Baillargues

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Baillargues
Baillargues
Baillargues
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Hérault
Arrondissement Montpellier
Canton Castries
Intercommunalité Montpellier Agglomération
Maire
Mandat
Jean-Luc Meissonnier
2014-2020
Code postal 34670
Code commune 34022
Démographie
Population
municipale
6 255 hab. (2011)
Densité 814 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 39′ 43″ N 4° 00′ 49″ E / 43.6619444444, 4.01361111111 ()43° 39′ 43″ Nord 4° 00′ 49″ Est / 43.6619444444, 4.01361111111 ()  
Altitude Min. 13[1] m – Max. 57[2] m
Superficie 7,68 km2
Localisation

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Baillargues est une commune française située dans le département de l'Hérault (Occitanie) et la région Languedoc-Roussillon, membre de l'ancien District de Montpellier, remplacé par la Communauté d'agglomération de Montpellier.

Ses habitants sont appelés les « Baillarguois ».

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte.

Commune de l'aire urbaine de Montpellier située à l'est de Montpellier, sur la route nationale 113 menant à Lunel. Elle est limitrophe de Castries au nord, Saint-Brès à l'est, Mudaison au sud-est, Mauguio au sud, Saint-Aunès et Vendargues à l'ouest. La rivière Cadoule marque la limite ouest et la rivière Bérange marque la limite est.

Le territoire communal est divisé par les grands axes de circulation routière : l'autoroute A9 et la route nationale 113.

  • Au nord de l'autoroute, s'étendent des garrigues avec quelques parcelles de vignes.
  • La ville elle-même s'étend dans un triangle formé par l'autoroute au nord, la rivière Bérange à l'est, la nationale et la voie ferrée Montpellier-Nîmes au sud. Dans ce triangle se trouvent le vieux centre dense, les lotissements récents et une zone d'activités commerciales.
  • Au sud de la voie ferrée, les vignes de la plaine de Mauguio ont été remplacées par le golf de Massane, qui voisine avec un lotissement isolé du reste de la commune par un passage à niveau.

La zone d'activités La Biste comprend un supermarché et des commerces spécialisés. Ils profitent de la proximité de l'échangeur autoroutier de Baillargues-Vendargues ; cet axe est gratuit vers la destination de Montpellier. Néanmoins, la zone de Baillargues est en concurrence avec la zone d'activités voisine de Saint-Aunès où un commerçant indépendant exerce sous le panonceau E.Leclerc.

Le GR 653 dit Le Chemin d'Arles traverse la commune.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dès qu'ils eurent conquis la partie méditerranéenne de la Gaule (120-118 av. J.-C.), les Romains organisèrent la province dite « Narbonnaise » (des Alpes aux Pyrénées). Ils créèrent en particulier la célèbre voie Domitienne. C'est à moins de 2 km de cette route – elle passait à l'emplacement de Déméter – qu'un Romain nommé Ballius fit construire une « villa », vaste maison avec dépendances, dans un grand domaine agricole. Au fil des ans, la villa devint un village et son nom évolua jusqu'à devenir Baillargues voici quelques siècles. La première mention de notre village figure sur un document daté de 819 par lequel l'empereur Louis dit « le Débonnaire » cédait à l’évêque de Maguelone la suzeraineté des terres de Baillargues.

L'église romane Saint-Julien[modifier | modifier le code]

La façade de l'église de Baillargues en 2009.

L'église romane de Saint-Julien de Baillargues a été édifiée au centre de la partie la plus ancienne du village, sans doute au XIIe siècle. Elle a été fortifiée au XVe siècle pour protéger les habitants des petites troupes de soldats qui, sans emploi, pendant les interruptions de la guerre de Cent Ans pillaient le pays. Ces travaux de mise en défense ont laissé des traces bien visibles : façade flanquée de deux tours, restes de mâchicoulis au sommet de la façade et du clocher, meurtrières sur le chevet, etc.

L'entretien de l'église causa quelques soucis aux habitants. La lourde voûte en plein cintre, bâtie en pierre, fut affaiblie par l'écartement des murs latéraux dû à sa poussée, les infiltrations en provenance du toit la dégradèrent à tel point qu'en 1760 il fallut la remplacer par la voûte d'arêtes actuelle. Moins esthétique mais plus légère (on l'a construite en brique), elle ménage l'ensemble du bâtiment.

Au XIXe siècle, la croissance de la population nécessita un agrandissement de l'église. On l'obtint en édifiant, par étapes, quatre chapelles latérales. La présence d'arcs de décharge dans les murs permit de les construire sans attenter à la solidité de l'ensemble. Tout récemment, des travaux importants ont consolidé les parties hautes de l'édifice.

L'intérieur est actuellement en cours de réhabilitation et de rénovation pour rendre à Baillargues l'église de son histoire.

Un village anciennement fortifié[modifier | modifier le code]

Le village fortifié (aux XIIe et XIIIe siècles) occupe un ancien castrum.

La mise en défense de l'église, sans doute jugée rapidement insuffisante, fut complétée par une enceinte à peu près rectangulaire, susceptible de décourager une troupe d'assaillants sommairement armés.

Cette enceinte entourant le groupe des maisons les plus proches de l'église forme le cœur historique du village.

Il en reste d'épaisses murailles, une tour d'angle et une porte monumentale, formée de deux arcs en plein cintre séparés par un mâchicoulis, qui constituait l'entrée principale de la « ville ».

Outre cette porte, il existait initialement deux autres portes qui ont été détruites.

