Jean-Vincent Placé

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Jean-Vincent Placé
Jean-Vincent Placé, en 2011.
Jean-Vincent Placé, en 2011.
Fonctions
Président du groupe Écologiste au Sénat
En fonction depuis le 11 janvier 2012
Prédécesseur groupe créé
Sénateur de l'Essonne
En fonction depuis le 1er octobre 2011
Élection 25 septembre 2011
2e vice-président de la région Île-de-France, chargé des transports et des mobilités
26 mars 201010 janvier 2012
Successeur Pierre Serne
Biographie
Date de naissance 12 mars 1968 (46 ans)
Lieu de naissance Séoul (Corée du Sud)
Nationalité Française
Parti politique PRG (avant 2001)
Les Verts (2001-2010)
EELV (depuis 2010)

Jean-Vincent Placé, né le 12 mars 1968 à Séoul (Corée du Sud), est un homme politique français, membre d'Europe Écologie Les Verts. Il est élu sénateur de l'Essonne lors de l'élection de 2011 et devient en janvier 2012 président du groupe EELV au Sénat.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Jean-Vincent Placé est originaire de Séoul (Corée du Sud). Adopté sous forme plénière à l'âge de sept ans par une famille française, il est naturalisé en 1977. Il passe son enfance en Normandie auprès de ses parents et de ses frères et sœurs. Son père adoptif est avocat.

Il poursuit ses études à l’université de Caen où il milite au sein de l'UNEF-ID. Il fréquente alors le Parti socialiste caennais, mais sans y adhérer[1]. Il obtient une maîtrise d’économie.

Très jeune il entre au Grand Orient de France et adhère aux radicaux de gauche en 1992[2].

Après des études d'économie industrielle et de droit bancaire[3], il commence sa carrière professionnelle comme auditeur financier.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Il entre en politique en 1992 auprès de Michel Crépeau, député-maire de La Rochelle et président du groupe radical, citoyen et vert à l'Assemblée nationale dont il devient l'assistant parlementaire (1995-1999)[4]. Jean-Vincent Placé est élu au titre du Parti radical de gauche conseiller municipal d’opposition à Caen (1995-2001), sur la liste de gauche menée par Louis Mexandeau[5].

Après la mort de Michel Crépeau en 1999, il adhère aux Verts[3].

En 2001, il s'installe à Paris, où il rencontre Jean-Luc Bennahmias, alors secrétaire national des Verts, qui lui confie la direction du centre de formation des élus, le Cédis[4].

Il est d'abord membre du secrétariat exécutif des Verts d'Île-de-France en tant que délégué aux élections de 2002 à 2004. Il soutient la présentation de listes autonomes des Verts d'Île-de-France pour l'élection régionale de 2004, choix rejeté par l'assemblée générale régionale de novembre 2003. C'est néanmoins lui qui, en tant que délégué régional aux élections, est l'un des principaux négociateurs de l'accord régional Verts-PS.

Jean-Vincent Placé est élu conseiller régional en avril 2004 et est président du groupe des élus Verts au conseil régional d'Île-de-France. Depuis 2005, il est membre du comité des régions (CDR) de l'Union européenne, où il représente la Région Île-de-France[6]. Aujourd'hui, Jean-Vincent Placé est membre des Commissions « ENVE » (environnement, changement climatique, énergie) et « CIVEX » (citoyenneté, gouvernance, affaires institutionnelles et extérieures). Il est également membre du groupe de contact sur la coopération entre le Comité des régions et le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l'Europe. Ce groupe de contact est composé de six représentants politiques de chaque institution. Il examine des questions d'intérêt commun et assure une fonction de pilotage de la coopération globale entre les deux institutions.

Par respect des engagements politiques de la motion d'orientation du congrès des Verts de Bordeaux en décembre 2006, il contribue à faire rejeter la proposition d'accord entre le PS et les Verts[réf. nécessaire] malgré la proposition du PS de son investiture dans la 5e circonscription de l'Essonne. À la suite du rejet de l'accord proposé, il se présente en 2007 comme candidat écologiste autonome dans la 5e circonscription de l'Essonne lors de l'élection législative ; il est éliminé dès le 1er tour en réalisant 3,97 %[7].

En mars 2008, il figure en 5e position sur la liste de Paul Loridant[8], maire MRC sortant des Ulis.

Jean-Vincent Placé a été élu secrétaire national adjoint des Verts, délégué à l'organisation, aux régions, à la communication interne et aux relations extérieures lors du congrès des Verts à Lille en décembre 2008. Auprès de Cécile Duflot, il contribue à la réalisation du rassemblement Europe Écologie pour les européennes.

Il est depuis juin 2009 membre du bureau exécutif d'Europe Écologie. Il a négocié aux côtés de Pascal Durand, délégué national et porte-parole d’Europe Écologie, la constitution des listes régionales du rassemblement. Après le bon score de son parti aux élections européennes, il prône la constitution de listes autonomes au premier tour des élections régionales de 2010[9].

