Les Verts (Suisse)

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Les Verts - Parti écologiste suisse
(de) Die Grünen - Grüne Partei der Schweiz
(it) I Verdi - Partito ecologista svizzero
(rm) La Verda - Partida ecologica svizra
Image illustrative de l'article Les Verts (Suisse)
Logo officiel
Présentation
Coprésidentes Adèle Thorens Goumaz
Regula Rytz
Fondation 1983
Siège Waisenhausplatz 21
3011 Berne
Vice-présidents Robert Cramer
Jo Lang
Bastien Girod
Luca Maggi
Secrétaire général Miriam Behrens
Idéologie Écologie
Europhile
Gauche
Couleurs vert
Site web www.verts.ch
Présidents de groupe
Conseillers fédéraux -
Représentation
Conseillers nationaux[1]
15 / 200
Conseillers aux États[1]
2 / 46
Législatifs cantonaux[2]
186 / 2 608
Exécutifs cantonaux[3]
9 / 156

Les Verts, ou le Parti écologiste suisse (PES) (en allemand Grüne Partei der Schweiz (GPS), en italien I Verdi Partito ecologista svizzero (PES), en romanche La Verda Partida ecologica svizra (PES)), est un parti politique suisse membre du Parti vert européen. Les Verts sont issus de deux courants historiques, une aile rouge-verte, clairement marquée à gauche, et une aile plus centriste. Dans quelques cantons, il y a eu deux partis verts, représentants chacun une tendance. Cette situation a tendance à disparaître, même si elle subsiste encore dans certains cantons (Bâle-Ville, Berne). Au niveau des élus fédéraux, les verts se situent à la gauche de la gauche[4].

Les Verts sont une fédération de partis cantonaux. Actuellement, 23 partis cantonaux, issus de 19 cantons (il y a parfois plusieurs groupes par canton), forment le parti écologiste suisse, auxquels il faut ajouter deux groupes observateurs.

Alors qu'il a longtemps été plus fort en Suisse alémanique qu'en Suisse romande, la situation semble s'être renversée depuis les élections de 2003 en particulier dans les trois cantons de Genève, Vaud et Neuchâtel[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

1971-1983 : Écologistes suisses avant les Verts[modifier | modifier le code]

L'histoire du parti écologiste suisse remonte aux années 1970, même s'il n'a été officiellement fondé que le 28 mai 1983 en regroupant différents partis cantonaux. Le mouvement a émergé de différents mouvements cantonaux contre la construction d'autoroutes ou de centrales nucléaires.

Dans les années 1970, des groupements écologistes apparaissent dans différents cantons et enregistrent quelques succès électoraux.

En décembre 1971, le Mouvement populaire pour l'environnement (MPE) est fondé en ville de Neuchâtel pour s'opposer à un projet d'autoroute dont la construction était prévue près des rives du lac. Les fondateurs du MPE sont des personnes ayant quitté leurs partis respectifs (partis libéral, radical et socialiste) pour s'opposer à ce projet. En mai 1972, le MPE enregistre un premier succès en ville de Neuchâtel en obtenant 15 % des voix et huit sièges sur 41 au parlement de la ville. Il devient directement le troisième parti de la ville. Quatre ans plus tard, Le conseil général place ensuite un écologiste, le président du MPE Jacques Knoepfler, parmi les cinq membres de l'exécutif communal. Il ne sera pas réélu en 1980[5].

En 1973, un parti écologiste est fondé dans le canton de Vaud, composé majoritairement de jeunes et d'étudiants. Il prend d'abord le nom de Mouvement pour l'environnement vaudois, avant de devenir le Groupement pour l'environnement (GPE). Là aussi, le parti connaîtra assez vite un certain succès puisqu'en novembre 1977, les premiers écolos font leur entrée au parlement de la ville de Lausanne et Jean-Claude Rochat[6] est élu à l'exécutif de la ville par ce parlement[7]. Il est le premier écologiste à siéger dans une ville de plus de 100'000 habitants en Suisse.

En 1978, les premiers membres du GPE font leur entrée au Grand conseil vaudois, le parlement du canton. Lors des élections fédérales de 1979, les Vaudois du Groupement pour l'environnement (GPE) réalisent une première européenne en faisant élire Daniel Brélaz au Conseil National: il devient ainsi le premier écologiste à siéger dans un parlement national[8].

