Hargicourt (Aisne)

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Hargicourt
La mairie
La mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Aisne
Arrondissement Saint-Quentin
Canton Catelet
Intercommunalité Communauté de communes du Pays du Vermandois
Maire
Mandat
Roland Hocquet
2014-2020
Code postal 02420
Code commune 02370
Démographie
Gentilé Hargicourtois, Hargicourtoises
Population
municipale
565 hab. (2011)
Densité 70 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 57′ 47″ N 3° 10′ 51″ E / 49.9630555556, 3.1808333333349° 57′ 47″ Nord 3° 10′ 51″ Est / 49.9630555556, 3.18083333333  
Altitude Min. 102 m – Max. 151 m
Superficie 8,12 km2
Localisation

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Liens
Site web http://mairie-hargicourt.e-monsite.com/

Hargicourt est une commune française, située dans le département de l'Aisne en région Picardie. Complètement détruite en 1917, elle a reçu la Croix de Guerre 1914-1918. Son histoire se singularise également par les assemblées du désert qui s'y sont tenues au temps des persécutions contre les protestants, au XVIIIe siècle .

Toponymie[modifier | modifier le code]

En toponymie française, le mot court, qui provient du latin cohort « cour de ferme », est employé surtout à partir du VIe siècle, pour évoquer en principe un domaine rural et essentiellement composé avec des noms de personnes germaniques. A partir du VIIe siècle interviennent des compositions avec le mot -ville. L’étymologie d'Hargicourt est donc vraisemblablement Hartgildis-cohort du nom franc du propriétaire du domaine dont dépendait le village. On trouve le nom du village écrit Hangicort en 1200 dans le cartulaire de l'abbaye du Mont-Saint-Martin et Argicort en 1201 dans le cartulaire de la cathédrale de Noyon[1],[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Hargicourt et les communes environnantes

Le village d'Hargicourt est situé à environ 16 kilomètres au nord/nord-ouest de Saint-Quentin et à quelque 3 kilomètres à l'ouest de la route qui relie Saint-Quentin à Cambrai, autrefois dénommée Route nationale 44 et aujourd'hui, pour ce qui concerne le département de l'Aisne, route départementale 1044. Le territoire communal est aujourd'hui traversé par l'autoroute A26.

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Entrée de Hargicourt

Hargicourt est situé sur le plateau du Vermandois qui occupe une position relativement élevée (environ 150 mètres d'altitude) entre les bassins de la Somme et de l'Oise au sud et celui de l'Escaut au nord. Les sources de l'Escaut sont d'ailleurs situées à Gouy à à peine 6 kilomètres au nord-est d'Hargicourt (le cours de l'Escaut s'oriente immédiatement vers le nord) tandis que la Cologne, affluent de la Somme, prend sa source à Hargicourt et s'écoule globalement vers l'ouest. La Somme prend quant à elle sa source à Fonsomme à 15 kilomètres au sud-est d'Hargicourt et s'écoule aussi vers l'ouest. Après 23 kilomètres de cours, la Cologne se jette dans la Somme à Péronne. La source de la Cologne se trouve dans la partie est du territoire communal qui est la plus élevée. Le terrain descend ensuite doucement vers l’ouest pour atteindre la position du centre village, situé dans une zone autrefois marécageuse alimentée par les eaux de la Cologne[2].

Le terrain est considéré comme très fertile sur l'ensemble de la commune[2].

Géologie[modifier | modifier le code]

Au point de vue géologique, la région d'Hargicourt appartient au Bassin parisien. La craie sous-jacente est recouverte de différentes alluvions argileuse et de loess. De nombreux fossiles ont été mis au jour sur le territoire communal.

Le vallon d'Hargicourt et les collines environnantes présentaient une accumulation de phosphates qui furent exploités industriellement jusqu'en 1914.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat d'Hargicourt est tempéré et océanique. Les relevés de la station météo de Roupy près de Saint-Quentin permettent de le décrire (voir la section climat de la page wikipedia sur Saint-Quentin).

