Fabrègues

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Fabrègues
Fabrègues et le massif de la Gardiole.
Fabrègues et le massif de la Gardiole.
Blason de Fabrègues
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Hérault
Arrondissement Montpellier
Canton Pignan
Intercommunalité Montpellier Agglomération
Maire
Mandat
Jacques Martinier
2014-2020
Code postal 34690
Code commune 34095
Démographie
Gentilé Fabrèguois
Population
municipale
6 257 hab. (2011)
Densité 199 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 33′ 05″ N 3° 46′ 37″ E / 43.5513888889, 3.7769444444443° 33′ 05″ Nord 3° 46′ 37″ Est / 43.5513888889, 3.77694444444  
Altitude Min. moins de 10[1] m – Max. 224[2] m
Superficie 31,46 km2
Localisation

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Fabrègues
Liens
Site web http://www.ville-fabregues.fr/

Fabrègues (Fabregas en occitan) est une commune française située dans le département de l'Hérault et la région Languedoc-Roussillon.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte

Fabrègues se trouve au pied de la Montagne de la Gardiole, sur la RN 113 à 12 km au sud-ouest de Montpellier. Les plages des Aresquiers et de Palavas-les-Flots se situent respectivement à 12 km et 15 km[réf. nécessaire].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Fabrègues

Les armes de Fabrègues se blasonnent ainsi : porte d'or à un arbre de sinople, c'est-à-dire un arbre bien vert. L'or traduit l'amour, le courage et le dévouement ; le sinople évoque la loyauté, la franchise, la noblesse. C'est un édit royal de 1696 qui prescrivit à toutes les communes de faire enregistrer leurs armoiries. La science des toponymes n'était pas encore très connue sans doute. Les braves Fabréguois de l'époque firent peut-être un rapprochement parlant entre 'Fabregas' et 'fa(na)breguièr' en occitan, arbre bien connu en Occitanie sous le nom commun de Micocoulier"( Celtis Australis des botanistes). On peut supposer que le fanabrègue a conquis ainsi cette noble place par une espèce de calembour[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

La plaine depuis la Montagne de la Gardiole.

Fabrègues (de l'occitan Fabregas, issudu du latin Fabricae : forges). Dès le début de l'âge du fer, on a pu se rendre compte de l'intense activité des populations méditerranéennes. Plus particulièrement sur le littoral languedocien, la métallurgie du bronze connaît une grand dynamisme. Peut-être récupérait-on aussi des pièces de bronze datant parfois des siècles antérieurs pour les refondre. Dès lors, les cachettes furent nombreuses, sans doute un peu à l'écart des routes pour mieux les protéger. Ainsi, un dépôt de onze haches à rebord, parfaitement conservées, à patine verte, fut exhumé pendant l'hiver 1912-1913 au lieu-dit Pioch Rousset. Mieux encore, plus avant, en 1897, des ouvriers qui défonçaient un terrain à Launac mirent au jour une cachette contenant des objets de bronze d'un poids total de 52,290 kg dont 47 haches, des marteaux, ciseaux, pinces, couteaux, faucilles, rasoirs, pointes de lances et autres fragments d'armes, bracelets, anneaux, épingles, fibules, boutons de bronze, etc.

Une carte archéologique pointe dix-neuf sites habités dans le passé sur le territoire de la commune.

L'Oppidum de la Roque (vestiges), au confluent de La Mosson (La Mausson en occitan) et du Coulazou (Lo Colason), fut habité depuis au moins le Ve ou IIIe siècle av. J.-C.. Le site est classé Monument Historique et présente des vestiges de murailles, de maisons gauloises et de tours. Il a certainement été édifié par les Volques Arécomiques, peuple celtique vivant en Languedoc dès le VIe siècle av. J.-C..

Lieu de passage et d'accueil depuis toujours : voie domitienne, grand chemin royal (ex-RN 113), le village existe en tant que communauté depuis le IXe siècle, soit près de mille ans d'histoire riche en événements de toutes sortes pour le village dont l'urbanisme particulier (circulade) remonte aux XIe et XIIe siècles. C’était le « quartier haut », d’où le seigneur Guillaume de Fabrègues quitta son castelàs (château fort en occitan) pour partir en croisade en 1096.

