Pézenas

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne la ville. Pour le vin, voir Pézenas (AOC). Pour le politicien, voir Joseph Pézenas de Pluvinal.
Pézenas
Vue générale.
Vue générale.
Blason de Pézenas
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Hérault
Arrondissement Béziers
Canton Pézenas
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération Hérault Méditerranée
Maire
Mandat
Alain Vogel-Singer
2014-2020
Code postal 34120
Code commune 34199
Démographie
Population
municipale
8 290 hab. (2011)
Densité 280 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 27′ 38″ N 3° 25′ 25″ E / 43.4606, 3.423643° 27′ 38″ Nord 3° 25′ 25″ Est / 43.4606, 3.4236  
Altitude Min. 13 m – Max. 96 m
Superficie 29,56 km2
Localisation

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Pézenas

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Pézenas

Pézenas (en occitan Pesenàs), est une commune française située dans le département de l'Hérault en région Languedoc-Roussillon. Ses habitants sont appelés les Piscénois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte

Commune traversée par la rivière la Peyne, Pézenas est située dans la plaine du fleuve Hérault, à environ 20 kilomètres de la mer Méditerranée, 50 kilomètres à l'ouest de Montpellier et 23 kilomètres à l'est de Béziers. Elle est facilement accessible par l'autoroute A75 (axe Clermont-Ferrand - Béziers) et par l'A9 (axe Orange - Espagne).

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Pline l'Ancien cite l'oppidum latinum dans l’Histoire naturelle pour sa production de laines. Cependant, en dehors de tout témoignage archéologique, on ne peut attribuer à Pézenas une origine antique. La crise de l'Empire allait plonger la ville dans une obscurité totale jusqu'aux temps féodaux. Il est difficile d'estimer le moment précis de la christianisation de Pézenas, on sait seulement que la région piscénoise passa au IXe siècle entre les familles des comtés d'Agde, lieu de l'évêché, puis de Béziers, Carcassonne, Albi et Nîmes.

L'Époque médiévale[1][modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre, mentionnée en 1189, prieuré de l'abbaye de la Chaise-Dieu, aujourd'hui disparue, était le centre de gravité de la cité. En 1605, ses ruines sont utilisées pour la construction de la seconde enceinte fortifiée de la ville. La date de l'installation du château sur la butte dominant la ville n'est pas connue avec précision; la construction doit vraisemblablement dater du XIe siècle. Entre 1131 et 1140, une commanderie du temple est implantée à Pézenas, isolée par un enclos fortifié, les batimens étaient répartis autour d'un cloître. En 1312, elle est affectée aux Hospitaliers de la Langue de Provence.

Pézenas, ville royale. En 1262, la famille Salvignac, installée à Montpellier, vend au roi Louis IX les seigneuries de Pézenas et de Tourbes pour 3000 livres tournois. Pézenas devient ainsi ville royale[2], son souverain exerce au sein du château le droit de justice et garantit le bon déroulement des foires[3]. L'octroi de celles-ci, première décision de protection royale, va être à l'origine de la fortune de la cité. Les foires annuelles axées sur le commerce de laine et de drap, attirent les marchands, notamment Jacques Cœur après son installation à Montpellier en 1442, qui créa à Pézenas un comptoir. La ville reste fidèle au futur Charles VII pendant la guerre de Cent Ans, elle est ainsi épargnée et récompensée pour cette fidélité. Le futur roi lui accorde le droit d'établir un grenier à sel et le privilège d'ajouter à ses armes un franc quartier d'or au dauphin d'azur. La puissance de la ville s'accroit grâce à son ouverture sur le monde marchand du Languedoc et au-delà sur le bassin méditerranéen (Catalogne, Provence, Ligurie, Toscane) et vers Lyon au nord. À cette puissance économique s'ajoute une puissance politique.

En effet en 1456 se tiennent pour la première fois les États généraux qui garantissent une autonomie de la province, la puissance politique de Pézenas va durer plus de deux siècles.

L'âge d'or : la Renaissance et le XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Avec l'arrivée et la présence des Montmorency comme gouverneurs du Languedoc pendant un siècle, l'influence de Pézenas continue de croître.

Anne de Montmorency, puissant connétable de France, est promu gouverneur en 1526 pour avoir soutenu militairement et politiquement le roi François Ier. Cinquante et un ans après, en 1563, son fils Henri Ier de Montmorency, connétable de France, soutenu par le roi Henri IV lui succède; il construit le château de la Grange-des-Près, aux portes de Pézenas, nouveau lieu de pouvoir militaire et diplomatique.

Son fils, Henri II de Montmorency, lui succède en 1614. La charge du Languedoc lui est reconnue dès le jour de son baptême (27 juin 1597), donnée par Henri IV, son parrain. Il s'oppose aux édits des Élus promulgués par Richelieu en 1629, qui portent atteinte à l'autonomie politique des provinces, le gouverneur de la province se retrouve de fait rebelle à l'autorité royale. Dès 1630, il trouve appui auprès de Gaston de France, frère du roi, opposant lui aussi au Cardinal de Richelieu.