En 1865, deux catastrophes naturelles ont frappé le village. Le 7 mai, un ouragan accompagné d'une grêle abondante venant de l'ouest par la vallée de la Somme a ravagé le canton du Catelet, provoquant de fortes inondations des rues des villages de Hargicourt, Vendhuile, Gouy et Macquincourt. Il y eut par endroits des accumulations de grêlons sur plus d'un mètre de haut qui mirent plus d'un mois à disparaître. Le 17 juillet de la même année, un deuxième ouragan d'une grande violence, venant de l'ouest par la vallée de l'Omignon ravagea une deuxième fois le canton du Catelet, touchant également Saint-Quentin. Une souscription fut organisée dans l'arrondissement de Saint-Quentin pour venir en aide aux victimes[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Histoire ancienne[modifier | modifier le code]

Le site de la ferme de Cologne a été occupé dès le paléolithique comme en atteste la découverte par l'archéologue Pilloy d'un dépôt important d'artifacts en silex taillé[2]. Le défrichage du bois de Cologne à partir de 1848 fournit quant à lui la preuve de l'occupation du même site par les Romains[2]. Le territoire communal était compris dans l'ancienne forêt d'Arrouaise et faisait partie du territoire de la tribu gauloise des Viromanduens.

Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, siège de seigneurie, en son centre on trouvait la maison forte de la Cologne. L'enclos seigneurial est entouré d'une enceinte, une grange, qui a sa propre entrée se trouve face au donjon, à proximité de la mare[3].

Le village a été ravagé par plusieurs des invasions qui ont traversé le nord de la France : dès le début de la Guerre de Cent Ans, en 1359, les soldats d'Edouard III d'Angleterre pillent la région ; plusieurs autres pillages ont lieu pendant cette guerre.

Guerres des temps modernes[modifier | modifier le code]

En 1524, alors que le roi de France François Ier est en difficulté en Italie dans le cadre de la sixième guerre d'Italie, les Anglais, lançant leur campagne à partir de leur bastion de Calais, pillent à nouveau la région. Le 9 octobre 1536, les troupes d'Henri III de Nassau-Breda, général au service de l'empereur Charles Quint, occupent Hargicourt et le soumettent à une sévère contribution. En 1557, le siège de Saint-Quentin est l'occasion de nouveau ravages tant de la part de l'armée espagnole que des troupes françaises. Le traité du Cateau-Cambrésis ramène la paix en 1559[2]. Le 15 juin 1650, de passage à l'occasion de la bataille du Catelet, les troupes de Turenne commettent divers excès et ruinent le village.

L'épisode de la Boîte à Cailloux et le protestantisme[modifier | modifier le code]

En 1691, alors que la France connaît les rigueurs de la Révocation de l’Édit de Nantes (1685), le village, ainsi que quelques autres localités environnantes (notamment Templeux-le-Guérard et Jeancourt), connaît une conversion de masse au protestantisme suite aux visites du prédicant itinérant Gardien Givry. Les prédications clandestines ont lieu au lieu dit la Boîte à cailloux, vallon isolé situé à quelque distance de ces villages sur le territoire d'Hesbécourt, où se trouve actuellement une stèle commémorative[4]. La communauté protestante restera dès lors fortement implantée dans le village.

Les villages où il y avait des protestants communiquaient par des des anciens chemins tels la route de Saint-Quentin au Câtelet par Lehaucourt - aujourd'hui un chemin creux dit la vieille route de Cambrai - ou bien une ligne de routes, de chemins et de simples voyettes qu'on peut suivre facilement sur la carte et qui va d'est en ouest (et sur la lisière de l'ancienne forêt) de Bohain à Péronne en passant par Brancourt, Montbrehain, Ramicourt, Joncourt, Nauroy, Bellicourt, Hargicourt,Templeux-le-Guérard et Roisel. Or, toutes ces localités sont précisément de celles où il y avait des communautés protestantes. Ces chemins creusés par le passage séculaire des chariots se prêtaient admirablement à des va-et-vient secrets. Une partie de ce chemin, derrière Montbrehain, est dénommé chemin des huguenots[5].

Après le traité d'Utrecht, des garnisons hollandaises viennent occuper les villes dites de la Barrière (Tournai, Armentières, Menin, Ypres et Namur) et avec eux des pasteurs protestants tout disposés à aider leurs coreligionnaires persécutés en France. Dès lors et jusqu'à l’Édit de tolérance (1787), certains protestants d'Hargicourt et des autres villages se rendent régulièrement à Tournai à pied pour célébrer Pâques, la Pentecôte ou pour les mariages afin d'éviter la confession et la messe[6]. Le voyage, qui évitait les grandes villes, faisait environ 90 kilomètres et était réputé user une paire de sabots à l'aller et une paire au retour[5]. Le curé baptisait les enfants protestants en usant des formules destinées aux enfants illégitimes puisque les parents ne s'étaient pas mariés devant lui[2].

