Bédarieux
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| Bédarieux | ||
Héraldique |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Languedoc-Roussillon | |
| Département | Hérault | |
| Arrondissement | Béziers | |
| Canton | Bédarieux (chef-lieu) |
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| Intercommunalité | sans | |
| Maire Mandat |
Antoine Martinez 2008-2014 |
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| Code postal | 34600 | |
| Code commune | 34028 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Bédariciens | |
| Population municipale |
6 453 hab. (2010) | |
| Densité | 232 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 184 m — Max. 520 m | |
| Superficie | 27,82 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | bedarieux.fr | |
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Bédarieux (occitan Bedarius/Becderius) est une commune française du sud de la France, située dans le département de l'Hérault et la région Languedoc-Roussillon. Chef-lieu de canton, la ville entourée des monts d’Orb, adossée au plateau de l'Escandorgue, dans le parc naturel régional du Haut-Languedoc est le point de rencontre des habitants d’un territoire qui s’étend sur 30 communes et 25 000 habitants[1]. Bédarieux est situé à proximité des autoroutes A9 et A75.
Les habitants de Bédarieux sont les Bédariciens.
Étymologiquement, le nom Becderius en occitan vient du bec formé par le Vebre se jetant dans l'Orb[2].
Sommaire |
Géographie [modifier]
À vol d'oiseau, Bédarieux est situé à environ 56 km à l'ouest de Montpellier, 22 km à l'ouest de Clermont-l'Hérault et 30 km au nord de Béziers.
La commune se situe dans la vallée de l'Orb, un fleuve côtier coulant nord-sud en amont de Bédarieux puis est-ouest en aval. Elle est surplombée par les Monts d’Orb et le pic de Tantajo. À proximité se trouve le parc naturel régional du Haut-Languedoc.
Communes limitrophes [modifier]
Héraldique [modifier]
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Les armes de Bédarieux se blasonnent ainsi : de gueules à un pont de trois arches sommé d'une croix latine, accompagné des lettres B, D, R dans l'évidement des arches, et soutenu d'une champagne ondée, le tout d'or[3]. |
Histoire [modifier]
Lors de fouilles menées dans le quartier des rues Basses durant les années 1910 des pièces romaines du IVe siècle furent découvertes, laissant supposer l’existence d’une villa gallo-romaine dans cette zone.
Les archives de la ville conservent par ailleurs de nombreux documents qui retracent la gestion et le fonctionnement de la ville, dont les premières mentions remontent au XIIe siècle. Bâtie au carrefour des voies de communication routières, au confluent du fleuve Orb et du torrent Vèbre, elle était très prisée[4].
Signalée par l’essor d’une industrie florissante dès la fin du XIIe siècle, la ville voit donc se développer rapidement des activités manufacturières. Au moyen âge, l'industrie lainière s'y développe, ainsi que les tanneries et les filatures. Les marchés deviennent plus importants. Les mines de bauxite et de charbon sont exploitées et Bédarieux se modernise au cours des ans. Marquée par les guerres de religion ou la destruction d’anciens remparts, ces événements sont autant de soubresauts n’ayant pas toutefois freiné l’extension industrielle (exploitation des mines et contrecoup du développement commercial suscité par la construction du Canal du Midi ou du port de Sète). Bédarieux est dotée d’un Conseil Municipal dès 1790 et devient chef-lieu de canton à cette même période. Lors de la Révolution française, les citoyens de la commune se réunissent au sein de la société révolutionnaire, baptisée « société des amis de la constitution » et créée le 1er juin 1790. Elle compte 250 inscrits[5].
Après le coup d'État du 2 décembre 1851 de Louis-Napoléon Bonaparte, les républicains de Bédarieux et de ses environs s'insurgent pour défendre la République. Ils réussissent à tenir la ville quelques heures[6].
Bédarieux durant l'âge industriel (1814-1914) accueille le chemin de fer dès les années 1850. Avec la construction d'un viaduc de 710 mètres qui traverse la vallée de l'Orb, les mines de houille de Graissessac deviennent accessibles par la voie ferrée qui l'emprunte. Elle permet également de développer les échanges avec la côte méditerranéenne (Béziers, Sète et Marseille) en écoulant les textiles et les cuirs des tanneries.
Bédarieux subit de plein fouet au XXe les affres de l’histoire contemporaine, notamment les deux guerres mondiales et le déclin de l’industrie. Depuis des efforts sont toutefois consacrés à revaloriser la ville par une intense activité culturelle, une politique touristique volontaire, comme par le souci d’attirer en son sein de nouvelles activités économiques et industrielles [7]. Parmi les nouvelles réalisations on peut citer la salle polyvalente la Tuilerie, la nouvelle station d'épuration, la Zone d'activité économique créée par la Région.