Le 22 juillet 1632, Michel Particelli d'Emery, représentant du roi Louis XIII est arrêté à Pézenas sur ordre d'Henri II de Montmorency [4]. Les relations entre le Languedoc et le pouvoir royal rentrent dans une crise irréversible. Le 1er septembre, le gouverneur du Languedoc est battu et arrêté à Castelnaudary par l'armée royale, puis décapité à Toulouse le 30 octobre 1632. Le cardinal de Richelieu ordonne, l'année suivante, la destruction du château de Pézenas, qui surplombait la ville, pour renforcer son autorité et celle du roi Louis XIII sur la province.

La mort d'Henri II de Montmorency marque la fin de lignée mâle Montmorency. La sœur d'Henri II, Charlotte-Marguerite de Montmorency va jouer un rôle important pour l'avenir de la seigneurie de Pézenas [5]. C'est son influence forte auprès de la reine Anne d'Autriche qui va pousser le roi Louis XIII à laisser les biens des Montmorency aux sœurs d'Henri II de Montmorency dont il a ordonné l'exécution. Ainsi la seigneurie de Pézenas reste sous l'influence de la puissante famille Montmorency. Charlotte-Marguerite de Montmorency par son mariage avec Henri II de Bourbon-Condé[6], prince Condé, va être le maillon de la transmission de la richesse et du pouvoir de la Maison de Montmorency au profit de la Maison de Condé. Aux yeux des piscénois, Charlotte-Marguerite est l'héritière de la tradition des Montmorency, son action et sa gestion attentives de la seigneurie sont respectées. Elle se revendique elle-même comme seigneur de Pézenas. Dans une missive adressée en janvier 1649 à son représentant à Pézenas (M. de Paulian), elle signe « De par Madame la princesse douairière de Condé, duchesse de Montmorancy et comtesse de Pézenas. »

Ainsi, la seigneurie de Pézenas échoit à Armand de Bourbon, prince de Conti, fils de Charlotte-Marguerite de Montmorency et d'Henri II de Bourbon-Condé. En 1660, après la mort de Gaston d'Orléans, il devient gouverneur du Languedoc. C'est dans son château de la Grange-des-Prés que Molière trouvera sa protection.

Les États généraux se déroulent à trois reprises à Pézenas. En 1622, la cour des aides de Montpellier, obligée de fuir devant l'émeute qui sévissait dans cette ville, se réfugia à Pézenas pour y tenir son assemblée. La première séance eut lieu le 21 février 1622 dans la salle de l'Hôtel de ville après une messe solennelle du Saint-esprit célébré par les pères Observatins. En 1630, les trésoriers de France établirent leur cours à Pézenas dans la maison de Lauriol. Depuis déjà un siècle, par ordonnance de François Ier, les séances de l'Assiette du Diocèse d'Agde se tenait à Pézenas, dans la grande salle de la Maison Consulaire.

Après la tenue des derniers États Généraux, en 1692, le déclin politique de Pézenas s'amorce. Les États Généraux cessent d'être tenus dans les villes de la province, ils se fixent à partir de 1737 à Montpellier.

La Révolution[modifier | modifier le code]

Lors de la Révolution française, les citoyens de la commune se réunissent au sein de sociétés révolutionnaires. La plus importante et la plus ancienne est la « société des amis de la constitution », créée en 1790. Après la chute de la monarchie, elle change de nom pour « société populaire montagnarde et régénérée des sans-culottes » afin de marquer sa distance vis-à-vis de l’Ancien Régime et son soutien aux changements en cours. Elle porte ensuite le nom de « société des amis de la liberté et de l’égalité ». Elle est très fréquentée, avec 651 membres en vendémiaire an III. Deux clubs moins importants existent, la « société républicaine de l’espérance de la patrie », créée par 10 membres en 1793, et la société du salut public, éphémère[7].

La plus importante des trois sociétés soutient activement ses homologues : elle intervient ainsi pour soutenir la création d’une société dans les bourgs voisins de Florensac et de Saint-Georges[8].

Entre 1790 et 1794, Pézenas absorbe la commune de Conas[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 en cours Alain Vogel-Singer DVD Dirigeant d'entreprise
1983 1995 Pierre Guiraud PCF puis PS Conseiller général depuis 1979
1977 1983 Louis Audibert DVG  
1953 1977 Jean Bène SFIO puis PS Avocat, pdt. du conseil général de l'Hérault (1945-1979), sénateur (1947-1971)
1947 1953 Joseph Garbal DVD  
1945 1947 Jean Bène SFIO Avocat, conseiller général (1945-1951), Pdt du conseil général de l'Hérault (1951-1979)
1941 1945 Raoul Peuchot   Maire désigné par le Régime de Vichy
1931 1941 Jean Bène SFIO Avocat, révoqué par le Régime de Vichy
19?? 1931 Philémon Chapel    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 8 290 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7 149 6 903 8 059 8 250 7 847 7 978 7 759 7 713 7 375
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
7 215 7 204 7 574 7 314 7 966 7 364 6 927 6 720 6 595
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
7 073 6 928 6 940 6 946 7 327 7 364 6 937 6 397 6 530
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
7 198 9 103 7 707 7 519 7 613 7 443 8 511 8 484 8 251
2011 - - - - - - - -
8 290 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Pézenas, au cœur de la vallée de l'Hérault, est un centre actif par la richesse et la variété de ses commerces, de ses artisans et de ses professions médicales et libérales. Le centre historique accueille de nombreux métiers d'art, dont des meilleurs ouvriers de France et deux entreprises du patrimoine vivant.

