Cournonterral
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| Cournonterral | ||
Église Sainte-Croix et Tour. |
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Héraldique |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Languedoc-Roussillon | |
| Département | Hérault | |
| Arrondissement | Arrondissement de Montpellier | |
| Canton | Canton de Pignan | |
| Intercommunalité | communauté d’agglomération de Montpellier | |
| Maire Mandat |
Thierry Breysse 2008-2014 |
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| Code postal | 34660 | |
| Code commune | 34088 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Cournonterralais (Cornalenc en occitan) | |
| Population municipale |
5 939 hab. (2010) | |
| Densité | 208 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | 60 m (min. : 29 m) (max. : 320 m) | |
| Superficie | 28,62 km2 | |
| Localisation | ||
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Cournonterral (en occitan Cornonterralh) est une commune française située dans le département de l'Hérault, dans la région Languedoc-Roussillon et est membre de la communauté d'agglomération de Montpellier
Cournonterral se distingue notamment par sa Fête des Pailhasses, célébrée chaque mercredi des Cendres.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Situé à 15 km de Montpellier, à 20 km de Sète et à 12 km de la plage des Aresquiers, entre vignes et garrigues, Cournonterral est construit au bord du Coulazou, une rivière au cours irrégulier qui prend sa source à la Boissière et se jette dans la Mosson. Le village fait partie du canton de Pignan avec Cournonsec, Fabrègues, Murviel-lès-Montpellier, Pignan, Saint-Georges-d'Orques et Saussan.
Voie de communication et transports [modifier]
La route départementale D5, qui traverse la commune du Nord-Est au Sud-Ouest, permet d'accéder à Montpellier tandis que la route départementale D114 la traverse du Nord-Ouest au Sud-Est, mène aux plages de Frontignan.
La commune de Cournonterral est desservie par les lignes de bus 34 et 38 de la TAM.
Histoire [modifier]
Préhistoire et Antiquité [modifier]
Cournonterral ainsi que les territoires de sa commune sont habités depuis des millénaires. Des hommes préhistoriques y ont laissé des traces de leur passage. Pour preuve un grand nombre de grottes, un tumulus, des poteries ainsi que du mobilier de l’époque néolithique ont été découverts. Plus tard ce sont les Romains qui laissèrent de leur passage des vestiges de villas et de multiples poteries.
Moyen Âge [modifier]
Première référence historique: Gaucelm seigneur de Cournon, en 1062, participe à l’élection de Judith abbesse à Saint-Géniez des Mourgues[1].
Vers l'an 1062, Raymond fils de Bernard vicomte de Cournon rend hommage pour le castellum de Cournon à Frotaire évêque de Nimes[2].
Vers l'an 1077, Pierre-Rieulfe de Cournon est témoin au serment de fidélité rendu par Raymond de Saint-Gilles à Ermengarde vicomtesse de Nîmes et de Béziers[3].
3 décembre 1096, Othon de Cournon, sous la bannière de Raymond IV de Toulouse s'engage auprès de Guilhem V pour la première croisade[4],[5],[6],[7].
An 1114, Guillaume, fils de Othon, cède une partie de la pinède et des étangs des Aresquiers au chapitre de Maguelonne afin de partir en pèlerinage à Jérusalem[8], [9], [10], [11]
C’est en août 1181 que Othon dit "le grand" céda tous ses droits sur la « Marquerose » dans son testament. La « Marquerose » (fief de diverses communes comprenant Cournonterral) fut cédée à un subordonné au roi de France : l’évêque de Maguelone.
Les Cournonterralais s’opposèrent aux seigneurs (aux XIIIe et XIVe siècles) sur des sujets tels que les impôts, le four, le consulat… C’est ainsi qu’en novembre 1238 les co-seigneurs se résignent à ne plus recevoir une contribution (dite du « Treizième ») jusque là payée par tous les habitants hommes et femmes. Il s’agit de la première victoire officielle remportée par les bourgeois de Cournonterral sur leurs seigneurs.
