cet établissement est devenu propriété de la société immobilière des grands moulins de Marle puis a été revendu à plusieurs particuliers dont l'un possédant la turbine vend l'électricité produite à EDF. Il appartient au patrimoine industriel de la commune.

  • la piscine municipale
  • la caserne de gendarmerie
  • la maison Victor-Hugo

Places[modifier | modifier le code]

  • la place de la Motte

C'est sur cette place située devant la porte fortifiée du château fort que le seigneur de Marle rendait la justice « haute » (charte de 1174). La justice basse était réservée aux mayeurs, échevins et jurats. Les Uhlans en 1914 firent rassembler la population sur cette place pour l'informer des restrictions de liberté et autres consignes de l'armée prussienne. En 1940, leurs fils firent de même au même endroit.

  • la place de l'Église anciennement place du Marché

C'est là que se tenaient les foires, marchés et marchés francs accordés par des privilèges spéciaux délivrés par les rois de France. Il y avait sur cette place une grande croix de pierre (la croix du marché) déplacée au cimetière Saint-Martin sur la tombe des curés de Marle.

  • la place Ernest-Faucheux

Rappelle l'ancien maire de Marle (1925-1940). Sur cette place se trouvait le "Café Français" (voir carte postale ancienne sur le site Delcampe)

Routes[modifier | modifier le code]

Anciennement rue du faubourg Saint-Nicolas, débouchant sur cette avenue, nous trouvons : - la rue de la Fosse-des-huguenots, aboutissant à une ancienne carrière où furent inhumées des personnes appartenant à la religion réformée au XVIe siècle. - la rue des Froides-Rives, c'est une falaise qui a été fréquentée dès la plus haute antiquité par les hommes de la préhistoire. On y a retrouvé quelques outils et des armes en silex taillé, haches, coups de poings, pointes de flèches. - l'impasse du Pont-rouge, lieu de passage obligatoire pour franchir le Vilpion, sur le pont du même nom. La princesse de Lamballe en fuite, faillit s'y noyer peu de temps avant d'être égorgée par les révolutionnaires de 1789. Le faubourg Saint-Nicolas (ou Neuville Soubz Marle) renfermait l'église Saint-Nicolas détruite à la Révolution en 1793 ainsi qu'un vieux cimetière attenant à l'église.

  • la rue de l'abreuvoir ou de la prison

Elle est située au pied de la tour du mutte datant des fortifications d'Enguerrand II vers 1225. L'abreuvoir était situé près de l'ancien moulin.

  • la rue du bail

Tire son nom d'un terrain appelé « bail »  ; il était réservé aux « esbatements des enfants ». Cette rue est située en dehors de l'enceinte de la ville et édifiée dans toute sa longueur tirée des fossés lors de son creusement.

  • la rue du bloc

Rappelle le pilori où on exposait les malfaiteurs, les fraudeurs, les contrebandiers et faux-saulniers. C'était un banc de pierre (situé à l'angle de l'ancienne poste, détruite par le feu en 1918) dite maison de l'échevin.

Jean louis André Bourbier, colonel d'Empire, né en 1774 à Marle, tué à la bataille d'Eylau à la tête de son régiment le 11e dragons. Sa maison se trouvait au bout de la rue portant son nom, derrière la mairie actuelle (ancienne maison Painvin). Cette rue s'appelait auparavant rue du Puits-Berno.

  • la rue de la chapelle Saint-Nicolas
  • la rue Debrotonne

Rappelle Albert Debrotonne, né en 1792 à Malaise, près de Tavaux. Il fut longtemps maire de Marle, conseiller général, président du comice agricole, député en 1846, 1848, 1849, 1852, 1857. Il est décédé en 1858. Un de ses ancêtres avait bâti l'hôtel des postes du faubourg Saint-Nicolas (face à la place Faucheux).

  • la rue Desains

Doit son nom à Antoine Desains, docteur en médecine, médecin des épidémies. Vice-président du Conseil d'arrondissement pendant 21 ans, maire de Marle de 1831 à 1854 date de son décès. On lui doit l'élargissement des rues de la ville, l'établissement d'un plan d'alignement, la construction de l'hôtel de ville actuel, la construction d'un nouvel hospice et l'établissement d'un marché aux grains (en importance, le deuxième du département).

  • la rue des fossés

A une origine similaire, elle est hors des murs d'enceinte.

  • la rue de la huchette

Près de l'ancienne pharmacie, un mur de soutènement contenait des pierres paraissant être des débris de la porte Notre-Dame. Leur section représentait des parties de colonnettes ou d'arcatures de style XIIIe ou XIVe siècle.

  • la rue Lalouette

Et non rue de l'Alouette, commémore le souvenir de M. Lalouette Fossier qui fit des dons importants à la commune, ainsi que pour le calvaire Saint-Nicolas, la chapelle Saint-Nicolas et le dégagement de la place du monument.

  • la rue Lehault

Évoque une famille de notaires qui résida pendant plusieurs siècles à Marle. L'un d'eux a tenu un journal des faits survenus au XVIIe siècle. C'est une mine de renseignements historiques pour les chercheurs : "recueil concernant les désordres qui se sont passés dans le Comté de Marle pendant la guerre (1635-1655)" édité par Papillon, imprimeur et lithographe à Vervins, année 1851.

  • la rue Cyrille-Liébert

Ancienne rue du Moulin de la plaine, porte désormais le nom de Cyrille-Liébert, ancien maire de Marle décédé en 1956.

