Loupian

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Loupian
Porte de ville de Loupian
Porte de ville de Loupian
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Hérault
Arrondissement Montpellier
Canton Mèze
Intercommunalité Communauté de communes du Nord du Bassin de Thau
Maire
Mandat
Alain Vidal (PS)
2014-2020
Code postal 34140
Code commune 34143
Démographie
Gentilé Loupianais
Population
municipale
2 128 hab. (2011)
Densité 133 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 27′ 03″ N 3° 36′ 52″ E / 43.4508333333, 3.61444444444 ()43° 27′ 03″ Nord 3° 36′ 52″ Est / 43.4508333333, 3.61444444444 ()  
Altitude 8 m (min. : 0 m) (max. : 170 m)
Superficie 16 km2
Localisation

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Loupian

Loupian en occitan Lopian est une commune française située dans le département de l'Hérault et la région Languedoc-Roussillon.

Géographie[modifier | modifier le code]

"Saint-Félix" et l'étang de Thau.
Carte

Loupian est situé entre l'étang de Thau au sud et une zone de vignes et de garrigue au nord. Le climat est méditerranéen.


Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Loupian a pour communes limitrophes : Mèze, Bouzigues, Villeveyrac, Poussan et Sète.

Transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la route départementale RD 613 et l’autoroute A9.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes  de Loupian

Les armes de Loupian se blasonnent ainsi :

d'azur à un loup d'argent sur une terrasse de sinople[1]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le mot Loupian dérive du nom d'un domaine gallo-romain : Loppius + suff. -anum.

Histoire[modifier | modifier le code]

Loupian et l'étang de Thau depuis Sète.

Loupian doit-il son nom à l'envahisseur romain Lupus ?
L'origine de nos villages languedociens qui se succèdent dans la zone intermédiaire entre la garrigue et la mer ou les étangs, se reconnaissent à la terminaison de leurs noms en an, au et argues ou ergues. Les noms sont la transformation phonétique de l'adjectif, ou le nom donné par le propriétaire. Les désinences en ac désignent une origine gauloise. Dans les vignes des hordes de loups et renards faisaient de grands ravages. Peut-être avons-nous là les origines du nom du village de Loupian " Loup i an "

Le village de Loupian se trouve au sud du tracé de la Via Domitia. L'archéologie a révélé la présence d'une très importante villa gallo-romaine dédiée à la production de vin et son exportation. Pour cela la villa possédait un atelier de productions d'amphores (estampillées M A F ) et d'un port sur les rives de l'étang de Thau. Ce domaine est devenu au Ve siècle un domaine somptueux au sol couvert de mosaïques.

À quelques centaines de mètres de la villa et près de l'actuelle église Sainte-Cécile, on a retrouvé les restes d'une grande église paléochrétienne (20 m x 30 m), avec une cuve baptismale hexagonale et des pièces annexes. Plus tard une nécropole est créée sur les terrains de cette église.

Au Moyen Âge, le village s'installe à quelques centaines de mètres de l'église paléochrétienne.

Il était entourée d'une muraille, englobant le château de Loupian (aujourd'hui mairie de la commune) et sa chapelle castrale (Saint-Hippolyte) de style roman.

La commune se trouvait sur le territoire de l'ancien diocèse d'Agde.

Lors de la Révolution française, les citoyens de la commune se réunissent au sein de la société révolutionnaire, baptisée « société populaire des Montagnards » en floréal an II[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
mars 2001 réélu en mars 2008 Christian Turrel PS  
mars 2014 mars 2020 Alain Vidal    

La commune s’est trouvée au centre d’une polémique lorsque le maire a utilisé la loi du 5 juillet 2011 sur les hospitalisations psychiatriques sans consentement. En effet, le 26 mars 2012, un militant, dénonçant le déclassement de l’unique zone terrestre Natura 2000 du village, a tenté une action non violente, et s'est vu hospitalisé d'office suite à un arrêté municipal. Il s'était enchainé à la grille d'un puits dans l'enceinte de l'hôtel de ville[3].

Démographie[modifier | modifier le code]

Au dernier recensement, la commune comptait 2128 habitants.

Article détaillé : Recensement en France.
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
864 899 933 1 064 1 174 1 191 1 104 1 187 1 223
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 117 1 235 1 287 1 326 1 409 1 028 1 093 1 050 1 082
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 116 1 120 1 036 1 248 1 187 1 171 1 116 888 917
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
871 901 934 1 113 1 289 1 483 2 033 2 057 2 092
2011 - - - - - - - -
2 128 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Les deux principales activités de Loupian sont la viticulture et l'ostréiculture dans l'étang de Thau.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église castrale Saint-Hippolyte[modifier | modifier le code]

L'église castrale Saint-Hippolyte (ou Chapelle Saint-Hippolyte) est de style roman (XIIe siècle).