Une quarantaine d'antiquaires et brocanteurs ont investi l'ancienne route nationale 9-113 dans sa traversée de ville. Pézenas accueille une base Intermarché, un Carrefour Market, l'hôpital local, quatre lycées, deux collèges, de nombreuses banques

Son marché haut en couleurs et réputé se tient en centre ville le samedi depuis la fin du XVe siècle.

La commune possède une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de Béziers Saint-Pons.

Pézenas est le centre de l'aire de production de l'AOC Languedoc Pézenas.

Monuments et sites touristiques[modifier | modifier le code]

Escalier de l'hôtel de Lacoste (XVIe).

La ville ancienne dispose d'un secteur sauvegardé de 17 ha créé le 21 juin 1965 par le ministère des Affaires Culturelles, un des plus anciens de France (le 14e). Elle compte plus de trente immeubles classés Monuments historiques.

  • De nombreux hôtels particuliers des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles tels l'hôtel de Lacoste, l'hôtel de Landes de Saint-Palais, l'hôtel de Carrion-Nizas, l'hôtel d'Alfonce, l'hôtel de Ribes, l'hôtel de Boudoul, l'hôtel de Flottes de Sébazan mais aussi la Maison Consulaire, ancien siège du pouvoir municipal où se sont tenus des États de Languedoc, la boutique du barbier Gély, etc. Les toits et les ferronneries méritent une attention particulière. Le cours Jean-Jaurès (anciennement cours Molière), restauré en 2012, permet d'admirer les façades bâties sur les anciens remparts médiévaux.
  • Église Sainte-Ursule : rue Henri Reboul, bâtie en 1686 par le maître-maçon Antoine Carrier et devenue paroissiale après le concordat. Elle conserve un retable en bois doré et une Vierge Noire.
  • Le théâtre, ancienne chapelle des Pénitents noirs, rue Henri-Reboul, fin XVIe puis réaménagé en 1803 pour être une salle de spectacle jusqu'à sa fermeture en 1947. Après plusieurs années de rénovation (financée par le Ministère de la Culture et les collectivités territoriales), il a été rouvert en mai 2012.
  • Le musée de Vulliod Saint-Germain qui regroupe des collections autour de l'histoire de la ville. Dans la salle consacrée à Molière, trône le fauteuil du comédien (acquis par une souscription nationale), qui était placé non loin du musée, chez le barbier Gely. Des expositions temporaires sont organisées par l'association Les Amis de Pézenas.
  • Ghetto juif. C'est vers 1298 que les juifs, venus d'Espagne, du Portugal et d'Italie, se seraient établis à Pézenas, probablement attirés par ses Foires. Pézenas possède les traces de l'ancienne communauté juive, expulsée du Royaume de France par la suite. Quartier circonscrit à deux rues (rue de la Juiverie et rue des Litanies) qui reste relativement ouvert sur la ville et dont l'architecture garde encore aujourd'hui les traces. La communauté disparut probablement après 1394, année d'expulsion définitive des juifs du royaume de France par Charles VI.
  • Monument aux morts. La statue en bronze du poilu est une œuvre du sculpteur Joachim Costa (1888 - 1971), conçue en 1920 et fondue en 1922 par la Fonderie Rudier. L'artiste s'est nettement démarqué des modèles apparus lors de la floraison des monuments aux morts. Avec une force expressive incontestable, il a choisi de représenter un simple soldat, casque à la main, appuyé sur une canne sculptée où s'enroule un serpent. Le péristyle qui entoure le poilu est dû à l'architecte Béraud, achevé en 1924[12].
  • Parcours de sculptures dédiées à Boby Lapointe (place Boby-Lapointe, parc Sans-Souci, hôpital local, cours Jean-Jaurès, place Canabasserie). Un musée lui est également dédié dans l'ancienne boutique du Barbier Gely, où Molière venait chercher son inspiration, place Gambetta.
  • Conas, hameau rattaché à la ville à la révolution, en particulier son église Saint-Martin, de style gothique et son moulin (XIVe - XVIIe), classé monument historique depuis 2012.
  • Ancienne église de Saint-Jean-de-Bébian, sur la route de Nizas, architecture romane, XIIe - XVIIe siècle, classée monument historique, désaffectée (propriété privée).