Fabrègues absorbe entre 1790 et 1794, la commune de Mujolan[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1900 1904 Laurent Mercier    
1904 1909 Gratien Saumade    
1909 1912 Célestin Merle    
1912 1919 Marius Doumergue    
1919 1925 Washington Carrière    
1925 1941 Jean Gaillac    
1941 1944 Pierre Peyronnard   Président de la délégation spéciale
1944 1945 Henry de Forton    
1945 1956 Jean Gaillac    
1956 1959 Fernand Saumade    
1959 1961 André Chapus    
1961 1971 Henri Baissette    
1971 1977 René Oustry    
1977 1978 Marcel Cailhol    
1978 1980 Jean-Denis Avignon    
1980 1989 Vincent Thomas    
1989 2001 Claude Étienne RPR Conseiller général
2001 2008 Jacques Martinier DVD  
2008 2014 Jacques Martinier DVD  
2014 en cours Jacques Martinier DVD  

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 6 257 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
624 656 664 1 017 900 1 000 1 060 1 083 1 163
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 214 1 264 1 503 1 466 1 381 1 151 1 230 1 520 1 635
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 648 1 677 1 640 1 644 1 624 1 711 1 531 1 346 1 433
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 583 1 771 2 522 2 915 4 089 5 901 6 192 6 257 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Pont sur le grand chemin royal, fin ancien régime (cartouches avec armoiries martelées).Sur une pile du pont subsiste une marque ROUGE de moins en moins visible donnant l'altitude ( 20 mètres)
  • Chapelle Saint-Baudile (XIe ou XIIe siècle : prieuré puis ermitage).
  • Église de Fabrègues : Clocher (classé) de l'église Saint-Jacques (tour avec campaniles) : bas : XIIe siècle ; haut : XVIIe siècle, cloche de 1767 (classée).
  • Quartier Haut : portes fortifiées, maisons médiévales et Renaissance.
  • Château d'Agnac (Anias) : site préhistorique occupé ensuite par les Romains.
  • Château de Launac (Launas) : site préhistorique occupé ensuite par les Romains. Mais à partir de 1175, maison du Temple passée ensuite aux chevaliers de Malte.
  • Culées : du pont romain sur le Coulazou (voie domitienne).
  • Hameau de Mujolan (château du Vieux Mujolan et restes de la chapelle - inscrits).
  • Oppidum de la Roque (vestiges)
Chapelle Saint-Baudile
Eglise paroissiale Saint-Jacques

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Gratien Saumade: ancien officier, maire de Fabrègues de 1904 à 1909.
  • Jean Alès (né à Fabrègues en 1870, décédé en 1954), député sous la Troisième République.
  • José Janson (1904-1967 ), ténor international, né à Fabrègues le 8 octobre 1904. Après des études au conservatoire de Montpellier, José Janson, débute à l'opéra de cette ville dans le rôle de Vincent de Mireille. C'est un triomphe et sa réputation ne cessera alors de grandir. Il a chanté Faust, Tosca, Rigoletto, La Traviata, Madame Butterfly, Lakmé avec la célèbre cantatrice Lily Pons, Roméo et Juliette, Le Roi d'Ys, Les Contes d'Hoffmann, Le Pays du sourire dans lequel il interprète l'air Je t'ai donné mon cœur, ... Il chantera dans les plus grandes villes et s'installera à Casablanca en 1949 où il dirigera « Le Grand Théâtre », avant de se consacrer à l'enseignement.
  • Certains membres du groupe de reggae Regg'Lyss, auteur de la chanson à succès Mets de l'huile dans les années 90, sont originaires de Fabrègues.
  • Maeva Truntzer a été championne d'europe puis championne du monde de boogie woogie avec son cavalier William Mauvais en 2005 puis en 2008[7].
  • Chloé Blasi a été championne de France en 2011 puis 9ème mondiale en 2012 de boogie woogie avec son cavalier William Castillano.
  • Marc Caisso a été champion du monde junior de VTT en 1997 puis vainqueur de la coupe du monde et champion du monde senior en 1999[8].
  • Gaston Baissette (1907-1977) médecin, écrivain et poète, chantre du Languedoc, fils de Marius Louis Antoine Baissette de Fabrègues.
  • Philippe Fenech, auteur et illustrateur de Bande dessinées

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune inclut quatre ZNIEFF :

  • La ZNIEFF des garrigues de la Gardiole , 450 ha de terrains en friche et terrains vagues (habitat déterminant) partagés entre les communes de Fabrègues, Frontignan, Gigean et Vic-la-Gardiole[9].
  • La ZNIEFF de la montagne de la Gardiole, 5 289 ha de prairies humides méditerranéennes à grandes herbes (habitat déterminant) réparties sur 10 communes[10],[11].
  • La ZNIEFF des garrigues de la Lauze , 581 ha de terrains en friche et terrains vagues (habitat déterminant) partagés entre les communes de Fabrègues, Saint-Jean-de-Védas et Villeneuve-lès-Maguelone[12].
  • La ZNIEFF de la plaine de Fabrègues à Poussan, 3 330 ha de terrains en friche et terrains vagues (habitat déterminant) répartis entre les communes de Cournonsec, Cournonterral, Fabrègues, Gigean, Montbazin, Pignan, Poussan, et Saussan[13].

