Pignan

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Pignan
La partie centrale de Pignan et vignes.
La partie centrale de Pignan et vignes.
Blason de Pignan
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Hérault
Arrondissement Montpellier
Canton Pignan
Intercommunalité Montpellier Agglomération
Maire
Mandat
Michelle Cassar
2014-2020
Code postal 34570
Code commune 34202
Démographie
Gentilé Pignanais
Population
municipale
6 446 hab. (2011)
Densité 317 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 35′ 07″ N 3° 45′ 45″ E / 43.5852777778, 3.762543° 35′ 07″ Nord 3° 45′ 45″ Est / 43.5852777778, 3.7625  
Altitude Min. 29[1] m – Max. 217[2] m
Superficie 20,32 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Pignan

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Pignan
Liens
Site web www.pignan.fr

Pignan est une commune française située dans le département de l'Hérault et la région Languedoc-Roussillon. Elle a rejoint la communauté d'agglomération de Montpellier en 2002.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte

La commune de Pignan se situe dans l'est du département de l'Hérault, dont l'agglomération principale se trouve à environ six kilomètres à vol d'oiseau à l'ouest-sud-ouest du centre de la préfecture Montpellier[3]. Les communes limitrophes sont Saint-Paul-et-Valmalle (pointe nord-est), Murviel-les-Montpellier (nord), Saint-Georges-d'Orques (nord-ouest), Lavérune (est), Saussan (sud), Fabrègues (pointe sud) Cournonterral (ouest)[3]. La commune est dans l'aire urbaine[4] et le bassin de vie de Montpellier[5]

Le territoire communal se compose de deux parties. Au sud, une plaine de 30 à 60 mètres d'altitude est parcourue par des ruisseaux affluents de la Mosson. S'y sont développées des activités agricoles, notamment viticoles. Au nord, le relief de 95 à 150 mètres en moyenne est collinéen et la végétation est une garrigue parsemée de quelques vignes, vergers et résidences dispersées. L'altitude et l'encaissement des cours d'eau et vallées sèches s'accroît au nord-ouest jusqu'au point culminant et difficilement accessible de la commune, le Feraillès à 217 mètres.

La ville de Pignan s'est initialement développée au nord de la plaine, au pied des collines où passent également les routes départementales D5 et D5E5 en provenance de Montpellier. Les quartiers résidentiels du XXe siècle se sont majoritairement construits en habitat individuel dense entre le village et les premiers flancs des collines, puis en villas espacées sur le sommet autour des routes menant à Murviel-lès-Montpellier. À cela, s'ajoute au cours des années 2000, la construction de nouveaux immeubles dans le centre dense de la ville.

Transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les lignes de bus 34 et 38 de la Tam.


Toponymie[modifier | modifier le code]

Pignan s'appelle en occitan Pinhan, en latin : Pinianum, parfois Pinna.[réf. nécessaire]

Histoire[modifier | modifier le code]

Lors de la Révolution française, les citoyens de la commune se réunissent au sein de la société révolutionnaire, baptisée « société des amis de la constitution » en janvier 1791, puis rebaptisée « Société populaire régénérée des sans-culottes » après la chute de la monarchie[6]. Elle est fréquentée par 151 personnes en 1793, soit 8,5 % de la population[7].

http://www.ville-pignan.fr/decouvrir-pignan/patrimoine-et-histoire/

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Conseil municipal[modifier | modifier le code]

Conseil municipal de Pignan (mandature 2014-2020)
Liste Tendance Effectif Statut
« Pignan, continuons ensemble » Sans étiquette 27 Majorité
« Convergences à gauche » Front de gauche 2 Opposition

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis la Libération[8]
Période Identité Étiquette Qualité
 ?  ? Guy Couderc PS Conseiller général (1976-1994)
1983 mars 2001 Sébastien Ros DVG  
mars 2001 mars 2008 Paul Charlemagne PS  
mars 2008   Michelle Cassar divers gauche  

Jumelages[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Logements[modifier | modifier le code]

En 2010, Pignan comptabilisait 2 639 logements sur son territoire parmi lequel 94,1% de résidences principales, 2,1% de résidences secondaires et 3,6% de logements vacants[10]. La commune a, en 2011, 9,32% de logements sociaux[11].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

La municipalité projette de créer une ZAC sur le lieu-dit de Saint-Esteve, d'une surface de 30 hectares. Cette ZAC doit comprendre 650 logements, un complexe sportif, de nouveaux commerces, un hameau agricole, des espaces verts et un nouveau cimetière[12]. Cependant, ce projet semble rencontrer des oppositions[13],[14].


Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 6 446 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 414 1 566 1 541 1 809 1 889 2 012 1 925 2 018 1 903
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 891 1 952 2 158 2 166 2 081 1 757 1 835 1 882 2 167
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 113 1 949 1 859 1 819 1 755 1 766 1 644 1 509 1 680
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 905 2 216 2 677 3 319 4 097 5 665 6 047 6 092 6 446
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2004[16].)
Histogramme de l'évolution démographique


Equipements[modifier | modifier le code]

Pignan a plusieurs commerces de proximité, une médiathèque intercommunale et une crèche.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Pignan est dotée d'une école maternelle, de trois écoles élémentaires, dont une privée, d'un collège public et un collège privé.

