Prades-le-Lez

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Prades-le-Lez
Vue sur Prades Est
Vue sur Prades Est
Blason de Prades-le-Lez
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Hérault
Arrondissement Montpellier
Canton Les Matelles
Intercommunalité Montpellier Agglomération
Maire
Mandat
Jean-Marc Lussert
30 mars 2014 - à aujourd'hui
Code postal 34730
Code commune 34217
Démographie
Population
municipale
4 540 hab. (2011)
Densité 511 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 42′ 00″ N 3° 51′ 56″ E / 43.7, 3.8656 ()43° 42′ 00″ Nord 3° 51′ 56″ Est / 43.7, 3.8656 ()  
Altitude Min. 53 m – Max. 134 m
Superficie 8,88 km2
Localisation

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Prades-le-Lez

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Prades-le-Lez

Prades-le-Lez et Pradas de Les en occitan est une commune française, située dans le département de l'Hérault en région Languedoc-Roussillon, en périphérie de Montpellier.

Ses habitants sont appelés les Pradéens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte

Située au nord de Montpellier, Prades-le-Lez avec ses quelque 5000 habitants reste une ville calme et reposée, au bord du Lez, fleuve prenant sa source aux Matelles et se jetant dans la mer Méditerranée, dans l'étang de l'or, à Palavas-les-Flots.

Prades-le-Lez étant dans la vallée du Lez et au pied du pic Saint-Loup,et à 25 km de la mer à vol d'oiseaux, les températures y sont 2 ou 3 degrès plus fraîches qu'à Montpellier. Prades est souvent victime d'inondations lors des épisodes cévenols en automne.

En 2000, une tornade tue 3 personnes à Montpellier. Elle touchera la commune et occasionnera la fermeture d'un supermarché durant plusieurs semaines, le toit s'étant envolé.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'ancienne porte Nord (restaurée) ouvrant sur la "Rue du Vieux Prades"

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

La première occupation humaine remonte au Néolithique final (environ 3 000 ans avant J.-C.) : silex taillés, outils en os et céramiques caractéristiques ont été découverts sur un site qui a vraisemblablement été un lieu de taille de silex. Le territoire de la commune a aussi été occupé à l'époque Chalcolithique (2 500 ans av. J.-C.). Un site gallo-romain daté du Haut-Empire (30 av. J.-C./193 ap. J.-C.) a été également identifié. Dès l'an 41, les légions romaines de l'empereur Claude empruntaient le chemin (aujourd'hui la route départementale 17) pour se rendre à un campement situé sur l'emplacement actuel du village de Saint-Mathieu-de-Tréviers.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La première mention écrite de Prades — « villa Pratis » — est faite aux alentours de 804 dans le «cartulaire de Gellone», bien qu'on ne puisse pas parler de village à cette époque. En 1144 l'église Saint-Jacques-le-Majeur est citée dans le «cartulaire de Maguelone».

En 1156, Prades-le-Lez est une paroisse. Cet hameau médiéval va se développer derrière une enceinte quadrangulaire médiévale datée des XIIe siècle et XIIIe siècle, dont les vestiges de deux portes (Nord et Sud) sont encore visibles aujourd'hui, de part et d'autre de la «rue du Vieux Prades» située derrière l'église. Cette rue sera l'artère principale du village jusqu'au XIXe siècle. Les portes médiévales auraient été rehaussées à la fin de la Guerre de Cent Ans afin de renforcer la protection face aux pillards qui sévissaient dans la région à cette époque.