La guerre de Cent Ans ayant pris fin, la population augmenta et de nouvelles maisons furent bâties hors des remparts, constituant des faubourgs qui n'ont pas cessé de s'étendre.

Un projet de réhabilitation et de mise en valeur de la "Vieille Porte" est porté par la municipalité actuelle.

Chronologie[modifier | modifier le code]

  • Période romaine : construction d'une « villa » par Ballius sur le site actuel de la ville ;
  • 819 : Louis le Débonnaire cède à l'évêque de Maguelone sa suzeraineté sur les terres de Baillargues ;
  • 1146 : Première mention de l'église Saint-Julien de Balanegues (Baillargues) dans le cartulaire d'Aniane ;
  • 1377 : 11 feux composent Baillargues ;
  • 1645 : Castries est érigé en Marquisat par Louis XIV. Celui-ci englobe la commune de Baillargues ;
  • 1709 : Baillargues compte 426 habitants
  • 1743 : Baillargues compte 310 habitants ; (diminution de la population en raison d'une épidémie de peste)
  • 1789 : le marquis de Castries dépose ses titres et privilèges. Baillargues n'a plus de seigneur ;

À la Révolution, Baillargues absorbe Colombiers et prend le nom de Baillargues-et-Colombiers. Les citoyens de la commune se réunissent au sein de la société révolutionnaire, baptisée « société populaire »[3].

En 1908, la commune se rebaptise simplement Baillargues.

En 1963, l'église de Baillargues est inscrite sur l'Inventaire supplémentaire des Monuments historiques, à l'exclusion des chapelles latérales ;

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason à dessiner Blason De gueules à Saint Julien, revêtu d'une chasuble, le chef nimbé d'or et coiffé d'une tiare, la dextre tenant la palme du martyre, la senestre posée sur son cœur, le tout d'or.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1953? 1954? Joseph Suay PS  
1954? 1971? Louis Laget  ?  
1971? 1977 Louis Sigala  ?  
1977 2001 Simon Leccia PS  
2001 en cours Jean-Luc Meissonnier UMP puis DVD Vice-président de la Communauté d'Agglomération de Montpellier

Nota : les dates suivies d'un "?" indiquent que le mandat a pu démarrer avant (ou s'achever après) la date mentionnée.

Démographie[modifier | modifier le code]

Au dernier recensement, la commune comptait 6255 habitants.

Article détaillé : Recensement en France.
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
455 462 501 485 520 566 560 613 672
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
720 728 854 916 798 683 712 883 949
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 003 1 038 1 003 990 1 020 1 064 962 934 972
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 030 1 243 1 504 2 632 4 375 5 842 6 026 5 968 6 206
2011 - - - - - - - -
6 255 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Julien, inscrite à l'inventaire supplémentaires des monuments historiques (sauf les chapelles latérales) - arrêté du 28 juin 1963. L'église abrite un tableau Apparition de la Vierge à saint François, par Coustou (3e quart du XVIIIe siècle).
  • Ancienne église Saint-Antoine-de-la-Cadoule, inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques – arrêté du 13 février 1926.
  • Château de Layrargues : cour d'honneur avec portail de fer forgé, façade à fronton triangulaire, perron en hémicycle, parc planté de pins d'Alep.
  • Monument aux morts, par Jean Mérignargues.
  • Le Golf de Massane, un parcours 18 trous, un 9 trous compact ainsi qu'un centre d'entraînement, dessiné par l'architecte californien Ronald Fream.

Informations complémentaires[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Alphonse Capion, Abbé, né à Argelliers le 16 août 1866, il fut ordonné prêtre en 1889 et devint successivement vicaire à Olonzac, Sainte-Ursule de Pézenas, Saint-Nazaire de Béziers, puis curé à Vendémian et à Baillargues.Il s’établit à Montpellier comme aumônier de la clinique du Carré du Roi où il décède le 28 janvier 1949. Il est notamment l'auteur de l'ouvrage Baillargues 819-1930.
  • Louis Vieu (1922-2008), ancien instituteur et directeur de l'école communale. Cet homme d'une profonde érudition a consacré sa vie, en compagnie de son épouse également institutrice, à l'éducation de plusieurs générations de Baillarguois. Il est notamment l'auteur de l'ouvrage Baillargues sous Louis XIV. Le centre social communal porte son nom.
  • Christian Poucet
  • Cyprien Rome

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Espagne Rocafort (Espagne)

Notes[modifier | modifier le code]

  1. À la Patouille, zone où le Bérange quitte le territoire de Baillargues pour Mudaison, l'altitude se situe entre 12,5 et 15 mètres d'après les courbes de niveau de 15 mètres le long du ruisseau côté Baillargues et de 12,5 mètres cent cinquante mètres en aval côté Mudaison, d'après la carte topographique n°2843 OT, titrée Aigues-Mortes, au 1/25 000e, Institut géographique national, 2e édition, 2000. Le RGC utilisé comme source pour les données des communes donne une altitude minimale de 13 mètres.
  2. À l'ouest de la commune, près de la limite avec Vendargues, le sommet des collines de lous Carbous est indiqué à 58 mètres sur la carte topographique n°2843 OT, titrée Aigues-Mortes, au 1/25 000e, Institut géographique national, 2e édition, 2000. Le RGC utilisé comme source pour les données des communes donne une altitude maximale de 57 mètres.
  3. Jean-François Dubost, « Le réseau des Sociétés Politiques dans le département de l'Hérault pendant la Révolution Française (1789-1795) », Annales historiques de la Révolution française, no 278, 1989. p. 412.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]