La commune inclut également une zone de protection spéciale dans le cadre de la directive Oiseaux : la ZPS de la Plaine de Fabrègues-Poussan. Ses 3 288 ha de cultures (beaucoup de vigne) ponctuées de haies et de petits bois sont favorables à de nombreuses espèces d'oiseaux à forte valeur patrimoniale. On y trouve notamment l'une des dernières populations languedociennes de la pie-grièche à poitrine rose (Lanius minor) qui a fortement régressé en France ; le rollier d'Europe (Coracias garrulus), dont la répartition en France est quasiment limitée aux régions Provence-Alpes-Côte d'Azur et Languedoc-Roussillon ; et l'outarde canepetière (Tetrax tetrax), qui en France est cantonnée aux grandes plaines céréalières du Centre-Ouest et aux plaines méditerranéennes dans le Languedoc et en Provence. Cette ZPS s'étend sur les mêmes communes que la ZNIEFF de la plaine de Fabrègues à Poussan[14].

Dans les années 2000, un projet d'intérêt général (PIG) d'établir un centre de traitement et d'enfouissement proche de la Gardiole, a provoqué un tollé général et une levée de boucliers de Fabrègues et des villages environnants. Le projet a été stoppé en 2011[15].

Sources[modifier | modifier le code]

  • Ouvrages de Gratien Saumade :
    • Une petite commune rurale du Languedoc sous l'Ancien Régime, Fabrègues (1650-1792)
    • L'Armée des Pyrénées Orientales AN II ( 1794 )
    • Le Camp d'instruction de Launac,sous Montpellier et l'état de l'Armée
    • La vélocipédie militaire en France et à l'Etranger.Création des compagnies vélocipédiques-combattants (1893 )
  • Fabrègues, au fil du temps et des rues publié par Pierre Merle, Président de l'Association Les amis de l'histoire de Fabrègues.( Mai 2007 )

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. À l'est de la commune, au tripoint avec Saint-Jean-de-Védas et Villeneuve-lès-Maguelone, une courbe de niveau signale l'altitude de 10 mètres sur les rives de la Mosson lorsqu'elle quitte la commune, sur la carte topographique n°2743 ET, titrée Montpellier, au 1/25 000e, Institut géographique national, 3e édition, 2004.
  2. Au sud-ouest de la commune, dans la forêt domaniale de la Gardiole, le Pioch de Camille est annoncé à 224 mètres d'altitude sur la carte topographique n°2743ET, titrée Montpellier, au 1/25 000e, Institut géographique national, 3e édition, 2004.
  3. Didier Catarina et Jean-Paul Fernon, Armorial des communes de l'Hérault, Artistes en Languedoc, (ISSN 1264-5354), p 42.
  4. Fiche de Fabrègues sur cassini.ehess.fr
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  7. Site de Maeva Truntzer
  8. Site de Marc Caisso
  9. ZNIEFF 910014049 - Garrigues de la Gardiole sur le site de l’INPN et sa carte sur le site de la DIREN.
  10. Les 10 communes de la ZNIEFF de la montagne de la Gardiole sont : Balaruc-les-Bains, Balaruc-le-Vieux, Fabrègues, Frontignan, Gigean, Lattes, Mireval, Saint-Jean-de-Védas, Vic-la-Gardiole et Villeneuve-lès-Maguelone.
  11. ZNIEFF 910010764 - Montagne de la Gardiole sur le site de l’INPN et sa carte sur le site de la DIREN.
  12. ZNIEFF 910030060 - Garrigues de la Lauze sur le site de l’INPN et sa carte sur le site de la DIREN.
  13. ZNIEFF 910030605 - Plaine de Fabrègues à Poussan sur le site de l’INPN et sa carte sur le site de la DIREN.
  14. NATURA 2000 - FR9112020 - Plaine de Fabrègues-Poussan sur le site de l’INPN.
  15. Hérault : Fabrègues sauvé (PIG retiré), Quid pour Montblanc ?, 21 Février 2011, ACCID.


Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]