Les succès sont moins rapides en Suisse allemande, notamment en raison de la présence de deux partis presque inexistants en Suisse romande: l'Alliance des Indépendants au centre et les Organisations progressistes de Suisse (POCH) à gauche[9]. En 1976, des écologistes bernois fondent l'Alternative démocratique (Demokratische Alternative, DA), orientée plus à gauche que ses prédécesseurs neuchâtelois et vaudois, qui fait son entrée cette même année au parlement cantonal. Les autres partis qui seront fondés en Suisse allemande - le Parti vert de Zurich (Grüne Partei des Kantons Zürich) en 1978 et les Verts du nord-ouest de la Suisse (Grüne Nordwestschweiz) en 1979 - doivent se contenter, dans les années 1970 de quelques succès au niveau communal[10].

1983-1991 : des Verts en pleine croissance[modifier | modifier le code]

L'année 1983 voit tout d'abord la fondation du Parti écologiste genevois, le PEG. Cette section cantonale sera l'une des plus importantes des Verts suisses et a déjà donné trois présidents nationaux: Laurent Rebeaud, Patrice Mugny et Ueli Leuenberger. Au printemps 2003 également, les Verts zurichois font leur entrée au parlement cantonal en obtenant 3,2 % des voix et quatre sièges[11].

En 1983, deux fédérations nationales se forment presque simultanément en vue des élections fédérales de l'automne : la Fédération des partis écologistes de Suisse, qui regroupe le MPE neuchâtelois, le GPE vaudois et les partis Verts de Genève, Fribourg et du nord de la Suisse, est fondée à Fribourg le 28 mai. En juin, les formations vertes les plus à gauche[12] se regroupent sous le nom de Alternative verte de Suisse (AVS) (Grüne Alternative Schweiz (GRAS)). Dans les mois qui ont précédé, des pourparlers initiés par l'Alternative Démocratique bernoise pour ne former qu'une seule organisation nationale ont échoué. La Fédération des partis écologistes de Suisse est un parti national qui veut "surmonter les clivages gauche-droite[13]" et se concentrer sur les thèmes écologiques, tandis que l'AVS est une plate-forme pour différentes organisations écologistes de gauche[14].

Lors des élections fédérales d'octobre 1983, la Fédération des partis écologistes de Suisse obtient 1,9 % des voix et trois élus : Daniel Brélaz, réélu dans le canton de Vaud, est rejoint par Arnold Müller (Zurich), Laurent Rebeaud (Genève). Il manque un siège pour former un groupe parlementaire. L'Alternative verte de Suisse, qui présente des listes dans plus de cantons qu'elle n'a de membres[15], obtient 1 % des voix et aucun siège.

Entre 1983 et 1986, quatre partis cantonaux rejoignent la Fédération des partis écologistes de Suisse, qui devient le Parti écologiste suisse (PES): il s'agit de l'Alternative démocratique bernoise, qui quitte l'AVS pour rejoindre le PES, et de trois partis nouvellement fondés: le Parti vert de Thurgovie (Grüne Partei Thurgau), la Liste libre bernoise (Freie Liste Bern) et le Mouvement écologiste tessinois (Movimento ecologista ticinese). En 1986, Leni Robert, élue conseillère nationale de la Liste libre bernoise en 1983, rejoint alors les autres parlementaires verts. Mais la même année, Arnold Müller avait rejoint le groupe parlementaire de l'Alliance des Indépendants[16], sans toutefois quitter les Verts zurichois[17]. En avril 1986, lors des élections cantonales bernoises, les Verts font leur première entrée dans un exécutif cantonal: Leni Robert et Benjamin Hofstetter y sont en effet élus. Leni Robert est alors remplacé par Lukas Fierz au Conseil National. À la fin de la même année, deux catastrophes écologiques vont marquer les citoyens suisses: l'accident nucléaire de Tchernobyl et la catastrophe de Schweizerhalle. L'ensemble des partis se doivent désormais de parler d'écologie. Lors des élections fédérales d'octobre 1987, le Parti écologiste suisse obtient 5 % des voix et 9 sièges, contre seulement quatre sièges quatre ans auparavant, et deviennent du même coup le plus grand parti non gouvernemental du pays. Tous les sortants sont réélus et cinq nouveaux entrent sous la coupole: les Bernois Rosmarie Bär et Rudolf Hafner, le Thurgovien Peter Schmid et les Zurichoises Verena Diener et Monika Stocker. Les Verts ont abordé ces élections sans s'être dotés d'un programme national. De la même manière, les alliances retenues varient d'un canton à l'autre[18]. À ces neuf sièges s'ajoutent celui obtenu par l'Argovien Hans-Peter Thür sur les listes vertes alternatives et celui de Susanne Leutenegger Oberholzer, de Bâle-Campagne, élue sur les listes des Organisations progresisstes de Suisse et qui rejoindra le groupe vert en 1990.

