Nicolas Goupillet

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Nicolas Goupillet aussi Coupillet ou Goupillier (Senlis, vers 1650 - Paris, vers 1713) est un compositeur français de l'époque baroque - quoiqu'il n'ait pas composé lui-même toutes ses œuvres[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1683, le « Roi Soleil » Louis XIV âgé alors de 50 ans, ordonna la tenue d'un concours pour choisir quatre sous-maitres de chœur par quartier saisonnier à la toute nouvelle Chapelle royale pour remplacer Henry Du Mont partant à la retraite. Parmi les 35 postulants, 4 furent sélectionnés : Michel-Richard de Lalande, ensuite Pascal Colasse le dernier assistant de Lully ; Guillaume Minoret un musicien de moindre importance de l'église Saint-Germain-l'Auxerrois ; et enfin Nicolas Goupillet, de Meaux[2].

Goupillet fut démis de ses fonctions à la Chapelle Royale en 1693 quand on découvrit qu'il avait fait passer pour siennes des compositions d' Henry Desmarest - un compositeur talentueux qui avait manqué le concours dix ans auparavant, à cause de son jeune âge. Tout d'abord, il se dit que Desmarest avait tout naturellement entendu par hasard son œuvre interprétée par un autre mais, par la suite, des soupçons se firent jour que Desmarets avait été complice et que par déception il vendit la mèche quand Goupillet oublia de le payer. Encore que Goupillet put à l'évidence composer lui-même quand en 1683 à la seconde étape du concours initial alors que les candidats étaient isolés à Paris, ils durent tous écrire des grands motets sur le psaume 31 Beati quorum remissae sunt iniquitates. Quoi qu'il en soit le roi ne fut pas très sévère à son égard et le gratifia d'une modeste pension et d'un canonicat à l'église royale de Saint-Quentin (Aisne).

Goupillet prétendait avoir été enfant de chœur à Notre Dame de Paris sous la direction de Pierre Robert, mais aucune preuve ne subsiste de cela[3]. Goupillet fut employé au départ à la Cathédrale de Langres jusqu'à ce qu'il en fut renvoyé pour raisons inconnues en septembre 1681. Il retrouva un emploi à Meaux, jusqu'à ce qu'il pose sa candidature et réussisse au concours de 1683. Sébastien de Brossard a dressé une liste de plusieurs œuvres probablement de Goupillet (désormais perdues), mais la façon dont Brossard en fait la description suggère qu'elles pourraient être en fait de André Pechon, le prédécesseur de Goupillet à Meaux. Pendant les neuf mois de l'année où il n'était pas occupé à Paris, Goupillet retournait travailler avec Pierre Tabart à Meaux.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marcelle Benoit (direction) (préf. Marcelle Benoit), Dictionnaire de la musique en France aux XVIIe et XVIIIe siècles, Paris, Fayard,‎ 1992, 811 p. (ISBN 2-213-02824-9), p. 323-324

Références[modifier | modifier le code]

  1. Catherine Cessac, Marc-Antoine Charpentier trad. Reinhard G. Pauly 1995
  2. Lewis Peter Bennett Les répertoires sacrés sous Louis XIII Paris, Bibliothèque nationale
  3. Michel Antoine Henry Desmarest 1965 p. 34