Personnalités nées à Pézenas[modifier | modifier le code]

  • Pierre Grenier (1756-1819) : homme politique.
  • Henri de Carrion-Nizas (1767-1841) dit aussi de Carrion de Nisas : homme politique, militaire, auteur dramatique.
  • Eugène de Grasset (1794-1877) : maire de Pézenas, président du conseil général et député royaliste légitimiste de l'Hérault (1834-1852).
  • Justin Paulinier (1815-1881) : prêtre, évêque de Grenoble de 1870 à 1875, archevêque de Besançon de 1875 jusqu'à son décès.
  • Marie Joseph Émile Gaston Mazuc (1832-1905) : avocat, auteur de la Grammaire languedocienne, né le 24 juillet 1832. À Pézenas, il résida, entre autres, au château de Roquelune. Il décède le 27 mars 1905.
  • Paul Vidal de la Blache (1845-1918) : géographe, père de la géographie française moderne.
  • Charles Ponsonailhe (1855-1915) : critique d'art et avocat. À Paris il anima le Comité moliériste piscénois, en vue de lever des fonds pour le monument érigé à Pézenas, en 1897, à la mémoire de Molière.
  • Louis Paulhan (1883-1963) : pionnier de l'aviation, brevet de pilote n°10, détenteur de plusieurs records du monde de durée, de distance, d'altitude, obtenus en 1909 et 1910. Constructeur d'hydravions.
  • Jean Bène (1901-1992) : résistant, avocat, homme politique; maire de Pézenas, sénateur, président du conseil général de l'Hérault, fondateur du quotidien Midi libre.
  • Boby Lapointe (1922-1972) : chanteur, acteur et humoriste[13].
  • Paul Alliès (né en 1945) : professeur de sciences politiques à l'université Montpellier-1, homme politique, secrétaire national adjoint du Parti socialiste depuis 2008, président de la convention pour une VIe République depuis 2009.
  • Michel Thoulouze (né en 1945) : ancien journaliste et producteur d'émissions de télévision. Viticulteur à Venise.
  • Claude Alranq (né en 1947) : artiste, auteur, metteur en scène, conteur et chercheur occitan. Il a fondé lo Teatre de la Carriera et travaille également en collaboration avec la Compagnie La Rampe TIO[14]. Auteur de plusieurs pièces et ouvrages, il a notamment publié aux éditions Domens un livre intitulé Théâtre d'Oc contemporain. Chercheur dans le domaine de l’ethno-scénologie, il fonde, en 2000, la licence professionnelle Acteurs Sud[15].
  • Jacky Lapointe (1950-2008) : fils de Boby Lapointe, régisseur de cinéma (Manon des sources, Jean de Florette...), directeur de production d'une vingtaine de documentaires. Amoureux de la chanson et découvreur de talents, il a créé, en 2000, avec Sam Olivier, le Printival Boby Lapointe, festival de chansons françaises qui se tient tous les ans à Pézenas [16],[17],[18].
  • Bernard Ripoll (né en 1966) : ses parents émigrent en Australie au début des année 1970, son prénom est anglicisé et devient Bernie Ripoll. Homme politique australien, député travailliste depuis 1998 de la circonscription d'Oxley (État du Queensland), plusieurs fois ministres de gouvernements travaillistes, notamment pour le Sport, pour les Petites et Moyennes Entreprises en 2013[19].
  • Éric Dubus, (né en 1966) athlète de demi-fond français.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Monument hommage à Molière.
  • Jacques Cœur (vers 1395 1400 - 1456), marchand et banquier, installé à Montpellier, résida à Pézenas au XVe siècle. Sa maison est située au 7 rue Émile-Zola.
  • Anne de Montmorency (1493-1567): proche du roi François Ier qu'il conseille sur le plan militaire, le roi le nomme gouverneur du Languedoc en 1526.
  • Bringuier de La Palme : Noble, rentre au consulat le 15 avril 1529 et est nommé 1er consul pour le quarton de la ville.
  • Henri Ier de Montmorency (1534-1614) : fils d'Anne de Montmorency, gouverneur du Languedoc, connétable de France, fit construire le château de la Grange-des-Prés, renforçant le poids politique et diplomatique de la ville.
  • Charlotte-Marguerite de Montmorency (1594-1650) : fille d'Henri Ier de Montmorency. Après l'exécution de son frère, Henri II de Montmorency, elle joue un rôle important pour conserver la seigneurie de Pézenas dans la famille Montmorency puis pour la transmettre aux Condé - elle est l'épouse d'Henri II de Bourbon-Condé- à Armand de Bourbon, son fils.
  • Henri II de Montmorency (1595-1632) : fils d'Henri Ier de Montmorency, gouverneur du Languedoc, se soulève contre le Cardinal de Richelieu, exécuté à Toulouse.
  • Molière (1622-1673) : Pézenas fut un lieu de séjour de prédilection pour Molière et son Illustre Théâtre lors des nombreuses tournées et voyage en province entre 1646 et 1657, après son premier échec à Paris. Lieu d'inspiration aussi, Molière observait les caractères des personnages qu'il devait mettre en scène dans ses comédies notamment dans la boutique du barbier Gély.
  • Armand de Bourbon, prince de Conti (1629-1666) : gouverneur du Languedoc, protecteur de la troupe de Molière. Il mourut dans son château de la Grange des Prés à Pézenas.
  • Gabriel François Venel (1723-1775) : chimiste qui inventa l’eau de Seltz, né dans le village voisin de Tourbes, décéda à Pézenas.
  • Robert Clive (1725-1774) : major-général britannique, ancien gouverneur du Bengale, qui aurait introduit la recette des petits pâtés lors de son séjour à Pézenas en 1768.
  • Jean Pillement (1728-1808) : peintre rococo. Après la révolution de 1789, il vécut plusieurs années à Pézenas.
  • Jean François l'Epine (1732 - 1817) : issu d'un famille picarde, maitre facteur d'orgue comme son père, il s'installe à Pézenas en 1754 où il construit les orgues de la collégiale Saint-Jean. Il réalise et relève de nombreuses orgues dans le Languedoc.
  • Harold E. Kline (? - 1944) : lieutenant américain de l'US Air Force, son avion Lockheed P-38 Lightning s'écrase aux environs de Pézenas le 18 août 1944, abbatu par une colonne de l'armée allemande alors qu'il était en mission de bombardement de convois allemands, notamment vers Lodève et le Caylar. Son nom est inscrit au monument aux morts de la ville pour le 70e anniversaire de sa mort[20].
  • Jean Gau (1902-1979) : navigateur français, y décéda.
  • François Hüe (1905-1972) : ornithologue, défenseur de la nature et de l'environnement, homme de lettres. Ancien président de la Société nationale de protection de la nature (SNPN), fondateur en 1968 de la Fédération française des sociétés de protection de la nature et de l'environnement, rebaptisée en 1990 France nature environnement.
  • Edmond Charlot (1915-2004) : premier éditeur d'Albert Camus et éditeur de la France libre à Alger durant les années 1940, s'installa à Pézenas de 1980 à sa mort.
  • Gabriel Bacquier (1924) : baryton-basse s'est établi à Pézenas.
  • Georges Sutra de Germa (1930-1995) : viticulteur à Pézenas, homme politique, député européen (1979-1989). Défenseur et acteur de la viticulture et de la construction européenne, il fut le 2e président de la Maison de l'Europe à Montpellier de 1989 jusqu'à son décès.
  • Alain Robert (1962) : escaladeur de gratte-ciel, dit « Spiderman » [21], s'est établi à Pézenas.