Les Révolutions, les Empires, la Restauration[modifier | modifier le code]

Les habitants d'Hargicourt accueillirent la Révolution avec enthousiasme. On la célébra par des fêtes patriotiques, on planta un arbre de la liberté. Catholiques et protestants se réunirent pendant quelque temps dans l'église transformée en temple de la raison[2]. Le premier Empire vit partir beaucoup de jeunes gens dans les armées de Napoléon, dont beaucoup de revinrent pas. Jean-Pierre Trocmé, dit Crin, maire d'Hargicourt de 1830 à 1848, vétéran des campagnes d'Espagne, d'Allemagne, de Moldavie et de Hollande, ne dut, dit-on, sa survie qu'à sa désertion de la Grande Armée pendant sa désastreuse campagne de Russie[7]. La Restauration de 1815 à 1830 correspond à une période de développement économique pendant laquelle le textile apporta une certaine prospérité au village. La Révolution de 1848 fut bien accueillie par la population mais apporta un ralentissement économique[2].

Les guerres franco-allemandes[modifier | modifier le code]

Début janvier 1871, les troupes prussiennes en retraite après le coup d'arrêt qui leur a été donné à Bapaume par le général Faidherbe pillent le village[2].

Mais c'est la guerre de 1914-1918 qui va représenter un véritable calvaire pour les habitants d'Hargicourt. Envahi en 1914, libéré après la bataille de la Marne, repris par les Allemands une semaine plus tard, Hargicourt fut soumis aux rigueurs de l'occupation et proprement rançonné par l'occupant[2]: tous les matériaux sont réquisitionnés, la population est parfois soumise au travail forcé[8].

Carte gravée dans la pierre du mémorial de Bellicourt montrant l'offensive américaine victorieuse sur la ligne Hindenburg (septembre 1918).

A partir de fin 1915, un peu de ravitaillement hispano-américain arrivant par la Belgique soulage un peu la population[9]. En 1916 toujours, pendant la terrible bataille de la Somme qui fait rage pendant trois mois et demi à une vingtaine de kilomètres plus à l'ouest, Hargicourt sert de lieu de repos pour les troupes allemandes et accueille des prisonniers russes et roumains chargés de creuser les tranchées de la ligne Hindenburg entre Bellicourt et Hargicourt[2].

En mars 1917, l’armée allemande se replie stratégiquement sur la ligne Hindenburg, qui s'appuie sur canal de Saint-Quentin, à quelques kilomètres à l'est d'Hargicourt. Elle fait évacuer les populations civiles du Vermandois, y compris Saint-Quentin. Hargicourt fait partie des villes et villages évacués. (Plus de 100 000 évacués français sont dénombrés en Hainaut (Belgique) en mai 1917[10].) Les Allemands détruisent alors méthodiquement le village avant de l'évacuer[2].

Obusier anglais de calibre 9,2 pouces (234 mm) en action à Hargicourt le 1er octobre 1918 (image de l'Australian War Memorial)

Le territoire d'Hargicourt est pris par les troupes anglaises en avril 1917, mais repris par les Allemands le 21 mars 1918 dans le cadre de l'offensive allemande sur l'Aisne de 1918 puis repris les troupes australiennes le 18 septembre 1918 (Bataille de la ligne Hindenburg). Trois cent soldats anglais sont tués sur le territoire de la commune pendant ces opérations militaires et sont inhumés au cimetière militaire britannique d'Hargicourt[11]. Le 24 septembre, les Australiens sont relevés par les 27e et 30e divisions américaines. Ce sont elles qui donnent à partir d'Hargicourt l'assaut victorieux sur la ligne Hindenburg dans la zone de Bellicourt le 29 septembre 1918 aux prix de pertes très élevées (90 000 hommes sont engagés, plus de 2000 sont tués ou portés disparus, voir à ce sujet l'impressionnant mémorial américain de Bellicourt et le cimetière et mémorial américain de la Somme à Bony.) Le 30 septembre, deux pelotons de chars australiens attaquent depuis Hargicourt les Allemands retranchés à Bony : sur les 18 blindés prévus, seuls 7 sont finalement en état de prendre part à l'action, et l'un d'eux sera détruit[12].

La Croix de guerre 1914-1918 est décernée à Hargicourt (Journal Officiel du 12 octobre 1920). Les habitants rentrent peu à peu et doivent d'abord loger dans les caves ou dans des bidonvilles improvisés, puis le village est reconstruit[2].