  • la rue du Faubourg Saint Martin

Située hors des murs, c'est une ancienne paroisse distincte de celle de la cité. Elle figure dans les armes de la ville sous la forme d'une tour, comme celle de la Neuville sous Marle appelé plus tard faubourg Saint-Nicolas. Le faubourg Saint-Martin comprenait la maladrerie (asile pour les lépreux) l'église Saint-Martin dans le vieux cimetière actuel, la communauté de l'abbaye de Foigny les ponts de la Madeleine. La chapelle du cimetière Saint-Martin détruite par l'artillerie française lors de la libération de la ville en 1918 était l'ancien chœur de l'église Saint-Martin.

Louise Michel (29 mai 1830, Vroncourt-la-Côte, Haute-Marne - 9 janvier 1905, Marseille), alias Enjolras, est une militante anarchiste et l'une des figures majeures de la Commune de Paris.

  • la rue de la motte ou rue du château et de l'ancien hôtel-Dieu

L'hôtel-Dieu fut transféré pour un temps dans la maison d'enseignement de l'hôtel-Dieu des sœurs de Sainte-Benoîte en 1717 place de la Motte. L'hôtel-Dieu est l'une des plus anciennes institutions marloises, dès le Moyen Âge, des donations testamentaires lui furent faites.

  • la rue des Moulins

Elle s'étend sous le bois des Frères, elle concerne deux très anciens moulins seigneuriaux sur la serre.

  • la rue Notre-Dame

C'est l'une des plus anciennes de la ville haute, elle doit son nom à la piété de nos ancêtres et aussi à l'ancienne porte fortifiée qui défendait l'accès de ce côté. Une statue de la Vierge avait été placée sur la partie haute. Pour entrer dans la ville par cette porte Notre-Dame, les conducteurs des lourds véhicules et des carrosses devaient faire appel à des chevaux de renfort étant donnée la raideur de la rampe. Ces chevaux se louaient à l'auberge du soleil d'or, située à l'emplacement de la ferme qui se trouve au bas de la rue Notre-Dame.

  • la rue Pelletier anciennement rue de la poterne

Rappelle un grand bienfaiteur du pays, Louis Nicolas Pelletier qui fit des dons importants à la ville, aux écoles, aux sapeurs pompiers, à l'église, à l'hôtel-Dieu ; il légua sa riche bibliothèque à l'évêché de Soissons. Il est décédé en 1869. Rue de la Poterne : Sur les Remparts désignait l'endroit où s'ouvrait celle-ci : côté ouest de la muraille défensive, au-dessus du bois des Frères (actuellement comblée de gravats).

  • la rue de la porte-Marie

Doit son nom à la porte qui s'ouvrait sur le vieux chemin de Laon. Les vestiges sont encore visibles ainsi que le rempart et l'ancien chemin de ronde qui y aboutissaient.

  • la rue Sérurier

Doit son nom au comte Louis Barbe Charles Sérurier, cousin du Maréchal, Pair de France, envoyé extraordinaire et Ministre plénipotentiaire de Napoléon Ier aux États-Unis et au Brésil, puis envoyé dans les cours de Belgique et de Hollande, grand officier de la Légion d'Honneur, chevalier de la réunion, grand officier de Léopold de Belgique, né à Marle le 7 avril 1775, décédé en 1860 et enterré au cimetière du Père-Lachaise.

  • la rue de Signier

Évoque Alexandre de Signier, lieutenant au régiment de Rambures, ensuite commandant de 400 lances et de 15 compagnies de 100 hommes hommes d'infanterie succéda à Pierre de la Salle à la charge de capitaine et gouverneur de la ville et du château de Marle. Il se distingua au siège de notre ville par les Espagnols. Le défendeur fut félicité par le roi et la reine. L'église Notre-Dame a conservé son épitaphe tracé sur une dalle noire dans le bas côté sud contre la muraille.

  • la rue de la tombelle

Évoque la butte celtique et aussi le fief détaché du domaine de Marle ; il possédait son propre territoire et aussi une chapelle dédiée à sainte Anne. La croix de la tombelle était le rendez-vous habituel de la procession des rogations. On y faisait une station prolongée accompagnée d'un déjeuner champêtre sur l'herbe.

  • la rue du trébuchet

Doit son nom à une trappe qui défendait l'entrée de la porte Notre-Dame. Cette rue se prolongeait dans l'actuelle rue de Signier.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Activités associatives, sportives et culturelles[modifier | modifier le code]

  • Marle unit ses associations sportives sous le nom de "Marle Sports" et sous une unique couleur, l'orange. Marle Sports inclut par exemple : "Marle Basket" et "Marle Football"
  • Jumelage :

Héraldique[modifier | modifier le code]

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :

D’azur à trois tours attenantes d’or ajourées et maçonnées de sable, celle du centre, plus haute, surmontée d’une fleur de lys d’argent.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Dans la collection Monographies des villes et villages de France de Micberth :

  • « Marle d'hier » (avec une centaine de cartes postales) - Abbé Palant, 1998, réimp. édit. 1890, 14 X 20, br., 152 pp. ISBN 2-84435-015-1
  • « Histoire de Marle » - Emile Coët et Charles Lefèvre, 1991, réimp. édit. 1897, 14 X 20, br., 600 pp. ISBN 2-87760-629-5

Collection histoires locales

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Jacques Sevrain réélu », La Thiérache, no 2575,‎ 6 avril 2014, p. 19 (ISSN 0183-8415)
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011