Gignac (Hérault)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Gignac.
Gignac
Site du Castellas à Gignac
Site du Castellas à Gignac
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Hérault
Arrondissement Lodève
Canton Gignac
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Vallée de l'Hérault
Maire
Mandat
Jean-François Soto
2014-2020
Code postal 34150
Code commune 34114
Démographie
Population
municipale
5 515 hab. (2011)
Densité 185 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 39′ 11″ N 3° 33′ 07″ E / 43.6531, 3.5519 ()43° 39′ 11″ Nord 3° 33′ 07″ Est / 43.6531, 3.5519 ()  
Altitude Min. 28 m – Max. 286 m
Superficie 29,85 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Hérault

Voir sur la carte administrative d'Hérault
City locator 14.svg
Gignac

Géolocalisation sur la carte : Hérault

Voir sur la carte topographique d'Hérault
City locator 14.svg
Gignac

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Gignac

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Gignac

Gignac (en occitan Ginhac) est une commune française située dans le département de l'Hérault en région Languedoc-Roussillon. Ses habitants sont appelés les Gignacois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Gignac

Les armes de Gignac se blasonnent ainsi : de gueules à une tour d'argent maçonnée de sable, accompagnée en chef de trois fleurs de lys d'or.[1].

Économie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Une loge maçonnique existait à Gignac à la fin du XVIIIe siècle[2].

Lors de la Révolution française, les citoyens de la commune se réunissent au sein de la société révolutionnaire, baptisée « société des amis de la constitution » en décembre 1791. Après la chute de la monarchie, elle change de nom pour « société des sans-culottes », puis « société républicaine et régénérée ». Elle est très fréquentée, puisqu’elle passe de 150 membres en 1791, à 264 un an plus tard, soit plus de 10 % de la population[3].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune dérive d'un nom de domaine gallo-romain : nom d'homme gaulois Gennius + suffixe -acum.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1995 mars 2008 Guy Lassalvy PS Conseiller régional de 1998 à 2004
mars 2008 mars 2014 Jean-Marcel Jover PS  
mars 2014   Jean-François Soto    

Démographie[modifier | modifier le code]

Au dernier recensement, la commune comptait 5515 habitants.

Article détaillé : Recensement en France.
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 500 2 534 2 570 2 589 2 779 2 835 2 669 2 816 2 951
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 920 2 778 2 776 2 767 2 847 2 582 2 623 2 531 2 786
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 538 2 551 2 563 2 535 2 520 2 587 2 556 2 300 2 399
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
2 540 2 746 2 848 3 228 3 652 3 955 4 827 4 951 5 271
2011 - - - - - - - -
5 515 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Pont sur l'Hérault
L'Église Notre-Dame-de-Grâce
Pont du Languedoc (A750)

L’église Notre-Dame-de-Grâce est installée sur un lieu qui dispose d’une grande variété de traditions et d’histoires. Ainsi, les églises qui se sont succédé à cet endroit auraient été construites à l'emplacement d’un ancien temple romain, dédié à la déesse Vesta, et construit par la VIIe légion romaine. Temple qui serait devenu un édifice chrétien avant d’être détruit au XIIIe siècle. Une chapelle puis l’église telle que nous la connaissons aurait été ensuite construites sur ce vieil emplacement sacré. L’édifice actuel date du XVIIe siècle, sa façade de style florentin est assez unique dans la région. Tout près de l’église, le chemin de croix date de la même époque, même s'il a été récemment remis en état. (Découverte 34)

L’église est située au centre du village. L’église paroissiale de Gignac Saint-Pierre-aux-Liens, a été reconstruite entre 1635 et 1677, après les guerres de religion. Sa grande façade est de style jésuite, et le reste de son architecture est classique. Sa grande nef à 5 travées se termine par un chevet à 7 pans voutés d’ogives. le 7 décembre 1738, un dimanche, le clocher de l'église s'est écroulé entraînant la voûte sur les fidèles. Cet accident a provoqué la mort de plus de 100 personnes (cf. registre paroissial). Le grand clocher a été reconstruit par Étienne Giral, maître des ouvrages royaux de la ville et sénéchaussée de Montpellier, peu après l’effondrement du clocher originel. (Découverte 34 + registre paroissial)

  • La "Tour sarrasine" ou le donjon.
  • Hôtel de Laurès. L'hôtel, qui appartenait à la famille de Laurès, est actuellement l'office du tourisme.
  • Beffroi communal surmonté d'un campanile de fer abritant une cloche du milieu du XVIIIe siècle réalisée par le maitre fondeur montpelliérain Jean Poutingon (classée MH).
  • Pont du Languedoc, construit à côté du pont de Gignac. Il permet à l'autoroute A750 de franchir l'Hérault. L'ouvrage a été conçu par Michel Virlogeux et l'architecte Charles Lavigne avec le bureau d'études SECOA pour le Ministère de l'Équipement. Le pont a été construit par l'entreprise GFC. Il a été mis en service le 11 juin 2008.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Le Tambourin club Gignac défend les couleurs de Gignac en Championnat de France de balle au tambourin.

Du 21 septembre au 23 septembre 2012, la 1re Coupe du Monde de tambourin s'est déroulée à Gignac.

Chaque année depuis 2011 a lieu le “RIDE ON LR TOUR”. Cette compétition de sports extrêmes (BMX et Rollers), réunit les meilleurs "riders" de France et Européen sur les installations du FISE.

L'âne de Gignac[modifier | modifier le code]

La légende veut qu’au jour de l’Ascension de l’an 719, un âne prénommé Martin ait réveillé les gignacois par ses braiments alors que les Sarrasins étaient prêts à envahir le village. L’âne aurait ainsi permis de repousser l’invasion. Dès lors, il devient l’animal emblématique de Gignac. Chaque année, cet évènement est célébré le jour de l’Ascension. L’âne représenté avec une grande armature recouverte d’une robe bleue, surmontée d’une tête dont les mâchoires s’entrechoquent bruyamment, est promené dans les rues de Gignac au son du fifre et du tambour entouré de danseurs costumés. Ce spectacle original et convivial prisé par les gignacois est une tradition qui se perpétue de génération en génération.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Claude-Daniel de Laurès, Mémoires pour servir à l'histoire de la ville de Gignac et de ses environs. Arts et traditions rurales, 2004.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Didier Catarina et Jean-Paul Fernon, Armorial des communes de l'Hérault, Artistes en Languedoc, (ISSN 1264-5354), p 44.
  2. Jean-François Dubost, « Le réseau des Sociétés Politiques dans le département de l'Hérault pendant la Révolution Française (1789-1795) », Annales historiques de la Révolution française, no 278, 1989. p. 391
  3. Dubost, ‘’Le réseau des sociétés…’’, op. cit., p. 416.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011

Sur les autres projets Wikimedia :