Les Verts ont désormais assez d'élus pour former un groupe au Conseil national. Ils décident de ne pas accueillir les élus du Parti du travail et des Organisations progressistes de Suisse (POCH) au sein de leur groupe et portent à leur présidence le thurgovien Peter Schmid[19]. En juin 1989, un vert accède pour la première fois à la tête d'une commune suisse: Werner Schaffitz est en effet élu syndic de Rickenbach, dans le canton de Zurich. Entre 1988 et 1991, une tentative de fusion du PES et de l'Alternative échoue, mais plusieurs formations de l'Alternative rejoignent le PES : les Verts d'Argovie, de Bâle-Campagne, de Lucerne et de Saint-Gall. Les Verts poursuivent leur croissance lors des élections fédérales de 1991 et obtiennent quatorze sièges au Conseil National. La même année, ils lancent leur premier référendum au niveau fédéral pour combattre les nouvelles lignes ferroviaires alpines (NLFA), le projet étant, selon eux, sur dimensionné et n'assurant pas le transfert de la route au rail.

Campagnes des Verts Suisses[20][modifier | modifier le code]

Politique de paix[modifier | modifier le code]

Les Verts souhaiteraient que la Suisse, pays neutre, se montre davantage pacifique dans ses résolutions de conflits au niveau international[21].

Non au nucléaire [22][modifier | modifier le code]

Programme des Verts suisses : « Pour du courant vert – Non au nucléaire ! »(2010)[23]:

1.Promouvoir la sobriété énergétique en l'expliquant par des campagnes. Les Verts proposent de remplacer les chauffages électriques à résistance par l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables, sur une base volontaire dans un premier temps. Dans 10 ans, il conviendrait de les interdire.

2.100 % de l’électricité distribuée dans les cantons = énergies produites à 100 % renouvelables À l'instar de Bâle-Ville[24] et Genève[25] qui ont renoncé au nucléaire, les autres cantons pourraient eux aussi bénéficié d'un coût de l’énergie plus avantageux par rapport à la moyenne[26] suisse. Si les communes ne disposent pas de leurs propres moyens de production (services industriels), elles peuvent alors s'accorder avec leur fournisseur pour que leur contrat de prestation oblige celui-ci à garantir que la totalité de l’électricité livrée est produite par les énergies renouvelables.

3.Plus de courant vert proposée par les fournisseurs d'électricité Privilégier le courant vert dans les offres proposées aux clients.

4.Encourager les énergies renouvelables La production d’énergies renouvelables peut être augmentée par la mise en place de quotas, par exemple chauffe-eau solaires, toits solaires, tuiles solaires. De plus, le potentiel de la [27] géothermie[28] à moyenne et grande profondeur devrait être davantage exploité.

5.Réforme de l’inspection fédérale de la sécurité nucléaire IFSN L’IFSN est responsable de la sécurité des centrales nucléaires suisses. Étant donné que sa position n'est pas neutre et même pro nucléaire, sortir du nucléaire paraît difficile. Il serait judicieux de permettre à des experts indépendants de donner un deuxième avis à chaque expertise.

6.Non à la continuation de Mühleberg Les Verts sont membres du comité « Mühleberg Verfahren » (Mühleberg illimité non) et soutiennent le recours contre l’autorisation du DETEC de prolonger indéfiniment l’exploitation de la centrale.

7.Le financement des nouvelles centrales nucléaires ne doit pas se faire avec l'argent public Des motions vont être déposées dans tous les parlements cantonaux par les Verts afin d'éviter le financement de nouvelles centrales nucléaires avec l’argent des contribuables – directement ou indirectement.

8.Déchets nucléaires : sortie du nucléaire avant tout stockage géologique. Étant donné que non seulement à l'heure actuelle, aucune donnée scientifique ne peut attester à 100 % de l’innocuité des décharges nucléaires en couches profondes lors des dépôts de déchets nucléaires et que de surcroît, le fait qu'on puisse les récupérer par la suite n'est non plus pas certain, les Verts refusent toute forme de stockage géologique des déchets nucléaires en Suisse.