En mai 1940, les Allemands rentrent à Hargicourt après qu'une bonne partie de la population se soit lancée sur les routes de l'exode. Après quelques excès, dont la profanation de l’église catholique et le pillage des maisons abandonnées, c'est à nouveau l'occupation avec ses difficultés de ravitaillement. La libération de 1944 a heureusement lieu sans combats[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1804 1813 Pierre Douay    
1813 1815 Boitelle    
1815 1820 Thimottée Douay    
1820 1824 Louis Drancourt    
1824 1830 Pierre Douay    
1830 1848 Jean-Pierre Trocmé, dit Crin    
1848 1852 Pierre Dupuis    
1852 1860 François Denis    
1860 1861 Édouard Fourny    
avril 1861 mai 1871 Hyacinthe Coglioso    
mai 1871 mai 1892 Édouard Fourny    
mai 1892 janvier 1898 Joseph Drugbert    
janvier 1898 avril 1902 Oswald Chouin    
avril 1902 janvier 1904 Antonio Coglioso    
mai 1904 octobre 1929 Edgard Dhéry    
octobre 1929 mai 1935 Jules Fourny    
mai 1935 avril 1941 Henri Bordage    
avril 1941 septembre 1944 Émile Dumortier    
septembre 1944 mars 1959 Henri Bordage    
mars 1959 mars 1971 Marcel Moreau    
mars 1971 mars 1973 Florimond Lanoo    
mars 1973 mars 1989 Jean Prince    
mars 1983 mars 1989 Mme Héliane Issler    
mars 1989 mars 2001 Marc Vély    
mars 2001 mars 2008 Bernard Hocquet    
mars 2008 en cours
(au 12 mai 2014)
Roland Hocquet   Réélu pour le mandat 2014-2020[13]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 565 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
781 625 894 960 1 215 1 250 1 200 1 337 1 377
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 430 1 488 1 452 1 484 1 475 1 437 1 412 1 460 1 484
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 524 1 574 1 459 620 889 740 686 577 615
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
620 559 561 540 557 559 538 565 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2004[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Education[modifier | modifier le code]

L'école primaire et maternelle d'Hargicourt compte 43 élèves (2013). C'est une école publique. Elle est située place de la mairie. En association avec la commune voisine de Villeret, l'école d'Hargicourt n'assure que les classes de Petite Section, Moyenne Section, CM1 et CM2, l'école de Villeret assurant les classes de Grande Section, CP, CE1 et CE2.

La commune d'Hargicourt dépend de l'Académie d'Amiens et l'école primaire de la commune dépend de l'Inspection académique de l'Aisne. Pour le calendrier des vacances scolaires, Hargicourt est en zone B.

Les collèges les plus proches sont à Vermand (12 kilomètres), à Beaurevoir (13 kilomètres) ou à Saint-Quentin (16 kilomètres). Les lycées et lycées professionnels sont regroupés dans l'agglomération de Saint-Quentin.

On pratique aussi dans les locaux de l'école primaire d'Hargicourt la formation continue des adultes.

Santé[modifier | modifier le code]

Dans le territoire de santé Aisne Nord - Haute-Somme, la densité des médecins généralistes libéraux est, au 31 décembre 2008, de 75 généralistes pour 100 000 habitants, inférieure à celle de la France hexagonale (87,4) et à celle de la région (76,9). En regard de sa population, les 224 médecins généralistes libéraux n’y sont pas parfaitement répartis. En effet, l’est du territoire de même que le sud et l’ouest de Saint-Quentin, zones rurales, ont des densités de généralistes libéraux relativement faibles[16].

De fait, il n'y a pas de cabinet médical à Hargicourt mais il s'en trouve dans les communes voisines : Roisel (2) à 5 kilomètres, Epehy (2) à 6 kilomètres, Nauroy (1) à 5 kilomètres, Vendhuile (1) à 6 kilomètres, Gouy (1) à 7 kilomètres. Il en va de même des pharmacies qui sont à Roisel, Epehy ou au Catelet.

En revanche, le territoire de santé Aisne Nord - Haute-Somme est bien doté dans le domaine hospitalier. Il compte quatre maternités (trois publiques et une privée) situées à Saint-Quentin (2), Chauny et Péronne et le taux de lits en obstétrique de loin le plus élevé de la région (24,8 pour 10 000 femmes de 15-49 ans domiciliées sur ce territoire et 16,9 pour la Picardie). Pour les services hospitaliers de court séjour, il dispose du nombre moyen de lits rapporté à la population le plus important des cinq territoires de santé picards pour la médecine (22,7 lits pour 10 000 habitants contre 18,2 pour l’ensemble de la région) et du second pour la chirurgie (10,9 lits pour 10 000 contre 11,0 en Picardie). Le temps d’accès théorique moyen à ces établissements est inférieur à ceux de la région et de la France hexagonale : 6,9 minutes contre respectivement 10,4 et 9,7 minutes. Pour l’accès aux urgences (11,7 minutes), la durée est inférieure à la moyenne régionale (12,8 minutes) et proche de la moyenne nationale (11,3 minutes)[16].

