Plouézec

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Plouézec
Mairie de Plouézec
Mairie de Plouézec
Blason de Plouézec
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Saint-Brieuc
Canton Paimpol
Intercommunalité Communauté de communes Paimpol-Goëlo
Maire
Mandat
Jacques Mangold
2014-2020
Code postal 22470
Code commune 22214
Démographie
Gentilé Plouézecain, Plouézecaine
Population
municipale
3 296 hab. (2012)
Densité 118 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 44′ 56″ N 2° 59′ 02″ O / 48.7488888889, -2.9838888888948° 44′ 56″ Nord 2° 59′ 02″ Ouest / 48.7488888889, -2.98388888889  
Altitude Min. 0 m – Max. 106 m
Superficie 27,87 km2
Localisation

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Plouézec [pluezɛk] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne.

Comme beaucoup de paroisses primitives fondées entre le Ve et le VIIe siècle, son nom vient de l’ancien breton « ploe ou plou »,mot issu du latin "Plebus/Peuple) signifiant finalement "paroisse", et de "hez" signifiant "la paix", selon l'analyse étymologique réalisée par Bernard Tanguy. Ce mot en vieux-breton est encore usité en gallois. L'existence de l'hagionyme «saint Hozec» est en effet très peu vraisemblable. Ploeuc-sur-Lié et Plouec-du-Trieux ont la même étymologie, selon ce chercheur reconnu.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur au navire de trois mâts d'or habillé et flammé d'argent, voguant sur une mer de sinople, au chef d'hermine.

Devise[modifier | modifier le code]

"Tud Ploueg o deus ar mor evit gavel"

Les gens de Plouézec ont la mer pour berceau.

L'ancienne table d'orientation de Bilfot comportait avec cette devise, une autre : "Me a zalc'ho" / Je tiendrai bon.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Paroisse bretonne primitive (V° à VII° siècle), Plouézec, Ploueg-ar-Mor en breton, apparaît dès la fin du 12e siècle dans les chartes du monastère Saint-Riom sous la forme Plohozec-Goilou (1189), puisPlohodec (1198). Elle fait partie du Goëlo, dont le terme se rencontre pour la première fois sous la forme latine de Pagus Uclawensis dans la Vie de Saint-Guénolé rédigée au 9e siècle, et désigne historiquement un vaste territoire s´étendant de Bréhat à Uzel, limité à l´est par la baie de Saint-Brieuc et le Penthièvre, à l´ouest par le cours du Leff.

Dans la mémoire orale se transmet l'histoire d'un combat livré contre les Vikings à Port Lazo (lazo : tuerie) qui présente la particularité d'avoir été gagné par les ... femmes ! En effet les Vikings, après avoir trop arrosés une première victoire, se seraient faits massacrer dans leur sommeil par les habitantes. Nota : la bataille de "ker ki du" entre le Duc Alain Barbetorte et les hommes du nord fut livrée à Plourivo tout près de Plouézec...

Dans le traces écrites, l'histoire de Plouézec se confond essentiellement avec celle de l'abbaye Notre-Dame de Beauport fondée en 1202 par Alain, comte de Goëlo. C'est à l'occasion de cette fondation que Plouézec, alors citée sous la forme Ploozoc, est mentionnée pour la première fois comme paroisse. C´est aussi en 1202 que Conan, frère du comte Alain, créa une foire annuelle «de 3 jours en deçà de l´octave de la Pentecôte», appelée jusqu´à la Révolution «foire aux moines», puis dénommée « foire de la Trinité». Jusqu´à la Révolution, les moines détenaient effectivement le droit de percevoir une taxe sur « le mesurage public » des denrées (sel, poisson, céréales), conformément à l´institution féodale des bénéfices. En contre-partie, ils assurèrent le service cultuel à Paimpol et dans la région, dirigèrent et aidèrent au défrichement de la forêt avoisinante, construisirent les chaussées de Poulafret et de Paimpol. Pour l´imposition des dîmes, la Charte de 1202 donna à l´abbaye le domaine des comtes du Goëlo, délimité par les îlots rocheux situés à la hauteur de la pointe de Bilfot appelés de nos jours « mats de Goëlo », « mets de Goëlo » ou « Mez Goëlo » (le mot de « meta » (borne) expliquerait par une déformation philologique l´appellation de ce petit archipel. Dans la « Très Ancienne Coutume de Bretagne », rééditée en 1896, au Glossaire, on retrouve à différentes reprises « mètre » et « mete » » pour désigner une borne, une limite).

Le droit de patronage et de présentation à l´église paroissiale fut en outre accordé en 1206 à l'abbaye Notre-Dame de Beauport par Alain de Penthièvre et Plouézec demeura prieuré-cure de l´abbaye jusqu´en 1789. Erigée en commune au début de l´année 1790, Plouézec a du céder par ordonnance du 19 décembre 1831 deux enclaves à Kerity, formées des hameaux du Guern, de la Lande-Colas, du Runiou et de Beauport pour la première, des hameaux de Kermen et du Terron pour la seconde. Le territoire communal prit alors sa configuration définitive comme en témoigne le tableau d´assemblage du cadastre établi en 1832 cf fig1

Toujours à propos de Kérity et de l'abbaye s'est transmise dans la mémoire orale le récit de luttes vigoureuses avec le voisin qui donnèrent lieu à des expéditions musclées de Plouézécains au 19° Siècle notamment pour "récupérer" une statue de la vierge. Elle du ensuite être restituée et est actuellement en l'église de Kérity.