Porte Faugères

Emblèmes[modifier | modifier le code]

Armoiries[modifier | modifier le code]

Blason de Pézenas

Les armoiries se blasonnent :

d'argent aux trois fasces de gueules, au franc-canton d'or chargé d'un dauphin d'azur, au chef du même chargé de trois fleurs de lys aussi d'or.

Logotype[modifier | modifier le code]

Devise[modifier | modifier le code]

« Un patrimoine à vivre »

Figures emblématiques[modifier | modifier le code]

Saint Blaise[modifier | modifier le code]

Saint Blaise est le Saint Patron de Pézenas.

Lucette[modifier | modifier le code]

Le sculpteur Injalbert choisit Lucette pour figurer aux côtés de Molière sur le monument érigé en 1897 à Pézenas, au cœur du square Molière, à l'initiative d'Albert Paul Alliès.

Lucette est un des personnages les plus languedociens du répertoire de Molière. L'auteur a affublé Léonard de Pourceaugnac de deux épouses prétendues. L'une qui est Nérine déguisée, est de Saint-Quentin, l'autre qui est Lucette, de Pézenas. Chacune affirme être lié à lui par mariage, et projette de le faire pendre.

Animal totémique Le Poulain de Pézenas[modifier | modifier le code]

Poulain de Pézenas
Article détaillé : Animaux totémiques de l'Hérault.

Le Poulain de Pézenas est le symbole de la ville : il sort notamment pour le jour du Mardi gras, lors de la fête de la ville.

La légende veut que Louis VIII, partant en croisade (contre les Albigeois), dut laisser sa jument malade à Pézenas. À son retour, quelle ne fut pas sa surprise de retrouver sa jument vivante et de voir à ses côtés un petit poulain. Il fit immortaliser l'événement en faisant construire un poulain en bois.

Il est vêtu d'une « robe » bleue, garnie d'étoiles, sur laquelle est dessiné le blason de la ville. Deux personnages montent ce cheval de bois (aujourd'hui en aluminium) : Estiennette et Estienou. Un meneur le guide dans les rues de la ville. Une musique, composée de tambours, fifres et hautbois, le fait farandoler et danser le rigaudon.

En 1989, le poulain de Pézenas s'envole pour l'Inde (New Delhi et Mumbai) où il participe à la présentation des identités culturelles françaises dans le cadre de l'année de la France en Inde, en compagnie de la Tarasque de Tarascon et du géant du Nord Jean le Bûcheron de Steenvoorde. À cette occasion, une nouvelle armature, plus légère et démontable est construite pour pouvoir être transportée par avion.

En 2005 le poulain acquiert une reconnaissance mondiale. En effet, l'Unesco a proclamé patrimoine culturel immatériel de l'humanité les Géants et dragons processionnels de Belgique et de France dont fait partie le Poulain de Pézenas.

L'Unesco précise que les processions traditionnelles d'effigies de géants, d'animaux ou de dragons recouvrent un ensemble original de manifestations festives et de représentations rituelles. Apparues à la fin du XIVe siècle dans les processions religieuses de nombreuses villes européennes, ces effigies ont conservé un sens identitaire pour certaines villes de Belgique (Ath, Bruxelles, Termonde, Malines et Mons) et de France (Cassel, Douai, Pézenas et Tarascon) où elles restent des traditions vivantes.