C’est en 1299 que cette lutte entre villageois et seigneurs, revint au-devant des affaires publiques pour des histoires de four à pain. Ne souhaitant désormais plus cuire leur pain dans les fours seigneuriaux, les habitants décidèrent de construire leur propre four ouvert à tous. De cet acte osé pour l’époque, s’ensuivit la colère des seigneurs, qui poussèrent le juge et le Bayle du village à décider de sa destruction. C’est alors qu’une requête est adressée puis retirée à l'évêque de Maguelone et au Sénéchal de Beaucaire par le ministère des syndics de la communauté de Cournonterral. Au terme de la procédure, le recteur de Montpellier prescrivit la reconstruction du four local. Cette seconde victoire sur la seigneurie marque dans les esprits le début de l’indépendance de la population, qui n’aura dès lors de cesse de s’affirmer de plus en plus : agrandissement de l’église, droit de lignerage, de dépaissance, etc. Les consuls sont peu à peu sollicités en tant que représentants légaux et officiels, pour faciliter les négociations. En 1344, Philippe IV de Valois, roi de France à ce moment-là, accorde aux Cournonterralais le droit de consulat au prix de 500livres tournois et un cens annuel de 15 sous tournois. Malgré les six 6 conseillers et les trois consuls nommés pour un an, les seigneurs résistent et s’opposent au consulat. Les habitants dès l'âge de 14 ans sont alors appelés à se prononcer sur sa création : 175 personnes sur les 234 présentes se prononcent POUR. C’est d’ailleurs à cette occasion que pour la première fois on a idée de la composition du village. La victoire est populaire. À présent il faut payer : durant 4 ans, la communauté décide de s’imposer au onzième des récoltes. Malgré l’acharnement de la communauté à vouloir se gouverner soi-même, les seigneurs n’acceptent toujours pas de reconnaître le consulat. Et ce jusqu’au 24 juin 1353 date à laquelle cette reconnaissance est officiellement acceptée, après il faut avouer bon nombre d’appels et d’argent dépensé. Cournonterral est alors ville affranchie.
En 1346, une bataille opposant les habitants d’Aumelas à ceux de Cournonterral pour une histoire de bois mort, est à l’origine des Pailhas (tradition carnavalesque typique du village). L'épouvantail humain inventé par le Bayle Pailhas à la demande du seigneur Guillaume de Cournon donna la victoire aux gens de Cournonterral.
En 1365 et 1373 Charles V accordent des Lettres de sauvegarde aux Cournonterralais. Il les prend "en sa spéciale protection et sauvegarde" et leur permet d'apposer "les armes du Roy, fleurs de lis et panonceaux royaux dans les lieux et endroits où ils seront troublés".
En 1395, est annexé à la couronne de France.
Temps modernes [modifier]
La Réforme (1560-1598), qui les a entraînés dans les luttes de religion, fait son entrée officielle au village en 1561.
En 1609, Cournonterral devient vassale des évêques de Montpellier.
Au XVIIIe siècle, ils combattent avec succès de 1772 à 1793 pour sauver leur patrimoine collectif de l'avidité d'un notable.
Révolution française [modifier]
Lors de la Révolution française, les citoyens de la commune se réunissent au sein de la société révolutionnaire, baptisée « société populaire républicaine », fin 1791[12].
XIXe siècle [modifier]
Au XIXe siècle, ils mèneront une véritable offensive pour défendre la viticulture.
Cournonterral a longtemps été le pôle attractif commercial des communes du Sud-Ouest de Montpellier grâce à l'organisation de foires importantes sur sa grande esplanade. Ce village, très attaché à ses traditions a su rester très dynamique.
Politique et Administration [modifier]
Liste des maires successifs [modifier]
Jumelage [modifier]
Urbanisme [modifier]
Logement [modifier]
En 2009, 2 477 logements étaient présents sur la commune de Cournonterral. Parmi ces logements, 91% étaient des résidences principales, 2,9% étaient des résidences secondaires et 6,1% étaient des logements vacants.[13] Cependant, la commune manque de logements sociaux: en 2011, la commune compte 4,64%[14] de logements sociaux contre les 25% requis par la loi Duflot.[15]
Projets d'aménagements [modifier]
La municipalité prévoit la création d'un nouveau complexe sportif à proximité de la piscine intercommunale et de construire 220 logements sur l'actuel complexe. La création d'un nouveau quartier aux lieu-dit Les Joncasses sur une surface de 17 hectares et aussi planifié ainsi que l'établissement d'une zone d'activité au lieu-dit La Cannabe devant intégrer, entre autres, un hameau agricole.[16]
Population et Société [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 5939 habitants.
Equipements [modifier]
La commune accueille des commerces de proximités, un magasin hard-discount, une crèche et une ludothèque, une médiathèque et une piscine intercommunale ainsi qu'une antenne du conservatoire de musique de Montpellier.