Aujourd'hui, l'enceinte médiévale reste bien visible et on peut l'observer sur toute la longueur de son tracé : route de Mende, rues Roucayrol, de la Rivière et de Sauvielle. Cette rue a été créée à la fin du XIXe siècle sur l'emplacement des anciens fossés, lieux de dépôts du fumier et autres déchets dégageant une odeur peu agréable... Outre les portes, on peut observer l'ancien chemin de ronde (rue Roucayrol et route de Mende) ainsi qu'une tour d'angle (rue de Sauvielle / rue de la Rivière). Récemment, une portion du rempart a été dégagée et mise en valeur suite à la destruction d'une petite maison bordant la route de Mende et attenante au café du Nord.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Sous Louis XIV fut construit le château de Restinclières actuel sur dit-on l'emplacement d'un ancien château fort de la fin du XIIe siècle. Ce château abrite aujourd'hui la Maison départementale de l'environnement et est le siège de nombreuses animations, expositions, spectacles...

Révolution française[modifier | modifier le code]

Lors de la Révolution française, les citoyens de la commune se réunissent au sein de la société révolutionnaire, baptisée « société des amis de la constitution » en 1792[1].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Sur le cadastre napoléonien figurent que de nombreuses rues existaient déjà (en tant que chemins) avec le nom actuel (chemin des Mazes, chemin de Cabanis, chemin du Mas d'Aussel, chemin de Nouau...), leur tracé étant le même ou légèrement différent.
D'autres existaient mais portaient alors un nom différent : la Rue du Mas de Prades s'appelait alors "Chemin de Montpellier à Saint Vincent" et suivait le même tracé qu'aujourd'hui pour rejoindre le "chemin de Prades à Teyran" (aujourd'hui "Route de Vendargues"). En passant par l'actuelle Rue de l'occitanie, puis celle des Chênes Kermès qui fait l'intersection avec celle du Plo Midi ("Chemin de Prades à Assas" à l'époque) et en continuant vers le Nord sur l'impasse en face de celle des Asphodèles, on arrivait au village de St-Vincent de Barbeyrargues. Cet itinéraire existe toujours, au bout de cette impasse, la rue devient un authentique chemin (sans doute le même qu'à cette époque) permettant de rejoindre la portion de la route actuelle qui mène à St-Vincent. L'ancien chemin de Prades à St-Vincent, à l'époque "Chemin de Prades à St-Vincent", démarrait là où démarrait la Rue de la Cantarelle, à l'intersection avec la Rue du Mas d'Aussel, traversait le Chemin des Mazes, et continuait sur la rue qui porte toujours son nom. Au delà, le chemin est différent de l'itinéraire actuel, en effet il passe au Nord de l'actuelle route. Il est toujours praticable aujourd'hui.

Plan cadastral Napoléonien de Prades réalisé en 1832

Les plans font figurer les noms de quartiers d'aujourd'hui (Coste Rousse, Bouissousse, Nouau, Le Viala, Plo-Midi, Puech Marty, etc...) sur les zones mêmes de ces quartiers, à l'état de terrains (vignes, cultures, champs...) à cette époque. Ces plans sont consultables sur le site des archives départementales de l'Hérault.

Au milieu de ce siècle, le cimetière déménage sur son emplacement actuel. Il occupait jusque là le terrain où se trouve aujourd'hui l'église, reconstruite en 1891 (voir ci-après la rubrique : "L'église").

La seconde moitié du XIXe siècle voit également la création de nouvelles routes, dont l'"Allée des Platanes", connue de tous les Pradéens et permettant de rejoindre la route de St-Clément ainsi que le moulin depuis le centre du village. La construction de cette route inaugure le nouveau pont sur le Lez. Auparavant, pour se rendre au moulin à la sortie du village et à Saint-Clément, il fallait emprunter l'actuel "Chemin du Lirou" (qui s'appelait le "Chemin du moulin"). Ce chemin prend naissance au niveau de l'actuel rond-point qui fait l'intersection entre la route de Mende et l'allée des platanes. Il mène sur les berges du Lirou, au Nord Est, qui se franchissait à gué (une partie des pierres du passage sont toujours visibles aujourd'hui) afin de rejoindre le chemin qui mène au Château de Restinclières. Ici, il fallait alors suivre ce chemin vers le Sud en passant le vieux pont sur le Lez et au bout du chemin bordé de platanes, on arrivait au moulin, tout comme aujourd'hui. De là, il était alors possible de rejoindre la route de Saint-Clément. Cet itinéraire rendait donc le trajet beaucoup plus long. De plus, le passage à gué sur le Lirou devenait impraticable lors des fortes pluies et l'accroissement des communications et du transport nécessitait une route digne de ce nom. La nouvelle route répondit parfaitement à ces exigences bien qu'aujourd'hui, la présence des platanes qui la bordent et sa faible largeur posent quelque problème de croisement pour les gros véhicules (bus et camions)...

