Grabels

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Grabels
L'église paroissiale Saint-Julien et Sainte-Basilisse de Grabels
L'église paroissiale Saint-Julien et Sainte-Basilisse de Grabels
Blason de Grabels
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Hérault
Arrondissement Montpellier
Canton Montpellier-10
Intercommunalité Montpellier Agglomération
Maire
Mandat
René Revol (PG)
2014-2020
Code postal 34790
Code commune 34116
Démographie
Population
municipale
6 543 hab. (2011)
Densité 403 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 38′ 55″ N 3° 48′ 09″ E / 43.6486111111, 3.8025 ()43° 38′ 55″ Nord 3° 48′ 09″ Est / 43.6486111111, 3.8025 ()  
Altitude 68 m (min. : 50 m) (max. : 167 m)
Superficie 16,24 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.ville-grabels.fr/

Grabels est une commune française située dans le département de l'Hérault et la région Languedoc-Roussillon en périphérie de Montpellier.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte

La commune de Grabels se situe au nord-ouest de Montpellier, dont son territoire est limitrophe au sud-est. Il l'est également avec les communes de Juvignac au sud, Saint-Georges-d'Orques au sud-ouest, Montarnaud et Vailhauquès à l'ouest, Combaillaux et Saint-Gély-du-Fesc au nord et Saint-Clément-de-Rivière à l'est.

Le territoire se compose de deux ensembles principaux. Sur la rive gauche de la Mosson, la partie nord des garrigues de Fontcaude est la partie la moins urbanisée de la commune, en dehors de quelques parcelles agricoles dans de petites vallées et de quelques villas près du pont sur la rivière. Sur la rive droite, une plaine agricole en cours d'urbanisation depuis la seconde moitié du XXe siècle est entourée de collines dont les sommets boisés sont mités depuis les années 1990 par l'implantation de quartiers : la Goule-de-Laval au nord de Grabels et la Valsière à l'est, au plus près du territoire montpelliérain.

L'altitude moyenne est de 61 mètres au pont sur la Mosson à l'est jusqu'à 91 m à l'est. Les reliefs atteignent 161 m pour le plus haut point grabellis de Fontcaude, environ 145 m pour la Goule de Laval et 121 m pour le bois de la Valsière. Grabels est dominé par le quartier de La Paillade, sans y être directement relié : la limite avec la commune de Montpellier passe à une altitude de 119 mètres, soit environ 60 mètres de dénivelé en 250 mètres de distance[1].

La ville principale s'est développée autour d'un vieux village situé sur la route départementale 127 Montpellier-Viols-le-Fort. Ce village aux rues serrées se situent en aval du pont sur la Mosson, à un endroit où deux reliefs sont proches. La plus grande partie de l'urbanisation de la seconde moitié du XXe siècle s'est étalée sur la plaine vers l'est et Montpellier. De plus petits noyaux résidentiels sont apparus autour de la ville : le long des routes départementales 102 et 127 sur la rive droite et à Goule de Laval au nord. La Valsière à l'est, avec des activités économiques et de recherche en bas et un quartier résidentiel au sommet, est liée au développement du quartier montpelliérain du Parc Euromédecine. L'urbanisation de Grabels et des quartiers de la rive droite est restée à distance de la Mosson, connue pour des crues lors d'orage cévenol.

À environ trois kilomètres à l'ouest du vieux centre de Grabels et à un kilomètre de la route nationale 109, dans la garrigue, quelques terrains accueillent des activités de loisirs : trois pistes d'aéromodélisme, d'ULM et de karting[2]. Au croisement qui marque l'ouest de la commune de Grabels, se trouve le lieu-dit de Bel-Air, sur la route nationale 109 reliant Montpellier à Clermont-l'Hérault.

Histoire[modifier | modifier le code]

La source de l'Avy
Site de la source de l'Avy, chutes d'eau sur le fleuve Mosson
Vue depuis Grabels des 3 tours des Tritons du quartier montpelliérain de La Paillade

Source : Site de la mairie de Grabels

Le nombre important d'habitats préhistoriques dans la vallée de la Mosson montre que les hommes y ont vécu depuis des millénaires. Les noms de Grabels et de l'Avy notamment sont d'origine préhistorique.

Le nom de Grabels est cité pour la première fois le 14 janvier 1120 dans le contrat de mariage entre Guillemette, fille de Guilhem V, seigneur de Montpellier et Bernard IV, comte de Maguelone.

Le 22 mai 1755, l'évêque de Montpellier ayant besoin d'argent pour restaurer son château de Lavérune, vend aux enchères à Louis de Solas, Trésorier de France, la seigneurie de Grabels et de Combaillaux. Le mas de la Font, près de la source devient ainsi le château de Grabels, la seigneurie disparaît en 1789.

Les événements les plus importants de l'histoire de Grabels se déroulent en 1621 et 1622, à la fin des guerres de religion : siège et prise du village par les protestants révoltés, destruction de l'église, du presbytère, d'une partie du rempart et de la porte du Porquier, paiement d'une très forte rançon. L'église ne sera reconstruite qu'en 1666.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1965 mars 1983 Pierre Doumergue    
mars 1983 1990 Roger Privat    
1990 mars 2001 André Falgueirettes Sensibilité de Gauche Electronicien retraité
mars 2001 mars 2008 Bernard Prunet DVD Avocat
mars 2008 en cours René Revol PG Professeur de sciences économiques et sociales
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 6 543 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
381 354 361 348 533 540 570 615 658
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
689 696 750 728 717 638 621 630 645
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
682 682 713 684 676 716 647 610 731
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
835 1 020 1 537 2 527 3 130 5 438 5 906 6 543 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Les monuments grabellois :

  • Les Remparts
  • Le Porche
  • La Tour de l'horloge
  • La Fontaine Carrée
  • La Fontaine de la place Paul Chassary
  • La Tour de la Valsière
  • La Tuilerie
  • Les deux Châteaux
  • Les Croix
  • L'Église Saint-Julien-et-Sainte-Basilisse, aux deux clochers
  • Le Cheval de Giovanni Ingrato
  • La salle de la Gerbe

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Joseph Delteil, écrivain
  • Jérôme Rota, informaticien inventeur du DivX (format vidéo numérique)
  • Fabrice Bellard, informaticien/mathématicien, ancien recordman du monde de la décimale la plus éloignée de Pi et auteur des programmes FFmpeg et QEMU
  • Francine Nordland violoniste virtuose, carrière internationale - Professeur au Conservatoire régional de Montpellier.
  • Pierre Soulage, peintre de renommée internationale. Il occupe le Mas de la Valsière (Grabels)pendant deux ans (1941-1942)où il rencontre Joseph Delteil.
  • Caroline Dudley Regan, créatrice de la célèbre Revue Nègre (femme de Joseph Delteil)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Altitudes relevées sur la carte de l'IGN au 1/25 000e de Montpellier, TOP 25 n° 2743 ET, 2e édition, 1996
  2. Indications touristiques relevées sur la carte de l'IGN au 1/25 000e de Montpellier, TOP 25 n° 2743 ET, 2e édition, 1996
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011


Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]