Enseignement [modifier]
Cournonterral dispose d'une école maternelle et de deux écoles élémentaires.
Santé [modifier]
Un total de six médecins généralistes, quatre dentistes, un psychologue, deux pharmacies, huit kinésithérapeutes et un laboratoire d'analyse médicales sont présents à Cournonterral. Les hôpitaux les plus proches sont à Montpellier.
Culte [modifier]
La ville compte une église catholique (Eglise Ste-Croix), une chapelle (Chapelle des Pénitents Blancs) et un temple protestant.
Manifestations culturelles et festivités [modifier]
La fête votive de Cournonterral a lieu le premier week-end du mois d'Août. La ville organise aussi un festival international de musique chaque week-end de Pâques,[19] et des masters de balle au tambourin en été et participe au festival Total Festum organisé par la région Languedoc-Roussillon au mois de Juin.
Néanmoins, la ville est surtout connue pour son carnaval atypique des Pailhasses qui a lieu chaque Mercredi des Cendres, en plus du traditionnel Corso (fête).
Économie [modifier]
Revenus de la population et fiscalité [modifier]
En 2009, le revenu net moyen par foyer fiscal à Cournonterral était de 21 295 €.[20]
Emplois et entreprises [modifier]
Culture locale et patrimoines [modifier]
Héraldique [modifier]
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Les armes de Cournonterral se blasonnent ainsi: D'azur au chef losangé de sinople et d'argent.[21]. |
Lieux et monuments [modifier]
- La place de l'église
Occupée autrefois par un îlot de maisons situé à l'intérieur du château féodal, elle fut ouverte au XIXe siècle. La colonne de la Vierge fut bénie en 1870 et les arbres plantés en 1876.
- L’hôtel de ville
Les travaux ont débuté en 1870 par la construction de la halle pour s'achever en 1891 par la construction du fronton avec horloge et aménagement des dépendances de la mairie.
- La chapelle des Pénitents blancs
Elle fut bâtie au XVIIIe siècle mais cette confrérie existait à Cournonterral depuis 1600. Des pénitents reposent encore dans sa crypte. En 1943, la chapelle fut cédée à l'association diocésaine de Montpellier.
- Le temple
Il fut construit entre 1818 et 1820. Le clocheton de l'horloge qui surmonte le clocher est celui de l'ancienne tour de l'Horloge récupéré et réinstallé.
- Le parc
Situé entre le torrent du Coulazou et les remparts. Il s'agissait d'une ancienne terre seigneuriale. Les officiers du seigneur y lisaient les proclamations de leurs maîtres.
- Les remparts
L'enceinte des remparts de 1344, réparée et fortifiée en 1393 avait 6 tours et 2 tourelles. Au XVIIe siècle, l'ouverture d'une porte provoqua l'effondrement du rempart au nord et à l'est.
Le Trou des remparts fut percé en 1656 pour que les habitants puissent amener les troupeaux et aller prendre librement de l'eau à la fontaine du Théron.
- Le château Mallet
Il date du XVIIIe siècle.
- Le pont de l'Intérêt local
Il date des années 1870.
- La tour Sarrasine
La construction de ce dernier vestige du château féodal, débuta au XIe siècle pour ne s'achever qu'au XIIIe.
- Le Théron
Il coulait, avant l'affaissement du rempart, sous la voûte de la tour du Théron située au sud-est du parc et arrosait le parc, terre seigneuriale.
- L'Esplanade
Il s'agit d'un ancien champ de foire. Il abrite aujourd'hui les bâtiments de l'école primaire publique datant des années 1880.
- La mare du Ramassol
Elle fut créée au XIVe siècle pour recueillir les eaux pluviales. Elle devint par la suite un abreuvoir public pour les troupeaux de moutons et les chevaux.
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Mireille Audibert (1944-1993), actrice française, et son mari Jacques Bonnecarrère (1928-2008), co-fondateur de l'émission télévisée "Automoto", inhumés au cimetière de Cournonterral.
- Christian Dedet (1936-), écrivain et médecin français, auteur de La Mémoire du fleuve, a vécu au château de Cournonterral.
- Robert Lassalvy (1932-2001), dessinateur de presse et de bandes dessinées, est né à Cournonterral, où il est inhumé.