Sources :

http://patrimoine.region-bretagne.fr/

Personnalités liées ou de la commune[modifier | modifier le code]

Jean-Marie Jacob, (1741-1801), né à Plouézec, évêque constitutionnel des Côtes-du-Nord.

Joseph Guillaume Le Conniat (1884-1936), commandant du célèbre navire d'exploration polaire le Pourquoi Pas ? du commandant Charcot disparu en mer d'Islande en septembre 1936.

Armand Le Calvez (Armans ar C'halvez) (1921-1972). Prêtre, fondateur et directeur de la première école primaire en breton (Skol Sant Erwan). Elle fonctionna de 1958 à 1961 puis s'arrêta en raison de la législation interdisant des programmes scolaires en langue bretonne. Elle fut financée par les Plouézécains.

Fanch Vidament, (1948-1982), peintre.

François Guézou (1921-2009), président des chambres d'agriculture des Côtes d'Armor (1974- 1995) de Bretagne (1981-1995) et Vice-Président national (APCA). Membre du CESE Conseil économique Social et Environnemental. Fondateur de l'AFDI Bretagne (Agriculteur Français pour le Développement International) et de l'assemblée des chambres économiques de Bretagne (COCEB ), co-fondateur du SPACE. Grand croix de l'ordre national du mérite agricole.

Alain Kerfant (1935-2011), administrateur maritime et créateur du CROSS MED (Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage).

Jean-Paul Froc (1954-), marin, skipper de Bilfot (Sistership d'Olympus premier vainqueur du Rhum par Mike Birch), classé 5° dans la classe RHUM lors de l'édition 2014 de la route du rhum

Culture[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

  • Le Bagad de Plouézec formé par l'abbé Tréhiou de 1953 à 1959, classé en 3° catégorie.
  • siiAn, chanteuse, compositrice et interprète qui a déjà sorti deux albums de tendance électro-rock
  • Groupes de chant de marins  : Les Souillés de fond de cale.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Jacques Mangold EELV - style="vertical-align: top" juin 1995 mars 2008 Raymond Charlès PS - style="vertical-align: top" 1991 juin 1995 Philippe Coulau UDB Cadre supérieur de la Poste|- style="vertical-align: top" 1983 1991 Jean-Noël Samson Sans étiquette - style="vertical-align: top" 1971 1983 Alain Druel DVG -
1953 1971 André Balc'h DVD - style="vertical-align: top" mai 1945 mai 1953 Albert Flouriot PCF Conseiller général du Canton de Paimpol (1945-1949
1830 1837 Yves Marie Le Troquer    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 3 296 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 470 2 809 3 006 3 365 4 138 3 922 4 074 4 147 4 447
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 459 4 565 4 645 4 091 4 685 4 457 4 715 4 925 4 561
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 687 4 786 4 842 4 557 4 439 4 421 4 007 3 787 3 729
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2012
3 643 3 481 3 399 3 124 3 089 3 181 3 306 3 338 3 296
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Langue bretonne[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune en breton est Ploueg-ar-Mor.

L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le 14 novembre 2008.

Le Breton parlé est dit breton du Goélo proche du trégorrois avec des racines commune au Vannetais. Du fait de la vocation maritime de la zone, noter qu'il comporte quelques particularisme issus du français mais aussi d'autres langues.

Distinctions culturelles[modifier | modifier le code]

Plouézec fait partie des communes ayant reçu l’étoile verte espérantiste, distinction remise aux maires de communes recensant des locuteurs de la langue construite espéranto.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le moulin de Craca[4] est un édifice réhabilité qui servait autrefois d'amer aux marins dans la baie de Paimpol. Ce moulin a maintenant une vocation touristique. Tous les deux ans, son site sert de cadre en août à la manifestation Noz ar Vilin qui est un Fest Noz Bras (grande fête de nuit bretonne).

Le patrimoine maritime de Plouézec est important s'étalant sur 17 km de côtes : pointes de Bilfot, de Minard et de Berjul, plage et port de Bréhec, port de Port Lazo, sans compter les nombreuses grèves...

Plouézec compte plusieurs édifices religieux. Les travaux de construction de l'église Saint-Pierre ou Notre-Dame du Gavel ont commencé en avril 1848 et l'église a été consacrée le 25 octobre 1868 par l'évêque de Saint-Brieuc. On y trouve notamment un retable en bois polychrome (fin du XVIIe siècle), un reliquaire de saint Maudez (XVIIIe siècle), ayant appartenu à l'abbaye de Beauport et transféré dans l'église paroissiale le 23 ou 27 octobre 1791 et un aigle-lutrin, œuvre des frères Corlay (XVIIIe siècle). La chapelle Saint-Riom ou Saint-Laurent (XIV-XVe siècle et 1631) abrite un retable daté de 1710. La chapelle de Paule dépendait autrefois du manoir de Goasfroment, datant du XVIIe siècle. La chapelle du Petit Saint Loup date du début du XIXe siècle.

Nombreux manoirs : Goazfroment, ...

Lavoirs : route de Boulgueff, au clandry, ...

Croix carolingienne : croisement de la route de traou en argoat et de la route de Kerfot

Voie Romaine : au lieu dit traou an argoat

Beaucoup d'informations complémentaires ici :

http://patrimoine.region-bretagne.fr/main.xsp?execute=show_document&id=MERIMEEIA22001049

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]