9.Recherche et développement Les domaines de recherche de la production et du stockage de l’énergie, de la flexibilité des réseaux et de l’efficacité énergétique et la recherche en développement devraient être davantage financées. En revanche, la recherche encourageant l'énergie nucléaire dans les hautes écoles et centres de recherche publiques ne devrait pas bénéficier d'aide financière.

Le climat[29][modifier | modifier le code]

La protection du climat doit être une priorité au niveau international.

L'initiative pour le climat[30] Les Verts ont créé l’Alliance pour une politique climatique responsable avec d’autres organisations, qui se sont unies pour lancer l’initiative pour un climat sain en 2007. L'objectif premier est d'atteindre d’ici 2020 une réduction de 30 % du CO2 émis en Suisse par rapport au niveau de 1990. Suite à l'initiative déposée en février 2008 avec plus de 150 000 signatures à l’intention du gouvernement, La révision de la loi sur le CO2[31] a été élaborée en guise de contre-projet à l'initiative : son but est une réduction des émissions de CO2 de -20 %. Malheureusement, cette action n’aura pas un impact suffisant sur la courbe du réchauffement, et ce d'autant plus que cette nouvelle loi permet de compenser une partie des émissions produite sur le sol helvétique par des investissements dans des technologies propres à l’étranger.

Une réduction de 40 % sur tout le territoire suisse ainsi que 40 % hors du sol helvétique par des projets de réduction compensant les émissions dues -entre autres -à ses importations : un total d'une diminution de 80 % du taux des émissions de CO2 d'ici 2020. Moyens :

  • Etablir une fiscalité écologique
  • Labelliser les performances
  • Encourager les énergies renouvelables
  • Promouvoir la mobilité douce et les transports publics

En n'omettant pas le fait que ces propositions permettent des créations d'emploi.

Politique internet[32][modifier | modifier le code]

Les Verts ont rédigé une résolution sur la politique internet Verte[33] qui met en avant la protection des données et des droits d'auteur, le droit à l'information publique sur internet ainsi que la réduction de consommation d'énergie par une infrastructure technique.

Economie écologique[34][modifier | modifier le code]

L'initiative populaire fédérale [35] pour une économie verte, déposée le 6 septembre 2012 a abouti.

Egalité[36][modifier | modifier le code]

Promouvoir l'égalité entre hommes et femmes.

Chronique[modifier | modifier le code]

Le positionnement politique des Verts en 2007

En novembre 1994, Les Verts lancent pour la première fois des initiatives populaires fédérales. L‘initiative « Pour garantir l'AVS - Taxer l'énergie et non le travail » demande une réforme fiscale écologique. L'initiative « Pour une retraite à la carte dès 62 ans tant pour les femmes que pour les hommes » réagit à l‘augmentation de l‘âge de la retraite introduit dans le cadre de la 10e révision de l'AVS. Octobre 1995, Les Verts perdent 6 de leurs 14 sièges au Conseil national. Avec les nouveaux conseillers nationaux qui ont rejoint le groupe en cours de législature, le groupe est passé à 10 puis à 11 membres. Mai 1996, les initiatives « Pour garantir l'AVS – Taxer l'énergie et non le travail » et « Pour une retraite à la carte dès 62 ans tant pour les femmes que pour les hommes » aboutissent avec plus de 120 000 signatures. En janvier 1997, Philippe Biéler, Conseiller d'État dans le canton de Vaud, est le premier Vert à obtenir la présidence d'un exécutif cantonal. Juin 1997, Thomas Merkli est le premier Vert élu comme juge suppléant au Tribunal fédéral. Les Verts obtiennent ainsi pour la première fois un siège au Tribunal fédéral. En mars 1998, à Illnau-Effretikon (ZH), Martin Graf est le premier Vert suisse alémanique à être élu président d'une ville. Décembre 1998, Thomas Merkli est le premier vert à être élu juge au Tribunal fédéral. En mai 1999, Verena Diener est la première femme verte à être élue présidente d'un exécutif cantonal. Octobre 1999, les Verts conservent leurs neuf sièges. Le Conseiller national Hugo Fasel (parti chrétien social) rejoint à nouveau le groupe, qui passe ainsi à 10 membres.