Vie associative[modifier | modifier le code]

Hargicourt comporte plusieurs associations qui organisent plusieurs événements chaque année :

  • Association Sportive d'Hargicourt
  • Association Hargicourt Loisirs
  • Association des Fêtes d'Hargicourt

Il existe aussi une Association des Amis et Utilisateurs de la Maison d’Hargicourt qui vise à promouvoir l’utilisation et l’animation de la Maison d'Accueil d'Hargicourt, aujourd'hui le gîte rural[17].

Économie[modifier | modifier le code]

Avant 1914, d'importantes usines d'extraction et de conditionnement de phosphate existaient, usines entièrement détruites pendant la Guerre 1914-1918

Emplois recensés à Hargicourt[modifier | modifier le code]

  • Transports / Logistique : 28
  • Agriculture : 16
  • Services de Proximité : 7
  • Administration publique : 4
  • Bâtiment-Travaux Publics : 4
  • Éducation, Formation : 4

(source INSEE 2007)

Secteurs d'activités présents à Hargicourt[modifier | modifier le code]

  • Activités immobilières : 7 entreprises
  • Culture et production animale, chasse et services annexes : 5 entreprises
  • Travaux de construction spécialisés : 3 entreprises
  • Activités des organisations associatives : 1 entreprise
  • Activités pour la santé humaine : 1 entreprise
  • Activités sportives, récréatives et de loisirs : 1 entreprise
  • Administration publique et défense ; sécurité sociale obligatoire : 1 entreprise
  • Restauration : 1 entreprise
  • Action sociale sans hébergement : 1 entreprise
  • Transports terrestres et transport par conduites : 1 entreprise

(source INSEE 2007)

Tourisme[modifier | modifier le code]

Hargicourt dispose d'un gîte rural surtout adapté au séjour de petits groupes de 6 à 21 personnes. Il est situé rue Caron dans l'ancien presbytère protestant[17].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Toponymie générale de la France: Tome 2, Formations non-romanes ..., Volume 2, par Ernest Nègre, p.715
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p et q Histoire d'Hargicourt, par Charles Lhomme, recueil de ses articles publiés dans L'Aisne Nouvelle, paru en 1959 à compte d'auteur.
  3. Élisabeth Sirot, Noble et forte maison - L'habitat seigneurial dans les campagnes médiévales du milieu du XIIe au début du XVIe, Editions Picard,‎ 2007 (ISBN 9782708407701), p. 94
  4. Louis Rossier, Histoire des Protestants de Picardie, Grassart, Paris, 1861, p. 267
  5. a et b Etudes historiques sur la Réforme dans le Vermandois, par Jacques Pannier, Pasteur - L’église de Nauroy depuis ses origines jusqu’à nos jours - avec des documents inédits relatifs à diverses églises du département de l’Aisne, Saint-Quentin, Hargicourt, Jeancourt, etc .... - Mémoire couronné par la Société Académique de Saint-Quentin - Librairie Fischbacher - Paris - 1899.
  6. La Réforme à Saint Quentin et aux environs du XVIe à la fin du XVIIIe siècle, par Alfred Daullé - Editions J. Roland, Le Cateau 1901
  7. a et b De génération en génération, Histoire des Trocmé, Antoine Jaulmes, tapuscrit, 1990, consultable à la Bibliothèque de la Société de l'histoire du protestantisme français, p.15
  8. Ce traitement est celui appliqué à l'ensemble des dix départements français occupés en 1914-1918, lire à ce sujet La France occupée: 1914-1918, par Philippe Nivet, Armand Colin, Paris, 2011
  9. La France occupée: 1914-1918, par Philippe Nivet, Armand Colin, Paris, 2011, pp. 154-163
  10. http://www.caverne-du-dragon.com/UserFile/File/Espace_Presse/DOSSIER%20DE%20PRESSE_Chemins%20de%20civils%20en%20guerre.pdf
  11. a et b Voir site des cimetières militaires anglais
  12. Site historique de l'arme blindée britannique pendant la guerre de 1914-1918 [1]
  13. « Liste des maires de l'Aisne » [xls], Préfecture de l'Aisne,‎ 12 mai 2014 (consulté le 26 juillet 2014)
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  16. a et b État des lieux dressé par l'administration dans Territoire de santé Aisne Nord-Haute Somme, Collection : les territoires de santé en Picardie, Livret territorial, 2008.
  17. a, b et c [Site officiel http://www.gite-hargicourt.fr/index.html]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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