- Jean-Baptiste Ricome, né à Cournonterral (2 septembre 1789-4 mai 1865) soldat napoléonien auteur de ses souvenirs de guerre dans un ouvrage intitulé Journal d'un grognard de l'Empire[22]
- Pompilius Bastide dit "de l'Oulieu", né et décédé à Cournonterral (1845-1932) Il fut maire de novembre 1885 à mai 1888 et de mai 1904 à mai 1908. Il écrivit de nombreux poèmes et pièces de théâtre en langue d'oc. Membre du mouvement des félibres "Lo Cat Nègre" à Cournonterral. Également agriculteur il fonde avec François Astier, le premier syndicat des viticulteurs de Cournonterral en 1890.[23]
- Georges Bastide (1901-1969), philosophe français, doyen de la Faculté de Lettres et de Sciences humaines de Toulouse, inhumé au cimetière de Cournonterral.
- Paul Redonnel, né à Cournonterral (21 janvier 1860) et décédé à Paris (20 février 1935) Ecrivain et fondateur du journal La Plume[24]
- Emile Raymond Blavet alias "Parisis" ou "Monsieur de l'Orchestre" ou encore "Paul André", né à Cournonterral et décédé à Paris (1838-1924). Journaliste il écrivit également de nombreuses pièces de théatre.[25]
- Jean-Baptiste Fabre né à Sommières (1727) et décédé à Celleneuve (1783) Abbé de Cournonterral de 1773 à 1780, c'est là qu'il imagine "Lou siège de Cadaroussa"[26]
- Pierre Viala (1859-1936), ancien député français, spécialiste des maladies de la vignes, inhumé au cimetière de Cournonterral.
Sport [modifier]
Le Tambourin club Cournonterralais défend les couleurs de Cournonterral en Championnat de France de balle au tambourin.
Notes [modifier]
- Histoire générale du Languedoc avec notes et pièces justificatives Dom Claude de Vic et Dom Vaissette http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k298492v.r=histoire+generale+du+languedoc.langFR
- Dom Claude de Vic et Dom Vaissette, Histoire générale du Languedoc avec notes et pièces justificatives http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k298492v.r=histoire+generale+du+languedoc.langFR
- Dom Claude de Vic et Dom Vaissette, Histoire générale du Languedoc avec notes et pièces justificatives, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k298492v.r=histoire+generale+du+languedoc.langFR
- A. Germain, Le consulat de Cournonterral, http://books.google.fr/books?id=IqjmAAAAMAAJ&pg=PA1&dq=cournonterral&hl=fr&ei=BlhTTt_ZI4T14QSar6HWBw&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=4&ved=0CDwQ6AEwAw#v=onepage&q=cournonterral&f=false
- Serie Praesulum Magalonensium et Monspeliensium varijs Guillelmorum Pierre Gariel 1665
- Charles d'Aigrefeuille, Histoire de la ville de Montpellier http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb30005856d
- Archives de l'abbaye de Psalmodi, Cartulaire de l'abbaye de Gellone et d'Aniane, Cartulaire de l'abbaye de Villeneuve
- Le consulat de Cournonterral par A. Germain) http://books.google.fr/books?id=IqjmAAAAMAAJ&pg=PA1&dq=cournonterral&hl=fr&ei=BlhTTt_ZI4T14QSar6HWBw&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=4&ved=0CDwQ6AEwAw#v=onepage&q=cournonterral&f=false
- Serie Praesulum Magalonensium et Monspeliensium varijs Guillelmorum Pierre Gariel 1665
- Histoire de la ville de Montpellier Charles d'Aigrefeuille http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb30005856d
- Archives de l'abbaye de Psalmodi, Cartulaire de l'abbaye de Gellone et d'Aniane, Cartulaire de l'abbaye de Villeneuve
- Jean-François Dubost, « Le réseau des Sociétés Politiques dans le département de l'Hérault pendant la Révolution Française (1789-1795) », Annales historiques de la Révolution française, no 278, 1989. p. 412.
- [1].
- [2].
- [3].
- [4].
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- [5]
- [6].
- Description précise des armoiries de Cournonterral http://www.ville-cournonterral.fr/?lang=1&gr=2&th=8&art=38
- Bibliographie de Jean Baptiste Ricome
- [7]
- [8]
- Jules Lermina Dictionnaire universel illustré de la France contemporaine, Paris, Boulanger, 1885 Gustave Vapereau, Dictionnaire universel des contemporains, 6e édition, Paris, Hachette, 1893
- [9]