En novembre 2000, la première initiative des Verts « pour une retraite à la carte dès 62 ans, tant pour les femmes que pour les hommes » est soumise au peuple et rejetée par 64 % des votants. Décembre 2000, Cécile Bühlmann est candidate au Conseil fédéral. Au premier tour elle remporte le deuxième meilleur résultat. Décembre 2001, la deuxième initiative des Verts « Pour garantir l'AVS - Taxer l'énergie et non le travail » est soumise au peuple et rejetée par 77 % des votants.

Février 2003, les Verts, soutenus par d'autres organisations, lancent l'initiative populaire Pour des aliments produits sans manipulations génétiques. Le 24 mai 2003, de nombreux membres du parti se retrouvent à Berne pour célébrer les 20 ans du parti écologiste suisse. Été 2003, les élections nationales de l'automne sont l'occasion pour de jeunes gens motivés de créer des sections cantonales de jeunes verts. En septembre, ces sections se regroupent au niveau national sous le nom des jeunes verts suisses. Septembre 2003, l'initiative populaire Pour des aliments produits sans manipulations génétiques est déposée à la Chancellerie fédérale. Plus de 100 000 signatures ont été récoltées en un temps record. Octobre 2003, Les Verts ont largement contribué au succès du référendum populaire contre le paquet fiscal. La nouvelle législation fiscale prévoit des baisses d'impôt pour les familles aisées et les propriétaires de villas. Compte tenu de la situation financière difficile de la Confédération, les Verts ne peuvent accepter que des personnes déjà privilégiées soient les bénéficiaires de cadeaux fiscaux. Les Verts gagent 4 sièges à la Chambre basse lors des élections nationales. Pour la législature 2003-2007, le groupe parlementaire des Verts est donc composé de 13 membres écologistes ainsi que de Hugo Fasel, du parti chrétien-social fribourgeois, et de Jo Lang, membre de la Sozialistisch-Grünen Alternative de Zoug.

En novembre 2005, Les Verts genevois obtiennent pour la première fois deux sièges dans un exécutif cantonal. L'initiative populaire Pour des aliments produits sans manipulations génétiques est acceptée par 56 % des votants. Novembre 2006, votations cantonales jurasiennes. Les Verts entrent au parlement du Jura avec deux députés et un score honorable de 5 % des suffrages. Le même mois, votations cantonales fribourgeoises. Les Verts triplent leur députation au Grand Conseil.

Mars 2007, votations cantonales vaudoises. Les Verts forment un groupe de 24 députés au Grand Conseil, gagnant 2 sièges malgré une réduction constitutionnelle du parlement de 180 à 150 députés. Le 21 octobre 2007, élections fédérales. Les Verts connaissent une très forte poussée et obtiennent 20 sièges au Conseil national et entrent pour la première fois au Conseil des États avec un siège remporté à Genève par Robert Cramer. Novembre 2007, Luc Recordon arrache un second siège de sénateur pour les Verts.

Représentation au parlement[modifier | modifier le code]

Le premier Vert élu au Conseil national est Daniel Brélaz en 1979, premier écologiste à siéger dans un parlement national en Europe. Le groupe évolue ensuite avec quatre membres en 1983, onze en 1987, quatorze en 1991, neuf et deux alliés en 1995, neuf et un allié en 1999.

En 2003, les Verts ont treize représentants et deux alliés, et seulement douze l'année suivante après l'exclusion de Martin Bäumle du groupe des Verts. Suite aux élections de 2007, le groupe compte vingt Verts et deux alliés, et voit l'élection de deux sénateurs Verts au Conseil des États.

Le 26 novembre 2012, la Conseillère nationale Maya Graf devient le premier membre du parti élu au poste de Président du Conseil national.

Représentation au Conseil National :

1979 1983 1987 1991 1995 1999 2003 2007 2011
Nombre de sièges 1 3 9 14 8 8 13 20 15

Représentation au Conseil des États :

2007 2011
Nombre de sièges 2 2

Représentation dans les cantons[modifier | modifier le code]

Les Verts comptent, en 2007, 166 sièges (6,1 % des 2714 sièges disponibles) dans les différents parlements cantonaux, ce qui en fait le 5e parti politique suisse, et 8 sièges dans les gouvernements cantonaux, à savoir David Hiler et Robert Cramer dans le canton de Genève, François Marthaler et Béatrice Métraux dans le canton de Vaud, Fernand Cuche dans le canton de Neuchâtel, Bernhard Pulver dans le canton de Berne, Guy Morin dans le canton de Bâle-Ville et Manuela Weichelt-Picard et Patrick Cotti dans le canton de Zoug. En 2011, le canton de Fribourg élit pour la première fois une verte à l'exécutif en la personne de Marie Garnier.