La chapelle présente plusieurs éléments remarquables :

  • le portail orné d'un arc festonné surmonté d'un arc outrepassé
  • le chevet fortifié de forme polygonale
  • l'abside (élément protégé MH : protection en date du 17 décembre 1923), couverte par une voûte en cul de four, réalisée à l'aide de petits blocs rectangulaires. Sous la voûte, quatre arcs toriques se croisent deux à deux, comme pour dessiner une schématique croisée d'ogive

L'histoire de l'église Saint-Hippolyte est présentée dans une brochure du Cercle Historique Loupianais.

Église Sainte-Cécile[modifier | modifier le code]

Sainte-Cécile

L'église paroissiale Sainte-Cécile est mentionnée pour la première fois dans une charte en 1099.

L'analyse stylistique de l'édifice replace la campagne de reconstruction, effectuée d'un seul jet, dans la première moitié du Xe siècle) : l'église est de style gothique méridional.

En 1615, une tribune est construite sur le revers de la façade occidentale et la couverture de la nef est entièrement refaite.

En 1862, la rosace occidentale et quatre fenêtres ont été restaurées et garnies de nouveaux vitraux. Le clocheton de la façade occidentale et la tourelle d'escaliers ont été exhaussés en 1864.
L'église paroissiale Sainte-Cécile (c'est la Grande Église pour les Loupianains) est classée MH en date du 22 décembre 1949 : son histoire est présentée dans la brochure du Cercle Historique Loupianais.
La cloche de Sainte-Cécile datée de 1731 et classée MH en date du 4 mai 1961 : son histoire est présentée dans la brochure du Cercle Historique Loupianais.

Article détaillé : Église Sainte-Cécile de Loupian.

Autres[6][modifier | modifier le code]

  • Villa gallo-romaine - Mosaïque (art).
  • Restes de l'église paléochrétienne de Sainte-Cécile.
  • Maisons anciennes.
  • Croix de Missions
  • Maison hantée ("Villa des tilleuls"), située au milieu des vignes #REDIRECTION[2].

Chapelle des Pénitents Blancs . Le Caffarot, passage voûté (extrait de la brochure Les Pénitents Blancs de Loupian). Cette chapelle était située dans l'enclos du village proche de la petite église romane. La provenance des documents trouvés " dans le Chapitre de l'Église Cathédrale d'Alais " nous autorise à penser que nous avons là la chapelle primitive du Prieuré de Sainte-Cécile.
À la fin du XVIIe siècle cette chapelle appartenait à la Confrérie de la Compagnie des frères pénitents blancs de Loupian. L'an mil six cent quatre vingt six et le huitième jour du mois de septembre la dite Confrérie vend la chapelle au vénérable Chapitre de l'Église Collégiale Notre-Dame du Sablon et Saint-Pierre de Psalmody de la ville d'Aigues-Mortes, moyennant le prix et somme de deux cents cinquante livres. Aujourd'hui devenue une habitation, il ne subsiste que sa porte murée sur la façade nord et deux petites fenêtres sur la façade située au couchant.

L'église Notre-Dame, rue du Docteur Magne (extrait de la brochure, les Pénitents Blancs de Loupian ). Cette église a été édifiée fin du XVIIe siècle par et pour les Pénitents Blancs sur le fond donné par feu Jean Bouisse situé entre " La Grand-rue et la muraille de la ville. Connue aujourd'hui sous le vocable de " Notre-Dame " d'une longueur de 10 cannes pour une largeur de 3 cannes 3 pouces, sa construction a été réalisée par Antoine Fain maître maçon de Méze. Les matériaux utilisés dans la construction proviennent des villages environnants ; la pierre de la carrière des Aires de Loupian, la chaux de Gigean ou de Villemagne, les tuiles et briques de Gigean et Mèze et le bois de Mèze.
Devenue une habitation après de nombreuses transformations, il ne subsiste que la façade principale dont la porte en bois d'aulne avait treize pans de hauteur et sept pans de largeur. De chaque côté de cette porte deux pilastres avaient au sommet " la figure d'un Pénitent agenouillé ". Au-dessus de cette porte une corniche un dôme abritait une croix. Sur la façade et au centre, une lune de sept pans de diamètre était vitrée. Au haut de " la muraille " un clocher a été réalisé pour y mettre l'ancienne cloche de la chapelle vendue en 1686.
" Tout lequel travail le dit Antoine Fain promet et s'oblige avoir terminé pour le dixième jour du mois d'avril 1688, moyennant la dite somme de mille cinquante livres ".

En janvier 1729, il y avait à Loupian deux confréries, la Confrérie du très Saint Sacrement et la Confrérie des Pénitents Blancs.

