Diocèse de Soissons

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Diocèse de Soissons, Laon et Saint-Quentin
(la) Dioecesis Suessionensis, Laudunensis et Sanquintinensis
Image illustrative de l'article Diocèse de Soissons
Cathédrale Saint-Gervais-et-Saint-Protais de Soissons
Pays France
Église Catholique
Rite liturgique Romain
Type de juridiction Diocèse
Création IIIe siècle
Siège Soissons
Conférence des évêques Conférence des évêques de France
Titulaire actuel Mgr Hervé Giraud
Langue(s) liturgique(s) Français
Calendrier Grégorien
Paroisses 43
Prêtres 116
Religieux 8
Religieuses 166
Territoire Aisne
Population totale 535 489 hab, (2004)
Population catholique 390 000 hab, (2004)
Pourcentage de catholique 72,8 %
Site web www.soissons.catholique.fr/
Notice sur hierarchy catholic : Consulter
Image illustrative de l'article Diocèse de Soissons
Localisation du diocèse

Le diocèse de Soissons est un diocèse de l'Église catholique romaine française couvrant le département de l'Aisne, dans la région Picardie correspondant à la province ecclésiastique de Reims. Le siège épiscopal est localisé à Soissons. Il a été érigé dès le IIIe siècle. Depuis le 11 juin 1901, son nom complet est diocèse de Soissons, Laon et Saint-Quentin.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte du département de l'Aisne

Créé au IIIe siècle, le diocèse de Soissons a été défini dans sa forme actuelle le [1] selon des limites qui sont approximativement celles du département français de l'Aisne.

Le territoire s'étale sur le Laonnois et le Soissonnais au centre et au nord, de la Thiérache au nord-est, du Brie au sud, du Tardenois au sud-est, de l'Orxois au sud-ouest ainsi qu'une partie du Valois et du Vermandois au nord-ouest. Plusieurs cours d'eau traversent ses terres, la Oise, la Serre au nord, l'Aisne au centre, la Marne et l'Ourcq au sud.

Le diocèse est implanté à l'est de la province ecclésiastique de Reims, correspondant à la région Picardie, il est entouré par les diocèses de Beauvais, Noyon et Senlis, Amiens à l'ouest, Cambrai au nord, Meaux au sud-ouest, Châlons-en-Champagne au sud-est et l'archidiocèse de Reims à l'est. Il est divisé en six zones et quarante trois paroisses sur les huit cent seize communes que compte le département.

Population catholique du diocèse[modifier | modifier le code]

Évolution de la population catholique du diocèse.
1948 1980 1990 1999 2000 2001 2002 2003 2004
423 000 453 000 479 000 450 000 430 000 425 000 410 000 405 000 390 000
(Source : Catholic hierarchy[2].)


Histogramme
(élaboration graphique par Wikipédia)

Histoire[modifier | modifier le code]

Carte des diocèses de l'Aisne avant 1789

Avant la révolution française[modifier | modifier le code]

Si on reprend les limites du département de l'Aisne, celui-ci serait sur 3 diocèses. Le premier diocèse est Soissons au sud, le second diocèse est Laon au nord, et le troisième diocèse est celui de Noyon au Nord-Ouest qui comprenait le Vermandois.

Diocèse de Soissons[modifier | modifier le code]

