Bouzigues

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Icône de paronymie Cet article possède un paronyme ; voir : Bouzic.
Bouzigues
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Hérault
Arrondissement Montpellier
Canton Mèze
Intercommunalité Communauté de communes du Nord du Bassin de Thau
Maire
Mandat
Éliane Rosay
2014-2020
Code postal 34140
Code commune 34039
Démographie
Gentilé Bouzigauds
Population
municipale
1 675 hab. (2011)
Densité 549 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 26′ 57″ N 3° 39′ 32″ E / 43.4491666667, 3.65888888889 ()43° 26′ 57″ Nord 3° 39′ 32″ Est / 43.4491666667, 3.65888888889 ()  
Altitude 5 m (min. : 0 m) (max. : 61 m)
Superficie 3,05 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Hérault

Voir sur la carte administrative d'Hérault
City locator 14.svg
Bouzigues

Géolocalisation sur la carte : Hérault

Voir sur la carte topographique d'Hérault
City locator 14.svg
Bouzigues

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Bouzigues

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Bouzigues
Liens
Site web http://www.bouzigues.fr

Bouzigues, en occitan Bosiga, est une commune française située dans le département de l'Hérault et la région Languedoc-Roussillon.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte
Bouzigues
Port de Bouzigues, 2007

Commune située sur la rive nord du Bassin de Thau, dans l'Hérault, lié à la Méditerranée occidentale par les canaux de Sète et de Marseillan.

Économie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Bouzigues dérive de l'occitan bosiga qui désigne « une friche, un essart ». À l'origine « post-sygium » (après le Sphinx) indique, en venant de la mer, le tènement situé après la montagne de Sète qui ressemble à un animal couché. Une autre étymologie indiquerait un site en friches.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Parti, au premier d'or, à une crosse contournée de gueules issante de trois trangles ondées d'azur en pointe, au deuxième d'azur à une tour donjonnée de trois pièces d'argent maçonnée de sable et ouverte du champ.
Commentaires : Le blason a été élaboré en 2003 par Jean-Paul Fernon et Didier Catarina[1]. Il évoque l'évêché d'Agde, la famille de Bouzigues, le soleil, l'étang de Thau et le vignoble.

Histoire[modifier | modifier le code]

Habité au tout début par des pécheurs vivant de manière troglodytique dans les excavations de son rivage, ce village a ensuite été agriculteur et s'est fait un renom dans la tonnellerie.

Au XVIIe siècle, Bouzigues était partagé entre deux seigneurs : l’évêque d’Agde pour la haute justice et la famille de Bouzigues pour la moyenne et la basse justice.

Lors de la Révolution française, les citoyens de la commune se réunissent au sein de la société révolutionnaire, baptisée « société populaire républicaine » en l’an II[2].

Au début du vingtième siècle, selon une méthode en suspension reprise par ailleurs, s'y est développé la culture des coquillages (Huîtres et moules) distribués sous l'appellation Bouzigues.

Aujourd'hui encore cette culture reste l'élément moteur de l'économie à laquelle s'est lié le tourisme.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1977 1989 Alexandre Musitelli DVD  
1989 novembre 2009 Louis Higounet DVD  
janvier 2010 en cours Éliane Rosay Sans étiquette  

Démographie[modifier | modifier le code]

Au dernier recensement, la commune comptait 1675 habitants.

Article détaillé : Recensement en France.
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
805 835 824 1 140 1 238 1 272 1 290 1 342 1 373
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 227 1 297 1 322 1 327 1 291 1 137 1 146 1 244 1 268
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 200 1 173 1 183 1 071 989 850 822 624 747
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
767 830 904 945 907 1 208 1 483 1 522 1 675
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Vie locale[modifier | modifier le code]

Deux ethnologues ont montré que le village se répartit en deux groupes sociaux, d'un côté les viticulteurs, et de l'autre les « gens de l'étang » (pêcheurs, exploitants de parcs à huitres ou à moules). La division est aussi culturelle, par exemple deux fanfares se sont longtemps opposées l'une à l'autre, ou spatiale (les viticulteurs occupant le haut du village alors que les pêcheurs occupent le bas. Le jeu de boules des viticulteurs est sur la place de l'église, alors que celui des pêcheurs est sur le port[5].

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune inclut quatre ZNIEFF :

  • La ZNIEFF du complexe paludo-laguno-dunaire de Bagnas et de Thau, 9 072 ha de prairies humides méditerranéennes à grandes herbes (habitat déterminant) répartis entre 10 communes[6],[7].
  • La ZNIEFF de l'étang de Thau, 6 790 ha de terrains en friche et terrains vagues (habitat déterminant) répartis entre 8 communes[8],[9].

La commune inclut aussi une zone de protection spéciale (ZPS) Natura 2000 dans le cadre de la directive Oiseaux : la ZPS de l'étang de Thau et lido de Sète à Agde, 7 770 ha répartis sur les mêmes 10 communes de la ZNIEFF de l'étang de Thau[10]. Ce site comprend l'étang de Thau (le plus grand des étangs languedociens avec 19,5 km en plus grande longueur) et une partie du cordon dunaire qui le sépare de la mer Méditerranée, le tout présentant une très grande diversité d'habitats (sansouire, prés humides, marais salants, boisements, étendue d'eau saumâtre, vasière, roselière, herbiers, et anciens salins).
Les salins et les zones humides au nord de l'étang accueillent une riche variété d'oiseaux migrateurs et nicheurs. L'étang est un site classé d'importance internationale pour le flamant rose ; c'est également une zone d'hivernage pour le grèbe à cou noir, il abrite une colonie de sternes naines, et les lagunes et salins attirent la mouette mélanocéphale. Les steppes à salicornes y sont fréquentées par le pipit rousseline. Les buttes des tables salantes sont des lieux privilégiés pour la nidification des laro-limicoles (voir Charadriiformes)[11].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Site des emblèmes de France
  2. Jean-François Dubost, « Le réseau des Sociétés Politiques dans le département de l'Hérault pendant la Révolution Française (1789-1795) », Annales historiques de la Révolution française, no 278, 1989. p. 412.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  5. Dictionnaire de géographie, ed. Hatier, 1995, p. 204
  6. Les 10 communes de la ZNIEFF du complexe paludo-laguno-dunaire de Bagnas et de Thau sont : Adge, Balaruc-les-Bains, Balaruc-le-Vieux, Bouzigues, Frontignan, Loupian, Marseillan, Mèze, Poussan, et Sète.
  7. ZNIEFF 910006980 - Complexe paludo-laguno-dunaire de Bagnas et de Thau sur le site de l’INPN et sa carte sur le site de la DIREN.
  8. Les 8 communes de la ZNIEFF de l'étang de Thau sont : Balaruc-les-Bains, Balaruc-le-Vieux, Bouzigues, Frontignan, Loupian, Marseillan, Mèze, et Sète.
  9. ZNIEFF 910014602 - Étang de Thau sur le site de l’INPN et sa carte sur le site de la DIREN.
  10. Les 10 communes de la la ZPS de l'étang de Thau et lido de Sète à Agde sont :
    Balaruc-les-Bains, Balaruc-le-Vieux, Bouzigues, Frontignan, Loupian, Marseillan, Mèze, et Sète.
  11. NATURA 2000 - FR9112018 - Étang de Thau et lido de Sète à Agde.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François Baqué et d'Antoine Rouquette, Un village du littoral au cours des siècles, Bouzigues: des origines à 1914
  • Jean Brel et Michel Leuridan Raconte moi Bouzigues"