Charles Heubès

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Charles Heubès
Présentation
Naissance 3 juillet 1862
Paris
Décès 27 septembre 1948 (à 86 ans)
Versailles
Nationalité Drapeau de la France France
Activité(s) Architecte en chef adjoint de la ville de Paris
Diplôme DPLG
Formation École des Beaux-arts
Atelier Pascal
Œuvre
Réalisations Église Saint-Martin de Saint-Dié-des-Vosges
Distinctions Deuxième second Grand prix de Rome
Prix Deschaumes
Prix Bouwens van der Boijen
Palmes académiques
Nichan Iftikhar
Légion d'honneur

Charles-Joseph Heubès, né à Paris le 3 juillet 1862 et mort à Versailles le 27 septembre 1948[1], est un architecte français de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Charles Heubès est le fils d'un ébéniste du Marais, François-Joseph-Hubert Heubès[2] (né vers 1826[1]-mort après 1894[3]), vraisemblablement d'origine allemande[4].

Il entre en 1879 à l’École des Beaux-arts, où il est admis en première classe en 1884. Élève de Jean-Louis Pascal, il termine troisième au Grand prix de Rome (deuxième second Grand prix) en 1887. Lauréat, la même année, du prix Deschaumes de l'Académie, il est diplômé par le gouvernement en 1888. L'année suivante, il obtient le prix de la fondation Bouwens van der Boijen.

Après une dernière candidature au prix de Rome en 1892[5], Heubès entre au service de l'administration préfectorale de la Seine, où il mène une carrière d'architecte-fonctionnaire : sous-inspecteur (1893) puis inspecteur (1901) du service municipal d'architecture, il devient ensuite architecte de la 3e division du service d'architecture du département (1911), puis architecte de l'administration centrale (1912) et, enfin, architecte en chef adjoint de la ville de Paris (1921). C'est à ce titre qu'il est notamment chargé du contrôle supérieur des travaux de la Grande Mosquée de Paris après le décès de son collègue Henri-Thomas-Édouard Eustache[6].

Le 23 août 1894, Charles-Joseph Heubès épouse Léontine-Jacqueline Leroux (1872-19..)[7], fille de l'éditeur Ernest Leroux, nièce du peintre Bruno Chérier et de l'architecte saint-quentinois Charles Chérier, et cousine de l'architecte Gustave Nimbeau[3]. Avec leur fille Marie-Louise Charlotte (1897-1990, future Mme Dillinger)[8] et leur fils Marc-Joseph-Ernest (1900-1992)[9], ils résident tout d'abord au 18 avenue du Maine puis au 52 boulevard de Vaugirard.

Heubès prend sa retraite après avoir été décoré de la Légion d'honneur en 1927. Remplacé par Gaston Lefol en 1929[10], il s'installe en Seine-et-Oise, à Fontenay-Saint-Père[11].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Réalisations[modifier | modifier le code]

Sauf mention contraire : à Paris.

Dessins exposés au Salon[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • « Rapport sur les restes d'une basilique gallo-romaine découverts à Rosny-sur-Seine », in Henri Thomas, Une nouvelle page ajoutée à l'histoire de Rosny-sur-Seine, Paris, Plon, Nourrit & Cie, 1893.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b État civil de Paris, 3e arrondissement, acte de naissance 1355 du 4 juillet 1862.
  2. Spécialisé dans les « meubles antiques, Boule [sic] et bois de rose », successeur de Befort, l'ébéniste Heubès est domicilié en 1855 au no 12 de la rue du Parc-Royal (Almanach-bottin du commerce de Paris, Paris, 1855, p. 724 et 841) puis, en 1861, au no 3 de la rue de la Perle (Annuaire-almanach du commerce ... (Didot-Bottin), Paris, 1861, p. 745), où Charles naît en 1862.
  3. a et b État civil de Paris, 6e arrondissement, acte de mariage 575 du 23 août 1894. Le sculpteur Léon Fagel est l'un des témoins de Charles Heubès.
  4. Un document de 1846 relatif à une succession mentionne, parmi les héritiers, un menuisier (Schreiner) de Düsseldorf, alors mineur émancipé, du nom de Franz Joseph Hubert Heubes (Öffentlicher Anzeiger, no 57, Düsseldorf, 30 juin 1846, p. 322). Par ailleurs, un décret du 11 mars 1863 « admet le sieur Heubes et trois autres à établir leur domicile en France » (Collection complète des lois, décrets, ordonnances, règlements et avis du Conseil d’État, t. 63, Paris, 1863, p. 862).
  5. « Les concours de Rome », Le Matin, 1er août 1892, p. 2.
  6. « Le Bey de Tunis à l'Institut musulman », Journal des débats, 15 juillet 1923, p. 6.
  7. Jacqueline Heubès, élève de Mme Thoret, a exposé plusieurs aquarelles au Salon : deux vues de Saint-Dié (Chaire à prêcher dans le cloître de la cathédrale, Chalet vosgien) en 1908 et huit Vues du Morvan en 1909 (Société des artistes français, Le Salon, 1908, p. 386 et 1909, p. 366).
  8. Mme Heubès Dillinger a exposé une vue de la mosquée de Paris au Salon des Champs-Élysées en 1927 (Camille Le Senne, « La Musique et le théâtre au Salon des Champs-Élysées », Le Ménestrel, 13 mai 1927, p. 215-216).
  9. État civil de Paris, 15e arrondissement, actes de naissance 1932 du 24 août 1897 et 2533 du 7 septembre 1900. Gustave Umbdenstock figure parmi les témoins de ce dernier acte.
  10. Recueil des actes administratifs de la Préfecture de la Seine, février 1929, p. 90.
  11. Annuaire du bâtiment et des travaux publics, Paris, 1937, p. 33.
  12. Association générale des étudiants de Paris, Les Fêtes de l'Université de Paris en 1889, Paris, 1890, p. 71.
  13. Émile Jacquemin, « Le style de l'église de Saint-Dié », L'Immeuble et la construction dans l'Est, 3 janvier 1897, p. 253.
  14. a, b et c Permis de construire recensés sur le blog Paris 1876-1939 : les permis de construire.
  15. Bulletin municipal officiel de la ville de Paris, 10 avril 1900, p. 1451.
  16. Bulletin municipal officiel de la ville de Paris, 1er août 1907, p. 3452.
  17. Bulletin municipal officiel de la ville de Paris, 27 juillet 1921, p. 3414.
  18. Marie-Jeanne Dumont, Le Logement social à Paris 1850-1930 : les habitations à bon marché, Liège, Mardaga, 1991, p. 170.
  19. Société des artistes français, Salon de 1888, p. 394.
  20. Arthur de Marsy, « L'Archéologie monumentale aux Salons des Champs-Élysées et du Champ-de-Mars », Bulletin monumental, vol. 61, 1896, p. 187.
  21. Société des artistes français, Le Salon, 1908, p. 386.
  22. Société des artistes français, Le Salon, 1909, p. 366.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Isabelle Chave (dir.), Chantiers privés, chantiers publics - L'expérience architecturale dans les Vosges 1800-1920, Épinal, 2007, p. 24 et 50 (et Répertoire des architectes nés ou actifs dans les Vosges 1800-1940, Épinal, 2007, p. 30).
  • Louis Thérèse David de Pénanrun, Edmond Augustin Delaire et Louis François Roux, Les Architectes élèves de l'école des beaux-arts : 1793-1907, 2e éd., Paris, Librairie de la construction moderne, 1907, p. 293.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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