Le tineiral , place de la Libération. ( extrait de la brochure Histoire du Prieuré de Sainte-Cécile ). Le tineiral du Chapitre de l'église cathédrale d'Alais était situé entre l'abside de la petite chapelle romane et la chapelle des Pénitents. Tineiral en occitan désigne une cave à vin. L'an mil sept cent quatre vingt dix et le quinze janvier par devant le notaire royal Barescut, Maître Jean Antoine Fulcrand Thomas prêtre curé du dit Loupian, procureur fondé du vénérable chapitre royal et cathédrale d'Alais avec l'autorisation de Monsieur le Sénéchal de Béziers, vend à Messire François Laurent d'Albenas une albergue de deux onces de cire établie sur une maison qui a appartenu à François Pieyre et maintenant à Jean-Pierre Lourdou, ainsi qu'un hangar appelé " tineiral " avec un espace de terre et le magasin joignant le tout, au prix de six cents livres.

Aujourd'hui les vestiges du tineiral sont visibles place de la Libération. Au bas de la façade de la maison des époux Lourdou subsiste une " coupe transversale " du tineiral. La voûte située au bas des escaliers était une des quatre cuves à vin, l'autre voûte servait d'accès au puisard pour décuver. Dans le garage de la même maison, on peut voir la paroi d'une cuve très bien conservée.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

La maison Renouvier est originaire de Loupian (Hérault) en Languedoc. Dans la période allant de 1754 à 1783 les Renouvier occupent la fonction de premier consul de Loupian.
Les Renouvier s'installent à Montpellier avec Jean Antoine qui épouse Marie Agathe Élisabeth Crassous. Ils seront propriétaires fonciers, avocat, archéologue, philosophe; ils occuperont diverses fonctions publiques. Les Renouvier seraient d'origine protestante et toujours farouchement anti-catholiques (c'est le cas de Charles le philosophe). À Montpellier un boulevard porte leurs noms, à Loupian, berceau de la famille une modeste rue rappelle leurs origines.

Animal totémique[modifier | modifier le code]

Comme beaucoup de villages de l'Hérault, Loupian a un animal totémique : le Loup, qui sort les jours de fêtes et lors du Carnaval. C'est l'emblème du village. L'origine du loup est probablement liée au latin lupus, faisant écho à l'ancien nom romain du village, Lupianus. Le loup est constitué d'une charpente en bois recouverte d'une toile marron épaisse. Sur les flancs de l'animal sont peints le blason du village ainsi que des cocardes tricolores. À l'avant, le loup est muni d'une mâchoire monstrueuse censée effrayer les enfants et pincer les jupes des jeunes femmes. Le loup est conduit par le « meneur », un homme habillé d'une veste noire, ceint d'une écharpe tricolore et coiffé d'un chapeau haut de forme. Le meneur distribue des coups de bâton au loup pour le faire avancer. Sous la carcasse de l'animal, 3 ou 4 hommes conduisent le loup, celui placé à l'avant fait claquer la mâchoire du loup à l'aide d'une corde actionnée depuis l'intérieur. Les élèves de l'école primaire ont d'ailleurs inventé deux légendes récemment.

Il existait autrefois un magnifique loup argenté et chef de sa meute. Il était convoité par tous les chasseurs de la région. Le comte de Loupian décida de tenter sa chance et se lança à sa poursuite pour le capturer. Il découvrit sa tanière et fut presque en mesure de le capturer lorsqu'un groupe de lépreux, exclus du village, décidèrent de cacher le loup parmi eux. Ne voulant être contaminé, le comte abandonna sa chasse. Le loup reconnaissant envers les lépreux se mit à leur service. Un jour des sarrasins décidèrent d'assiéger la ville. Ils arrivèrent la nuit aux portes de la ville et décidèrent d'attaquer à l'aube. Un lépreux au courant demanda de l'aide au loup. Sa bien-aimée, saine, habitait dans le village et voulait trouver un moyen de la protéger. Ainsi le loup et sa meute décidèrent de s'installer près du campement des sarrasins et hurlèrent à la mort toute la nuit. Le matin venu, les agresseurs prirent la fuite pensant ce village maudit. Le comte reconnaissant décida d'arrêter la chasse. Le lépreux comme par magie fut guérit et pu rejoindre sa bien aimée. C'est ainsi que le loup est devenu l'animal totémique de ce village.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Armorial des communes de l'Hérault, Didier Catarina, Jean-Paul Fernon, avec le concours de Jacky David, éd. Artistes en Languedoc, 2004, (ISSN 1264-5354), p. 48.
  2. Jean-François Dubost, « Le réseau des Sociétés Politiques dans le département de l'Hérault pendant la Révolution Française (1789-1795) », Annales historiques de la Révolution française, no 278, 1989. p. 414.
  3. [1]
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  6. Les écrits sur la chapelle des Pénitents, l'église Notre-Dame et le tineiral reproduits ici sont extraits des recherches sur le patrimoine de Loupian effectuées aux Archives Départementales du Gard et de l'Hérault par l'Association " Le Cercle Historique Loupianais ". === Ce n'est pas une tradition orale mais des traductions d'actes authentiques.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]