Yvette Labrousse

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Yvette Labrousse en 1930.

Yvonne Blanche Labrousse, principalement connue sous le nom d'Om Habibeh, née le 15 février 1906 à Sète et morte le 1er juillet 2000 au Cannet, est l'épouse de l'Aga Khan III, après avoir été Miss France 1930.

Elle est la 6e Miss France.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle est la fille d'Adrien Labrousse, chauffeur de tramway et de Marie Bouet, couturière d'origine lyonnaise. Elle habite à Oullins (69), rue de la Gare.

Après avoir été élue Miss Lyon 1929, puis Miss France 1930, à Paris, elle représente la France de par le monde. C'est en Égypte qu'elle rencontre son futur époux, l'Aga Khan III, qu'elle épouse le 9 octobre 1944[1]. Se convertissant à l'islam et prenant le nom d'Om Habibeh, elle devient ainsi la bégum des ismaéliens ; elle accomplit un pèlerinage à La Mecque en 1955.

En reconnaissance des services rendus, son époux, honoré chaque année par ses fidèles de son poids en diamants, lui donne le titre sacré de Mata Salamat (Mère de Paix). Elle est la troisième en quatorze siècles à porter ce titre.

Elle est victime d'un vol de bijoux le 3 août 1949, c'est le vol des bijoux de la Bégum : l'équivalent de six millions d'euros en bijoux est raflé en deux minutes lors de l'attaque de la Cadillac qui transportait le couple de sa villa Yakymour[2] du Cannet pour l'aéroport de Nice[3]. Ce vol, organisé par le truand Paul Leca, aurait inspiré Les Bijoux de la Castafiore à Hergé, la bégum s'étant exclamée « Ciel, mes bijoux ! »[4].

Mausolée de l'Aga Khan à Assouan (Égypte).

Son époux meurt le 1er juillet 1957. Conformément à ses souhaits, elle lui élève un mausolée en Égypte, car, dit-elle, « il avait l'habitude de dire que l'Égypte est le drapeau de l'islam ». Le mausolée de l'imam, désormais fermé au public, devient l'un des monuments les plus visités d'Assouan. Elle dira : « Si quelqu'un souhaite réciter la Fatiha sur la tombe, on ne peut le lui refuser ». Tous les ans, elle dépose une rose rouge sur le mausolée. « Je pense à lui tout le temps, confie[-t-elle] au journaliste Youssef El-Deeb ; il ne me quitte jamais ; il est toujours avec moi. Il vit en moi. Cela fait trente-cinq ans qu'il est mort, et je suis heureuse qu'il m'ait donné la possibilité de construire ce mausolée. J'en suis très fière. »

Elle consacre le reste de sa vie entre autres à des actes de charité en Égypte.

Elle meurt le 1er juillet 2000 à l'âge de 94 ans.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cyrille Boulay, Histoires d'amours royales, Place des Éditeurs,‎ 2012, 200 p. (lire en ligne), p. 96-99
  2. Contraction de Yvette Aga Khan et amour.
  3. Jean-Pax Méfret, Le vol des bijoux de la bégum. Les dessous de l'enquête, La Procure,‎ 2010, p. 280
  4. Jacques Pradel, « Affaires qui finissent bien », émission L'heure du crime sur RTL, 31 décembre 2012

Sources[modifier | modifier le code]

  • Bernard Gervaise, « Les gaités de la semaine », Le quotidien de Montmartre,‎ 12 janvier 1930 (lire en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]