La nouvelle route est ouverte entre Prades et Saint-Vincent de Barbeyrargues, remplaçant le vieux chemin qui a donné son nom à une rue du village. Plus sinueuse, cette nouvelle route présente néanmoins des pentes moins raides, chose essentielle à l'époque pour permettre le transport des marchandises. L'ancien chemin est toujours praticable aujourd'hui, sauf à la sortie du village en direction de Saint-Vincent à cause des maisons construites sur son tracé durant l'urbanisation de Prades.

En 1859 est inauguré le bâtiment de l'actuelle poste, destiné à accueillir le groupe scolaire du village. Sa construction a suscité une polémique : à l'époque, le ruisseau « la Cantarelle » n'était pas enterré et le bâtiment se trouvait à l'extérieur du village, ainsi de nombreuses personnes y voyaient un danger pour les enfants qui devaient traverser le ruisseau pour se rendre à l'école, ruisseau qui par temps pluvieux voyait son niveau monter assez vite.

Il fut question d'une ligne de chemin de fer de Montpellier à Quissac traversant la commune de Prades, mais le projet n'a jamais abouti. L'emplacement envisagé pour la gare était l'actuel Chemin des Mazes.

Le 11 août 1889, le conseil est amené à discuter sur la nécessité de changer la nomination du village. Plusieurs réclamations concernent la distribution des courriers et paquets n'y arrivant pas. En effet plusieurs communes portent le nom de Prades dans la région du Languedoc-Roussillon (Prades dans les Pyrénées Orientales, Prades Cessenon...). Il est donc tout naturellement rattaché le nom de la rivière « le Lez » qui traverse le village d'où le nom de « Prades-le-Lez».

C'est durant la seconde moitié du XIXe siècle que la route de Mende, qui s'entoure progressivement de maisons essentiellement vigneronnes, devient la rue principale du village : les photos du début du XXe siècle montrent les habitants prenant la pose en plein milieu de la route, chose qui serait très périlleuse aujourd'hui... Plus tard, la route sera alignée et élargie. Le centre du village se déplace donc vers l'Est, délaissant la trop étroite et sombre "rue du vieux Prades" d'origine médiévale. Il n'en bougera plus : aujourd'hui encore, l'artère principale de Prades est constituée par la route de Mende et son trafic trop dense aux heures de pointe...

Le XXe siècle et l'explosion démographique[modifier | modifier le code]

La mairie actuelle est inaugurée en 1954. Elle sert également de locaux à l'école primaire. Les années 50 voient aussi la création du foyer rural. Dans la première moitié du XXe siècle, Prades reste un village petit et peu peuplé. Des maisons se construisent petit à petit de part et d'autre de l'ancien village mais cela se fait lentement. C'est à partir des années 1980 qu'il va commencer son essor. Des quartiers entiers sortent de terre en quelques années. La construction du « nouveau centre » (aujourd'hui place Jean-Jaurès et place du Marché avec le gymnase, l'extension de l'école primaire de l'autre côté de la mairie, la nouvelle école maternelle, la salle Jacques-Brel, etc...) est lancée au début des années 1980 sur l'emplacement de vignes (on distingue encore quelques parcelles restantes dans des maisons avoisinantes). La population double durant cette décennie pour encore augmenter durant les années 1990.

