Vendargues

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Vendargues
Mairie de Vendargues
Mairie de Vendargues
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Hérault
Arrondissement Montpellier
Canton Castries
Intercommunalité Montpellier Agglomération
Maire
Mandat
Pierre Dudieuzère
2014-2020
Code postal 34740
Code commune 34327
Démographie
Population
municipale
5 792 hab. (2011)
Densité 645 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 39′ 30″ N 3° 58′ 12″ E / 43.6583333333, 3.9743° 39′ 30″ Nord 3° 58′ 12″ Est / 43.6583333333, 3.97  
Altitude Min. 25 m – Max. 86 m
Superficie 8,98 km2
Localisation

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Vendargues

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Vendargues

Vendargues est une commune française située dans le département de l'Hérault en région Languedoc-Roussillon en périphérie de Montpellier.

Ses habitants sont appelés les Vendarguois(e).

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte

Située à 12 km à l'est de Montpellier au croisement des routes nationales 110 (vers Sommières) et 113 (vers Lunel et Nîmes), cette commune a appartenu au district, puis à la communauté d'agglomération de la préfecture héraultaise.

Le territoire communal comprend une zone de garrigues au nord des routes principales. La ville elle-même et l'importante zone industrielle sont situées dans les secteurs est et ouest d'un « X » formé par les deux nationales et une importante route départementale (en direction du nord de l'agglomération de Montpellier). Le village s'est étendu aux limites d'un triangle formé de La N113, la N110 et le lien pour en occuper tout l'espace.

Communes limitrophes de Vendargues
Teyran Castries Castries
Jacou Vendargues Baillargues
Le Crès Saint-Aunès Saint-Aunès


Hydrologie[modifier | modifier le code]

Le Salaison coule à l'ouest de la ville, il sert de limite communale avec la ville du Crès. Ses affluents, la Cadoule, le Routous, le Teyron et le Bourbouisse traversent également le territoire de la commune. D'ordinaire très calmes ces ruisseaux peuvent sortir de leurs lits lors des orages cévenols, provoquant ainsi des inondations essentiellement dans la partie occidentale de la ville. L'autre partie de la ville est protégée des inondations car elle est construite sur une butte[1].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Vendargues

Les armes de Vendarguesse blasonnent ainsi :

d'azur à un saint Théodorit d'argent, au chef d'or chargé d'une croisette de gueules[2]


Histoire[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

La légende veut que le premier habitant de Vendargues fut un vétéran de la légion romaine d'Auguste qui aurait reçu des terres sur lesquelles se trouve le village actuel. Ce vétéran se serait appelé Venerianicus, ce qui aurait donné par évolution phonétique le nom actuel du village.

C'est en 924, que pour la première fois, il est fait mention du village dans un écrit sous la forme Venerianicus[3], puis dans le cartulaire de Gellone en 961, le village est mentionné sous la forme Venranichos[réf. nécessaire]. Au début du IIe millénaire, en 1005, il est fait mention du nom de Venraneges. Plus tard, en 1051, sous la forme Venranicus, puis au milieu du XIVe siècle Vendranicis. À partir de 1536, on parle de Vendrargues qui évolue en Vendargues dès 1626[réf. nécessaire].

Il s'agit d'un composé en -anicum, suffixe latin qui explique les terminaisons en -argues du sud est de la France, précédé d'un nom de personne latin Venerius[4] qui peut avoir été porté aussi bien par un indigène. On retrouve cet anthroponyme à de nombreuses reprises en Gaule, généralement suivi du suffixe d'origine gauloise -acum cf. Venarey, Vénérieu[4].

Époque gallo-romaine[modifier | modifier le code]

Avant la création des premières habitations à Vendargues, le territoire de l'actuelle commune était traversé par la voie Domitienne. Cette route rectiligne servait de référence aux géomètres romains pour découper les terres en parcelles appelées « centuries ». C'est sur l'un des ces centuries que Vénérianicus aurait fait construire une villa. D'autres part, des découvertes archéologiques dans l'actuel Jardin Serre tendent à prouver que les premières habitations se trouvaient à proximité de cette endroit. Au sud du village, on trouvait des cultures de blé, seigle, avoine mais aussi de vigne ou d'olivier. La garrigue était dévolue aux chèvres. Enfin des moulins se trouvaient sur les différents cours d'eau autour du village.

Actuellement une partie de la voie Domitienne à Vendargues s'appelle le chemin de la Monnaie.