Santé[modifier | modifier le code]

La commune dispose de trois médecins généralistes, un psychologue, sept kinésithérapeutes, deux pharmacies et un laboratoire d'analyses médicales. La commune accueille aussi une clinique psychiatrique (centre psychothérapeutique Saint Martin de Vignogoul [11]).

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Pignan compte plusieurs associations sportives, dont un club de foot, l'A.S Pignan, qui a reçu le label Qualité École de Football FFF[17].

Cultes[modifier | modifier le code]

Une église catholique et un temple protestant, ainsi que l'abbaye de Vignogoul sont situés sur la commune.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Le revenu moyen net par foyer fiscal en 2010 était de 25 083 €[10]. Le taux d'imposition de la taxe d'habitation est fixé à 16.2 % en 2012[18]. tandis que la dette s'élevait à hauteur de 938 €/hab. [19]

Emplois et entreprises[modifier | modifier le code]

Marchés et foires[modifier | modifier le code]

Des marchés sont présents dans la ville au cours de l'année :

  • Durant la saison estivale, deux marchés vivriers nocturnes organisés par la mairie en partenariat avec une association d'agriculteurs producteurs aveyronnais (Fermiers de l'Aveyron). Des tables et des bancs sont disposés pour la consommation sur place, de la musique accompagne le souper convivial pris en commun. Quelques revendeurs alimentaires et des viticulteurs de l'Hérault sont également présents durant ces soirées.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Pignan

Les armes de Pignan se blasonnent ainsi: D'azur à un château à deux tours d'argent, maçonné de sable, accompagné en chef, à dextre d'un écusson de gueules chargé d'une croix cléchée, vidée et pommetée d'or, à senestre d'un écusson d'or aux quatre pals de gueules et en pointe d'un pin d'or[20].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château Turenne (XVIIe siècle) - mairie.
Les tours de Pignan, de gauche à droite : le château Turenne, le Fort Vieil, une haute tour et la tour de l'Horloge.
Abbaye du Vignogoul.

L'actuel hôtel de ville est installé depuis 1895 dans le château de Turenne, construit fin XVIIe siècle sur les ruines d'un autre château par Gabriel d'Hebles et Henri de Baschi du Cayla.

Dans le vieux centre, de nombreux vestiges médiévaux sont visibles, dont plusieurs hautes tours bâties en opus monspeliensis (l'une d'elle est surmontée d'un campanile) et d'anciennes portes de rempart.

En matière religieuse, l'ancienne église Notre-Dame-de-l'Assomption existe depuis le XIVe siècle, fut détruite plusieurs fois au cours des guerres de Religion jusqu'à sa dernière reconstruction au XVIIe[21]. Trois de ses arcs-boutants sont reliés à la tour Carrée, un ancien donjon du XIIe siècle de trente mètres de hauteur[22]. L'église paroissiale de style néo-gothique date de la seconde moitié du XIXe siècle. Un temple protestant existe, construit en 1823.

Dans la plaine agricole, se trouve également l'ancienne abbaye de Vignogoul sur la route conduisant à Saint-Georges-d'Orques. Ancien monastère féminin apparaissant dans les textes à partir du milieu du XIIe siècle, il est vendu comme bien national pendant la Révolution. Le site accueille un festival de musique ancienne[23].

Les caves oléicoles et vinicoles sont réputées. La première est connue pour sa rougette de Pignan, une huile d'olive primée issue de l'olivier de même nom[24],[25],[26].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'altitude minimale à Pignan correspondrait aux rives du Coulazou et du ruisseau de Brue à la limite avec la commune de Saussan, d'après les courbes de niveau et les points d'altitude de 30 mètres à proximité sur la carte topographique n°2743ET, titrée Montpellier, au 1/25 000e, Institut géographique national, 3e édition, 2004.
  2. 217 mètres est indiqué comme point d'altitude de Feraillès, un sommet dominant la vallée encaissée du Coulazou, au nord-ouest de la commune, sur la carte topographique n°2743ET, titrée Montpellier, au 1/25 000e, Institut géographique national, 3e édition, 2004.
  3. a et b D'après Montpellier, carte topographique au 1/25 000e, Institut géographique national, 3e édition, 2004.
  4. [1]
  5. [2]
  6. Jean-François Dubost, « Le réseau des Sociétés Politiques dans le département de l'Hérault pendant la Révolution Française (1789-1795) », Annales historiques de la Révolution française, no 278, 1989. p. 413.
  7. Dubost, ‘’Le réseau des sociétés…’’, op. cit., p. 395
  8. a et b site de la ville de Pignan
  9. Source : Page Chronik 1: Der Anfang, sur le site de la Partnerschaftsverein Sinzheim-Pignan e. V..
  10. a et b [3]
  11. [4]
  12. [5]
  13. [6]
  14. [7]
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  17. [8]
  18. [9]
  19. [10]
  20. http://fr.wikipedia.org/wiki/Armorial_des_communes_de_l'H%C3%A9rault#P
  21. Description sommaire, site Découverte 34.com, page consultée le 19 juillet 2009.
  22. Description sommaire, site Découverte 34.com, page consultée le 19 juillet 2009.
  23. « Les Rencontres internationales de l'Abbaye de Vignogoul », sur Orpheon Foundation.
  24. « La coopérative », sur l'Olicoop.
  25. « Les variétés d'oliviers en France », sur mon olivier de Provence.
  26. « Moulin a huile de l'Hérault », sur pomme pommier et arbre fruitier ancien.


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]