Le village s'étend le long de la route de Mende vers le sud en direction de Montpellier, et également à l'est avec l'apparition des quartiers du Mas de Prades, du Plo-Midi, des Baronnes, de Coste-Rousse, du Nouau, du Viala... à l'urbanisation plus ou moins diffuse dans la pinède et la garrigue, laissant des zones et collines sans construction. Du côté de la plaine du Lez, l'urbanisation s'étend beaucoup moins et laisse une grande place aux champs bordant la rivière, excepté au sud ou celle-ci est proche de la route. Au Nord, il n'y a pas d'urbanisation, seuls sont présents le château de Restinclières et son parc, acquis par le Conseil Général en 1990 qui se chargera d'en rénover l'ensemble.

Les moutons ne vont plus paitre sur les collines du village, qui ont retrouvé leur état sauvage : souvent, la pinède s'est développée mais on peut trouver çà et là des restes de vieux murs en pierre, vestiges d'anciennes cultures. D'anciennes vignes sont également visibles à divers endroits, mais les hautes herbes et la végétation les dissimulent plus ou moins des regards.

Un programme de rénovation du centre médiéval a été mis en œuvre : restauration de la porte médiévale Nord, réfection des façades... D'autres travaux ont également été réalisés  : réaménagement de la place du Marché,de la place du café du Nord la rénovation totale de la salle Jacques-Brel, création de parkings, aménagement d'un nouveau parvis de l'église, travaux de voirie dans plusieurs rues (aménagements, lutte contre les inondations, création de pistes cyclables)... La croix de mission, présente à côté de l'ancienne porte médiévale Nord a été déplacée en 2007 sur le nouveau parvis de l'église, s'élevant sur l'emplacement d'une ancienne maison.

Le XXIe siècle : La seconde croissance de Prades[modifier | modifier le code]

Après l'explosion démographique des années 1980, achevée au milieu des années 1990, la population de Prades n'a évolué que faiblement, le village gagnant quelques centaines d'habitants jusqu'à l'arrivée de la nouvelle équipe municipale en 2008. Celle-ci engagea une révision du plan local d'urbanisme pour mettre en place le projet de la Zac multisites Prata, renommée en projet Horizons. Un projet de ZAC avait envisagé en 2005 mais celui-ci n'avait pas eu de suite. Avec l'arrivée du projet Horizons, ce sont de nouveaux quartiers qui vont sortir de terre, leur construction étant déjà entamée. On compte dans la liste de ces nouveaux quartiers le Viala Est (construit sur le vaste terrain vague faisant face au rond-point des Baronnes), Coste-Rousse (qui va occuper la colline du même nom entre le quartier des Baronnes et le Mas de Prades) et Nouau (construit au Sud du chemin du même nom). On compte également l'ensemble des logements (les « Terrasses du Lirou ») construits à la sortie Nord du village.

Après une décennie de calme, Prades va connaitre une nouvelle explosion démographique. Ce sont 7000 habitants qui sont prévus à l'horizon 2020, soit environ 2500 de plus qu'aujourd'hui. L'arrivée prévue de la ligne 5 du tramway de Montpellier dans les années à venir va contribuer au développement du village et au renforcement de son intégration dans l'agglomération de Montpellier.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  mars 1995 Philippe Ogé PS  
mars 1995 mars 2008 Jean-Pierre Damiens SE  
mars 2008   Jean-Marc Lussert DVG  

Démographie[modifier | modifier le code]

Au dernier recensement, la commune comptait 4540 habitants.

Article détaillé : Recensement en France.
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
207 233 274 268 275 315 337 367 390
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
380 403 415 415 368 409 423 442 464
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
576 506 511 483 492 509 502 419 476
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
523 704 917 1 538 3 604 4 361 4 494 4 540 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3])
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église[modifier | modifier le code]

Durant le XIXe siècle apparaît également la nécessité d'agrandir l'église à cause du manque de plus en plus important de places pour l'accueil des habitants. Le projet d'agrandissement est finalement validé et la reconstruction de l'église est achevée en 1891. À l'origine, il avait été envisagé d'intégrer l'ancienne église romane (XIIe siècle) à la nouvelle, mais il apparut qu'il était plus pratique de la démolir et de construire la nouvelle. Seul le clocher (celui comportant une girouette) a été conservé, rattaché à la nouvelle église. La construction attenante au vieux clocher a été refaite, agrandie, afin d'y ajouter une cloche. Elle est en quelque sorte devenue un second clocher. À l'intérieur de l'église se trouve une Vierge du XVIIe siècle.