Il est le directeur de campagne de Cécile Duflot en Île-de-France (16,58 % au premier tour) et négocie la fusion d'entre deux tours en Île-de-France avec Jean-Paul Huchon et au niveau national avec Claude Bartolone. Il devient, le 26 mars 2010, deuxième vice-président de la région Île-de-France, chargé des transports et des mobilités et, à ce titre, vice-président du Syndicat des transports d'Île-de-France.

Après le congrès d'EELV de La Rochelle en juin 2011, il négocie l'accord législatif PS-EELV pour la présidentielle de 2012, en sa qualité de conseiller politique de la secrétaire nationale, en concluant notamment le volet programmatique avec Michel Sapin, représentant de François Hollande.

Il est élu sénateur aux élections sénatoriales de 2011 dans l'Essonne avec neuf autres élu(e)s écologistes. Il démissionne alors de la vice-présidence aux transports de la région Île-de-France, refusant de cumuler un mandat de parlementaire avec un exécutif local. Membre de la commission des Finances, il est désigné comme rapporteur spécial du budget de la sécurité (police-gendarmerie). Il est l'orateur du groupe pour les dossiers budgétaires, financiers et fiscaux. Le 10 janvier 2012, il devient président du premier groupe parlementaire écologiste de la République. Le mois suivant, Jean-Vincent Placé est condamné par le tribunal correctionnel de Paris à 500 euros d'amende et 1 500 euros de dommages et intérêts pour diffamation à l'encontre du député Christian Vanneste[10]. Le tribunal estimant que, si Jean-Vincent Placé disposait d'éléments pour qualifier Christian Vanneste d'homophobe, il n'en disposait pas pour le qualifier de « raciste, voire antisémite ».

En février 2014, il annonce qu'il figurera en 4e position sur la liste de Sonia Dahou, maire PS sortante des Ulis, lors de l'élection municipale[11] ; ce qui lui permettrait, s'il est élu, de siéger à la communauté d'agglomération du Plateau de Saclay[12].

Vie privée[modifier | modifier le code]

En couple avec Cécile Duflot quand elle devient secrétaire nationale des Verts[13] en 2006, ils se séparent quelque temps plus tard. Ensuite, il partage la vie d'Éva Sas, députée écologiste de l'Essonne[14] ; ils sont séparés depuis 2014[15]. Il est le père d'une fille, née en novembre 2013[16].

Activité politique[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

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Vice-président de la région Île-de-France délégué aux transports et mobilités de mars 2010 à décembre 2011, il est à l'initiative de la suppression de la zone 6 du Passe Navigo[17] et de la stabilisation de la tarification de la zone 5[18]. En vue de l'amélioration du RER, 500 millions d'euros ont été investis dans les lignes C et D, inscrits dans la Convention spécifique transports, à la suite des négociations menées avec la ministre chargée des Transports de l'époque, Nathalie Kosciusko-Morizet. Il porte également les transports en commun en site propre Sénart-Evry, Massy-Saclay et le tram-train Massy-Evry. Il initie les premières Assises régionales du fret, le 29 juin 2011, qui rassemble 600 professionnels du secteur. Il fait voter un Plan vélo relevant le taux d'intervention de l'institution, étendant le réseau cyclable avec 1100 km de linéaires cyclables supplémentaires à l'horizon 2020 et établissant un schéma régional des véloroutes et voies vertes[19]. Il défend la mise en accessibilité pour les personnes à mobilité réduite de 143 gares franciliennes dans le cadre du schéma directeur d'accessibilité[20].

Biodiversité[modifier | modifier le code]

Jean-Vincent Placé est à l'initiative en 2007 de la fondation de Natureparif, l'agence régionale de la nature et de la biodiversité d'Île-de-France, la première et plus importante, agence sur la biodiversité en Europe[réf. nécessaire], qu'il préside de 2008 jusqu'aux élections régionales de 2010. Il en est encore aujourd'hui le vice-président.

Réforme territoriale[modifier | modifier le code]

Il suit pour les Verts les dossiers de la réforme territoriale et a été auditionné par le comité Balladur[21].

Europe[modifier | modifier le code]

En 2009 et 2010, Jean-Vincent Placé est nommé rapporteur de l'avis du Comité des régions sur le « cadre stratégique actualisé pour la coopération européenne dans le domaine de l’éducation et de la formation »[22],[23].

Obsolescence programmée[modifier | modifier le code]

Jean-Vincent Placé a déposé une proposition de loi au Sénat le 18 mars 2013 visant à lutter contre l'obsolescence programmée et à augmenter la durée de vie des produits[24]. Ce texte vise notamment à définir un cadre juridique pour ce phénomène, à étendre la durée légale de garantie de conformité et à garantir la mise à disposition de pièces détachées nécessaires à la réparation des biens. Il propose en outre une meilleure information des consommateurs sur ces pratiques et sur les techniques de valorisation des déchets produits. Le texte demande également au gouvernement l'élaboration d'un rapport sur l'économie de fonctionnalité. Sur la base de cette proposition de loi, un débat parlementaire a eu lieu le 23 avril 2013 sur l'obsolescence programmée.