L'évêché de Soissons est fondé suivant une tradition consignée par la Société des Bollandistes par les saints Sixte et Sinice. Ils ont fait eux-mêmes l'invention des corps des premiers martyrs soissonnais en 314 : les saints Crépin et Crépinien. L'endroit où se situe l'évêché a joué un grand rôle dans l'histoire de la France mérovingienne. Un royaume de Soissons fut créé au VIe siècle à la suite de la mort de Clovis mais il fut réuni au royaume réunifié de Clotaire Ier. Le diocèse de Soissons recouvrait le sud du département de l'Aisne sauf quelques paroisses appartenant soit au diocèse de Meaux soit à l'archidiocèse de Reims. Elle comprenait aussi une partie dans le département de l'Oise avec la région de Compiègne. Le diocèse de Soissons fut le lieu de plusieurs concile de Soissons. Ainsi, Pépin le Bref réunit un synode de vingt-trois évêques de Neustrie. Il décide d'adopter les 10 canons précédemment adoptés par un synode en Austrasie. En 851, un concile se réunit à Soissons pour déposer Pépin II d'Aquitaine. En cas de vacance du siège de l'archevêque de Reims, l'évêque de Soissons reprend les charges de l'archevêque de Reims à la cérémonie du sacre des rois de France en tant que premier suffragant du siège métropolitain de l'archidiocèse de Reims.

Diocèse de Laon[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des évêques de Laon.
Armoiries des évêques de Laon

L'évêché de Laon a été fondé au IVe siècle. C'est l'un des diocèses les plus prestigieux jusqu'à la Révolution française. Il englobe le nord du département sauf le Vermandois qui appartient au diocèse de Noyon. Avant sa fondation, le diocèse de Laon a été évangélisé par Saint-Bienheuré envoyé en tant que missionnaire à une date inconnue. Le diocèse a été créé à partir d'une partie de l'archidiocèse de Reims en 487 par Saint Rémi qui confie le diocèse à l'un de ces neveux, Saint Génebaud. L'évêque de Laon est un pair de France en l'an 1300 et il est à la tête d'un duché-prairie. Lors des sacres des rois de France, il a une fonction importante car c'est lui qui porte la Sainte Ampoule.

Diocèse de Noyon[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des évêques de Noyon.
Armoiries des évêques de Noyon

Il recouvrait le Vermandois dans le département de l'Aisne. Le diocèse de Noyon était auparavant l’ancien évêché du Vermandois dont le siège était à Vermand. Or au VIe siècle, le siège est déplacé à Noyon par saint Médard qui le restera jusqu’à la Révolution, en 1790.

La Révolution française[modifier | modifier le code]

La Révolution française vient changer radicalement les choses. D'abord, l'Assemblée constituante décide de réorganiser la carte administrative complexe de l'Ancien Régime. Les départements sont créés le dont le nombre et les limites sont fixés au . Le département de l'Aisne est ainsi en fonction le dont le siège est fixé quelque mois après à Laon par une assemblée réunie à Chauny. Cette réorganisation administrative entraine aussi une réorganisation de la carte religieuse avec la constitution civile du clergé qui est adoptée le . Ainsi, le diocèse de l'Aisne est créé et celui-ci remplace les 3 évêchés présents auparavant. Son siège est fixé à Soissons. Claude Marolles est élu évêque de l'Aisne à la suite de cette constitution mais il sera le seul évêque du département jusqu'au Concordat de 1801. La volonté de déchristianisation empêche la nomination d'un nouvel évêque de l'Aisne.

Après la Révolution française[modifier | modifier le code]

Le concordat de 1801[modifier | modifier le code]

Le concordat de 1801 met fin à l’instabilité religieuse. Le concordat restaure les anciens diocèses d’avant la révolution mais ceux-ci sont limités au nombre de 83. Le diocèse de Soissons est recréé tandis que celui de Laon est supprimé définitivement. Le nouveau diocèse de Soissons est délimité définitivement le en reprenant les limites du département de l’Aisne uniquement.

Après le concordat de 1801[modifier | modifier le code]

Le prestige religieux de l'ancien évêché de Laon entraine une demande de l'évêque de Soissons qui veut ajouter le titre d'évêque de Laon avec celui d'évêque de Soissons. Le pape Léon XIII a accepté et promulgue une bulle pontificale où l'évêque de Soissons devient évêque de Soissons et Laon ainsi que le nom de l'évêché. Une autre demande des évêques de Soissons qui veulent aussi recevoir le titre d'évêque de Saint-Quentin en souvenir de l'évêché du Vermandois est accepté le . Ainsi, l'évêché change de nom pour celui de l'évêché de Soissons, Laon et Saint-Quentin qui est le nom actuel du diocèse. L'évêque porte lui aussi ce nouveau titre. En 1999, face à la baisse du nombre de prêtres dans le diocèse, il est décidé de regrouper les 816 paroisses pour créer 43 paroisses.