Les Jeunes Verts[37][modifier | modifier le code]

Le groupe des Jeunes Verts (JVS) existe depuis 2004 et sont représentés dans 20 cantons. Lors des élections fédérales, c'est le parti des Jeunes Verts qui eut le plus de succès.

Les Jeunes Verts forment leur propre parti, mais ils collaborent cependant de façon étroite avec les Verts et sont représentés au sein des nombreux organes des Verts (vice-présidence, Bureau, Assemblée des délégué-e-s et dans les divers groupes de travail).

Au niveau local, on retrouve souvent des Jeunes Verts dans des organes législatifs et des Parlements et quelques-uns font même partie d’exécutifs.

En 2012, la coprésidence est partagée entre Lena Frank et Andreas Lustenberger.

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Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Chancellerie fédérale, La Confédération en bref,‎ 2012 (lire en ligne), p.21
  2. Répartition des mandats, Office fédéral de la statistique, consulté le 07.12.13
  3. Exécutifs cantonaux, Office fédéral de la statistique, consulté le 07.12.13
  4. Das Parlamentarier-Rating für die 47. Legislatur (Schweiz, NZZ Online)
  5. Matthias Baer, Werner Seitz. Die Grünen in der Schweiz. Ihre Politik, Ihre Geschichte, Ihre Basis, Zurich: Rüegger Verlag, 2008, p. 16.
  6. Site officiel des Verts suisses, consulté le 24 août 2008.
  7. Baer, Seitz (2008), pp. 16-17.
  8. Baer, Seitz (2008), p. 17.
  9. Baer, Seitz (2008), p. 17
  10. Baer, Seitz (2008), pp. 17-18.
  11. Site officiel des Verts zurichois, consulté en août 2008.
  12. Selon Baer et Seitz (2008), p. 19, il s'agit des Argoviens de Läbigs Zofige, de l' Alternative verte de Bâle-Ville (Grün-Alternative Basel-Stadt), des Bernois de l' Alternative démocratique, des Jurassiens de Combat socialiste, des Vaudois d'Alternative démocratique et d' Autrement et des Zurichois de l' Alternative verte (Grün-Alternative Zürich).
  13. Fédération des partis écologiste.s de Suisse, Déclaration politique, 1983.
  14. Baer, Seitz (2008), pp. 18-19.
  15. En Argovie et à Bâle-Campagne, Saint-Gall, Schwyz et Zurich, des listes vertes alternatives non fondatrices de l'AVS se présentent également.
  16. Baer, Seitz (2008), p. 20.
  17. Communiqué de presse des Verts zurichois, publié lors du décès d'Arnold Müller, consulté en août 2008.
  18. A Bâle-Ville et en Thurgovie, des apparentements sont conclus avec l'Alliance des Indépendants, tandis que le Parti vert de Zurich fait alliance avec le Parti socialiste et que des sections (Genève, Tessin, Valais, Vaud) choisissent de partir seules. Source: Universität Bern, Institut für Politikwissenschaften. Grüne Partei der Schweiz und Gruppierungen, die teilweise in ihr aufgegangen sind (Grünes Bündnis, POCH, SAP), p. 1.
  19. Universität Bern, Institut für Politikwissenschaften. Grüne Partei der Schweiz und Gruppierungen, die teilweise in ihr aufgegangen sind (Grünes Bündnis, POCH, SAP), p. 2.
  20. Campagnes des Verts Suisses
  21. Politique de la Paix
  22. Non au nucléaire : site des verts suisses
  23. Résolutions pour un programme vert
  24. Site du Département pour l'économie, le social et l'environnement, service pour l'environnement et l'énergie, Bâle-Ville
  25. Etat de Genève : service de l'énergie
  26. Comparaison intercantonale ,tarifaire en cent./kWh: Catégorie H4, Prix total 2013 pour Genève. Source : site de la Confédération
  27. Géothermie. Source : OFEN ( L'Office fédéral de l'énergie ) :
  28. Site sur la géothermie
  29. Campagne sur le climat
  30. Programme pour la protection du climat. Source : WWF
  31. OFEV : loi sur le CO2
  32. Campagne politique internet
  33. Résolution sur la politique internet Verte
  34. Economie écologique
  35. Initiative pour une économie verte
  36. Egalité
  37. Jeunes Verts