Cercle de réflexion[modifier | modifier le code]

Début septembre 2013, il lance son club politique, « Écologie et République », qui a pour but de traiter des sujets peu abordés par son parti, notamment la politique étrangère, la sécurité ou encore la laïcité[25]. Devenu « Club Erel » (Écologie, République et Libertés), il co-préside ce groupe de réflexion avec la sénatrice EELV Esther Benbassa.

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

  • depuis le 1er octobre 2011 : sénateur de l'Essonne
  • depuis le 28 mars 2004 : conseiller régional d'Île-de-France
  • du 26 mars 2010 au 10 janvier 2012 : vice-président du conseil régional d'Île-de-France[26],
  • de mars 2008 au 30 novembre 2011 : conseiller municipal des Ulis[27]
  • depuis le 5 avril 2014, conseiller municipal des Ulis [28]

Décoration[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Vincent Placé, le "rad-soc" des Verts, Sylvia Zappi, lemonde.fr, 20 mai 2008
  2. Ces francs-maçons qui nous gouvernent, nouvelobs.com, 6 janvier 2013
  3. a et b Cécile Amar, « Le Richelieu des écolos », Le Journal du dimanche,‎ 28 mars 2010
  4. a et b Jean-Jacques Lerosier, « Jean-Vincent Placé, gardien des Verts », Ouest-France,‎ 8 juin 2010 (consulté le 21 décembre 2013)
  5. Christophe Barbier, « La ville qui aligne ses divisions », L'Express,‎ 1er avril 1999
  6. Conseil de l’Union européenne « 2005/215/CE: Décision du Conseil du 17 février 2005 portant nomination de dix membres titulaires et de six membres suppléants français du Comité des régions », Journal officiel n° L 069, 16 mars 2005, pp.37-38.
  7. Résultats des élections législatives 2007
  8. Résultats des élections municipales 2008
  9. Interview de Jean-Vincent Placé, Le Monde, 17 juin 2009[réf. insuffisante]
  10. AFP, Placé (EELV) condamné pour diffamation, Le Figaro, 10 février 2012
  11. J.V. Placé candidat sur une liste de gauche, Le Figaro, 18 février 2014.
  12. Municipales : Jean-Vincent Placé candidat dans l'Essonne, Libération, 18 février 2014.
  13. Cabanes, Louis « Europe écologie, des verts et des pas mûrs », Bakchich, 19 avril 2010.
  14. http://www.lexpress.fr/actualite/politique/cecile-pascal-eva-et-les-autres-ainsi-vivent-les-verts_1274885.html
  15. http://www.leparisien.fr/politique/le-meilleur-des-declarations-d-interets-des-deputes-24-07-2014-4024799.php
  16. http://www.europe1.fr/MediaCenter/Emissions/L-interview-de-Jean-Pierre-Elkabbach/Videos/Jean-Vincent-Place-Cette-reforme-fiscale-est-essentielle-1727391/
  17. http://www.leparisien.fr/essonne-91/passe-navigo-la-zone-6-va-disparaitre-09-12-2010-1183606.php
  18. http://www.melty.fr/navigo-hausse-files-d-attente-le-ras-le-bol-actu64125.html
  19. http://elus-idf.eelv.fr/linstauration-dune-veritable-politique-velo-pour-la-region/
  20. http://www.lemoniteur.fr/147-transport-et-infrastructures/article/actualite/856586-accessibilite-dans-les-transports-franciliens-143-gares-a-mettre-aux-normes-d-ici-2015
  21. [vidéo] Audition de Cécile Duflot, Jean-Vincent Placé et de Jean-Marc Brulé devant le comité pour la réforme des collectivités territoriales Audition
  22. « Avis du Comité des régions sur "Un cadre stratégique actualisé pour la coopération européenne dans le domaine de l'éducation et de la formation" », EDUC-IV-037, Union européenne, Comité des régions, 81e session plénière, 5-7 octobre 2009.
  23. « Avis du Comité des régions sur "Un cadre stratégique actualisé pour la coopération européenne dans le domaine de l'éducation et de la formation" », 2010/C 79/06, Journal officiel de l’Union européenne, 27 mars 2010, pp. 27-32 (version pdf).
  24. http://www.senat.fr/dossier-legislatif/ppl12-429.html
  25. « Placé lance son club politique », in Le Figaro, samedi 7 / dimanche 8 septembre 2013, page 37.
  26. Jean-Vincent Placé quitte la vice-présidence du Conseil régional d'Ile-de-France, Le Monde, 16 décembre 2011
  27. Le sénateur écolo abandonne son mandat local, Le Parisien, 30 novembre 2011
  28. http://www.lesulis.fr/citoyennete/elections-scrutins/nouveau-conseil-municipal.htm
  29. http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000020617164

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]