Culture[modifier | modifier le code]

Festivals[modifier | modifier le code]

  • Rencontre cinématographique de Pézénas (février)
  • Printival[22] : Festival de chanson française (avril)
  • Molière dans tous ses éclats : Festival de théâtre créé en 2009 (juin)
  • Mirondela dels Arts[23] : Théâtre, musique, humour, danse, arts plastiques, artisanat
  • Les Estivales de l'Illustre Théâtre[24] (juillet / août)
  • La Maman des Poissons : Festival de littérature jeunesse (novembre)
  • Pézenas enchantée[25] : Festival d'Art lyrique (octobre)

Spécialités gastronomiques locales[modifier | modifier le code]

Petits pâtés.
  • Le petit pâté de Pézenas, spécialité sucrée/salée, en forme de bobine ou de tarte, pouvant se déguster, légèrement réchauffé, en début et en fin de repas. Une confrérie, la très noble et très gourmande confrérie du petit pâté de Pézenas,créée en 1991, veille à sa promotion et à défendre cette recette « exotique ». Elle tient en général un chapitre par an où elle intronise de nouveaux membres. La tradition enseigne que Lord Robert Clive, gouverneur du Bengale, a ramené la recette lors de son séjour à Pézenas en 1768[26] de retour des Indes. Il est composé de viande de mouton, de saindoux, de citrons, de cassonade, de noix de muscade, de cannelle et de jaune d'œuf. Il pourrait trouver ses origines dans les plats indiens et plus largement d'Asie tels que le keema et le naan.
  • Le berlingot de Pézenas (sucrerie). On en ignore l'origine. Le sucre est dressé en bâtonnet et parfumé à diverse essences (anis, menthe, café, citron...).
  • Le ragoût d'escoubilles (en occitan : « les restes ») est un plat traditionnel du Languedoc. Il est aussi le plat de la période carnavalesque à Pézenas : c'est un ragoût fait à partir des restes de saucisses, de viandes, de céleris, d'olives vertes, de carottes et de champignons. On le sert avec des pommes de terre.

Carnaval[modifier | modifier le code]

Le carnaval de Pézenas est une fête traditionnelle où chacun participe et joue son propre rôle (souvent celui d'un jour ou d'un soir). Il est organisé, chaque année, autour du Mardi gras. Il débute avec la Saint-Blaise (Saint patron de Pézenas). Le jour de Mardi Gras, l'animal totémique de la ville, le poulain de Pézenas, sort dans les rues de la cité. C'est ce jour-là que les déguisements sont de sortie, même si certains préfèrent porter le « pannel » (chemise de nuit blanche).

La veille du Mardi gras, le lundi soir est organisé un charivari dans le cœur de la vieille ville. Les Piscénois, machous, carnavaleux déambulent en « pannel » dans les rues et dans les bars aux rythmes de musiques traditionnelles. Ils s'arrêtent pour effectuer des danses tout aussi traditionnelles (feu aux fesses, danse du soufflet...).

Le samedi et le dimanche précédents est organisé, depuis 1979, mais avec quelques interruptions (de 1990 à 1993, 2008, 2013), un spectacle dit « Spectacle des Machous »[27]. Certains habitants de Pézenas, réunis en association, montent sur les « planches » de la Maison du peuple pour « pasticher » la vie locale et faire la fête. La dérision, l'art satyrique... relèvent d'une longue tradition locale que l'on nomme « Machade » et que de nombreuses personnes ont perpétué à l'occasion des fêtes du carnaval ou à d'autres moment. Métan'œuf (ancienne association piscénoise) en avait fait également sa spécialité. Plus largement, cette association a pour but de promouvoir, faire vivre, défendre et perpétuer les traditions de la ville « en organisant des expositions, projections, discussions, spectacles, stages, bals, festivités... et en maintenant des contacts entre les Piscénois quel que soit leur lieu de travail ou de résidence ». D'autres personnes, associations ou collectifs œuvrent aussi dans ce sens : Les Fadas[28], Pébrin', Calandreta dels polinets...

La Mirondela dels Arts[modifier | modifier le code]

Festival estival de Pézenas, la Mirondela dels Arts[29] a pour objectif de présenter une programmation éclectique (théâtre, musique, humour, danse) afin de promouvoir une culture populaire. Le festival s'accompagne de la promotion de l'artisanat d'art local par l'organisation d'ouvertures nocturnes deux fois par semaine en juillet et août.

Créé en 1966, à l'initiative de Gabriel Lanet, Henri Domens et Gérard Vogel-Singer, tout trois membres des Amis de Pézenas[30], elle avait pour but d'animer et de faire connaître, durant la saison estivale, le quartier historique qui venait d'être classé secteur sauvegardé. Basée sur une idée simple et nouvelle pour l'époque, l'installation d'artistes et d'artisans dans les boutique-échoppes a fait de la Mirondela dels Arts une attraction touristique reconnue.

Depuis 1986, elle a évolué vers un festival d'été qui a permis de recevoir (Michel Galabru, Francis Huster, Francis Perrin, Jean Piat, Roger Hanin, Carole Bouquet, Georges Wilson…) de la musique et du chant (Alexandre Lagoya, Didier Lockwood, Dee Dee Bridgewater, Michel Leeb, Charlélie Couture, Richard Bohringer…) de la danse (Compagnie Antonio Gadès, Antonio Najarro…) et de l'humour (Mado la Niçoise, Patrick Bosso, Marianne James, Christelle Chollet, les Chevaliers du fiel…)

L'Illustre Théâtre[modifier | modifier le code]

L'Illustre Théâtre de Pézenas est à la fois un théâtre de 250 places présentant une programmation à l’année et une compagnie professionnelle.