Saints du diocèse[modifier | modifier le code]

Six saints ou bienheureux sont natifs du territoire actuellement délimité dans le diocèse[3] :

Les évêques de Soissons[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des évêques de Soissons.
Liste des évêques de Soissons depuis 1984
Période Identité Fonction précédente Observation
Daniel Labille Évêque auxiliaire du diocèse Retraité et évêque émérite de Créteil
Marcel Herriot Évêque de Verdun Retraité et évêque émérite du diocèse
en cours Hervé Giraud Évêque coadjuteur du diocèse En fonction

Subdivisions[modifier | modifier le code]

Carte des zones et des paroisses du diocèse

Le diocèse de Soissons, Laon et Saint-Quentin est subdivisé en six zones et quarante trois paroisses. Ces six zones sont:

Zone de Thiérache[modifier | modifier le code]

La zone de Thiérache regroupe les paroisses:

Zone de Saint-Quentin[modifier | modifier le code]

La zone de Saint-Quentin regroupe les paroisses

Zone de Chauny[modifier | modifier le code]

La zone de Chauny regroupe les paroisses :

Zone de Laon[modifier | modifier le code]

La zone de Laon regroupe les paroisses :

Zone de Soissons[modifier | modifier le code]

La zone de Soissons regroupe les paroisses :

Zone de Château-Thierry[modifier | modifier le code]

La zone de Château-Thierry regroupe les paroisses:

Organisation[modifier | modifier le code]

Le diocèse de Soissons, Laon et Saint-Quentin dépend de la province ecclésiastique de Reims et de l'Archidiocèse de Reims.

Personnel[modifier | modifier le code]

Autour de l'évêque s'organisent divers conseils. On retrouve les conseils de l'évêque dont le conseil épiscopal, le conseil économique et le conseil presbytéral font partie de cette catégories. On a aussi des commissions diocésaines et l'association diocésaine[4]. Le diocèse compte cent-dix prêtres, soixante-et-onze prêtres en "activité", trente-neuf prêtres retraités, quatre prêtres séminaristes, et vingt diacres permanents. S'ajoutent trente-six personnes laïques au service de l'Église. En 2011, étaient répartis sur le diocèse soixante-et-onze prêtres, vingt diacres permanents sur quarante-trois paroisses[5].

Finances du diocèse[modifier | modifier le code]

En 2011, les frais de fonctionnement du diocèse ont engendré des dépenses, principalement consacrées aux services pastoraux et subventions, salaires et cotisations sociales, aux amortissements et à l'achat et aux charges externes[6].

Enseignement[modifier | modifier le code]

La direction diocésaine de l'enseignement catholique de l'Aisne est implantée à Soissons. Le réseau gère des établissements scolaires répartis sur le territoire :

Les établissements sont régulièrement classés parmi les meilleurs du département comme le lycée de La Providence de Laon, 1er départemental[8], le lycée Saint Jean de La Croix de Saint-Quentin, 2e départemental[9], le lycée Saint Joseph de Fontaine-lès-Vervins, 3e départemental[10], le lycée Saint Joseph de Château-Thierry, 6e départemental[11] et le lycée Saint-Rémy de Soissons, 7e départemental[12].

Médias[modifier | modifier le code]

Les annonces officielles du diocèse sont publiées sur son site internet. De plus la Radio Notre-Dame est diffusé dans l'Aisne avec un fréquence à Laon.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

État religieux ancien & moderne des pays qui forment aujourd'hui le diocèse de Soissons par l'Abbé Joseph Ledouble, 1880.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]