Les Verts (Luxembourg)

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Déi Gréng
Image illustrative de l'article Les Verts (Luxembourg)
Logo officiel
Présentation
Co-présidents Sam Tanson et Christian Kmiotek
Fondation 23 juin 1983
Siège 1, rue du Fort Elisabeth
L-1463 Luxembourg
Secrétariat général Gina Conter et Stéphane Majerus
Trésorier Jean-Jacques Arrensdorff
Idéologie Écologie politique
Affiliation internationale Global Greens
Affiliation européenne Parti vert européen
Couleurs Vert
Site web www.greng.lu/

Les Verts (lux: déi gréng) est un parti politique luxembourgeois écologiste.

Organisation[modifier | modifier le code]

Le Congrès est le plus haut organe du parti ; il fixe les stratégies et la ligne politique du parti. Il est ouvert à l'ensemble de ses membres. Tous les deux ans, le congrès élit les organes dirigeants du parti. Ils consistent en deux porte-parole, un comité exécutif, le bureau du parti au sein duquel les Jeunes Verts (déi jonk gréng) et l'organisation féminine sont également représentés, le conseil exécutif qui représente le congrès, le trésorier et le bureau de contrôle financier.

Historique[modifier | modifier le code]

1983-1994[modifier | modifier le code]

Les Verts ont été fondés le 23 juin 1983. Aux élections législatives de 1984, le parti obtient deux sièges à la Chambre des députés. Toutefois le parti se divise en deux nouvelles formations en 1985, la GLEI (Liste Verte, Initiative Écologiste) et le GAP (Parti de l’Alternative Verte). Les deux formation participent séparément aux élections législatives de 1989, et gagnent chacune deux sièges.

1994-Maintenant[modifier | modifier le code]

En 1994, les deux partis présentent une liste commune aux élections législatives, et gagnent ensemble cinq sièges à la Chambre, en récoltant environ 11 % des suffrages, et devenant ainsi la cinquième force parlementaire. Cette même année, l’alliance remporte un des six sièges de députés européens accordés au Luxembourg. En 1995 les deux partis fusionnent officiellement et reprennent leur nom d’origine. Mais cette année est également marquée par la perte de l’unique siège au parlement européen, lorsque Jup Weber quitte le parti.

Lors des élections législatives de 1999, les Verts perdent un nombre considérable de voix (en tombant à 9 %), mais ils conservent tout de même leur cinq sièges, et regagnent un eurodéputé, lors des élections européennes, en la personne de Claude Turmes. L’alliance verte et libérale fondée par Jup Weber ne réussit pas à concurrencer réellement les Verts (elle récolte 1 % des voix).

En 2004 les Verts renouent avec le succès, en gagnant sept sièges à la Chambre des députés. Bien que remportant 15 % des votes aux élections européennes, et devenant ainsi la troisième force politique du pays, ils n’obtiennent qu’un seul siège. Actuellement les Verts sont la cinquième force à la Chambre des députés. Ils demeurent dans l’opposition, bien que le Parti populaire chrétien social les ait invités à participer à la coalition gouvernementale.

Thèmes et Sujets[modifier | modifier le code]

Parmi les thèmes de déi gréng, le développement durable et écologique occupe depuis le début une position prioritaire. Tout de même, des sujets comme une réforme écologique des impôts, le développement des énergies renouvelables ainsi que l'optimisation de leur utilisation, une réforme de la sécurité sociale et des pensions, le droit civique et les droits des femmes ont acquis une importance équivalente et croissante. Spécifiquement au Luxembourg, des sujets comme l'intégration et la participation politique des immigrants (qui représentent près de 40 % des citoyens aux Luxembourg) sont abordées de façon prioritaire par déi gréng.

Autres champs politiques et priorités incluent:

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Élections communales[modifier | modifier le code]

Depuis 1993, les Verts présentent des candidats au niveau communal. Actuellement, les Verts ont 33 conseillers communaux, participant à plusieurs coalitions communales avec onze échevins et occupent cinq postes de maires, dont deux sont occupés par des femmes (Tilly Metz à Weiler-la-Tour) et (Gaby Frantzen-Heger à Vianden).

Depuis 2000, les Verts ont un échevin à Esch-sur-Alzette, en coalition avec le Parti socialiste et, jusqu'en 2005, avec la Gauche. L'échevin écologiste est le député Félix Braz.

Depuis 2005, les verts occupent 41 mandats, dont 11 comme échevins dans leur communes respectives[1]. Aussi, les députés François Bausch et Viviane Loschetter devinrent échevins en ville de Luxembourg avec le Parti libéral-démocrate (DP).

Députés au Parlement national[modifier | modifier le code]

Année Pourcentage des votes Sièges gagnés Député(e)s[2],[3]
1984 5,2 % 2 Jup Weber (1984-1989)
Jean Huss (1984-1987) | Guy Bock (1987-1989)[4]
1989 12,5 % 4[5] Jup Weber (1989-1994)

Nick Clesen (1989-1994)
Jean Huss (1989-1992) | Robert Garcia (1992-1994)[4]
François Bausch (1989-1992) | Jean Geisbusch (1992-1994)[4]

1994 10,9 % 5 Robert Garcia

François Bausch
Renée Wagener
Camille Gira
Jean Huss

1999 9,1 % 5 Robert Garcia (1999-2003) | Dagmar Reuter-Angelsberg (2003-2004)[4]

François Bausch
Renée Wagener
Camille Gira
Jean Huss

2004 11,6 % 7 Félix Braz

Henri Kox
François Bausch
Camille Gira
Viviane Loschetter
Claude Adam
Jean Huss

2009 11,71 % 7 Félix Braz

Henri Kox
François Bausch
Camille Gira
Viviane Loschetter
Claude Adam
Jean Huss (jusqu'en juillet 2011) remplacé par Josée Lorsché

Nombre de députés au Parlement européen[modifier | modifier le code]

Année Pourcentage des votes Sièges gagnés
1984 6,1 % 0
1989 10,4 % 0[6]
1994 10,9 % 1 (Jup Weber)
1995 / 0[7]
1999 10,7 % 1 (Claude Turmes)
2004 15,0 % 1 (Claude Turmes)
2009 16,84 % 1 (Claude Turmes)

Références[modifier | modifier le code]

  1. Frédérique Moser, « Les Verts/déi Gréng. Changer plus vite les choses » dans PaperJam, p. 68, septembre/octobre 2008, Luxembourg
  2. Chambre des Députés du Grand-Duché du Luxembourg [ed.]: La Chambre des Députés. Histoire et Lieux de travail; Luxembourg; mai 1994
  3. Hausemer, Georges [ed.]: Luxemburger Lexikon. Das Großherzogtum von A-Z; Luxembourg; 2006
  4. a, b, c et d D'après un principe de rotation, ces députés siégeaient à la chambre pendant seulement 2 années
  5. Aux élections parlementaires de l'année 1989, la Gréng Lëscht Ekologesch Initiativ (GLEI) et le Gréng Alternativ Partei (GAP) se proposaient à l'électorat. Ainsi, les deux listes recevaient respectivement 2 sièges.
  6. Aux élections européennes de l'année 1989, la Gréng Lëscht Ekologesch Initiativ (GLEI) et le Gréng Alternativ Partei (GAP) se proposaient à l'électorat. Ainsi, aucune des deux listes ne reçut assez de votes pour obtenir un siège.
  7. En 1995, Jup Weber partait du Parti Vert, ainsi emmenant son siège au parlement européen.

Liens externes[modifier | modifier le code]