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
La commune s'étend sur 27,8 km2 et compte au dernier recensement, datant de 2010, 6453 habitants. Avec une densité de 232 habitants par km2, Bédarieux a connu une nette hausse de 10 % de sa population par rapport à 1999. Le code INSEE de la commune de Bédarieux est 34028.
Économie [modifier]
La commune possède une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de Béziers Saint-Pons. Elle héberge aussi l'atelier de fabrication de guitares de la marque Lâg.
Le marché a lieu tous les lundi et une foire se tient en novembre et en mai. Une Brocante se déroule également le lundi sur la promenade de la perspective en saison touristique.
Lieux et monuments [modifier]
Patrimoine bâti
- Le Viaduc
Construit en 1853, le viaduc est long de 710 mètres. Avec ses 37 arches, c'est le plus long pont de la ligne de chemin de fer Graissessac-Béziers qui servait au transport du charbon.
- Eglise Saint-Louis
Datant du début du XIXe siècle, l’église est dédiée à Saint Louis, un vitrail rappelle l’épisode des croisades. Dans le chœur, une grande toile représente Louis XVI dans sa gloire, salué par toutes les personnes reconnaissantes.
- Eglise Saint-Alexandre
Détruite trois fois, en 1364 par les troupes anglaises, en 1563 par les Protestants et en 1622, l’église fut reconstruite de 1630 à 1687. Le clocher, quant à lui, fut commencé en 1707 et terminé en 1724. Achevée définitivement au XIXe siècle, l’église se caractérise par un plan en croix latine à chœur décentré, qui symbolise la tête penchée du Christ sur la croix. A remarquer la porte triomphale et l’orgue romantique installé en 1870.
Les orgues
A l’Eglise St Alexandre, orgue Puget
Orgue préromantique, construit et installé par le facteur toulousain, Théodore Puget. Sa fabrication remonte probablement aux alentours des années 1860-1870.
Au Temple, orgue Don Bedos
Orgue classique de l'époque de Don Bedos de Celle, il est le plus ancien de Bédarieux. Il est le seul avec celui de St Guilhem le Désert à posséder une soufflerie ancienne. Transporté par Puget en 1861 et installé au Temple par ses soins, nous ne connaissons ni la provenance ni le nom du maître d’œuvre. Cet orgue est classé monument historique.
Eglise St Louis, orgue Cavaillé-Coll
L’église abrite un orgue romantique Cavaillé-Coll, avec un superbe buffet orné de statuettes en céramique ciré de l'atelier de Vereben. Construit en 1840 pour l'église St Jérôme à Toulouse, cet orgue fût vendu à la paroisse St Louis en 1877 par Puget qui l'a remonté sans modification, à l'exception d'un jeu. Cet orgue est classé monument historique.
- La Chapelle St Raphaël
Construite au bord de l'Orb au cœur du vignoble, la Chapelle Saint Raphaël, classée monument historique en 1989 et récemment restaurée, est composée d'une nef unique terminée par une abside quadrangulaire. C’est un site préroman du XIIème siècle. Elle a été édifiée comme paroissiale du domaine de la Bastide dont on aperçoit l’imposante silhouette à 250 mètres vers le nord. Cette dernière ferme fortifiée dépendait de l’Abbaye bénédictine de Villemagne l’Argentière, un des grands centres bénédictins fondés au 9ème siècle, dont la richesse provenait de l’exploitation des mines d’argent.
À proximité de la chapelle, une source miraculeuse jaillit au fond d’une petite alcôve, dont le fond a été aménagé en cuvette. Jusqu’en 1950, chaque année à la Saint Jean, les Pèlerins venaient y tremper leur mouchoir pour l’appliquer sur leurs yeux malades. On y plongeait aussi les enfants pour les fortifier. Accès libre par le sentier de la boucle d'Orb, au départ du Campotel les Trois Vallées de Bédarieux ou par la route de Béziers à Hérépian.
Patrimoine naturel
- Les Causses
Site remarquable de Bédarieux : les Causses, plateaux calcaires couverts d’un milieu végétal caractéristique, la garrigue. La profusion de pierres a permis la construction de nombreux murets, ainsi que la culture en terrasses. Vous y verrez de nombreux abris de pierres sèches, mazets ou capitelles…
- Le Pic de Tantajo
Véritable poste d'observation, occupé déjà à l'époque romaine, le Pic de Tantajo culmine à 518m. Depuis la table d’orientation il vous est offert un panorama exceptionnel sur toute la vallée de l'Orb, plaine du Biterrois, les Monts de Faugères, la mer, les contreforts du Larzac, le Caroux.
- Bauxite
La bauxite est une roche latéritique, constituée notamment d’un mélange d’hydroxyde d’aluminium et d’oxyde de fer, celui-ci étant à l’origine de sa couleur rouge. L’exploitation des carrières de bauxite dans les alentours de Bédarieux servait à l’extraction du minerai d’aluminium.
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Denis Boubals (1926-2007), œnologue de renommée internationale[10].
