Chevresis-Monceau

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Monceau.
Chevresis-Monceau
Image illustrative de l'article Chevresis-Monceau
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Picardie
Département Aisne
Arrondissement Saint-Quentin
Canton Ribemont
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée de l'Oise
Maire
Mandat
François Brazier
2008-2014
Code postal 02270
Code commune 02184
Démographie
Population
municipale
356 hab. (2010)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 45′ 16″ N 3° 34′ 21″ E / 49.7544444444, 3.572549° 45′ 16″ Nord
       3° 34′ 21″ Est
/ 49.7544444444, 3.5725
  
Altitude Min. 60 m — Max. 137 m
Superficie 16,85 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Aisne

Voir sur la carte administrative de l'Aisne
City locator 14.svg
Chevresis-Monceau

Géolocalisation sur la carte : Aisne

Voir sur la carte topographique de l'Aisne
City locator 14.svg
Chevresis-Monceau

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Chevresis-Monceau

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Chevresis-Monceau

Chevresis-Monceau est une commune française, située dans le département de l'Aisne et la région Picardie.

Sommaire

Géographie [modifier]

Histoire [modifier]

En 1819, Chevresis-le-Meldeux absorbe Monceau-le-Vieil et prend le nom actuel de Chevresis-Monceau.

Administration [modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 réélu mars 2008 François Brazier[1]    
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie [modifier]

À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Pour Chevresis-Monceau, cela correspond à 2007, 2012, etc[2]. Les autres dates de « recensements » (2008, etc.) sont des estimations.

Évolution démographique de Chevresis-Monceau[3]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
237 252 282 309 416 413 425 446 454
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
494 503 574 584 587 601 573 565 532
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
539 533 565 522 534 491 446 449 404
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2010
367 340 327 313 348 368[4] 354[5] 352[6] 356[7]
À partir de 1962 : Population sans doubles comptes; À partir de 2006 : Population municipale.
Sources : INSEE[8] et Cassini[9]

Histogramme[3]
(élaboration graphique par Wikipédia)

Personnage célèbre [modifier]

Etienne Cardot naquit le 10 novembre 1754, à Chevresis-Monceau (02), dans une humble famille d’ouvriers agricole. Il était l’aîné de plusieurs enfants. Ses sœurs sont restées au village et s’y sont mariées. Écolier doué, il apprit à lire et à écrire, et entra au service de Claude Nicolas Gaudry trésorier dans la Généralité de Soissons, oncle maternel de Condorcet. Celui- ci était ami de Turgot qui le fit nommer Inspecteur des Monnaies en 1775. Il logeait à l’hôtel des Monnaies au premier étage où il accueillit sa mère et son oncle. Etienne Cardot le suivit à Paris. Antoine Cardot frère d’Etienne vint les rejoindre et entra au service de la famille.

Etienne Cardot travaillait le soir pour Condorcet qui le fit Commis aux Ecritures à l’Académie des Sciences, ou Condorcet était Secrétaire Perpétuel et correspondait avec l’Europe entière. Il devint ensuite Chef du Secrétariat de l’Académie. Il le restera jusqu’à sa mort en 1847. En 1793, Condorcet fut mis hors la loi et se cacha chez Madame Vernet. Il partit déguisé à Bourg la Reine et y mourut en 1794 sous le nom de Pierre Simon.

Les deux frères Cardot ont reconnu l’écriture de Condorcet et ont corrigé l’acte de décès à la mairie de Bourg-Égalité. Sophie de Grougy, veuve de Condorcet, était sans ressources. Elle monta une boutique de lingerie près de la place Vendôme, rue Saint-Honoré, avec l’aide des Cardot. L’enseigne du magasin était « A LA FIDELITE »

Après la Terreur Etienne Cardot redevint Chef du Secrétariat de l'Académie. À ce titre, il a connu toutes les célébrités du monde scientifique et littéraire : Lavoisier, Daunou, Canabis, Arago, d'Alembert, La Fayette, Benjamin Franklin etc. En 1840 il demanda sa retraite. La famille de Condorcet lui versait une rente. Il était célibataire. Cet homme discret, travailleur acharné, fut toute sa vie au service des autres.

Bibliographie [modifier]

  • Laffitte-Larnaudie (Anne-Marie), « Le secrétaire de Condorcet : Etienne Cardot », dans Condorcet. Homme des Lumières et de la Révolution, Fontenay-aux-Roses, ENS éditions, 1997, p. 37s.

Voir aussi [modifier]

Notes et références [modifier]

Liens externes [modifier]