Montbazin

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Montbazin
Vue sur le vieux village.
Vue sur le vieux village.
Blason de Montbazin
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Hérault
Arrondissement Montpellier
Canton Mèze
Intercommunalité Communauté de communes du Nord du Bassin de Thau
Maire
Mandat
Laure Tondon
2014-2020
Code postal 34560
Code commune 34165
Démographie
Gentilé Montbazinois
Population
municipale
2 918 hab. (2011)
Densité 138 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 31′ 00″ N 3° 41′ 48″ E / 43.5166666667, 3.6966666666743° 31′ 00″ Nord 3° 41′ 48″ Est / 43.5166666667, 3.69666666667  
Altitude 34 m (min. : 16 m) (max. : 313 m)
Superficie 21,13 km2
Localisation

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Montbazin

Montbazin (en occitan Montbasin) est une commune française située dans le département de l'Hérault et la région Languedoc-Roussillon. Elle appartient à l' Unité urbaine de Sète.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte

Le village est traversé par la Vène. Il est situé sur le tracé de la Via Domitia, voie romaine créée vers -120, à l'emplacement de l'antique vicus de Forum Domitii, bourg-étape entre ceux de Sextantio (actuellement Castelnau-le-Lez près de Montpellier) et de Cessero (actuellement Saint-Thibéry, au franchissement de la rivière Hérault) et, plus globalement entre Nemausus (Nîmes) et Beterrae (Béziers), les plus proches agglomérations antiques du secteur ; aujourd'hui distante de Montpellier de 20 km et de Sète de 18 km, Montbazin est limitrophe avec Aumelas, Cournonsec, Cournonterral, Gigean, Poussan et Villeveyrac.

Économie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Appartenait dès 1344 au marquisat de Marquerose attribué aux évêques de Maguelone.

Lors de la Révolution française, les citoyens de la commune se réunissent au sein de la société révolutionnaire, baptisée « société populaire » en l’an II[1].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'or au monde croisé d'azur chargé en cœur de la lettre B capitale d'argent surmontée d'un croissant du même.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
1788 1790 Joseph Roussel    
1791 1795 André Arnaud    
1795 1808 Joseph-François Jean    
1808 1816 Jacques Roussel    
1816 1829 Paul At. Valesque    
1829 1830 Pierre-François Jean    
1830 1835 Jean-François Donnadieu    
1835 1843 François-Xavier Roussel    
1843 1848 François Barthes    
1848 1849 Etienne Gelly    
1849 1853 Philippe Aubapan    
1853 1858 Léopold Poulalion    
1858 1863 Jean-Paul Brun    
1863 1870 Jules Donnadieu    
1870 1870 Antonin Valesque    
1870 1874 Jules Gélibert    
1874 1878 Augustin Vialette    
1878 1884 Antonin Valesque    
1884 1887 Camille Gelly    
1887 1888 François Delfaud    
1888 1896 Jean-Jacques Estanié    
1896 1898 Paulin Charles    
1898 1904 Antoine Domergue    
1904 1923 Hippolyte Arnaud    
1923 1923 Bayle    
1923 1944 Albert David    
1944 1959 Henri Domergue    
1959 1971 Gaston Aldebert    
1971 1995 Jean-Louis Coustol   Maire Honoraire
1995 2001 Lucien Labit    
2001 2006 Jean-Marc Baillon    
mars 2006   Laure Tondon app. PS  

Démographie[modifier | modifier le code]

Au dernier recensement, la commune comptait 2918 habitants.