C’est pour rendre hommage à la fameuse troupe de Molière qu’a été ainsi baptisé L’Illustre Théâtre. En 2001, une propriété familiale consacrée à la vigne et au vieillissement du vin, a été transformée en théâtre.

Pézenas, ville des métiers d'art[modifier | modifier le code]

La Maison des Métiers d'Art[31] (ou Pôle des Métiers d'Art), installée au premier niveau de l'ancienne maison consulaire, est un espace d'exposition-vente des créateurs de l'agglomération. Elle a pour mission de promouvoir et valoriser les savoir-faire régionaux dans une ville forte de plus de 40 artisans établis à l'année.

Sports[modifier | modifier le code]

Rugby à XV[modifier | modifier le code]

Club de rugby à XV de la ville de Pézenas, ses couleurs sont le Violet et le Blanc. Sous le nom de Stade Piscénois, il a été officiellement créé le 17 février 1921. Mais depuis le 2 juillet 1914, le rugby avait une structure officielle à travers l'association sportive La Languedocienne.

Le stade piscénois[32] évolue dans le Championnat de France de rugby à XV de 2e division fédérale pour la saison 2009-2010 (montée obtenue en 2009).

Le stade piscénois et son école de rugby sont un club formateur dont sont sortis quelques professionnels du rugby évoluant dans les hauteurs du championnat national (aujourd'hui Top 14) et, parfois même, dans le XV de France notamment : Louis Vaccassy, Georges Frayssinet, Michel Fabre, Patrick Faure, Philippe Gallart, Alain Bousquet, Guillaume Taussac, Olivier Llari, Yoan Audrin.

À Pézenas, le rugby se pratique sur deux terrains : le stade (mythique, historique mais malheureusement, peut-être, en voie de disparition) Louis-Trigit et le stade municipal.

Palmarès

  • 1932 : Demi-finaliste excellence ;
  • 1956 : Champion de France Honneur, Finale face à Verdun, Pézenas : 17 - Verdun : 0 ;
  • 1960 : Finalise en 3e division-excellence, le 15 mai à Graulhet Condom bat Pézenas sur le score de 11 à 3 ;
  • 1980 : 1/4 Finaliste 2e Division ;
  • 1981 : Montée 1re Division Groupe B ;
  • 1986 : Challenge des Provinces Juniors ;
  • 1986 : Champion de France Junior (Crabos) ;
  • 1988 : Coupe des Provinces
  • 1988 : Champion du Languedoc Cadets B
  • 1988 : Finaliste du Championnat de France.
  • 1992 : Finaliste Réserve, fédérale B, 2e Division, Sainte Foy la Grande bat Pézenas 12 à 9 ;
  • 1996 : Champion de France de deuxième division (fédérale 2), Finale jouée à Roanne le 9 juin 1996, Pézenas bat l'ASPTT Paris sur le score de 12 à 9, 3-3 à la mi-temps) ;
  • 1999 : Finaliste Juniors Phliponeau, le 22 mai à Castanet, Vic en Bigorre bat Pézenas 14 à 6 (mi-temps 6-6) ;
  • 2004 : Finaliste Juniors Phliponeau, le 30 mai à l'Union, Villereal bat Pézenas 19 à 15 (mi-temps: 13 à 8);
  • 2005 : Champion du Languedoc Seniors ;
  • 2008 : Vainqueur du Challenge Languedoc Roussillon Cadet, Pézenas bat Castelnaudary 19 à 8 (mi-temps: 7 à 3) ;
  • 2009 : Vainqueur du Challenge Languedoc Roussillon Juniors, Pézenas bat Carcassonne 10 à 6 (mi-temps: 0 à 6) ;
  • 2009 : Montée en fédérale 2 (séniors) ;
  • 2012 : Champion Phliponeau Languedoc Juniors ;
  • 2012 : Vice-champion de France Phliponeau Juniors.
  • 2012 : Montée en fédérale 2 (séniors) ;

Des clubs associatifs « vétérans » existent également et pratiquent la « gonfle » ovale : Les Vieux Crampons, Les Poquelins...