Époque carolingienne[modifier | modifier le code]

À la fin du Xe siècle, l'ensemble du territoire était divisé en pagi, eux-mêmes appartenant à un comté. Vendargues et les bourgs environnants appartenaient au pagus de Septantio (qui deviendra Castelnau-le-Lez) plus tard. Ce pagus était une partie du comté de Melgueil (l'ancien Mauguio).

Le Christianisme se répand dans la région à l'aube du IIe millénaire alors que le comté est sous domination gothe et ce malgré les invasions des Sarrasins.

À cette époque, Vendargues n'est qu'un domaine agricole composé d'une villa gallo-romaine et de quelques maisons autour. Le hameau comporte également une chapelle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1791 1793 Jean-Jacques Dides    
1793 1798 Jean-Jacques Claret    
1798 janvier 1806 Paulin Durand    
1806 1812 Jean-Pierre Dides    
1812 21 avril 1813 Jean-Jacques Claret    
21 avril 1813 30 juin 1816 Guillaume-Jean Dides    
30 juin 1816 31 août 1818 François Desfour    
31 août 1818 6 novembre 1823 François Durand    
6 novembre 1823 9 juillet 1837 Guillaume Jean Dides    
9 juillet 1837 6 juillet 1847 Augustin Irles    
6 juillet 1847 en 1863 Jean-Jacques Claret    
1863 1874 Jean-Théodorit Dides    
1874 octobre 1876 Jean-Jacques Claret    
octobre 1876 janvier 1878 Maurille Milhe    
1 janvier 1878 21 janvier 1878 Jacques Allut    
21 janvier 1878 janvier 1881 Paulin Durand    
janvier 1881 juin 1885 Maurille Irles    
juin 1885 mai 1892 Paul Serre    
mai 1892 mai 1900 Marcel Cairel    
mai 1900 mars 1908 Paul Serre    
août 1908 mars 1935 Guillaume Dides    
mars 1935 septembre 1944 Jean Claret    
septembre 1944 mars 1987 Léopold Olivier    
mars 1987 mars 1989 Jean Chalier    
mars 1989 en cours Pierre Dudieuzère UMP Député suppléant de la Troisième circonscription de l'Hérault (1993-1997)
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 792 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
426 417 432 530 574 663 708 801 862
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
913 883 973 1 113 1 006 905 925 1 056 1 093
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 164 1 119 1 068 1 062 1 045 1 186 1 140 913 1 080
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 196 1 411 1 871 2 601 4 257 5 228 5 434 5 491 5 792
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

La zone industrielle est encore active, mais handicapée par l'éloignement relatif de l'échangeur autoroutier de Baillargues-Vendargues : les camions doivent longer la ville par la nationale 113 pour parvenir à la zone. Elle comprend néanmoins une des centrales d'achat des supermarchés U.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Écoles[modifier | modifier le code]

  • Halte-garderie.
  • École maternelle La Ribambelle.
  • École primaire St Joseph (privée)
  • Écoles primaires publiques ( les Garrigues, Les Asphodèles, Cosso)

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint Théodorit construite sur l'emplacement d'une ancienne église date de 1886.
  • Le hameau de Meyrargues surplombe le village. Ce lieu historique est signalé en 981, 1111, 1248 sur des actes parlant de la chapelle Saint-Sébastien. Cette chapelle toujours visible fait partie d'un domaine appelé le château de Meyragues qui fut autrefois une grosse ferme plus ou moins fortifiée. Son premier propriétaire connu fut M. Jean de Saint-Ravy, ancien maître d'hôtel ordinaire du roi Henri IV, qui se faisait appeler Seigneur de Meyrargues.
Le complexe sportif
  • Le complexe sportif (stade) Guillaume Dides, un ancien maire qui fit don du terrain à la commune, qui accueillit l'équipe de France de football en 2004 au stade du Point d'Interrogation Vendarguois, le club de football local.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Dossier Communal d'Information », sur http://www.herault.equipement.gouv.fr, Direction départementale des territoires et de la mer de l'Hérault (consulté le 12 octobre 2011)
  2. Armorial des communes de l'Hérault, Didier Catarina, Jean-Paul Fernon, avec le concours de Jacky David, éd. Artistes en Languedoc, 2004, (ISSN 1264-5354), p. 73.
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France (Larousse 1963, épuisé, réimpression Librairie Guénégaud 1979), p. 704a sous Vénarey.
  4. a et b Albert Dauzat et Charles Rostaing, Op. cit.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011


Vue Aérienne[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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