Article détaillé : Recensement en France.
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
660 650 738 807 865 880 931 924 905
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
939 1 089 1 140 1 145 1 163 934 961 1 141 1 129
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 220 1 243 1 160 1 251 1 120 1 103 1 011 814 1 031
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 012 1 041 1 109 1 377 2 062 2 214 2 711 2 846 2 918
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Pierre : chapelle romane construite aux XIe et XIIe siècles. La chapelle est la chapelle du château et elle est surprenante par le passage sous le chœur qui donnait accès au château féodal. Elle est unique par l'importance de ses fresques romanes (rare dans la région). Elle renferme divers objets gallo-romains et propose différentes manifestations culturelles (peintures, sculptures, concerts…) tout au long de l'année.
  • Les colonnades du château du seigneur de Lavergne (ancienne école de fille, actuel bureau de poste).
  • L'église Saint-Jean-Baptiste
  • La salle polyvalente Marcelin-Albert.
  • Place du Jeu de Ballon.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Eugène Montel, né à Montbazin le 5 juin 1885, instituteur; il fit un brillant parcours politique au sein du Parti Socialiste S.F.I.O. . Conseiller général et conseiller municipal de Narbonne, secrétaire fédéral de la S.F.I.O. de l'Aude. En 1929, au décès de Yvan Pélissier député S.F.I.O. de Narbonne il laisse sa place à Léon Blum, qui devient ainsi député de l'Aude. Eugène Montel devient un des plus proche collaborateur de Léon Blum, avec lui il est arrêté par la milice de Pétain-Laval-Darnan ; il s'évade de Vals-les-Bains où il est interné et rentre dans la Résistance. En 1945, la France libérée avec l'assentiment de Vincent Auriol, il est élu maire de Colomiers (Haute-Garonne). Village de son gendre, le reste jusqu'à son décès à Colomiers le 21 janvier 1966, tout en étant également président du conseil général de la Haute-Garonne, député de la Haute-Garonne. Par son esprit visionnaire Eugène Montel a fait de Colomiers, un village en 1945, la seconde ville de la Haute-Garonne, en 2008, avec 30 000 habitants et une qualité de vie exemplaire.
  • P. P. Poulalion : surnommé le Poète boiteux, né à Montbazin en 1801. Habitait vers 1865 au no 9 de la rue Guénégaud à Paris. Tordu, boiteux depuis l'âge de cinq ans, toujours coiffé d'un vaste chapeau bolivar, vêtu d'une redingote trop large flottant sur un gilet de satin noir, un riflard (parapluie servant de cane) à la main, dans l'autre un cartable rempli de ses œuvres, P. P. Poulalion faisait chaque jour la tournée des cafés du quartier latin, où il offrait, pour 10 centimes, son journal Le Poète boiteux, littéraire, scientifique, dramatique et lyrique, entièrement rédigé de sa main. Après avoir été orfèvre, séminariste, trappiste, instituteur public, musicien, sculpteur, inventeur d'une lampe, anachorète, bonapartiste et chanteur des rues, Poulalion connut un instant de gloire en septembre 1867 quand La Rue, journal de Jules Vallès, publia sa caricature par André Gill. Il fut aussi l'auteur de la maxime gravée dans la pierre à entrée du cimetière communal "NOUS VOUS ATTENDONS".
  • Victorin Galabert, né à Montbazin le 6 novembre 1830. Il obtient en 1854 un doctorat en médecine avec une thèse intitulée Essai historique sur la variole. Il revêt l'habit religieux le 29 juin 1855 à Nîmes chez les Assomptionnistes du Père d'Alzon. Il prononce ses vœux perpétuels le 30 juin 1856 à Rome où il est ordonné prêtre le 4 juin 1857. Il fait parvenir un morceau de la vrai croix (celle du pèlerinage des 1.000) et est la pierre angulaire de l'acceptation par les évêques d'Orient du concile Vatican 1 concernant  l'infaillibilité du pape : le pape est infaillible quand il parle ex cathedra pour définir la doctrine de l’Église.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jean-François Dubost, « Le réseau des Sociétés Politiques dans le département de l'Hérault pendant la Révolution Française (1789-1795) », Annales historiques de la Révolution française, no 278, 1989. p. 413.
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Montbazin est jumelé depuis 2013 avec Cavaglià (Italie).

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]