Citations[modifier | modifier le code]

  • « Quant à la ville de Pézenas, c'est une des plus belles qu'on puisse voir dans l'Europe... Elle est fort agréable, dans une très belle situation, bien percée, bien bâtie, toute de pierre de taille... ». Le Mercure Galant, février 1702[33].
  • Marcel Pagnol a prononcé un discours le 15 juin 1947 à Pézenas : « C'est sans doute parce qu'il trouvait enfin le calme de l'esprit et du cœur que Molière se mit à flaner, à rêver, à observer et c'est alors qu'il vient s'assoir pour la première fois dans la boutique du barbier Gély, qui devait devenir aussi célèbre que son petit-fils Figaro... La boutique du barbier de Pézenas a tenu jusqu'ici une assez grande place dans l'histoire anecdotique, il me semble qu'elle devait passer dans l'histoire littéraire, parce qu'un grand événement littéraire s'y est produit. C'est là que Molière s'est orienté et qu'il a découvert la voie de son génie. Si j'avais l'honneur d'être piscénois, je laisserai agir ce petit grain de partialité où se cristallise notre tendresse pour notre ville natale, et je dirais avec une sincérité audacieuse : Jean-Baptiste Poquelin naquit à Paris en l'an 1622, mais c'est à Pézenas, en 1650, que Molière est né »[34].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Pézenas est jumelée avec

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alberge C., Histoire de Pézenas par les rues et les places, éd. de la Tour Gile, 2004.
  • Alberge C., Christol M., Nougaret J., Guide de Pézenas, 4e éd., 1987. (épuisé)
  • Alliès A.-P., Une ville d'États : Pézenas aux XVIe et XVIIe siècles (illustrations de Georges Maury, Émile Beaume, Injalbert... / préface de Michel Galabru), 5e éd., Pézenas, 2005. Ed. Domens[35]
  • Bonnefont M.E., Pézenas le temps d'une balade, éd. Bonnefont, 2003.
  • Delouvrier A. (Chanoine), Histoire de Pézenas, ville latine, seigneurie féodale, comté, chef-lieu de canton et de ses environs (Hérault), Lacour éditeurs, Coll. Redivida, Nimes, 1993.
  • Leroy Ladurie E., Histoire du Languedoc, coll. "Que sais-je?", Presses universitaires de France, Paris, 1re éd., 1962
  • Nougaret J., Pézenas, évolution urbaine et architecturale du XVIe siècle à la fin du XVIIIe siècle, Études sur Pézenas et l'Hérault, année 1979, numéro spécial. (épuisé)
  • Nougaret J., Pézenas, Hérault. Images du patrimoine. Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Languedoc Roussillon, ADAGP, 1998. 2e édition, avril 2001. 3e édition, septembre 2007. Version en anglais Pézenas Architectural Heritage, mai 2013.
  • Poncet P.P., Histoire de la ville de Pézenas, des origines à 1733, La Dominitienne, 1992.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Pézenas Hérault, Jean Nougaret, Éditions l'Inventaire général des monuments historiques et des richesses artistiques de la France
  2. Marc Antoine René de Voyer Argenson, Mélanges tirés d'une grande bibliothèque..., Moutard, 1783
  3. Jean Combes, «  Les foires en Languedoc au Moyen Âge», Annales Économies, Sociétés, Civilisations, 13e année, N. 2, 1958, p. 235 et suivantes
  4. Une plaque relate cet évènement dans la cour de l'hôtel de Landes de Saint-Palais
  5. Claire Buchet, "Hériter d'un réseau et le pérenniser" : l'exemple de Charlotte-Marguerite de Montmorency in Les Frondeuses du Grand Condé, Études du CRESC. Université Paris 13, mars 2008
  6. Concrètement pour les Condé, l'union du prince de Condé avec Charlotte-Marguerite de Montmorency est le point de départ de leur reconquête financière. Elle est richement dotée : 300 000 livres par son père, 150 000 livres par le Roi, 150 000 livres par son oncle, Charles de Montmorency-Damville, sans enfant.
  7. Jean-François Dubost, « Le réseau des Sociétés politiques dans le département de l'Hérault pendant la Révolution française (1789-1795) », Annales historiques de la Révolution française, no 278, 1989. p. 414.
  8. Dubost, ‘’Le réseau des sociétés…’’, op. cit., p. 391
  9. [1]
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  12. Pézenas Hérault, Images du patrimoine, Jean Nougaret.
  13. Site sur Boby Lapointe
  14. La Rampe TIO
  15. Licence Professionnelle Acteurs Sud
  16. Jacky Lapointe nous a quitté tic-tact tic-tac
  17. Site du Printival Boby Lapointe
  18. La Maman des Poissons, elle est bien triste
  19. http://www.smh.com.au/federal-politics/political-news/full-list-of-changes-to-the-gillard-ministry-20130325-2gp93.html
  20. http://amis-pezenas.com/lundi-18-aout-2014-a-11h45-monument-aux-morts-de-pezenas-ceremonie-pour-honorer-la-memoire-du-lieutenant-harold-kline/
  21. Midi libre
  22. http://Printival%20Boby%20Lapointe http://www.printivalbobylapointe.com
  23. Mirondela dels Arts
  24. Les Estivales de L'Illustre Théâtre
  25. Pézenas enchantée
  26. Belles régions de France, no 11, août-sept.-oct. 2012, p. 72
  27. Association Lous Machous
  28. Association Les Fadas
  29. http://mirondeladelsarts.com/
  30. http://amis-pezenas.com/lassociation/
  31. http://metiersdart.cahm.net/fr/pezenas.html
  32. Stade Piscénois
  33. Pézenas Hérault, Jean Nougaret, Éditions l'Inventaire général des monuments historiques et des richesses artistiques de la France
  34. Discours prononcé à l'occasion du 50e anniversaire du Monument dédié à Molière.
  35. Êditions Domens - Éditeur à Pézenas