Le village de Prades en 1832

Cette nouvelle église d'un style romano-gothique s'élève sur l'emplacement de l'ancien cimetière de Prades, auparavant déplacé à l'endroit où il se trouve toujours aujourd'hui, et sur le lieu de passage de l'ancien rempart médiéval. Le cimetière était trop petit, et il devait être rétréci à cause de l'aménagement de la route de Mende. L'ancienne église romane s'élevait à l'emplacement du « passage de l'église », ruelle reliant le Vieux-Prades à cette même route, tout en empiétant légèrement sur le terrain occupé par la nouvelle. Son orientation était contraire : en effet, son abside était orientée vers l'Est et son entrée, orientée au Nord, donnait sur le vieux village, directement dans la rue perpendiculaire à celle du Vieux-Prades. Peut être existait-il aussi une entrée orientée au Sud, donnant sur l'ancien cimetière. Quant à la nouvelle église, elle opère un changement radical en se tournant vers l'Est, lieu d'urbanisation du village : l'abside est alors orientée vers le vieux Prades et son entrée donne sur la route de Mende.

L'abside s'élevait dans le prolongement de l'arrière du bâtiment de l'auto-école, empiétant sur le terrain occupé par l'église actuelle. La bâtiment se prolongeait vers l'intérieur et jusqu'au niveau de l'actuel clocher. Elle donnait sur la rue perpendiculaire à l'actuelle église dont l'accès se fait par la petite porte ouverte dans le mur. De cette rue, on fait face en regardant vers le sud au clocher conservé et à l'abside de la nouvelle église, empiétant en partie sur l'emplacement de l'ancienne puisque le clocher lui appartenait. Cette rue effectue un angle droit et rejoint la « Rue du Vieux-Prades ».

L'ancienne église était toute petite, Jean-Marie Amelin, dans son "Guide du voyageur dans le département de l'Hérault", nous donne comme dimensions 12,5 m de long et 10,5 m de large. Parmi les esquisses, dessins et peintures qu'il a réalisés sur Prades, certaines d'entre elles représentent l'ancienne église, ce qui nous permet d'avoir une idée de ce à quoi elle ressemblait. La médiathèque centrale de Montpellier Agglomération a numérisé ces archives et les a mises à disposition de tous sur son site Web, ce qui permet de découvrir ce témoignage ancien du village (et de bien d'autres lieux de l'Hérault). Au Moyen Âge, on accédait à l'église par le Vieux-Prades. Les dessins d'Amelin montrent qu'au début du XIXe siècle, on pouvait également accéder à l'extérieur, du côté de l'abside, par une petite porte ouverte dans un pan de mur bordant la route de Mende. À la gauche se trouvait le cimetière, délimité par des murs.

Les portes nord et sud du Vieux Prades sont inscrites aux Monuments historiques. Une plaque a d'ailleurs été apposée récemment.

Le domaine de Restinclières (famille Cambacéres - fin du XVIII et début du XIX) est au nord de Prades-le-Lez en direction de Saint-Mathieu-de-Tréviers. Dans le château de ce domaine de 220 hectares se trouve la Maison départementale de l'environnement, service du département de l'Hérault. Dans les communs se trouve l'association Les Écologistes de l'Euzière, association d'éducation à l'environnement.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jean-François Dubost, « Le réseau des Sociétés Politiques dans le département de l'Hérault pendant la Révolution Française (1789-1795) », Annales historiques de la Révolution française, no 278, 1989. p. 413.
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]

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