- Guillaume Bouisset (né le 7 janvier 1973), footballeur français.
- Guillaume d'Abbes de Cabrebolles ou Cabreroles, né au commencement du XVIIIe siècle à Bédarieux où il est mort vers 1785, est un homme de lettres.
- Vincent Candela (né le 24 octobre 1973), footballeur français qui a longtemps joué en Italie, 40 sélections en équipe nationale, champion du Monde en 1998.
- Michel Chavarria (né le 27 juillet 1953), luthier français et fondateur de la marque de guitare Lâg, domiciliée à Bédarieux depuis 1993.
- Pierre Auguste Cot (1837-1883) : peintre romantique français (Le Printemps reste une de ses œuvres les plus connues). Ses tableaux sont exposés dans de grands musées internationaux (Musee d'Orsay, Paris; Metropolitan Museum of Art, New York; Chi-Mei Museum, Taïwan; musée Fabre, Montpellier)[11].
- Louis-Annibal Escalle (1737-1799) : adjudant-général, un des lieutenants de Napoléon Bonaparte pendant les campagnes d'Italie et d'Égypte, mort lors du siège de Saint-Jean-d'Acre.
- Ferdinand Fabre (1827-1898) : écrivain, romancier, mêlant beaucoup de vocabulaire occitan avec la langue française dans ses ouvrages (Les Courbezon 1861, Mon oncle Célestin 1881, Toussaint Galabru 1887). Ferdinand Fabre est mort cinq jours avant son élection à l'Académie française. Une statue le représente au jardin du Luxembourg à Paris.
- Jean Falissard, auteur-compositeur-interprète français (né le 13 juin 1948).
- Pierre Maraval (1923-2010) : Peintre, restaurateur, élève à l’école des Beaux-Arts de Montpellier et de Paris. Sa technique picturale est inspirée par Brayer et André Lhote (dans l’atelier duquel il resta deux ans), Gilbert Descossy et Rudel.
- Marcel Miquel (né le 12 décembre 1913), ancien footballeur français qui a joué parmi les plus grands clubs des années 30.
- Paul Rabaut (1718-1794 ) : pasteur protestant.
- Eugène Vaillé (1875-1959) : spécialiste d'histoire postale française et premier conservateur du musée postal de France, devenu musée de La Poste, inhumé au cimetière de Bédarieux.
- Jean Verdure (1924-2011), poète, inhumé au cimetière de Bédarieux.
- Louis Combes (1925-2006) : prêtre, professeur, linguiste, défenseur de l'occitan.
Jumelages [modifier]
Leutkirch im Allgäu (Allemagne) depuis 1982
Les initiateurs de cette union en 1982 sont Christian Guilhabert côté français, ainsi que le couple Cariot côté allemand. Ce jumelage comprend outre des échanges scolaires et associatifs, une coopération dans le domaine du développement durable[12]. Les présidents actuels des comités de jumelage sont Susanne Joser-Schmidt côté allemand et Jean-Pierre Calas côté français.
Échanges culturels, artistiques, sportifs, associatifs, et scolaires.
Échanges culturels, artistiques, associatifs.
Ouarzazate (Maroc) depuis 2008
Ce jumelage est né des échanges que le maire de Bédarieux et conseiller général délégué aux relations internationales du département, a établis entre le département de l’Hérault et la région du Souss-Massa-Drâa au sud du Maroc.
Notes et références [modifier]
- http://www.insee.fr/fr/methodes/nomenclatures/zonages/zone.asp?zonage=BV&zone=34028
- Hamlin, Frank R., « Toponymie de l'Hérault. Dictionnaire topographique et étymologique », éditions du Beffroi, DL 2000, EAN/ISBN : 2-908123-37-1
- Didier Catarina et Jean-Paul Fernon, Armorial des communes de l'Hérault, Artistes en Languedoc, (ISSN 1264-5354), p 32.
- Société Archéologique et Historique des Hauts Cantons de l'Hérault, Conseil Général du Département de l'Hérault [Odyssée; 0182-3876], "Bulletin de la société archéologique et historique des Hauts Cantons de l'Hérault"
- Jean-François Dubost, « Le réseau des Sociétés Politiques dans le département de l'Hérault pendant la Révolution Française (1789-1795) », Annales historiques de la Révolution française, no 278, 1989. p. 414.
- Éric Anceau, « Le coup d’État du 2 décembre 1851 ou la chronique de deux morts annoncées et l’avènement d’un grand principe », Parlement[s], Revue d'histoire politique 2009/2 (n° 12). ISSN : 1768-6520, p. 35
- http://www.laregion-parcsdactivites.fr/uploads/Document/ce/14532_1325759459_Rg11-PRAE-fiche-Herault-A.pdf
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- http://www.academie-agriculture.fr/membre_147.html
- http://www.pierreaugustecot.org/links.html
- Déclaration d’intention de coopération signée le 02.09.2012
